22 Mai

Pyrénées : le festival Eldorando, une cinquième édition avec pour invité le Maroc

Eldorando- Val d’Azun –
©Pierre Meyer

Pour la 5ème année consécutive le festival Eldorando revient à Arrens-Marsous (Hautes-Pyrénées) du 8 au 10 juin avec une foultitude d’animations et de randonnées. Car conformément à son nom, il ne s’agit pas seulement d’un festival de montagne, mais d’un festival qui met à l’honneur la randonnée.

Chaque jour offre son lot de parcours nature. Des randonnées thématiques comme par exemple celle dédiée au chant des oiseaux ou encore celles consacrées à méditation et au bien être, au yoga ou encore à l’aquarelle. Mais pas seulement, de nombreux autres parcours invite à la promenade. Le choix est large. Tous les niveaux sont proposés. Il suffit de choisir et d’être à l’heure au point de départ. Tôt le matin. Elles peuvent être réalisées en famille. C’est l’une des multiples invitations du festival d’Eldorando.

Conférences, expositions, projections de film composent aussi le menu de ces 3 jours du printemps.

Exposition Eldorando

Le public est invité à découvrir une destination hors des frontières. L’édition 2019 a sollicité le Maroc pour être son invité d’honneur. Le Maroc, une destination de trek.

Si vous êtes tenté par la marche nordique ou la pratique du trail, des initiations sont organisées. Impossible donc de faire la liste complète des activités, dont voici l’étendue.

Voici le programme complet

17 Mai

Pyrénées : il neige abondamment un 17 mai et ce n’est pas terminé

Col du Tourmalet
©Régis Cothias / France 3 Occitanie

Les prévisions météorologiques ne s’étaient pas trompées. Dans le courant de la nuit et ce vendredi matin, la neige est tombée sur le relief des Pyrénées dès 1600m. Le col du Tourmalet a dû être déneigé. Dans l’après-midi, les averses neigeuses devraient descendre à 1200m d’altitude.

Tous les 5 ans environ

La neige au printemps dans les Pyrénées cela n’arrive pas tous les ans. Mais cela n’a rien d’exceptionnel. En mai 2015, la neige s’était invitée en quantité sur le relief des Pyrénées. C’est  à nouveau le cas 4 ans plus tard. Entre 5 et 10cm en cumulé sont déjà tombés à 2115m.
La limite pluie neige devrait descendre aux alentours de 1200m sur la partie ouest des Pyrénées.
Les cols du Tourmalet comme celui du Pourtalet ont été déneigés tôt ce vendredi

Des cumuls importants sont attendus sur les Pyrénées-Atlantiques environ 20 à 30cm. Sur le reste de la chaîne les cumuls seront plus « raisonnables » avec en moyenne 10 à 15cm au dessus de 1800m, indique Météo Pyrénées.
Sur l’est de la chaîne, de l’Ariège aux  Pyrénées-Orientales, les précipitations pourront prendre un caractère orageux avec parfois de fortes averses, sous forme de neige au dessus de 1700m.

 

Le thermomètre en chute libre

Le mauvais temps est accompagné d’une baisse impressionnante du mercure. On a perdu en quelques heures un dizaine de degrés. Et le décor est composé de vent et de brouilard. Ce qui renforce l’impression d’un retour en hiver. Ce vendredi matin, il faisait -1 degrés au col du Tourmalet.

Ambiance hivernale au col du Tourmalet
©Regis Cothias / France 3 Occitanie

Samedi et dimanche, de nouvelles chutes de neige de moindre intensité sont encore possible avec une limite pluie-neige entre 1500 et 1800m d’altitude.

16 Mai

VIDEO – L’héliportage et le montage spectaculaires du téléphérique Loudenvielle / Peyragudes dans les Hautes-Pyrénées

© France 3 Occitanie

La construction du téléphérique Skyvall qui va relier le village de Loudenvielle à la station de ski de Peyragudes est en cours. Les énormes pylônes ont été hélitreuillés et leur montage se fait. Le travail des pilotes et des techniciens exigent une extrême précision. Nous étions sur place pour suivre ces opérations toujours spectaculaires.

Vendredi 10 et samedi 11 mai, en vallée du Louron dans les Hautes-Pyrénées, le balai de l’hélicoptère Super Puma d’Airtelis était captivant. La construction du télésiège qui permettra à terme de faire de Peyragudes une station 4 saison est en cours comme prévu ce printemps. La tâche est impressionnante. Car la structure compte 23 pylônes dont 21 à transporter par l’hélicoptère. Et pour chacun d’entre eux  5 rotations de l’hélicoptère pour transporter les énormes tubes et les éléments  tubes, marches-pieds, potences, balanciers, poulies et autres nécessaires.

