15 Fév

En Andorre en hiver, on déchausse les skis pour tester la tyrolienne

©France 3 Occitanie

©France 3 Occitanie

En Andorre, à Canillo, fonctionne été comme hiver une tyrolienne. Installée sur le domaine skiable elle permet de singulariser une partie du plus grande domaine skiable des Pyrénées. Granvalira. Les skieurs peuvent abandonner pour quelques minutes leurs planches ou leurs skis et éprouver d’autres sensations de glisse.

Lancés à 80km, en position superman, sur la 2e plus grande tyrolienne des Pyrénées. A l’arrivée, les amateurs ont du mal à ne pas être dithyrambiques après les 30 secondes de glissades suspendus à un câble en acier au-dessus du lac gelé del Forn.
Il a fallu 2 mois pour proposer en toute sécurité les 550 mètres de descente et trouver comment lancer à 40 mètres du sol aussi bien des enfants de 20kg que des adultes de 100kg.

Dans les Pyrénées, le risque d’avalanche est fort sur l’Ariège et la Haute-Garonne

BONNAUD Guillaume / MaxPPP

BONNAUD Guillaume / MaxPPP

Entre les importantes chutes de neige de ces derniers jours, les pluies soutenues qui ont suivies et les températures qui passent en quelques heures du froid au doux, le manteau neigeux est particulièrement instable; notamment sur l’Ariège et la Haute-Garonne où le risque d’avalanche est évalué à 4.

L’ensemble du massif pyrénéen est concerné. Le risque est marqué (3 sur 5 dans l’échelle des risques). Des coulées peuvent se déclencher spontanément. Avec la pluie, la neige est plus lourde. Conséquence, elle peut décrocher à tout moment notamment en-dessous de 2400m. Sont particulièrement concernés l’Ariège et la Haute-Garonne sur les secteurs d’Orlu / Saint Barthélémy, le Couserans, la Haute-Ariège et le Luchonnais.

En altitude, ce sont des plaques dont il faut se méfier. Il y a beaucoup de neige sur les sommets. Le passage de skieurs ou de randonneurs peut provoquer le déclenchement d’avalanches.

Mardi un jeune skieur de 19 ans a été tué dans une avalanche sur le domaine de Gavarnie-Gèdre

18 Jan

Vidéo. Comment les gardes-moniteurs du Parc National font le suivi du gypaète barbu ?

Gypaète barbu © Flavien Luc/ Parc national des Pyrénées

Gypaète barbu
© Flavien Luc/ Parc national des Pyrénées

Le Parc National des Pyrénées met en ligne un très joli film pédagogique sur le suivi du rapace gypaète barbu. L’espèce est protégée et moins d’une quarantaine de couples vivent en France, une quinzaine dans les Pyrénées. Il faut ténacité et patience aux gardes-moniteurs pour surveiller le plus grand des rapaces d’Europe.

Les gardes-moniteurs du Parc national procèdent à l’observation sur le terrain des 15 couples de Gypaètes barbus qui occupent les falaises du Parc. La sauvegarde du casseur d’os est une de leur mission. C’est un travail au long cours, indispensable pour la sauvegarde de l’espèce. Le film permet de comprendre, comment les gardes moniteurs s’y prennent pour surveiller l’oiseau sans le déranger.

Image de Laurent Nedelec.

L’ espèce est classée « vulnérable » dans les Pyrénées et « menacée d’extinction » par l’UICN. Le Parc national et les acteurs du territoire mettent en oeuvre une série de mesures afin de la sauvegarder : observation, veille sanitaire, mise en oeuvre de plan de vol spécifique, décalage de travaux…

12 Jan

Raid des Pyrénées à chiens de traîneau : ultimes préparatifs sur les pistes du Val d’Azun

Séance d'entraînement de Romain Da Fonseca avec ses chiens au Val d'Azun ©Régis Cothias / France 3 Occitanie

Séance d’entraînement de Romain Da Fonseca avec ses chiens au Val d’Azun
©Régis Cothias / France 3 Occitanie

Départ le 3 février depuis Hendaye sur la côte basque de Romain Da Fonsaca et ses 8 chiens de traîneau pour réaliser la traversée des Pyrénées, rejoindre Banyuls, au bord de la Méditerranée. Durée cette traversée à ce jour jamais réalisée, 1 mois avec des passages à 3.000 m d’altitude. Le musher prépare son périple sur des pistes de ski de fond pour l’entraînement de sa meute.

