05 Déc

Neige : circulation délicate en haut Capcir et vers l’Andorre

La neige tombe ce jeudi matin sur le Capcir le plateau Cerdan, la haute Ariège et l’Andorre. Conséquence, les routes sont enneigées et la circulation est rendue difficile. Les équipements spéciaux sont donc obligatoires pour se rendre en Andorre notamment.

Carrefour de la Croisade RN320
©DIRSO 09

Les chaussées sont couvertes de neige sur les routes d’altitude dans les Pyrénées-Orientales, l’Ariège et l’Andorre. L’accès à la principauté est compliqué à partir d’Ax-les-thermes sur la RN20 du côté de l’Ariège et à partir de La Vignole sur la RN320 du côté des Pyrénées-Orientales.

Au lever du jour, les équipements spéciaux étaient nécessaires aux environs de Font-Romeu

Même scénario en Andorre vers le port de l’Envalira

Les voies d’accès aux stations de ski et aux cols dans ces secteurs des Pyrénées sont impactés par la neige. Depuis, ce matin, les déneigeurs remettent progressivement les routes en état.
Il est conseillé de se renseigner avant de prendre la route et de reporter son déplacement en milieu de journée. Les averses de neige devraient cesser et la situation sur les routes revenir à la normale.

Pour suivre l’évolution en direct :

17 Nov

Circulation : l’accès en Andorre difficile ce dimanche matin en raison des chutes de neige

Carrefour de la croisade RN320 1790m
©DIRSO 09


Ce dimanche matin, la neige s’est à nouveau invitée sur la chaîne des Pyrénées. Après une nuit froide, la neige tient sur la chaussée rendant la circulation difficile notamment sur la RN20 et la RN320 en direction de l’Andorre.

Ce dimanche matin, les chutes de neige se sont décalées vers la partie orientale des Pyrénées. Il neige en Ariège et dans les Pyrénées-Orientales.

Conséquence, les routes d’altitude sont glissantes avant le passage des engins de salage et des chasse-neige.
Les équipements spéciaux sont indispensables pour se rendre en Andorre que ce soit par le côté cerdan ou par l’Ariège.
Les camions de 19t sont interdits sur ces voies routières.


La situation va évoluer dans la journée. Le site internet de la DIRSO 09 permet de suivre la situation en temps réel.

Sont également impactés les accès vers les stations de ski, qui ne sont pas encore ouvertes aux skieurs, comme la montée vers le plateau de Beille, vers les Monts d’Olmes ou encore Goulier. Avant de prendre la route, il est prudent de consulter les conditions de circulation.

08 Oct

Pyrénées ariégeoises : le lâcher de bouquetins prévu ce mercredi annulé en raison de problèmes sanitaires

©Jordi Esteve PNR

 

Le lâcher de bouquetins ibériques dans le parc régional des Pyrénées Ariègeoises prévu ce mercredi 9 octobre est annulé. Les 8 animaux capturés mardi ne présentent pas un niveau sanitaire suffisant. L’opération est donc annulée afin de préserver la santé de la population déjà en place.

Les bouquetins sont de retour dans les Pyrénées ariégeoises depuis 2014. Ce mercredi un 11ème lâcher d’animaux devait avoir lieu sur le territoire de la commune d’Ustou. 8 femelles capturées en Espagne devaient rejoindre le groupe du Parc Naturel des Pyrénées Ariègeoises. « Les animaux capturés mardi ne présentaient pas le niveau sanitaire suffisant pour permettre ce lâcher », indique le parc qui ne veut prendre aucun risque. Des analyses sont en cours. Pour l’heure aucune autre date n’est encore envisagée.

300 bouquetins dans les Pyrénées

Le bouquetin des Pyrénées françaises a disparu en 1910 et la dernière femelle des bouquetins pyrénéens est morte à Ordesa en Espagne en 2000. Mais depuis 2014, l’espèce reprend pied dans le massif, grâce à un plan de réintroduction mené conjointement par le Parc National des Pyrénées et le Parc naturel des Pyrénées ariégeoises.
5 ans après le début du plan environ 300 individus se développent sur les pentes des Pyrénées dont 140 en Ariège.

Le lâcher du 9 octobre a pour objectif de renforcer de façon quantitative la population déjà existante. A partir de 2020, le parc envisage d’introduire des animaux d’une autre provenance afin de diversifier le patrimoine génétique des populations.

Réintroduire un bouquetin coûte environ 1000 euros

La défense de la biodiversité a un coût. Le lâcher des 8 bouquetins ce 9 octobre coûte environ 8 000 €. Cela comprend les frais de capture (par piégeage), les’analyses, le suivi sanitaire et alimentaire pendant la période de quarantaine (intercalaire entre la capture et le lâcher). Le transport des animaux depuis le centre de l’Espagne coûte environ 3 000 €.

