17 Nov

VIDEO : les images impressionnantes au coeur de l’avalanche qui a emporté le rider pyrénéen Victor De Le rue

Capture écran vidéo film « Défiance » The North Face

Le tournage du dernier film promotionnel « Defiance » de the North Face en Colombie britannique au Canada, n’a pas été de tout repos pour le snowboarder de Saint Lary Victor De Le rue. Les images captées par sa go-pro sont impressionnantes. Équipé d’un sac Airbag, il s’en est sorti secoué mais indemne.

Lors du tournage du film « Defiance » pour la marque d’équipements de sport de montagne « The North Face », trois snowboarders de l’extrême, le Pyrénéen Victor de Le Rue, l’Américain Jake Blauvelt et la Canadienne Leanne Pelosi se sont lancés sur des pentes vertigineuses des Rocheuses Canadiennes en Colombie britannique. Mais le manteau neigeux étaient loin d’être stabilisé. Deux avalanches se sont produites, dont l’une emportant Leanne Pelosi.

Une seconde est partie lors du passage de Victor De Le Rue. La vidéo (à partir de 6’10’’) montre avec quelle violence le corps est secoué quand on est pris lors d’une telle avalanche. Une caméra installée sur un drone permet d’évaluer la taille de la coulée.

L’aventure s’est bien terminée pour les deux riders qui sont équipés d’un sac Airbag qui permet après le déclenchement de ne pas se retrouver totalement ensevelis sous les monceaux de poudreuse.

D’autres vidéos toutes aussi spectaculaires sont publiées sur son compte instagram.

07 Nov

Pyrénées : Météo France prévoit d’importantes chutes de neige sur le massif jusqu’à dimanche

Webcam lac de Gaube
Jeudi 7 novembre 8h00

La couleur blanche est désormais bien visible sur les sommets des Pyrénées. Un manteau neigeux significatif est en train de se constituer. De nouvelles chutes avec des cumuls significatifs sont annoncées par Météo France jusqu’en fin de la semaine.

La neige est déjà tombée en quantité depuis le 5 novembre, notamment sur l’ouest des Pyrénées. En seulement 24h, les cumuls de neige fraîche atteignent souvent 30 à 40 cm au-dessus de 1 800/2 000 m. L’est des Pyrénées a été moins servi. Mais, d’ici la fin du week-end, 20 à 40 cm supplémentaires sont attendus au-dessus de 1 800 m. Et même plus, jusqu’à 50 cm supplémentaires sur les Pyrénées-Atlantiques.

Ce jeudi 7 novembre, la neige tombe drue sur la Pierre Saint-Martin dans les Pyrénées-Atlantiques

De la neige à 1000m d’altitude

Météo France indique que c’est le courant d’altitude de nord-ouest, humide et froid en altitude, qui apporte cette neige. Des flocons qui pourront descendre à moyenne altitude. Ce jeudi, les flocons tombent jusqu’à 1300 mètres ce jeudi. Elle est annoncée autour de 1000 mètres d’altitude entre jeudi et vendredi.

Les stations de ski ne sont pas encore ouvertes mais elles affichent un sourire de circonstance, alors que la mise en vente des forfaits saison, est ouverte pour tous les domaines skiables alpins et nordiques. Les dameuses sont en marche et avec le froid la production de neige artificielle est désormais possible.

A Cauterets, il est déjà tombé une quarantaine de cm de neige fraîche.

Si les conditions se maintiennent, et qu’un redoux, ne réduit pas à néant, les premières neiges, les ouvertures de domaines skiables annoncées pour la fin du mois de novembre pourraient avoir lieu. Notamment la station des Pyrénées-Orientales de Porté-Puymorens, ou encore Les Angles, souvent les premières à amorcer la saison sur le massif des Pyrénées.

Des cols fermés à la circulation

L’arrivée un peu en avance de la neige en quantité a entraîné la fermeture des cols Cols du Tourmalet, d’Aubisque et le Port de Balès dans les Hautes-Pyrénées.

04 Nov

VIDEO – Les images rares d’un gypaète barbu prenant un bain rafraîchissant dans les Pyrénées espagnoles

Gypaète barbu
©Philippe Clément

Apercevoir un gypaète barbu est rare et difficile, assister à son bain, l’est encore plus. C’est ce qu’a pourtant réussi à capter Javier Barrio de Pedro, un agent du Parc national d’Ordesa dans les Pyrénées aragonaises.

La vidéo a été dévoilée par « El Diario del Alto Aragon« . Un gypaète barbu, surnommé le casseur de pierres, a été filmé fin août dans le vasque du canyon d’Anisclo, alors qu’il prenait « avec un certain contentement » un bain dans le parc national du Mont Perdu et d’Ordesa.

Le rapace est le plus rare d’Europe. Sa population réussit à progresser grâce à un suivi scientifique important en France et en Espagne. En 50 ans, le nombre de couples dans le Parc Nationale des Pyrénées est passé de 3 à 4 couples à 14 couples en 2016.