Le musher prépare son périple sur des pistes de ski de fond pour l’entraînement de sa meute. Nick et ses copains, 8 chiens huskies, piaffent d’impatience. Des semaines d’entraînement, désormais dans de vraies conditions hivernales, avant la traversée des Pyrénées. Romain Da Fonseca, 28 ans dirige la meute et conduit le traîneau, pour l’heure sur les pistes de ski de fond de la station du val d’Azun, et ainsi préparer son raid.

Le musher Romain Da Fonseca ©Régis Cothias / France 3 Occitanie

Le musher Romain Da Fonseca
©Régis Cothias / France 3 Occitanie

Durée de la traversée, environ 1 mois. Une progression de 30 km/jour dans les parties les plus délicates avec des passages à 3.000 m d’altitude, un parcours à travers forêts, sentiers et pentes si possibles enneigées.

Ultime déboire pour Romain, la destruction dans un incendie du véhicule prévu pour l’accompagner. Un coup dur mais pas de quoi remettre en cause son périple.

Le reportage de Régis Cothias et Emmanuel Fillon :

09 Jan

Un garde du Parc National des Pyrénées filme un isard mâle craintif mais curieux

Capture image vidéo

Capture image vidéo

La vidéo est magnifique et plutôt rare. Au moment de la période du rut, un isard mâle, a été filmé par un garde moniteur. Son comportement oscille entre la peur et la curiosité vis à vis du garde moniteur qui le filme à son insu. La vidéo offre l’opportunité à tous les amoureux de la nature de voir de près cet animal élégant emblème des Pyrénées.

Par nature, l’isard évite l’homme. Il n’est donc pas toujours facile de l’observer. Dans le Parc National des Pyrénées, un garde, dont l’une des missions est l’observation et la protection de la faune sauvage a pu filmer à quelques mètres un isard mâle pendant la période du rut (novembre 2017). L’ongulé se sent observé mais ne fuit pas, il tente de comprendre ce qui arrive. La vidéo publiée sur le réseau social Facebook est plébiscitée par les internautes. Elle a été vue en 24h plus 16 000 fois.

Images de Laurent Nédélec.

Sur la page facebook du Parc des photos, des vidéos sont régulièrement publiées pour faire connaître au plus grand nombre les richesses du massif.

Plongée au coeur de la Cité des sports de Font-Romeu, un pôle d’excellence

©Cité de l'excellence sportive de Font-Romeu

©Cité de l’excellence sportive de Font-Romeu

La Cité d’excellence sportive de Font-Romeu accueille depuis un demi-siècle les sportifs de haut-niveau qui s’entraînent notamment pour les Jeux-Olympiques. Unique en Europe ce site concentre en un seul lieu : un lycée, un CREPS et un centre d’entrainement en altitude.

Depuis 50 ans, des élèves de toute la région et des athlètes du monde entier viennent s’y former et se préparer.
Son histoire est intimement lié aux Jeux Olympiques.

Depuis sa création en 1967, le Centre national d’Entrainement en Altitude a accueilli des milliers de sportifs français et internationaux .
Des athlètes qui choisissent de se préparer en altitude.
Pour répondre aux exigences du haut-niveau, le centre s’est doté d’équipements de pointe et possède un savoir faire unique dans l’optimisation de la performance sportive.

Quel est le point commun entre le biathlète Martin Fourcarde, le nageur Camille Lacourt et la skieuse ariégeoise Perrine Laffont: ils ont tous été élèves au lycée sportif Pierre de Coubertin de Font –Romeu.
L’ établissement est devenu une référence dans la formation des futurs champions. Des espoirs qui doivent concilier études et sport de haut niveau.
Rencontre avec un jeune prodige du snowboard, l’ariégeois Enzo Valax.

