08 Nov

Avalanches : le club alpin de Toulouse organise une conférence pour mieux comprendre les risques et les limiter

Capture image vidéo

Avec l’arrivée de l’hiver et de la neige débutent les activités sportives ou de loisirs comme la marche en raquette ou le ski de randonnée. Deux activités soumises au risque d’avalanche. Le 1er décembre le Club Alpin de Toulouse organise une conférence sur les méthodes pour limiter les dangers suivie de la projection d’un film sur les avalanches.

Les dangers de la montagne augmentent en hiver en raison, notamment, du déclenchement d’avalanches. Un risque dont les randonneurs et les skieurs ont du mal à se protéger. Le nombre d’accidents croît avec l’engouement pour découvrir une montagne sauvage, non préparée et sécurisée, hors des domaines skiables.

Or, une bonne connaissance de la neige, un équipement et un comportement adaptés permettent de réduire le danger.

Afin de répondre à la demande grandissante des pratiquants de la montagne en hiver, le Club Alpin de Toulouse organise une demi-journée pour en savoir plus sur les avalanches.

Au programme :

  • Une conférence de Philippe Descamps et Olivier Moret : « Avalanches, comment réduire les risques ». Il proposé une approche concrète basée sur des leçons d’accidents. Des outils simples, des exemples et des méthodes adaptées aux attentes de chacun : du débutant à l’expert.
  • La présentation de balises de détresse et traqueurs : sports connectés, comment allier sécurité et partage d’expérience.
    Interventions : Nelly Lachaud et Jean Muller responsables du développement des activités Kinéis.
  • La projection du film de Sandra Ducasse et de Francisco Taranto « Voies féminines« . Nous découvrirons la trajectoire inspirantes et singulières, de trois femmes passionnées d’escalade et de montagne, dans ce film tourné dans la vallée de Chamonix et dans le massif du Mont-Blanc, avec également des images d’archives réalisées dans différents pays.

Lieu du rendez-vous : CLS 11 rue Hermès, Parc thechnologique du Canal à Ramonville Saint-Agnes
Entrée : 10 euros par personne pour participation aux frais de réservation de la salle

 

 

09 Oct

Températures en hausse, fonte des glaciers, les Pyrénées n’échappent pas aux effets du réchauffement climatique

Vue du Pic du Midi
© France 3 Occitanie

108 jours consécutifs sans gel à 2877m, un été chaud qui joue les prolongations jusqu’en octobre. Le réchauffement climatique est devenu une réalité visible dans les Pyrénées. Le rapport du GIEC est sans appel, il y a urgence à limiter l’augmentation des températures. En altitude, les conséquences sautent désormais aux yeux.

Le réchauffement climatique est planétaire. Les zones d’altitude sont impactées. Au Pic du Midi où il y a des mesures depuis 1882, les études montrent des évolutions de températures sur de longues durées où on voit une augmentation significative des températures minimales à l’échelle d’un siècle.
La température moyenne de l’air a augmenté de 1,1°C depuis 1900 dans les Pyrénées. Les années après l’an 2.000 concentrent les 8 étés les plus chauds depuis 1950.

Conséquences, la saison chaude dure, la neige se fait plus rare et tombe de plus en plus haut, les glaciers fondent, la flore et la faune s’adaptent. Désormais, l’évolution du climat se voit aussi dans les Pyrénées.
Au pied Portillon (31), le glacier se réduit :

Régis Cothias et Sarah Karama ont recueilli le témoignage des scientifiques du centre de recherches atmosphériques de Lannemezan (65) :

08 Oct

L’été de tous les records pour le Pic du Midi

Pic du Midi©MaxPPP / Bob Edme

Le site touristique du Pic du Midi enregistre une fréquentation record ces 4 derniers mois. Un succès qu’il doit doit à une météo clémente et ensoleillée et aux nouveaux équipements dont le plus spectaculaire est le ponton dans le ciel. Entre juin et septembre, le nombre de visiteurs a progressé de 30% par rapport à l’été 2017.

73 780 billets ont été vendus pendant les 4 mois d’été. Un chiffre de fréquentation record de bon augure pour arriver à 150 000 visiteurs par an. Soit l’objectif pour les 5 prochaines années. 30% de visiteurs en plus (27% de fréquentation en juin, plus 33% en août et plus 80% en septembre par rapport à 2017), c’est une progression de 23% du chiffre d’affaires. Un tel engouement s’explique par la nouvelle offre de service et d’animation du site mais aussi par la venue le 26 juillet dernier du président Emmanuel Macron.