15 Oct

Premier rafraîchissement et premières neiges, les Pyrénées se réveillent en blanc ce mardi

Capture image webcam Piau Engaly, vallée du Badet mardi 15 octobre à 8h30

La neige est tombée dans la soirée et dans la nuit de lundi à mardi sur les Pyrénées. Les flocons sont descendus en-dessous de 2000m. Il ne s’agit que de quelques centimètres. La circulation en montagne n’est pas perturbée.

Ce sont les premières chutes de neige du mois d’octobre. La quantité de neige n’est pas importante, mais elle arrive juste à temps pour refroidir les sols. D’autant que le saupoudrage est arrivé jusqu’à 1800m d’altitude. Depuis l’hiver dernier, il n’a neigé qu’une fois sur le massif en septembre. Un saupoudrage qui n’a pas résisté longtemps aux journées chaudes de septembre.

Les chutes de neige se poursuivent ce mardi matin :

Voici les premières photos glanées sur la toile.

A 2400m en Andorre au col d’Invalira, la neige accompagnée de vent a comencé à tomber dans la soirée de lundi

Images de webcam, Cauterets, Piau Engaly, Luz Saint-sauveur

La neige n’a pas boudée le versant espagnol

17 Sep

A Superbagnères, le grand tétras prospère à proximité des remontées mécaniques

©Philippe Clément MAXPPP

Le grand tétras est le plus grand galliforme sauvage européen. Il se plait dans les Pyrénées où on peut le retrouver sur une 20aine de territoires. Il fait l’objet d’un suivi méticuleux car sa survie est précaire. Une équipe de reportage a suivi une opération de baguage.

Le grand tétras ne se laisse pas approcher facilement. Et encore moins capturer. Pour y parvenir, les agents de l’Office National de la chasse et de la forêt ont mis en place des pièges particuliers qui ressemblent à des nasses à poissons. Ils tablent sur la curiosité et l’appétit de l’animal pour le piéger.
L’objectif de cette manœuvre est de pouvoir équiper les oiseaux de colliers GPS qui vont fournir tout au long de leur vie une multitude de renseignements sur leur mode de vie, leurs déplacements.
Si l’animal est sauvage, il s’est bien adapté à un environnement façonné par l’homme. Dans les trouées de la forêt crées par l’homme pour le besoin des remontées mécaniques de la station de ski de Superbagnères dans la Haute-Garonne.

Marc Raturat et Lorenza Pensa ont suivi Bruno Barnoud, technicien ONCFS sur les pistes de ski de Superbagnères

En savoir plus sur le Grand Tétras ou coq de Bruyère.
Il se caractérise une apparence différente entre les mâles et les femelles appelées poules.
Les mâles, dominés par des teintes noires et brun sombres, sont deux fois plus gros que les femelles, qui sont de couleur brun roux.
L’aire de présence du grand tétras est à peu près stable depuis trente ans dans les Pyrénées. On le trouve dans des hêtraies sapinières, des sapinières et des hêtraies pures, des pineraies de pins à crochets sur sol acide mais aussi calcaire, des pineraies à pins sylvestre sur raisin d’ours (Arctostaphylos uva ursi), des pineraies sylvestres sur sol acides, des chênaies à chênes sessile (Quercus petraea), à partir du moment où ces forêts présentent, sur tout ou partie de leur surface, un couvert assez clair pour qu’une végétation de sous bois s’y développe.
L’espérance de vie peut atteindre 15 à 20 ans chez les coqs, un peu moins chez les poules.

10 Sep

Photos – Premières neiges de l’automne sur les Pyrénées

©Webcam GrandValira

Comme annoncé les flocons de neige sont arrivés sur les Pyrénées ce mardi matin. Il ne s’agit que d’un léger saupoudrage. Mais il est bien là vers 2000m. La montagne blanchit petit à petit. Un premier refroidissement annonciateur de l’hiver prochain.

Quelques cm sont déjà tombés sur les remontées mécaniques d’Ax-3-Domaines dans l’Ariège.

La Webcam du Pic du Midi montre la chute de flocons et le blanchiment des coupoles.

Même scénario dans les Pyrénées-Orientales, où la neige est bien présente sur la partie haute de la station des Angles, comme on le voit sur les webcams.

En Andorre, la neige est la bienvenue.

Si l’hiver n’est pas encore là, il se prépare. Ces premières images en sont le reflet. Le mauvais temps ne va pas durer. Dès mercredi, le retour du soleil et la remontée des températures fera fondre ce saupoudrage.

Ce mardi matin, la circulation routière n’est pas impactée.

20 Août

Premier saupoudrage de neige sur les plus hauts sommets des Pyrénées

©Webcam Pica d’Estats

Chaque année ou presque à la mi-août, les flocons tombent en faible quantité sur le relief des Pyrénées. Dans la nuit de lundi à mardi 20 août les précipitations importantes et la chute brutale des températures ont fourni les premiers flocons. Aux alentours 3000m d’altitude, les sommets se sont parés d’un léger manteau blanc.

