03 Jan

Ariège : à défaut de ski, le plateau de Beille fait le plaisir des randonneurs et des amateurs de luge

©France 3 Occitanie

Si la neige tarde toujours à se montrer dans les Pyrénées, certaines stations font contre mauvaise fortune bon cœur et ouvrent au public malgré tout. Au programme, des activités compatibles avec le faible enneigement comme la randonnée, la luge ou encore les balades en chien de traîneau. Illustration au plateau de Beille, en Ariège.

La chaîne des Pyrénées souffre d’un enneigement largement déficitaire pour la saison. En attendant les chutes de neige annoncées pour la mi-janvier, le domaine nordique de Beille s’adapte et propose à ses habitués ou aux touristes venus passer les fêtes de fin d’année dans l’Ariège de randonner, de faire de la luge, ou encore de profiter d’une balade en chien de traîneau (sur un traîneau à roulettes).

Malgré ces efforts, la station perd 75% de son chiffre d’affaires lors de ces journées sans ski.

Reportage sur place de Geoffrey Berg et Pascal Dussol

 

 

05 Déc

Ariège : la réserve d’Orlu récompensée pour son travail pour la conservation de la biodiversité

Réserve d’Orlu
©France 3 Occitanie

En Ariège, la réserve nationale d’Orlu fait partie des dix sites naturels français qui viennent d’être inscrits sur la liste verte des aires protégées par l’Union Internationale pour la Conversion de la Nature. Une récompense pour tout le travail effectué afin de maintenir la biodiversité de la réserve.

Avec cette inscription la réserve nationale d’Orlu fait désormais partie des aires protégées inscrites sur la très sélective liste verte de l’Union Internationale pour la conservation de la nature. Il s’agit d’une reconnaissance internationale pour l’ONCFS en charge de la gestion de ce territoire de montagne depuis 1974.
L’attribution d’un label est important pour accompagner les aires naturelles dans leurs actions de protection de la faune et de la flore.

Les agents de l’ONCFS ont pour mission d’entretenir la riche biodiversité de la réserve, qui s’étend sur 4250 hectares de haute montagne (930 à 2765 m). La zone, créée en 1943, abrite des espèces sensibles, endémiques des Pyrénées. Les randonneurs y trouvent une multitude d’espèces de montagne parmi les plus fragiles comme le Grand tétras, le lagopède, la perdrix, le gypaète barbu, l’euprocte des Pyrénées, le desman, l’isard ou encore la marmotte.

Afin d’officialiser le titre, une réception sera organisée le mardi 11 décembre de 17h à 18h30 au musée de l’homme à Paris.

Reportage de Geoffrey Berg et Pascal Dussol

27 Nov

Pyrénées : le GR10 n’arrive qu’à la 4ème place des sentiers préférés par les Français

©MaxPPP / JEAN LOUIS PRADELS

GR pour Grande Randonnée. Ce sont les sentiers dédiés aux randonneurs qui traversent les différents territoires français. La Fédération française de randonnée a publié un sondage. Chacun, chacune devait désigner son GR préféré. A la première place du podium le GR1 sur l’île de la Réunion. Le GR10 des Pyrénées ne décroche que la 4ème place.

Le palmarès est tombé le 22 novembre. Sur la première place du podium le GR 1, tour du piton des neiges,  désigné meilleur sentier 2019. En trois semaines de votes (du 1er au 22 novembre), il a recueilli 47 000 votes soit 32% des votants. Sur la deuxième marche figure le G 400, volcan du Cantal avec près de 8 500 votes soit 18% des votes. Et à la troisième marche, le GR 800, vallée de la Somme avec près de 6 900 votes soit 14%  des votes.

Le GR 10 qui propose la traversée des Pyrénées arrive en 4ème position  (plus de 5 500 votes – 12%) juste avant en 5ème position le GR autour du Mont Blanc en Haute-Savoie avec 3 600 votes et 8% des suffrages.