Depuis un an, le site a entamé une importante rénovation. L’année a été marquée par l’ouverture du plus haut planetarium d’Europe et de la mise en place d’une passerelle suspendue sur son versant nord : « le ponton dans le ciel« . L’offre du restaurant / bar a été revisitée. Le nouveau concept a rencontré son public puisque il enregistre une progression de 102% La nouvelle boutique installée à la Mongie voit également son chiffre d’affaires progresser significativement (+15%).

Le chiffre d’affaires global a progressé de 16,5% sur les 9 premiers mois de l’année. Si le nombre de visite ne s’effondre pas, la fin de l’année c’est un nouveau chiffre record qui devrait être annoncé.

Le site sera fermé du 5 au 30 novembre pour effectuer travaux et remise à neuf de certaines installations. Mais propose aux visiteurs une nouvelle attraction pour sa réouverture le 1er décembre. Avec l’Histopad, le visiteur reviendra 100 ans en arrière.

 

 

27 Sep

Pyrénées : les travaux du refuge de la Brèche de Roland en voie d’aboutisssement

Avancement des travaux du refuge de la Brèche de Roland (septembre 2018) ©France 3 Occitanie

Depuis deux étés, le refuge de la Brèche de Roland est fermé au public en raison de travaux pour son agrandissement. Des travaux qui devraient s’achever avant l’arrivée de la neige en montagne et permettre d’accueillir cet hiver les randonneurs à ski. L’ouverture complète est prévue si tout se déroule normalement pour l’été 2019.

Au pied de l’ascension finale, le refuge de la brèche, appelé aussi refuge des Sarradets s’adapte à la fréquentation importante de ce coin des Pyrénées. La brèche c’est les Champs Elysées des Pyrénées et la construction d’une extension se justifie par une demande croissante d’hébergement. Sa capacité d’accueil passera à 70 personnes chaque nuit au lieu de 57 aujourd’hui.

A 57 personnes, le refuge est en limite de capacité. On se retrouve souvent complet, beaucoup trop souvent complet. On a des gros pics de fréquentation avec plus de 1.000 personnes par journée qui passent par ici au niveau du col des Sarradets pour aller monter à la brèche, faire le Taillon, le Marboré donc c’était une nécessité

indique Florent Roussy de la Fédéaration Française des Clubs Alpins de Montagne

A 2.500 m d’altitude, les travaux se concentrent durant 3 à 4 mois à peine quand le beau temps permet le portage par hélico des matériaux et le travail des ouvriers à l’extérieur. Un chantier unique. Pour éviter l’irruption de touristes, le chantier est entièrement clôturé. La gardienne, toujours présente pour nourrir les ouvriers, a dû faire face cet été à des insultes et réflexions hostiles de montagnards soucieux de trouver une étape ou un abri dans leur parcours.

Régis Cothias s’est rendu sur place :

26 Sep

Pyrénées : sur le chemin du Perdiguère, l’un des 18 pics à plus de 3000m d’altitude de la Haute-Garonne

©France 3 Occitanie

La Haute-Garonne n’a rien à envier à ses voisins. Sur son seul territoire trônent 18 sommets de plus de 3000 m d’altitude. Méconnus du grand public, ils sont pourtant majestueux et pour une dizaine d’entre eux accessibles aux randonneurs, avec ou sans halte dans les refuges, étapes dans les ascensions.

Le Spigeole, les Gourgs Blancs, le Maupas, le Perdiguère et bien d’autres font partie des sommets qui composent les 220 pics de plus de 3000 mètres d’altitude de la chaîne des Pyrénées. Le territoire de la Haute-Garonne en compte 18. Certains d’entre eux s’adressent à des alpinistes aguerris mais une bonne dizaine sont accessibles au plus grand nombre. Les sports nature comme le trail ou les courses en montagne sont de plus en plus prisés, paradoxalement, la pratique de la haute montagne comme l’alpinisme ne trouve plus son public.

Aussi, pour faire connaitre le domaine de la haute montage le Comité Départemental du Tourisme a organisé un voyage de presse au coeur des 3000 mètres du Luchonnais. Marc Raturat et Rémi Carayon sont partis avec 10 autres journalistes à l’assaut du Perdiguère (3222m), le toit de la Haute-Garonne.