Une bonne dynamique de l’accroissement de la population

Cette année dans le seul noyau ariégeois, il y a eu 21 naissances, dont 3 paires de cabris. 31 cabris de l’année ont été recensés dans les Hautes-Pyrénées. C’est le signe incontestable d’une bonne acclimatation des animaux réintroduits.  Il y a une bonne dynamique, car la population augmente de façon exponentielle. Les deux parcs se coordonnent régulièrement sur les lâchers et le développement de la population. Car à terme, l’idée est que les différents noyaux se connectent. Sur le territoire du PNP, 3 noyaux existent au-dessus de Cauterets, à Gavarnie-Gèdre et dans le Béarn.

 


Un animal protégé sous surveillance

Les agents de l’ONCFS (Office national de la chasse et des forêts) ont pour mission de suivre les animaux via des itinéraires de suivi mis en place de manière collaborative avec les autres acteurs investis dans le projet : le Syndicat mixte du Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises, la Fédération des Chasseurs de l’Ariège et les associations locales de chasses concernées, d’Ustou et de Aulus-les-Bains.

Du côté espagnol, ce sont les équipes du Parc Natural Alt Pirineu et des agents de la généralité de Catalogne. Un suivi qui consiste à surveiller la bonne santé des animaux et qui peut nécessité l’intervention des agents sur des animaux blessés. Mais cela ne s’est jamais produit.

Un site et une chaîne vidéos youtube ont été développés pour sensibiliser le public à la défense de l’animal.

 

19 Août

Météo : d’importants cumuls de pluie attendus sur les Pyrénées dans la nuit de lundi à mardi

©EG/ FTV

Il va tomber d’importantes quantités d’eau en un temps très court sur les Pyrénées, à partir de ce lundi 19 août en fin de soirée. Un épisode potentiellement violent qui prendra la forme d’orages. Les cumuls seront particulièrement importants sur l’Ariège, placé en vigilance orange par Météo France.

Une alerte de niveau orange concerne l’Ariège pour les risques d’inondations. Trois autres départements des Pyrénées ont été placés en vigilance jaune pour les risques d’orages. Il s’agit des Pyrénées-Atlantiques, de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées. Mais ces intempéries vont aussi concerner l’Espagne en Aragon et en Navarre. L’épisode orageux devrait durer jusqu’à mardi après-midi.

Jusqu’à un mois de précipitations en quelques heures

Les orages sont attendus dans la nuit de lundi à mardi 20 août. Météo Pyrénées prévoit des précipitations intenses avec de forts cumuls de pluie notamment sur le Béarn et les Hautes-Pyrénées. 80 à 100mm de pluie au m2 pourront tomber en un laps de temps très court, notamment sur les crêtes frontalières de l’Ariège. Parmi les conséquences possibles de ces intempéries, le risque de débordements et de crues des cours d’eau par effet de ruissellement.


Au fil des heures, les orages vont se décaler vers l’est touchant nn fin de nuit et début de matinée de mardi, le piémont pyrénéen ainsi que dans les plaines entre Tarbes, Saint-Gaudens et même jusqu’au sud de Toulouse. Les précipitations devraient être plus intenses en fond de chaîne et impacter le Couserans Ariègeois. La zone est de l’Ariège et les Pyrénées-Orientales sera touchée dan une moindre mesure. L’estimation des cumuls est évaluée à 15-30mm.

15 Mai

Ariège : un site internet pour organiser sa randonnée itinérante autour du Mont Valier

©Refuge de montagne « Les Estagnous »

La saison de la randonnée débute au printemps et se prolonge jusqu’en automne dans les Pyrénées. En Ariège, le Mont Valier fait office de seigneur du Couserans. Le sommet souvent gravi, peut également être abordé sous forme d’une boucle en six jours.

La boucle autour du Mont Valier (2838m d’altitude) en Ariège Couserans se fait en six jours. Une randonnée itinérante qui vous conduit chaque soir à un lieu pour se ressourcer en refuge ou gite. Désormais, il existe un site internet, sur lequel se trouvent tous les détails techniques liés aux étapes ainsi que les noms et coordonnées pour les hébergements.
Un site pratique pour préparer la randonnée. 

La boucle débute au parking du col de Pause. Les randonneurs rallient ensuite le refuge Fornet, le deuxième jour le refuge des Estagnous, le troisème jour le gîte d’étape d’Esbintz ou d’Aunac, le quatrième jour le gîte d’étape la Colline verte, le cinquième jour d’étape le gite étape ferme de Rouze et enfin pour le sixième jour retour au col de Pause. 