Le GR 10 traverse la chaîne des Pyrénées, reliant la mer Méditerranée à l’océan Atlantique. Pour le parcours complet, un randonneur doit, en moyenne, compter une cinquantaine de jours, quelques petites variantes pouvant rallonger ou raccourcir la distance totale. Le plus haut col emprunté par cet itinéraire est celui de la Hourquette d’Ossoue dans le massif du Vignemale (Hautes-Pyrénées) à 2 734 m d’altitude.Le GR 10 se décline en GR 11, qui est son équivalent sur le versant espagnol.

 Huit itinéraires étaient en lice :

  • Le GR 2, au fil de la Seine de Paris à Giverny (75 – 27)
  • Le GR 10, la grande traversée des Pyrénées dans les Hautes-Pyrénées (65)
  • Le GR 400, tour des volcans du Cantal dans le Cantal (15)
  • Le GR 654, Saint-Jacques-de-Compostelle via Vézelay en Dordogne (24)
  • Le GR 800, vallée de la Somme dans la Somme (80)
  • Le GR de Pays Tour du bassin d’Arcachon en Gironde (33)
  • Le GR R1, tour du piton des Neiges à La Réunion (974)
  • Le GR Tour du Mont-Blanc en Haute-Savoie (74).

VIDEO – Ils descendent à vélo le Pic du Midi enneigé, de belles frayeurs et des chutes en nombre

©Alexis Righetti

C’est une belle première qu’Alexis Righetti, rider VTT, vous propose de découvrir dans sa vidéo de 16 minutes. En compagnie de deux autres riders, il s’est lancé dans la descente technique et ardue de l’espace free ride du Pic du Midi alors qu’il avait neigé quelques jours avant. Frisson, chutes et paysages splendides à déguster.

Ils ont emprunté le 4 novembre la dernière benne de la saison (avant la fermeture pour la maintenance de l’hiver) pour se rendre au sommet. Ils, se sont 3 fans de vélos tout terrain. Dans l’équipe, Alexis Righetti en vélo de descente, Erwan en vélo d’enduro et « Fatscal » en fatbike. Trois engins différents et donc trois façons de piloter sur le parcours de descente généralement emprunté par les skieurs.

La principale difficulté de la sortie venait de la couche de neige fraîche de plusieurs centimètres. C’était extrêmement technique car la neige masquait les pièges du terrain avec le risque de bloquer brutalement les roues et créait une couche glissante. D’où de belles frayeurs et des chutes en nombre.

Dans la vidéo, on peut également apprécier la prestation de descente en fatbike assez inhabituelle.

 

08 Nov

Avalanches : le club alpin de Toulouse organise une conférence pour mieux comprendre les risques et les limiter

Capture image vidéo

Avec l’arrivée de l’hiver et de la neige débutent les activités sportives ou de loisirs comme la marche en raquette ou le ski de randonnée. Deux activités soumises au risque d’avalanche. Le 1er décembre le Club Alpin de Toulouse organise une conférence sur les méthodes pour limiter les dangers suivie de la projection d’un film sur les avalanches.

Les dangers de la montagne augmentent en hiver en raison, notamment, du déclenchement d’avalanches. Un risque dont les randonneurs et les skieurs ont du mal à se protéger. Le nombre d’accidents croît avec l’engouement pour découvrir une montagne sauvage, non préparée et sécurisée, hors des domaines skiables.

Or, une bonne connaissance de la neige, un équipement et un comportement adaptés permettent de réduire le danger.

Afin de répondre à la demande grandissante des pratiquants de la montagne en hiver, le Club Alpin de Toulouse organise une demi-journée pour en savoir plus sur les avalanches.