La cité sportive a permis à des centaines d’athlètes de décrocher des médailles olympiques. Aujourd’hui le site est en ordre de marche pour Paris 2024 et se positionne pour devenir officiellement un centre de préparation Olympique.
Ces Jeux Olympiques organisés en France font déjà rêver les jeunes athlètes français, cette génération Paris 2024 que Font Romeu espère emmener au sommet.

Un feuilleton signé Sophie Pointaire et Jean-Pierre Duntze

05 Jan

Enneigement sur les Pyrénées : le redoux a mis a mal le manteau neigeux

Plateau de Beille le 31 décembre 2018 ©EG / France 3 Occitanie

Plateau de Beille le 31 décembre 2017
©EG / France 3 Occitanie

Le temps de plus en plus perturbé sur la France durant le mois de décembre dernier n’a pas épargné les Pyrénées, et les chutes de neige ont été abondantes, sauf dans les Pyrénées-Orientales. Mais le temps océanique, doux et très venté de la fin du mois a mis à mal le manteau neigeux, pas seulement à basse altitude. L’enneigement reste malgré tout excédentaire, sauf aux altitudes modestes et dans les massifs des Pyrénées-Orientales.

La neige présente autour de 1400m d’altitude en moyenne

Il débute partout entre 1200 et 1400 m d’altitude en versant nord, entre 1400 et 1600 m en versant sud, avec une neige qui a été très tassée par les redoux.

Moins de neige aux extrémités de la chaîne (Pyrénées-Orientales et Pyrénées-Atlantiques)

À 1500 m, on trouve, en versant nord, entre 5 et 20 cm de neige dans la moitié ouest de la chaîne, 30 ou 40 cm dans la moitié est, sauf dans les Pyrénées-Orientales, où il n’y a que 5 à 10 cm.
À 1800 m, l’épaisseur du manteau neigeux en versant nord est le plus souvent comprise entre 60 et 75 cm, un peu moins toutefois, 30 à 40 cm, dans le Pays basque et les Pyrénées-Orientales. En versant sud, ces épaisseurs sont comprises entre 15 et 40 cm.

Enneigement excédentaire pour la saison au-dessus de 2200

À plus haute altitude, au-dessus de 2200 m, les hauteurs de neige sont supérieures aux valeurs de saison d’environ 50 %, pour atteindre le plus généralement 1 m à 1,50 m en versant nord, 70 cm à 1 m en versant sud. Le massif du Canigou est toutefois moins enneigé, avec une épaisseur de neige de seulement 45 à 55 cm, selon l’exposition.
À basse altitude, l’enneigement a fluctué au gré des chutes de neige et des redoux parfois pluvieux, alors qu’en haute montagne, il varie en fonction des sites, selon qu’ils sont exposés ou non aux vents forts.

La neige de retour sur le massif ce week-end

Une nouvelle dégradation accompagnée d’un rafraîchissement net va redonner aux pentes pyrénéennes des allures hivernales. Dès samedi, les chutes de neige prennent un caractère continu dès 1000 m côté basque et 1500 plus au centre. Dimanche, la neige abordera le massif du Canigou et le haut Vallespir dans la nuit, au-dessus de 1800m.
les flocons devraient tomber dès 1400m en matinée puis 1100m en soirée.
En journée, ce mauvais temps progressera vers l’Ariège et la Haute-Garonne. Les flocons sont attendus aux alentours de 1200m.

 

22 Déc

La neige est au rendez-vous pour les vacances de Noël dans les stations des Pyrénées

©MaxPPP / Laurent Dard

©MaxPPP / Laurent Dard

L’enneigement débute dès 1000m d’altitude en moyenne sur le massif. C’est la conséquence des différentes chutes de neige qui se sont produites au mois de décembre dans les Pyrénées et du froid qui les a accompagné. A quelques jours de Noël, l’enneigement est normal, voire un peu excédentaire sur le massif.

Un léger excédent dans l’Ariège

On constate, par exemple, un léger excédent dans les massifs de l’Ariège, notamment dans celui du Couserans, où l’on relève une hauteur de neige de 1,15 m à la station automatique du Port d’Aula, à 2140 m d’altitude.