Ce sont 60 personnes (helpeurs et monteurs) qui sont mobilisées pour assembler cet énorme mécano. Le Skyvall, c’est son nom, devrait être achevé cet été. Il grimpera en quelques minutes les 700m de dénivelé sur les 3000 m de distance séparant la vallée de la station.
Le coût total de sa construction est de 10 millions d’euros.

 

10 Mai

Ariège : la famille des bouquetins s’agrandit

3 cabris ont été détectés le 7 mai dans le parc naturel régional de l’Ariège

C’est une bonne nouvelle pour la biodiversité dans le massif des Pyrénées. Le printemps est la saison des naissances. Trois jeunes bouquetins sont déjà nés côté ariégeois. D’autres naissances sont attendues dans les Hautes-Pyrénées.

Le ventre arrondi des étagnes annonce des naissances imminentes.En 2018, les agents de suivi du parc avaient comptabilisé 15 naissances.

Le bouquetin ibérique se porte bien dans les Pyrénées. Implantés dans 4 secteurs différents depuis 2014, l’ongulé a pris ses marques dans les Pyrénées. Chaque année des naissances apportent de nouvelles naissances, preuve de la bonne réussite du programme « Le retour du bouquetin dans les Pyrénées » mené par le Parc naturel des Pyrénées, en partenariat avec le Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Environ 100 individus gambadent en Ariège, environ 150 dans les Hautes-Pyrénées. La viabilité de chaque foyer est assurée lorsque la population atteint 200 individus. Les lâchers se poursuivent. En avril 2019, une dizaine de bouquetins ont été introduits côté béarnais.

16 Avr

La spectaculaire vidéo d’un snowborder pris dans une avalanche dans les Pyrénées

Avalanche dans le Val d’Aran
©Capture d’images

La vidéo a été enregistrée le 13 avril, par une belle journée ensoleillée et de neige fraîche dans le val d’Aran dans les Pyrénées espagnoles. Un snowborder a réussi à « flotter » sur une avalanche dans une pente extrêmement raide. L’histoire se termine bien. Les images font froids dans le dos.

Pour l’adepte de snow free ride qu’est Aitor Aranbalza, Bilbao, installé dans le val d’Aran depuis 8 ans, où il se consacre à l’enseignement du snowboard, ce ride a été la « descente de sa vie ». En effet, pris dans une avalanche il explique qu’il a réussi à flotter sur la neige mais qu’il a eu très peur.

Les images, enregistrées par ses deux compagnons  samedi dernier, le 13 avril, expliquent qu’ils ont vu leur camarade Aitor commencer à descendre sur son snowboard et qu’une grande avalanche de plaques se déclenche sous ses pieds.

Pendant 20 secondes, Aitor est parvenue à se maintenir à la surface de l’avalanche et à s’en sortir indemne. Comme il le dit lui-même, « l’avalanche d’hier m’a presque enterré, mais j’ai réussi à flotter dessus et tout n’était que frayeur ».

Ce jour là, le risque avalanche était évalué à 2 sur 5. Pourtant le danger était bien réel.

12 Mar

VIDEO – Basejump, grimpe, VTT extrême, les images époustouflantes d’un ride dans les Pyrénées

© Alexis Righetti

Ce nouveau film du rider Alexis Righetti est à couper le souffle. Dans le décor vertigineux des aiguilles d’Ansabère, l’équipe de Pyrénaline, Alexis Riguetti et ses coéquipiers ont trouvé un terrain de jeu engagé. Comme ils les aiment. Le film de cette aventure est impressionnant à la mesure des exploits sportifs réalisés.

Le décor : les aiguilles d’Ansabère dans les Pyrénées-Atlantiques. Le nom pose déjà l’ambiance. Au programme de cette expédition réalisée au mois de septembre, une combinaison de plusieurs disciplines à risque, où le vertige n’a pas de place. Escalade, basejump, ropejump et VTT dans un des plus beaux paysages des Pyrénées.
La descente combinée en VTT a été effectuée sur le Petit Pic d’Ansabère et du Grand pic en faisant une boucle par l’Espagne. Alexis Righetti, Fanny Boissieras, Dimitri Garnier et Michel Boubekeur en sont les protagonistes.