Au programme :

  • Une conférence de Philippe Descamps et Olivier Moret : « Avalanches, comment réduire les risques ». Il proposé une approche concrète basée sur des leçons d’accidents. Des outils simples, des exemples et des méthodes adaptées aux attentes de chacun : du débutant à l’expert.
  • La présentation de balises de détresse et traqueurs : sports connectés, comment allier sécurité et partage d’expérience.
    Interventions : Nelly Lachaud et Jean Muller responsables du développement des activités Kinéis.
  • La projection du film de Sandra Ducasse et de Francisco Taranto « Voies féminines« . Nous découvrirons la trajectoire inspirantes et singulières, de trois femmes passionnées d’escalade et de montagne, dans ce film tourné dans la vallée de Chamonix et dans le massif du Mont-Blanc, avec également des images d’archives réalisées dans différents pays.

Lieu du rendez-vous : CLS 11 rue Hermès, Parc thechnologique du Canal à Ramonville Saint-Agnes
Entrée : 10 euros par personne pour participation aux frais de réservation de la salle

 

 

09 Oct

Températures en hausse, fonte des glaciers, les Pyrénées n’échappent pas aux effets du réchauffement climatique

Vue du Pic du Midi
© France 3 Occitanie

108 jours consécutifs sans gel à 2877m, un été chaud qui joue les prolongations jusqu’en octobre. Le réchauffement climatique est devenu une réalité visible dans les Pyrénées. Le rapport du GIEC est sans appel, il y a urgence à limiter l’augmentation des températures. En altitude, les conséquences sautent désormais aux yeux.

Le réchauffement climatique est planétaire. Les zones d’altitude sont impactées. Au Pic du Midi où il y a des mesures depuis 1882, les études montrent des évolutions de températures sur de longues durées où on voit une augmentation significative des températures minimales à l’échelle d’un siècle.
La température moyenne de l’air a augmenté de 1,1°C depuis 1900 dans les Pyrénées. Les années après l’an 2.000 concentrent les 8 étés les plus chauds depuis 1950.

Conséquences, la saison chaude dure, la neige se fait plus rare et tombe de plus en plus haut, les glaciers fondent, la flore et la faune s’adaptent. Désormais, l’évolution du climat se voit aussi dans les Pyrénées.
Au pied Portillon (31), le glacier se réduit :

Régis Cothias et Sarah Karama ont recueilli le témoignage des scientifiques du centre de recherches atmosphériques de Lannemezan (65) :

08 Oct

L’été de tous les records pour le Pic du Midi

Pic du Midi©MaxPPP / Bob Edme

Le site touristique du Pic du Midi enregistre une fréquentation record ces 4 derniers mois. Un succès qu’il doit doit à une météo clémente et ensoleillée et aux nouveaux équipements dont le plus spectaculaire est le ponton dans le ciel. Entre juin et septembre, le nombre de visiteurs a progressé de 30% par rapport à l’été 2017.

73 780 billets ont été vendus pendant les 4 mois d’été. Un chiffre de fréquentation record de bon augure pour arriver à 150 000 visiteurs par an. Soit l’objectif pour les 5 prochaines années. 30% de visiteurs en plus (27% de fréquentation en juin, plus 33% en août et plus 80% en septembre par rapport à 2017), c’est une progression de 23% du chiffre d’affaires. Un tel engouement s’explique par la nouvelle offre de service et d’animation du site mais aussi par la venue le 26 juillet dernier du président Emmanuel Macron.

Depuis un an, le site a entamé une importante rénovation. L’année a été marquée par l’ouverture du plus haut planetarium d’Europe et de la mise en place d’une passerelle suspendue sur son versant nord : « le ponton dans le ciel« . L’offre du restaurant / bar a été revisitée. Le nouveau concept a rencontré son public puisque il enregistre une progression de 102% La nouvelle boutique installée à la Mongie voit également son chiffre d’affaires progresser significativement (+15%).

Le chiffre d’affaires global a progressé de 16,5% sur les 9 premiers mois de l’année. Si le nombre de visite ne s’effondre pas, la fin de l’année c’est un nouveau chiffre record qui devrait être annoncé.