10 Mai

Ariège : la famille des bouquetins s’agrandit

3 cabris ont été détectés le 7 mai dans le parc naturel régional de l’Ariège

C’est une bonne nouvelle pour la biodiversité dans le massif des Pyrénées. Le printemps est la saison des naissances. Trois jeunes bouquetins sont déjà nés côté ariégeois. D’autres naissances sont attendues dans les Hautes-Pyrénées.

Le ventre arrondi des étagnes annonce des naissances imminentes.En 2018, les agents de suivi du parc avaient comptabilisé 15 naissances.

Le bouquetin ibérique se porte bien dans les Pyrénées. Implantés dans 4 secteurs différents depuis 2014, l’ongulé a pris ses marques dans les Pyrénées. Chaque année des naissances apportent de nouvelles naissances, preuve de la bonne réussite du programme « Le retour du bouquetin dans les Pyrénées » mené par le Parc naturel des Pyrénées, en partenariat avec le Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Environ 100 individus gambadent en Ariège, environ 150 dans les Hautes-Pyrénées. La viabilité de chaque foyer est assurée lorsque la population atteint 200 individus. Les lâchers se poursuivent. En avril 2019, une dizaine de bouquetins ont été introduits côté béarnais.

25 Avr

Pyrénées : pratiquants du ski de randonnée, soyez prudents, le risque d’avalanche est fort

©MaxPPP

Le ski en station c’est terminé. Mais pas le ski de randonnée qui fait de plus en plus d’adeptes. Les récentes chutes de neige attirent les randonneurs ski au pied. Mais attention, le risque d’avalanche est marqué à fort en fonction des secteurs dans les Pyrénées.

Ces derniers jours, d’importantes quantités de neige sont tombées en altitude sur les Pyrénées. Et ce n’est pas terminé, car ce jeudi la neige est attendue jusqu’à 1800m d’altitude.

Cela signifie que la saison du ski n’est pas totalement terminée. Il s’agit de ski hors piste et hors sentiers sécurisés. C’est le ski de randonnée. La discipline sportive attire les pratiquants de sports d’endurance. Ceux sont souvent les mêmes que l’on retrouve sur les courses de trail ou sur les routes des cols à vélo. Tous les âges sont représentés.

Cependant, si la pratique se développe, elle nécessite une connaissance particulière du terrain et de la neige. Ainsi q’un équipement spécifique de sécurité (du type Arva, pelle et sonde). La météo et les conditions d’enneigement font partie des informations incontournables qui aident à déterminer si l’on fait une sortie et si oui où et quand. Météo France met à disposition des bulletins avalanche par département et secteur.

Ce jeudi, le risque est marqué sur les Pyrénées-Orientales, l’Ariège, l’Andorre et la Haute-Garonne (risque 3 sur une échelle allant jusqu’à 5) et marqué à fort sur les Hautes-Pyrénées (4/5) et une partie des Pyrénées-Atlantiques. Cela signifie que le passage d’un skieur peut déclencher une avalanche de neige fraîche. Météo France indique que sur le secteur frontalier en fond de chaîne, les plaques sont plus nombreuses. Les avalanches peuvent être importantes.

Voir la neige qui tombe en ce moment sur Arcalis (Andorre)

16 Avr

Des microplastiques apportés par les airs polluent l’atmosphère jusqu’en altitude dans les Pyrénées

Pyrénées ariégeoises
©EG / France 3 Occitanie

Des microplastiques transportés à travers les airs peuvent atteindre des zones isolées, relativement épargnées par l’activité humaine, révèle une étude parue lundi dans Nature Geoscience, qui a étudié une zone reculée des Pyrénées françaises.

Des échantillons récoltés à 1500m dans une zone isolée

Pendant cinq mois de l’hiver 2017-2018, des chercheurs du CNRS, des universités de Toulouse, d’Orléans et de Strathclyde en Ecosse, ont récolté des échantillons sur la station météorologique de Bernadouze, à près de 1.500 mètres d’altitude.
Elle se trouve dans une zone protégée Natura 2000 située à plus de 5 kilomètres du village le plus proche et à environ 120 kilomètres de Toulouse, relativement isolée.

« Les chercheurs ont décompté un dépôt de plus 365 particules de microplastiques par mètre carré par jour », selon un communiqué.

Le vent, la neige et la pluie ont transporté ces microparticules

Comment sont arrivés là ces petits fragments de plastique, dont certains sont invisibles à l’oeil nu ? Ils ont été transporté par le vent, la neige et la pluie, répond l’étude.

Notre principale découverte est que les microplastiques sont transportés dans l’atmosphère et déposés dans une région de haute montagne isolée, loin de toute ville importante ou de source de pollution locale. Cela fait des microplastiques un polluant atmosphérique,

a expliqué l’une des coauteurs de l’étude, Deonie Allen.