Les chemins et les refuges qui sillonnent les pyrénées haut-garonnaises doivent beaucoup à l’implantation et au développement de l’activité hydro électrique.

Le Club Alpin Français qui gère les refuges et les responsables du tourisme cherche des alternatives pour cette chute d’intérêt.

En haute montagne, l’ambiance devient austère, minérale.

L’ascension finale entre le refuge du Portillon à 2500m et le Pic de Perdiguère à 3222 m.

21 Sep

Pyrénées : les climatologues prévoient une hausse des températures jusqu’à 7 degrés d’ici la fin du siècle

MaxPPP© PATRICE HAUSER
Parc national des Pyrénées

Les météorologues français et espagnols étaient en colloque à Météo France pour présenter leurs travaux sur l’évolution du réchauffement climatique dans les Pyrénées. Le réchauffement climatique se confirme et à l’horizon de la fin du siècle le thermomètre pourrait augmenter de 1 à 7 degrés. 

Les températures maximales dans les Pyrénées pourraient gagner entre 1,9 et 7,1 degrés d’ici la fin du siècle, selon deux scenarios envisagés par Climpy, un projet de recherche transfrontalier entre la France, l’Espagne et Andorre.

Deux scénarios possibles

Selon un premier scénario, le réchauffement se situerait à la fin du siècle entre +4,3°C et +7,1°C pour les maximales, et entre +3,6°C et +6,0°C pour les minimales,
Selon un second scénario, les fourchettes seraient de +1,9°C à +4,2°C pour les maximales, et de +1,6°C à +3,5°C pour les minimales.
Ces augmentations de température s’établissent par rapport à la moyenne des températures relevées entre 1961 et 1990, Jean-Michel Soubeyroux, climatologue à Météo-France, à Toulouse.
Des projections climatiques ont été réalisées sur la zone Pyrénées à partir des données d’un ensemble de modèles climatiques mondiaux et de combinaisons de modèles climatiques régionaux.

A l’horizon 2030, selon le premier scénario (1), le réchauffement serait compris entre 1°C et 2,7°C pour les maximales et entre 0,9ºC et 2,2ºC pour les températures minimales.
A l’horizon 2050, il s’établirait entre 2,0°C et 4,0°C pour les températures maximales et entre 1,7°C et 3,3°C pour les minimales.
Pour le second scénario (2), à cet horizon, les fourchettes sont de +1,4°C à +3,3°C pour les températures maximales, de +1,2°C à +2,8°C pour les températures minimales.

Moitié moins de neige à 1800 d’ici 2050

Conséquence de ce réchauffement dans les Pyrénées centrales, l’épaisseur moyenne de la neige, à une altitude de 1.800 m, « pourrait diminuer de moitié d’ici 2050 selon la référence actuelle, tandis que la période de neige continue au sol réduirait de plus d’un mois », selon l’étude menée par les scientifiques du projet Climpy.
Dans le passé, entre 1959 et 2010, « les températures moyennes dans les Pyrénées ont augmenté de 1,2°C, bien que le réchauffement n’ait été ni constant, ni régulier »,analyse Climpy.

Sur cette période, les cumuls annuels des précipitations ont baissé de 2,5%, « en raison surtout de la diminution des précipitations durant l’hiver et l’été. Le versant espagnol et méditerranéen a connu une baisse plus importante que le versant français », notent les scientifiques.

Le glacier de l’Aneto réduit après un été 2018 particulièrement chaud

Complément d’informations :

Le projet Climpy, lancé en 2016 pour une durée de 3 ans, Climpy vise à connaître l’évolution et les tendances du climat pyrénéen dans le contexte du changement global. Il réunit Météo-France, les services météorologiques espagnol et catalan ainsi que des organismes de recherche français, espagnols et andorrans.

(1)Le premier scénario cité par Climpy se base sur « le scénario tendanciel : on continue à faire ce que l’on fait aujourd’hui » dans le cadre de la lutte contre le réchauffement, a commenté M. Soubeyroux.
(2)Le second scénario, c’est celui plus volontariste « des accords de Paris que l’on applique », a-t-il ajouté, soulignant que « les mesures qu’on prend maintenant auront des conséquences seulement dans 30 ans ».