Le site sera fermé du 5 au 30 novembre pour effectuer travaux et remise à neuf de certaines installations. Mais propose aux visiteurs une nouvelle attraction pour sa réouverture le 1er décembre. Avec l’Histopad, le visiteur reviendra 100 ans en arrière.

 

 

27 Sep

Pyrénées : les travaux du refuge de la Brèche de Roland en voie d’aboutisssement

Avancement des travaux du refuge de la Brèche de Roland (septembre 2018) ©France 3 Occitanie

Depuis deux étés, le refuge de la Brèche de Roland est fermé au public en raison de travaux pour son agrandissement. Des travaux qui devraient s’achever avant l’arrivée de la neige en montagne et permettre d’accueillir cet hiver les randonneurs à ski. L’ouverture complète est prévue si tout se déroule normalement pour l’été 2019.

Au pied de l’ascension finale, le refuge de la brèche, appelé aussi refuge des Sarradets s’adapte à la fréquentation importante de ce coin des Pyrénées. La brèche c’est les Champs Elysées des Pyrénées et la construction d’une extension se justifie par une demande croissante d’hébergement. Sa capacité d’accueil passera à 70 personnes chaque nuit au lieu de 57 aujourd’hui.

A 57 personnes, le refuge est en limite de capacité. On se retrouve souvent complet, beaucoup trop souvent complet. On a des gros pics de fréquentation avec plus de 1.000 personnes par journée qui passent par ici au niveau du col des Sarradets pour aller monter à la brèche, faire le Taillon, le Marboré donc c’était une nécessité

indique Florent Roussy de la Fédéaration Française des Clubs Alpins de Montagne

A 2.500 m d’altitude, les travaux se concentrent durant 3 à 4 mois à peine quand le beau temps permet le portage par hélico des matériaux et le travail des ouvriers à l’extérieur. Un chantier unique. Pour éviter l’irruption de touristes, le chantier est entièrement clôturé. La gardienne, toujours présente pour nourrir les ouvriers, a dû faire face cet été à des insultes et réflexions hostiles de montagnards soucieux de trouver une étape ou un abri dans leur parcours.

Régis Cothias s’est rendu sur place :

26 Sep

Pyrénées : sur le chemin du Perdiguère, l’un des 18 pics à plus de 3000m d’altitude de la Haute-Garonne

©France 3 Occitanie

La Haute-Garonne n’a rien à envier à ses voisins. Sur son seul territoire trônent 18 sommets de plus de 3000 m d’altitude. Méconnus du grand public, ils sont pourtant majestueux et pour une dizaine d’entre eux accessibles aux randonneurs, avec ou sans halte dans les refuges, étapes dans les ascensions.

Le Spigeole, les Gourgs Blancs, le Maupas, le Perdiguère et bien d’autres font partie des sommets qui composent les 220 pics de plus de 3000 mètres d’altitude de la chaîne des Pyrénées. Le territoire de la Haute-Garonne en compte 18. Certains d’entre eux s’adressent à des alpinistes aguerris mais une bonne dizaine sont accessibles au plus grand nombre. Les sports nature comme le trail ou les courses en montagne sont de plus en plus prisés, paradoxalement, la pratique de la haute montagne comme l’alpinisme ne trouve plus son public.

Aussi, pour faire connaitre le domaine de la haute montage le Comité Départemental du Tourisme a organisé un voyage de presse au coeur des 3000 mètres du Luchonnais. Marc Raturat et Rémi Carayon sont partis avec 10 autres journalistes à l’assaut du Perdiguère (3222m), le toit de la Haute-Garonne.

Les chemins et les refuges qui sillonnent les pyrénées haut-garonnaises doivent beaucoup à l’implantation et au développement de l’activité hydro électrique.

Le Club Alpin Français qui gère les refuges et les responsables du tourisme cherche des alternatives pour cette chute d’intérêt.

En haute montagne, l’ambiance devient austère, minérale.