La highline a été installée entre le petit Pic d’Ansabère et le Spigolo. Pour le Ropejump deux cordes fixes de 600 m ont du être posées. L’installation a pris une dizaine de jours, dont 3 jours de portage. Aux manettes de ce nouvel exploit l’équipe de Pyrenaline et Loïc Tamburello pour le saut depuis le Spigolo.

Adrénaline assurée pendant plus de 20 minutes dans un décor majestueux :

28 Fév

Pourquoi la neige fond moins vite que vous ne le pensez

Image du satellite SUOMI-NPP montrant l’ensemble des massifs montagneux français enneigés, le 27 février 2019 à 13 h 17 UTC. © Météo-France

Les fondus de glisse sont aux abois. Ils craignent une fonte rapide du manteau neigeux en raison des températures presque estivales des derniers jours. Mais qu’ils se rassurent. La neige fond certes, mais relativement peu. Les cumuls en altitude sont encore généreux. Il n’y a donc pas d’inquiétude à avoir pour les vacances scolaires.

L’enneigement a reculé mais autant que les températures élevées ne le laissent penser

La raison : un soleil bas sur l’horizon (nous ne sommes que fin février) et une grande sécheresse de l’air. Ces paramètres associés constituent le processus physique de sublimation. Il empêche la fonte rapide de la neige de surface. Voici la vidéo qui explique le phénomène de fonte.

Trois semaines d’anticyclone

Hormis les quelques flocons tombés les 10 et 11 février, il fait sur les Pyrénées depuis le 5 février. Et malgré des températures élevées pour la saison les cumuls de neige sont encore abondants. Les stations de ski bénéficient d’un bon enneigement grâce aux chutes abondantes du mois de janvier.

  • Il reste entre 50 et 70cm vers 1200 à 1500m en fonction des versants en moyenne montagne. Les hauteurs de neige sont de 60 cm au Pont d’Espagne et à Peyresourdes, dans les Hautes-Pyrénées, 70 cm à Ascou-Pailhères, en Ariège. Dans les versants sud, la neige est présente à partir de 1600 ou 1700 m, quel que soit le massif.
  • Vers 1800 m, les hauteurs de neige sont plus importantes, souvent proches d’1 m en versant nord. 90 cm à Gourette, dans les Pyrénées-Atlantiques, 1,20 m à Luz-Ardiden, dans les Hautes-Pyrénées, 75 cm sur le plateau de Beille, en Ariège. En versant sud, les quantités sont en revanche bien plus modestes : 30 cm dans la moitié ouest de la chaîne, 5 à 10 cm plus à l’est.
    À haute altitude, au-dessus de 2000 m, les hauteurs de neige atteignent, en versant nord, 1,40 m à 2 m, selon le massif et l’altitude ; en versant sud, ces hauteurs sont environ moitié moindres. Pour ces altitudes, ce sont des hauteurs un peu inférieures aux valeurs de saison.
  • L’est des Pyrénées est moins enneigé : dans le nord de la Cerdagne, la neige débute vers 1500 m d’altitude en versant nord, pour atteindre 1 m au-dessus de 2000 m ; En versant sud, elle débute vers 1600 m. Dans le sud du plateau de Cerdagne, l’enneigement est nettement plus faible ; au Canigou, par exemple, à 2150 m d’altitude, la hauteur de neige se situe vers 35 cm, pour une moyenne à cette époque de l’année de 1 m.

Illustration de la fonte entre le 7 et le 28 février

26 Fév

Ski : si la chaleur actuelle entame le manteau neigeux, les conditions d’enneigement dans les Pyrénées restent excellentes

©Webcam Barèges / Tournaboup

Il fait chaud pour une fin février en France mais aussi sur les Pyrénées. Mercredi sera la journée la plus chaude. Conséquence, la neige fond. Mais fort heureusement pour ceux qui ont choisis de passer leur vacances au ski, il reste encore suffisamment de neige pour skier dans de bonnes conditions.

Il y a les optimistes qui profitent d’un soleil radieux en descendant les pistes visage au vent. Et il y a les pessimistes qui s’inquiètent de la disparition de la neige. Il est vrai que le thermomètre va encore grimper atteignant son paroxysme mercredi après 10 jours de douceur exceptionnelle qui va encore durer. Les modèles météo annoncent une fin de semaine globalement ensoleillée et surtout chaude. Les 25 degrés sont atteints au pied des Pyrénées et sur le Sud-Ouest en général. Mercredi, on attend 26 à Saint-Girons, 25 à Luchon Super-Bagnères, Luz Saint-Sauveur, Tarbes et Prades et 15 degrés à 1500m.

