20 Sep

Hautes-Pyrénées : la construction du nouveau refuge de Campana du Cloutou prévue pour 2020

©Triptyque, Architecte
Les Yeux Carrés, Infographie

Le refuge de Campana de Cloutou se trouve dans l’un des plus beaux coins des Pyrénées en bordure de la réserve du Néouvielle. Entouré de pins à crochets, le refuge actuel est vieillissant et trop petit pour faire face à la demande grandissante de nuitées. Le bâtiment actuel va être démoli et remplacé par un refuge plus grand à l’horizon 2020.

Le projet de reconstruction du refuge consiste à augmenter sa capacité à 36 places (actuellement elle est de 19 places jusqu’à à 27 places en période de gardiennage par l’ajout d’une tente de couchage). Par ailleurs, le projet comporte une partie non gardée de 12 places pour l’accueil en période hivernale.

Nous prévoyons d’allonger les périodes de gardiennage car il y a une véritable demande dans le secteur avec le ski de randonnée,

nous a indiqué Florent Roussy, assistant maîtrise d’ouvrage FFCAM

Il viendra améliorer les circuits de randonnée et s’inscrit dans le tour du Néouvielle tout comme celui d’Aygues-Cluses.

Un concours d’esquisse a désigné le cabinet d’architecture Triptyque en tant que maître d’oeuvre. Avec un budget global de 1 000 000 d’euros, le futur bâtiment construit sur l’emplacement de l’actuel refuge prévoit des aménagements plus modernes et confortables pour le public et les gardiens.

Le calendrier des travaux s’établit ainsi : fin 2019, démolition du refuge actuel et 2020 pour la reconstruction du bâtiment.

Les refuges des Pyrénées font l’objet d’un grand plan de rénovation, celui de la Brèche de Roland, agrandi, devrait être inauguré au printemps 2019.

 

 

06 Sep

Le club Alpin de Toulouse alerte sur les incivilités et les effractions autour du chantier du refuge de la brèche de Roland

©Club alpin français

Le refuge de la brèche de Roland (Sarradets) est fermé au public pendant ses travaux de réhabilitation. Un chantier en haute montagne, difficile, avec un calendrier serré, rendu encore plus compliqué en raison des actes de malveillance et des incivilités envers les personnes sur place. Son propriétaire le Club alpin français proteste.

Le club alpin de Toulouse est exaspéré et le fait savoir, notamment sur sa page facebook. L’hiver dernier alors que le refuge était entièrement fermé (même la partie hiver) un groupe de 7 à 8 personnes s’est introduit dans le bâtiment pour y passer la nuit. Des serrures ont été forcées, une fenêtre cassée. Si le CAF, propriétaire du bâtiment, ne déplore pas d’autres dégâts, c’était quand même un coup dur qui a alourdi le chantier, le remplacement de la fenêtre n’était pas prévu. Les intrus n’ont laissé aucun mot d’explications. Difficile de savoir s’il y avait une situation périlleuse ou non pour justifier l’effraction.
Le week-end dernier Armandine, gardienne des lieux pendent les travaux et en charge de préparer les repas des ouvrier sur place a été fortement agressée et insultée alors qu’elle refusait l’accès aux toilettes à un randonneur. Accès qui est totalement interdit pendant la durée des travaux pour des raisons de sécurité. Et alors même qu’un périmètre interdit au public est en place autour du refuge.

Le CAF est inquiet car ce type d’incidents n’est pas isolé. Les randonneurs entrent dans la zone de chantier, alors que c’est formellement interdit, laissent leurs déchets sur place ou ne respectent pas la zone de bivouac. Des comportements inexcusables pour Florent Roussy, assistant maître d’ouvrage pour la fédération française des clubs alpins de montagne.

Nous faisons notre maximum pour que le chantier avance le plus vite possible. Et nous avons une contrainte énorme, avec la météo. Actuellement nous entamons la dernière phase et nous nous donnons jusqu’à fin octobre maximum début novembre pour le boucler. Nous comprenons que les randonneurs soient gênés par la fermeture du refuge et nous mettons tout en oeuvre pour une ouverture le plus vite possible, or chaque incident est susceptible de contrarier retarder le chantier.