L’ascension finale entre le refuge du Portillon à 2500m et le Pic de Perdiguère à 3222 m.

21 Sep

Pyrénées : les climatologues prévoient une hausse des températures jusqu’à 7 degrés d’ici la fin du siècle

MaxPPP© PATRICE HAUSER
Parc national des Pyrénées

Les météorologues français et espagnols étaient en colloque à Météo France pour présenter leurs travaux sur l’évolution du réchauffement climatique dans les Pyrénées. Le réchauffement climatique se confirme et à l’horizon de la fin du siècle le thermomètre pourrait augmenter de 1 à 7 degrés. 

Les températures maximales dans les Pyrénées pourraient gagner entre 1,9 et 7,1 degrés d’ici la fin du siècle, selon deux scenarios envisagés par Climpy, un projet de recherche transfrontalier entre la France, l’Espagne et Andorre.

Deux scénarios possibles

Selon un premier scénario, le réchauffement se situerait à la fin du siècle entre +4,3°C et +7,1°C pour les maximales, et entre +3,6°C et +6,0°C pour les minimales,
Selon un second scénario, les fourchettes seraient de +1,9°C à +4,2°C pour les maximales, et de +1,6°C à +3,5°C pour les minimales.
Ces augmentations de température s’établissent par rapport à la moyenne des températures relevées entre 1961 et 1990, Jean-Michel Soubeyroux, climatologue à Météo-France, à Toulouse.
Des projections climatiques ont été réalisées sur la zone Pyrénées à partir des données d’un ensemble de modèles climatiques mondiaux et de combinaisons de modèles climatiques régionaux.

A l’horizon 2030, selon le premier scénario (1), le réchauffement serait compris entre 1°C et 2,7°C pour les maximales et entre 0,9ºC et 2,2ºC pour les températures minimales.
A l’horizon 2050, il s’établirait entre 2,0°C et 4,0°C pour les températures maximales et entre 1,7°C et 3,3°C pour les minimales.
Pour le second scénario (2), à cet horizon, les fourchettes sont de +1,4°C à +3,3°C pour les températures maximales, de +1,2°C à +2,8°C pour les températures minimales.

Moitié moins de neige à 1800 d’ici 2050

Conséquence de ce réchauffement dans les Pyrénées centrales, l’épaisseur moyenne de la neige, à une altitude de 1.800 m, « pourrait diminuer de moitié d’ici 2050 selon la référence actuelle, tandis que la période de neige continue au sol réduirait de plus d’un mois », selon l’étude menée par les scientifiques du projet Climpy.
Dans le passé, entre 1959 et 2010, « les températures moyennes dans les Pyrénées ont augmenté de 1,2°C, bien que le réchauffement n’ait été ni constant, ni régulier »,analyse Climpy.

Sur cette période, les cumuls annuels des précipitations ont baissé de 2,5%, « en raison surtout de la diminution des précipitations durant l’hiver et l’été. Le versant espagnol et méditerranéen a connu une baisse plus importante que le versant français », notent les scientifiques.

Le glacier de l’Aneto réduit après un été 2018 particulièrement chaud

Complément d’informations :

Le projet Climpy, lancé en 2016 pour une durée de 3 ans, Climpy vise à connaître l’évolution et les tendances du climat pyrénéen dans le contexte du changement global. Il réunit Météo-France, les services météorologiques espagnol et catalan ainsi que des organismes de recherche français, espagnols et andorrans.

(1)Le premier scénario cité par Climpy se base sur « le scénario tendanciel : on continue à faire ce que l’on fait aujourd’hui » dans le cadre de la lutte contre le réchauffement, a commenté M. Soubeyroux.
(2)Le second scénario, c’est celui plus volontariste « des accords de Paris que l’on applique », a-t-il ajouté, soulignant que « les mesures qu’on prend maintenant auront des conséquences seulement dans 30 ans ».

EG avec AFP