EG avec AFP

20 Sep

Hautes-Pyrénées : la construction du nouveau refuge de Campana du Cloutou prévue pour 2020

©Triptyque, Architecte
Les Yeux Carrés, Infographie

Le refuge de Campana de Cloutou se trouve dans l’un des plus beaux coins des Pyrénées en bordure de la réserve du Néouvielle. Entouré de pins à crochets, le refuge actuel est vieillissant et trop petit pour faire face à la demande grandissante de nuitées. Le bâtiment actuel va être démoli et remplacé par un refuge plus grand à l’horizon 2020.

Le projet de reconstruction du refuge consiste à augmenter sa capacité à 36 places (actuellement elle est de 19 places jusqu’à à 27 places en période de gardiennage par l’ajout d’une tente de couchage). Par ailleurs, le projet comporte une partie non gardée de 12 places pour l’accueil en période hivernale.

Nous prévoyons d’allonger les périodes de gardiennage car il y a une véritable demande dans le secteur avec le ski de randonnée,

nous a indiqué Florent Roussy, assistant maîtrise d’ouvrage FFCAM

Il viendra améliorer les circuits de randonnée et s’inscrit dans le tour du Néouvielle tout comme celui d’Aygues-Cluses.

Un concours d’esquisse a désigné le cabinet d’architecture Triptyque en tant que maître d’oeuvre. Avec un budget global de 1 000 000 d’euros, le futur bâtiment construit sur l’emplacement de l’actuel refuge prévoit des aménagements plus modernes et confortables pour le public et les gardiens.

Le calendrier des travaux s’établit ainsi : fin 2019, démolition du refuge actuel et 2020 pour la reconstruction du bâtiment.

Les refuges des Pyrénées font l’objet d’un grand plan de rénovation, celui de la Brèche de Roland, agrandi, devrait être inauguré au printemps 2019.

 

 

06 Sep

Le club Alpin de Toulouse alerte sur les incivilités et les effractions autour du chantier du refuge de la brèche de Roland

©Club alpin français

Le refuge de la brèche de Roland (Sarradets) est fermé au public pendant ses travaux de réhabilitation. Un chantier en haute montagne, difficile, avec un calendrier serré, rendu encore plus compliqué en raison des actes de malveillance et des incivilités envers les personnes sur place. Son propriétaire le Club alpin français proteste.

Le club alpin de Toulouse est exaspéré et le fait savoir, notamment sur sa page facebook. L’hiver dernier alors que le refuge était entièrement fermé (même la partie hiver) un groupe de 7 à 8 personnes s’est introduit dans le bâtiment pour y passer la nuit. Des serrures ont été forcées, une fenêtre cassée. Si le CAF, propriétaire du bâtiment, ne déplore pas d’autres dégâts, c’était quand même un coup dur qui a alourdi le chantier, le remplacement de la fenêtre n’était pas prévu. Les intrus n’ont laissé aucun mot d’explications. Difficile de savoir s’il y avait une situation périlleuse ou non pour justifier l’effraction.
Le week-end dernier Armandine, gardienne des lieux pendent les travaux et en charge de préparer les repas des ouvrier sur place a été fortement agressée et insultée alors qu’elle refusait l’accès aux toilettes à un randonneur. Accès qui est totalement interdit pendant la durée des travaux pour des raisons de sécurité. Et alors même qu’un périmètre interdit au public est en place autour du refuge.

Le CAF est inquiet car ce type d’incidents n’est pas isolé. Les randonneurs entrent dans la zone de chantier, alors que c’est formellement interdit, laissent leurs déchets sur place ou ne respectent pas la zone de bivouac. Des comportements inexcusables pour Florent Roussy, assistant maître d’ouvrage pour la fédération française des clubs alpins de montagne.

Nous faisons notre maximum pour que le chantier avance le plus vite possible. Et nous avons une contrainte énorme, avec la météo. Actuellement nous entamons la dernière phase et nous nous donnons jusqu’à fin octobre maximum début novembre pour le boucler. Nous comprenons que les randonneurs soient gênés par la fermeture du refuge et nous mettons tout en oeuvre pour une ouverture le plus vite possible, or chaque incident est susceptible de contrarier retarder le chantier.

Le point sur les travaux
Le refuge est actuellement gardé 24h sur 24 et 7j sur 7. Entre 20 et 30 personnes pour mener à bien l’énorme chantier dont le coût total approchera les 4 millions d’euros. Dans les jours à venir le bardage en acier corten doit être posé sur le nouveau bâtiment. Malgré le retard accumulé, les aménagements touchent à leur fin dans un calendrier qui est très serré et soumis aux aléas de la météo.