Le point sur les travaux
Le refuge est actuellement gardé 24h sur 24 et 7j sur 7. Entre 20 et 30 personnes pour mener à bien l’énorme chantier dont le coût total approchera les 4 millions d’euros. Dans les jours à venir le bardage en acier corten doit être posé sur le nouveau bâtiment. Malgré le retard accumulé, les aménagements touchent à leur fin dans un calendrier qui est très serré et soumis aux aléas de la météo.

Si le chantier avancent normalement, les travaux devraient être achevés avant l’arrivée de l’hiver. Une partie hiver restera ouverte. Et l’inauguration officielle devrait avoir lieu pour l’ouverture de la saison estivale 2019

nous a précisé Florent Roussy.

28 Août

Immersion dans la vie des bouquetins des Pyrénées en vidéo

Capture d’images

Ce sont des instants magiques que Jean-Paul Crampe, membre du Parc National des Pyrénées, nous invite à découvrir. Des images qu’il a tourné au cours de ses opérations de surveillance de la population des bouquetins des Pyrénées. Comment la maman cabri, s’en sort avec sa progéniture ? Immersion et explications.

Si par hasard vous avez la possibilité d’observer les bouquetins réintroduits dans les Pyrénées, vous tomberez peut-être sur une séquence familiale comme celle qui est proposée dans ce film. Mais vous n’en comprendrez peut-être pas tous les détails. Avec cette vidéo, on apprend comment une maman bouquetin gère sa petite famille. Une organisation qui n’est en rien laissée au hasard et qui donne la priorité au plus petit, au plus fragile.

Les bouquetins des Pyrénées sont issus de la réintroduction de bouquetins ibériques. Trois secteurs de la chaîne ont fait l’objet de réintroduction depuis 2014 (Cauterets, Gavarnie et Haute-Ariège). Plusieurs années après leur arrivée les animaux se portent bien. Chaque année apporte de nouvelles naissances (3 naissances en 2015, 20 en 2016 et 35 au moins en 2017). Aujourd’hui les deux foyers principaux comptent un peu moins d’une centaine d’individus.

27 Août

Un nouvel espace naturel transfrontalier est né : le Parc Pyrénéen des trois nations

©Alain Baschenis. Parc naturel régional de Pyrénées Ariégeoises (France).

Vendredi 24 août les représentants de France, d’Andorre et d’Espagne ont acté la création d’un nouveau parc pyrénéen. Il s’agit de la réunion de parcs naturels déjà existants sous l’appellation « Parc Pyrénéen des trois nations » pour mieux protéger et promouvoir ce territoire de haute montagne, l’un des plus vastes d’Europe.

Le ministre catalan des territoires et du développement durable, les maires de la Massana et d’Ordino et le président du Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises ont signé le protocole qui permet la création d’une marque d’identité commune pour un des espaces protégés inter frontaliers, les plus vastes d’Europe. Il comprend le Parc Natural de l’Alt Pirineu, le Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises et les Parcs Naturels Communaux de la Vallée de Sorteny et de la Vallée de la Comapedrosa.  Il compte plus de 428 700 hectares et 158 communes : 15 en Catalogne, 2 en Andorre et en 141 en France.

Les trois pays se sont communément engagés à mener des actions de promotion touristiques et de dynamisation du territoire et à collaborer pour protéger le patrimoine naturel.

Le projet avait été initié par le pyrénéiste ariégeois, Michel Sébastien, il a mûri pendant plus de 9 ans. Ce 24 août, l’acte de sa création a été formalisé au Centre d’Interprétation du Parc naturel de Comapedrosa à la Massana (Andorre). Le projet fait partie du programme Interreg POCTEFA GREEN dans lequel les différents parcs participent pour mettre en place les réseaux des Parcs Pyrénéens.

Vers une candidature à l’UNESCO

Parmi les actions futures, les représentants du parc vont étudier de l’opportunité de monter une candidature commune à l’UNESCO pour obtenir le classement de Réserve de biosphère transfrontalière, un cas jusque-là inexistant dans les Pyrénées.
Ce nouvel espace comprend des territoires sauvages parcourus par les amoureux de la nature et de la montagne comme  le Mont Valier, Bonabé, le Port de Salau, le Mont Rouch, Noarre, le Port du Marterat, le Certascan, le pla de Boavi, le cirque de Cagateille, la cascade d’Ars,  le Port de Bouet, la vallée du Soulcem, le cirque de Baiau, la Comapedrosa et la vallée de Sorteny. Et aussi les sommets du massif de la Pique d’Estats (3.143 m), le Montcalm (3.077 m) et le Pic de Sullo (3.073 m).