Cela fait 20 jours que la chaîne des Pyrénées n’a pas aperçu le moindre flocons. Et 10 jours que l’ensoleillement est à son maximum. De nombreux records sont déjà tombés dans le nord de la France. L’ensoleillement de ce mois de février est hors norme.
Il est donc normal que la neige fonde à grande vitesse. Mais que les anxieux se rassurent, il en reste encore beaucoup. Car on partait avec une bonne avance et des cumuls qui dépassaient les 2m au-dessus de 2000m d’altitude. Environ 50 à 70cm de neige cumulée ont fondu en une dizaine de jours (pluie et chaleur) ce qui laisse encore une bonne couche pour pratiquer le ski.

Donc pas d’inquiétude à avoir sur la suite de la saison de ski dans les Pyrénées. D’autant que les prévisions à 10 jours annoncent un changement radical de temps et un retour à des conditions hivernales vers le 4 ou 5 mars. La neige devrait à nouveau tomber sur le massif et redonner le sourire aux plus pessimistes.

Aussi en attendant, on profite de l’isotherme qui s’envole pour admirer des paysages souvent cachés par jour de mauvais temps.

12 Fév

Le Grand Tétras, oiseau emblématique des Pyrénées, est impacté par le changement climatique

Emmanuel Ménoni
©France 3 Occitanie / Marc Raturat

Avec l’Izard et le desman, le Grand tétras est un animal emblématique des Pyrénées. Emmanuel Ménoni étudie cet oiseau depuis plusieurs années. Ses observations révèlent que l’oiseau s’adapte progressivement aux effets du changement climatique. Il vient de sortir un livre.

Comme l’isard ou le desman le Grand tétras fait partie des animaux emblématiques des Pyrénées. Emmanuel Ménoni travaille pour l’Office National de la chasse et de la faune sauvage, et son sujet d’étude est le Grand Tétras. Il le traque été comme hiver depuis 50 ans, d’abord dans sa Savoie natale, puis dans les Pyrénées, qui comptent la population la plus importante de France avec 5500 individus.
Lors de ses observations, il a constaté que les dates d’éclosion des œufs étaient de plus en plus précoces. Une évolution qu’il impute à une adaptation du comportement de l’oiseau au changement climatique. L’oiseau saura-t-il survivre ? Il est trop tôt pour le savoir.

Des cranes, des plumes mais aussi beaucoup de chiffres et de statistiques tirés du terrain fournissent le matériau de base de ses études qui ne se limitent pas à de la théorie pure. Ses travaux servent aussi aux forestiers, aux éleveurs ainsi qu’aux professionnels du tourisme. Exemple à Luchon, grâce à ses conseils l’aménagement d’une piste de ski a permis de faire passer la population de cinq individus à une vingtaine.
Il a publié un livre qui peut intéresser aussi bien les spécialistes que les amateurs de nature.

Marc Raturat et Eric Coorévits se sont rendus à Villeneuve les rivières :

24 Jan

En images : réveil sous des monceaux de neige dans les Pyrénées

A Cauterets, presque 1m, en bas des pistes
©ESI Cauterets

Alors que le retour au calme se fait petit à petit ce jeudi, les Pyrénées se réveillent après 48h d’intempéries dans des paysages bien différents. Le soleil est revenu sur la partie orientale de la chaîne. Les chutes de neige devraient cesser dans la journée partout. Avant un petit retour pour le week-end.

Dans les Pyrénées-Orientales, les cumuls ont atteint 15 à 35 cm sur le Haut Conflent, le Haut Vallespir et la Cerdagne et 40 à 60 cm sur le Capcir et le Puymorens. Et c’est encore plus sur la partie centrale et ouest des Pyrénées. A Cauterets, en bas des pistes, la hauteur de neige est impressionnante.

Le télésiège de la Soum de la Matte de la station de Saint-Lary est enseveli sous au moins un mètre de neige. Un gros travail de déneigement s’impose avant sa remise en service.


A Peyragudes depuis le début des intempéries, il est tombé un mètre 10 de neige.

Plus bas dans la vallée de Cauterets, la ville se réveille bien blanchie.

La route de Gavarnie est bien encombrée. Les images du déneigement tôt ce matin sont impressionnantes.

Vers 1700m, à Luz-Ardiden, on ne voit plus le jour tellement les fenêtres d’un bâtiment sont encombrées

Dans les Hautes-Pyrénées, le village d’Aragnouet (1260m) est dans la poudreuse.

Lire ici : le point sur les conditions dans les Pyrénées
Lire ici : les difficultés de circulation dans les Pyrénées-Orientales