Si le chantier avancent normalement, les travaux devraient être achevés avant l’arrivée de l’hiver. Une partie hiver restera ouverte. Et l’inauguration officielle devrait avoir lieu pour l’ouverture de la saison estivale 2019

nous a précisé Florent Roussy.

28 Août

Immersion dans la vie des bouquetins des Pyrénées en vidéo

Capture d’images

Ce sont des instants magiques que Jean-Paul Crampe, membre du Parc National des Pyrénées, nous invite à découvrir. Des images qu’il a tourné au cours de ses opérations de surveillance de la population des bouquetins des Pyrénées. Comment la maman cabri, s’en sort avec sa progéniture ? Immersion et explications.

Si par hasard vous avez la possibilité d’observer les bouquetins réintroduits dans les Pyrénées, vous tomberez peut-être sur une séquence familiale comme celle qui est proposée dans ce film. Mais vous n’en comprendrez peut-être pas tous les détails. Avec cette vidéo, on apprend comment une maman bouquetin gère sa petite famille. Une organisation qui n’est en rien laissée au hasard et qui donne la priorité au plus petit, au plus fragile.

Les bouquetins des Pyrénées sont issus de la réintroduction de bouquetins ibériques. Trois secteurs de la chaîne ont fait l’objet de réintroduction depuis 2014 (Cauterets, Gavarnie et Haute-Ariège). Plusieurs années après leur arrivée les animaux se portent bien. Chaque année apporte de nouvelles naissances (3 naissances en 2015, 20 en 2016 et 35 au moins en 2017). Aujourd’hui les deux foyers principaux comptent un peu moins d’une centaine d’individus.

27 Août

Un nouvel espace naturel transfrontalier est né : le Parc Pyrénéen des trois nations

©Alain Baschenis. Parc naturel régional de Pyrénées Ariégeoises (France).

Vendredi 24 août les représentants de France, d’Andorre et d’Espagne ont acté la création d’un nouveau parc pyrénéen. Il s’agit de la réunion de parcs naturels déjà existants sous l’appellation « Parc Pyrénéen des trois nations » pour mieux protéger et promouvoir ce territoire de haute montagne, l’un des plus vastes d’Europe.

Le ministre catalan des territoires et du développement durable, les maires de la Massana et d’Ordino et le président du Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises ont signé le protocole qui permet la création d’une marque d’identité commune pour un des espaces protégés inter frontaliers, les plus vastes d’Europe. Il comprend le Parc Natural de l’Alt Pirineu, le Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises et les Parcs Naturels Communaux de la Vallée de Sorteny et de la Vallée de la Comapedrosa.  Il compte plus de 428 700 hectares et 158 communes : 15 en Catalogne, 2 en Andorre et en 141 en France.

Les trois pays se sont communément engagés à mener des actions de promotion touristiques et de dynamisation du territoire et à collaborer pour protéger le patrimoine naturel.

Le projet avait été initié par le pyrénéiste ariégeois, Michel Sébastien, il a mûri pendant plus de 9 ans. Ce 24 août, l’acte de sa création a été formalisé au Centre d’Interprétation du Parc naturel de Comapedrosa à la Massana (Andorre). Le projet fait partie du programme Interreg POCTEFA GREEN dans lequel les différents parcs participent pour mettre en place les réseaux des Parcs Pyrénéens.

Vers une candidature à l’UNESCO

Parmi les actions futures, les représentants du parc vont étudier de l’opportunité de monter une candidature commune à l’UNESCO pour obtenir le classement de Réserve de biosphère transfrontalière, un cas jusque-là inexistant dans les Pyrénées.
Ce nouvel espace comprend des territoires sauvages parcourus par les amoureux de la nature et de la montagne comme  le Mont Valier, Bonabé, le Port de Salau, le Mont Rouch, Noarre, le Port du Marterat, le Certascan, le pla de Boavi, le cirque de Cagateille, la cascade d’Ars,  le Port de Bouet, la vallée du Soulcem, le cirque de Baiau, la Comapedrosa et la vallée de Sorteny. Et aussi les sommets du massif de la Pique d’Estats (3.143 m), le Montcalm (3.077 m) et le Pic de Sullo (3.073 m).

Voir le reportage de Jeoffrey Berg et Pascal Dussol :