Voir le reportage de Jeoffrey Berg et Pascal Dussol :

Pyrénées : le nouveau refuge d’Aygues-Cluses (Massif du Néouvielle) à l’horizon 2019-2020

Massif du Néouvielle (65)
©MaxPPP /Patrice HAUSER

Un nouveau refuge devrait voir le jour dans le massif du Néouvielle (Hautes-Pyrénées) à l’horizon 2019-2020. Il s’agira du refuge d’Aygues-Cluses (du nom du site). L’objectif de cette construction est de compléter l’offre d’hébergement d’été comme d’hiver attendue par les randonneurs et les skieurs.

L’ouverture est prévue pour 2019-2020. Ce nouveau refuge de 35 places avec un rez-de-chaussée accessible aux personnes handicapées, sera implanté sur le territoire de la commune de Barèges (65). Il fait partie d’un vaste projet de développement durable et touristique. La construction du refuge est portée notamment par l’association pour la valorisation du Néouvielle qui souhaite valoriser un tourisme quatre saisons de découverte de la montagne en faisant de la réserve un site majeur de découverte des Pyrénées notamment en permettant un maillage des refuges du Néouvielle et la création d’un Tour du massif.

Voir ici les informations (objectifs et contraintes) du projet :

02 Août

Canyons dans les Pyrénées : quelles sont les règles de sécurité à respecter ?

©Maxppp / MARIE SAUVEE

5 morts, le bilan de l’accident de canyoning survenu en Corse du Sud est lourd. La pratique de ce sport aquatique extrême, est dangereuse et exige le respect à la lettre de quelques règles de prudence. Dans les Pyrénées, l’activité attire un public nombreux.

L’accident survenu mercredi dans le canyon de Zoicu à Soccia (Haute-Corse) est hélas le triste résultat que des risques sont inutiles. Et les conditions météorologiques et le niveau de l’eau doivent être consultés systématiquement. Les orages fréquents en montagne sont un des indicateurs de risque. Les pluies torrentielles et parfois violentes font augmenter très rapidement le niveau de l’eau et provoquent des vagues qui déferlent avec une grande violence dans les passages étroits des canyons. Souvent la violence du phénomène ne permet pas de rejoindre les éventuels voies échappatoires.

Si ce sport est accessible au plus grand nombre, il est aussi très ludique et attirent des familles qui viennent chercher sensations fortes, dépaysement et activités sportives à partager. Cependant, même sur des parcours réputés faciles, il est impératif d’être accompagné par un guide ou un professionnel. Les pièges sont nombreux. La force de l’eau, les siphons, les toboggans sont autant de passages engagés qu’il faut savoir aborder. Hors dans un canyon, les conditions changent souvent au gré de la météo et de la quantité d’eau.

Que faire avant s’engager dans un canyon ?

  • Connaître les conditions météorologiques avant de faire du canyoning et renoncer si elles ne sont pas bonnes
  • Etre équipé avec un matériel adapté ( casques, harnais, corde, combinaison, vêtements adaptés)
  • Respecter l’avancée du groupe, ne pas prendre de l’avance et rester en contact visuel avec ceux qui sont devant et derrière
  • Manger et boire. Évoluer dans l’eau est un effort intense. Il faut donc respecter les besoins de son organisme
  • Ne pas s’engager dans parcours trop difficile ou trop technique en tenant compte de se conditions physiques et de ses compétences (cf descente en rappel)
  • Penser que le terrain est glissant. Donc être vigilant et attentif. Les entorses, écorchures, fractures sont les causes de secours les plus courantes.

Lire les règles de sécurité à respecter lors des sorties en canyoning de la Fédération Française d’escalade.

 

31 Juil

Après le passage du Tour de France, le col du Portet se partage entre randonneurs et cyclistes amateurs

Cohabitation entre cyclistes te randonneurs au col du Portet
©France 3 Occitanie

Mercredi dernier, les coureurs du Tour de France grimpaient le col du Portet pour une arrivée inédite à 2200 mètres d’altitude. La route jusqu’au sommet a d’ailleurs été aménagée pour l’occasion. Mais que va devient le col désormais ?