De bonnes quantités dans les Pyrénées ouest et centrales

Plus à l’ouest, dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, l’enneigement est même bon pour la saison, contrairement aux deux hivers précédents. Dans ces deux départements, on relève respectivement des hauteurs de neige de près de 90 cm au Soum Couy (2150 m) et de 1 m au lac d’Ardiden (2450 m d’altitude). Dans ces massifs, les hauteurs de neige observées à 1800 m d’altitude sont, selon l’orientation, de l’ordre de 40 à 70 cm et, à 2400 m, de 70 à 100 cm.

Moins de neige dans la partie orientale

Dans les Pyrénées-Orientales, l’enneigement est plus faible. Dans le massif du Capcir-Puymorens, l’enneigement débute, modestement, vers 1500 m d’altitude. Plus haut, il y a, quelle que soit l’exposition, environ 50 cm de neige à 2000 m, 1 m à 2500 m. Dans celui de Cerdagne-Canigou, il faut monter à 1700 m pour trouver de la neige. Il y en a environ 20 cm à 2000 m, 25 cm à 2500 m.

@emmagayet avec Météo France

 

08 Déc

Sécurité neige et avalanche : deux journées pour s’informer à Tarbes et Toulouse

©MaxPPP / DOMINIC STEINMANN

©MaxPPP / DOMINIC STEINMANN

Pour la 7ème année consécutive l’ANENA (Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches) et la FFCAM (Fédération française des clubs alpins) organisent, en partenariat avec Météo-France, deux journées « Sécurité neige et avalanche » les 9 et 10 décembre.

    • le 9 décembre 2017 à Tarbes (Hautes Pyrénées) à la bourse du travail
    • le 10 décembre 2017 à Toulouse (Haute Garonne) à l’ISCOM
Deux journées d’information à destination de ceux qui pratiquent la montagne en hiver. La saison démarre tout juste est déjà plusieurs accidents se sont produits dans  les Alpes et dans les Pyrénées. Dimanche 26 novembre un skieur de randonnée a eu l’épaule luxée et des contusions multiples, suite à une avalanche qu’il a déclenché avec deux compagnons versant Nord du Pic de Piau (altitude 2450 mètres).

Comment se déclenche une avalanche ? Quelle attitude adopter en cas d’accident ?

Comment et pourquoi se déclenche une avalanche ? Comment lire un bulletin d’estimation du risque d’avalanche (BRA) ? Quels sont les gestes qui peuvent sauver ou secourir ? Quelles sont les dernières nouveautés en matière de détecteur de victime d’avalanche ? Des thèmes qui seront abordés lors de ces journées. Guides, instructeurs fédéraux, secouristes professionnels et spécialistes des avalanches à Météo-France interviendront sur ces différents sujets.

De grosses chutes de neige sont attendues dès ce week-end sur les Pyrénées. La neige fraîche instable est potentiellement très avalancheuse. Renseignez auprès de Météo France ou de professionnels de la montagne pour connaître les risques.

29 Nov

Ariège : il descend le Mont Valier à VTT et c’est très très impressionnant !

Descente du Mont Valier ©Alexis Righetti

Descente du Mont Valier
©Alexis Righetti

La vidéo est impressionnante et les images sont à couper le souffle. Alexis Righetti, rider VTT de l’extrême, a réussi son pari descendre le Mont Valier (2838m) à VTT. Deux jours d’efforts en compagnie de 2 équipiers retracés dans une vidéo mémorable.

Pour une telle « expédition », car il s’agissait d’une première, il a fallu préparer les vélos (remise en état, adaptation, et vérification de leur bon fonctionnement), anticiper les besoins en matière de nourriture et d’équipement. Car ce sont presque deux mille mètre de dénivelés à avaler en montant en portant le vélo et autant pour la descente. Fin octobre les conditions météo étaient réunies.

Alexis Righetti (de Toulouse), Fanny Boissieras (de Saint Lary Soulan), Dimitri Garnier (de Champagne Ardennes) se sont lancés dans ce défi sportif, technique et engagé. Un défi réussi et spectaculaire dont Alexis Righetti a fait un film. Le voici :

Le rider de l’extrême n’en est pas à son premier essai. Eté comme hiver, sur son vélo tout terrain, il parcours son terrain de jeu favori, les Pyrénées.