Si la découverte de microplastiques dans cette zone proche du Pic du Trois Seigneurs n’a pas été une surprise totale, malgré l’absence d’une grande ville à proximité ou d’une autre source de pollution, « nous ne nous attendions pas à en trouver autant », a souligné le chercheur.

Des plastiques de toutes sortes

Ces résultats sont comparables à ceux observés dans une mégalopole comme Paris, où les taux de microplastique ont été mesurés par le passé, a précisé Deonie Allen.

Ces microplastiques, certains plus fins qu’un cheveu humain, d’autres n’atteignant pas cinq millimètres, « ont pu parcourir 95 kilomètres, mais en l’absence de sources de pollution locale majeure de plastique, ils ont probablement voyagé plus », selon Deonie Allen.

« Il est étonnant et inquiétant de voir autant de particules trouvées sur le site des Pyrénées », abonde un autre scientifique, Steve Allen,chercheur associé à l’EcoLab de Toulouse et doctorant à l’Université de Strathclyde, cité dans le communiqué.

« Cela laisse penser que ce n’est pas seulement dans les villes que vous respirez cela« , poursuit le chercheur, qui rappelle que les déchets plastiques représentent un « problème mondial croissant ».

Les minuscules fragments de plastique recueillis proviennent aussi bien d’emballages, de sacs, de textile ou d’objets à usage unique.

Quel impact pourraient avoir ces microplastiques sur les montagnes ? « Pour le moment nous savons que c’est un problème, mais nous ne savons pas dans quelle mesure », fait savoir Deonie Allen.

Les études se multiplient pour étudier les effets du plastique, des plus petits bouts aux plus gros, sur l’environnement, alors que des dizaines de millions de tonnes se retrouvent dans la nature et finissent dans les océans.

Avec AFP

11 Avr

Pyrénées : la neige et le froid sont de retour sur le massif

Col du Puymorens, jeudi 11 avril 8h30
©DIRSO 09

Depuis 4 jours, des chutes de neige se produisent sur les Pyrénées. Les perturbations apportent des orages dans les vallées et des chutes de neige localement conséquentes dès la moyenne altitude. Les routes de montagne sont impactées.

L’hiver, c’est en avril cette année

Il neige. Et cela dure depuis plusieurs jours. Ce jeudi matin, la chaîne des Pyrénées, s’est a nouveau réveillée sous une bel couche de neige poudreuse et froide. La circulation sur les routes de montagne est difficile. Les équipements spéciaux sont nécessaires pour le franchissement des cols. Les accès en Andorre notamment sont compliqués, particulièrement du côté des Pyrénées-Orientales. Voir les conditions de circulation sur le site de la DIRSO 09.

L’ensemble du massif est concerné par ce retour de l’hiver. Dans les Pyrénées-Orientales, mercredi, d’importantes chutes de neige ont eu lieu du côté de Font-Romeu.

La neige mais aussi le froid

Alors que nous sommes en plein coeur du printemps, le thermomètre affiche des valeurs hivernales. Au Pic du Midi, les relevés affichent des valeurs négatives depuis 10 jours.

09 Avr

Pyrénées : avec les nivologues de Météo France en charge de l’observation du manteau neigeux pour évaluer le risque avalanche

Jean-François Quiniou et Patrick Chartie, nivologues Météo France Toulouse
©France 3 Occitanie

Chaque hiver, les ingénieurs de Météo France sillonnent le massif des Pyrénées pour scruter l’état de la neige. Une étude indispensable qui permet d’évaluer le niveau de risque avalanches consultés avant de prendre le départ par les randonneurs à raquette et les skieurs hors pistes.

Etre nivologue consiste en l’étude des caractéristiques de la neige et des différentes couches neigeuses. L’ingénieur s’appuie sur des mesures et modèles spécifiques dont les objectifs sont soit la recherche scientifique soit la sécurité en montagne. Notamment pour l’établissement des bulletins avalanches proposés par massifs sur l’ensemble de la chaîne des Pyrénées. Les risques pouvant être très différents, d’un versant à un autre. Ces bulletins consultables en ligne gratuitement sur le site de Météo France sont scrutés par les sportifs qui pratiquent la montagne en hiver dans des zones non sécurisées. Sont principalement concernés, les randonneurs en raquettes et les skieurs de randonnée.

C’est sur des pentes vierges de tout passage, généralement exposées nord-est que, les nivologues se rendent à ski pour étudier le manteau neigeux avec toute une série de tests. Les résultats permettent la rédaction des bulletins avalanche.

Thierry Sentous et Marc Raturat ont accompagné les ingénieurs en haute-Ariège