5 jours après le passage du Tour de France, il reste encore quelques traces. Mais, la montagne reprend ses droits. Et le revêtement « tout neuf » du col du Portet (2215m) attire désormais un nouveau public. L‘endroit est devenu un  « spot » pour les grimpeurs à vélo, déjà en nombre dans les Hautes-Pyrénées, à la conquête des cols mythiques.

Si la destination est nouvelle pour les cyclotouristes, elle l’est moins des randonneurs, nombreux à partir du col pour se balader dans le secteur du Néouvielle. Et le bitume, ils apprécient moins, préférant les sentiers de pleine nature.
Alors, pour protéger le site d’une trop forte affluence, la mairie de Saint-Lary va mettre en place un système de régulation. A partir du 1er août, les voitures seront interdites sur les pentes du col entre 10h et 16h.

Maria Laforcade et Régis Cothias sont allés à la rencontre des visiteurs :

23 Juil

Une cabane de berger installée seulement pour l’été au coeur du Parc National des Pyrénées

Hélitreuillage de la cabane du berger dans la vallée de Gaube
©Régis Cothias / France 3 Occitanie

Une cabane a été héliportée à 2.600 m d’altitude dans le Parc National des Pyrénées pour faciliter la surveillance d’un troupeau de brebis en estive. Rien de luxueux, juste le strict nécessaire pour le berger et aussi un refuge en cas de mauvais temps.

800 kg pour cet abri hissé jusqu’à 2.600 m dans la vallée de Gaube en plein coeur du territoire du Parc National des Pyrénées, un secteur bien connu des randonneurs.
Pendant des décennies des « cadets » de famille s’occupaient des troupeaux en estive dans des conditions difficiles. Parfois, un simple abri de pierre, au mieux une cabane sombre pour passer l’été. En 2018, la présence des troupeaux en estive et le maintien de paysages ouverts grâce au pâturage des bêtes, passent par des conditions de confort minimales.

Reportage de Régis Cothias et Emmanuel Fillon lors de l’opération d’hélitreuillage de l’abri :

Dans les Pyrénées, l’Andorre allie nature, culture et shopping

©EG / France 3 Occitanie

L’Andorre est une petite principauté des Pyrénées. 468km2, 78.000 habitants, des clichés et des investissements massifs pour attirer les touristes. Le pays mise sur ses atouts : la nature sauvage, sa fiscalité avantageuse et aussi la création d’événements et des structures attractives.

Une petite principauté pyrénéenne mais une économie très dynamique et depuis quelques années, c’est le tourisme qui est l’objet d’investissements massifs. Une création a même été commandée au Cirque du Soleil pour inciter les touristes à passer quelques jours en Andorre.

Parmi les autres moyens pour attirer les touristes, l’Andorre mise sur sa nature sauvage. Une nature que de nombreuses familles ont choisi pour passer leur vacances.

L’Andorre cherche à séduire une clientèle familiale. Pour cela elle développe les parcs à thèmes et à sensations fortes et met en avant des pans de son histoire comme son passé minier.

L’Andorre c’est aussi le paradis du shopping. Le petit pays est le paradis de certains achats à bas coût, avec certaines restrictions. Un tourisme qui pèse lourd dans l’économie.

Un feuilleton signé Amelie Poisson et Mariette Guinet.

 

13 Juil

Video – Dans les Pyrénées, explosion de fleurs sauvages

Le lys Martagon
©France 3 Occitanie

Avec quelques semaines de retard en raison des conditions climatiques chaotiques passées, les estives sont en ce moment couvertes de fleurs sauvages. Formes, couleurs, arômes, elles font le plaisir des randonneurs par leur beauté et leur diversité.

Au même titre que la faune, la présence en abondance de fleurs sauvages en début d’été sur les estives des Pyrénées est le signe d’une nature saine et préservée. En ce moment dans le massif du Tabe, près des Monts d’Olmes en Ariège, le spectacle est magnifique, entre gentianes, lys et arnicas ou rhododendrons, on peut assister à un festival de couleurs. Un spectacle éphémère dont il faut vite profiter avant que la chaleur ne vienne le dessécher et en ternir l’éclat.

Ali Martinky et Pascal Dussol sont partis en randonnée avec Alain Rivière, éleveur aux Monts d’Olmes :