Nous sommes aux portes de l’automne, particulièrement en montagne où le temps est toujours plus contrasté. Où les événements météo prennent un ampleur plus grande. Les pluies tombées en quantité en plaine et en montagne ont apporté des flocons sur les plus hauts reliefs des Pyrénées. Quelques flocons seulement, on ne peut pas à l’heure actuelle parler de cm. C’est donc un petit saupoudrage qui va disparaître dans les heures qui viennent avec le retour d’un temps plus clément dont il s’agit.

Ce mardi matin, il neigeait au Pic du Midi (2877m). Comme en atteste la vidéo.

En Aragon, côté espagnol sur le sommet du Posets. Même constat. Avec un petit air d’hiver aux alentours de 3000m.

Au loin, l’Aneto, plus haut sommet de la chaîne, légèrement blanchi

06 Août

Une mission scientifique étudie les effets du réchauffement climatique sur la flore des Pyrénées

Vue sur le Vignemale depuis le pic de Labas
©Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées

Une équipe du conservatoire botanique national des Pyrénées a passé 3 jours en juillet à presque 3000m d’altitude dans les Pyrénées. Objectif de la mission : évaluer les effets du réchauffement climatique sur la flore des sommets pyrénéens. Une autre exploration sera conduite dans 7 ans pour faire la comparaison.

La température a augmenté de 1,2°C en moyenne dans les Pyrénées en 60 ans

Entre 1949 et 2010, la température moyenne enregistrée dans le massif a progressé de 1,2 °C tandis que les précipitations ont diminué de 2,5% en moyenne. A cette constatation générale, il faut toutefois préciser que des variantes non négligeables interviennent en fonction des versants, des vallées et de leur exposition. Mais dans tous les cas, les scientifiques pensent que la chaîne des Pyrénées présente un haut degrés de vulnérabilité face au changement de climat.

Un programme transfrontalier pour étudier l’impact sur la flore

Le nom du programme de recherche mené par le conservatoire botanique est FLORAPYR. L’opération consiste à faire des inventaires floristiques et à les comparer au fil des années. Plusieurs sites ont déjà été étudiés, notamment dans les Pyrénées espagnoles aragonaises et dans la partie française orientale. Dans les Pyrénées centrales, l’étude porte sur 4 sommets situés non loin les uns des autres et peu fréquentés par les randonneurs, afin que la nature étudiée soit la plus intacte possible.

Deux premiers sommets, le petit pic Cardal (2312m) et le pic du Cardal (2563m) ont été étudiés en 2018.

Fin juillet 2019, ce sont le pic du lac des Gentianes (2729m) et le pic de Labas (2947m) qui ont été faits l’objet des explorations floristiques.

Installation d’un quadrat pour effectuer un relevé de végétation
©Conservatoire botanique des Pyrénées

L’objectif pour le conservatoire est de revenir tous les 7 ans pour réaliser un nouvel inventaire, en suivant rigoureusement le même protocole, afin que les résultats puissent être comparés et faire l’objet à moyen terme d’une analyse sur les conséquences du réchauffement climatique.

Déploiement du protocle GLORIA au sommet du pic de Labas à 2947m
©Conservatoire de botanique national des PYrénées

Les prochains relevés sont prévus pour 202, 2033, 2040….

 

05 Août

VIDEO – A la découverte des Pyrénées… en train

Petit train d’Artouste
©MaxPPP / EMPORTES JEAN-MICHEL

Il existe de multiples façons de découvrir le massif des Pyrénées. Et parmi, les moyens mécaniques le train est une des variantes qui attire un grand nombre de touristes. Nous sommes montés à bord du petit train d’Artouste, du funiculaire du Pic du Ger et du train du Val de Nuria. Des ascensions spectaculaires.

Le petit train d’Artouste est le plus haut train d’Europe. Il circule à pus de 2000m sur 12kms de voie. 100 000 visiteurs grimpent à son bord chaque année pour un voyage extraordinaire. Construit sur un aplomb vertigineux, il a été façonné dans les année 20 par l’homme. Un voyage réalisé par Thierry Sentous et Marc Raturat.

Le funiculaire du pic du Ger offre un tout autre point du vue et une ascension rapide. Les 600m de dénivelé sont avalés en moins de 10 minutes pour le visiteur. Depuis le sommet à 951m d’altitude, la vue sur la cité mariale de Lourdes est imprenable.

Le train à crémaillère de Nuria en Espagne transporte chaque année 300 000 voyageurs. Il relie la vallée à l’ancien ermitage, transformé depuis en hôtel et à la station de ski en hiver. A la belle saison, c’est le point de départ de nombreuses randonnées.

La balade se décline avec ailleurs dans les Pyrénées, en particulier avec le petit train jaune dans les Pyrénées-Orientales. Au départ de Villefranche de Conflent, il emmène les voyageurs sur le plateau cerdan.

09 Juil

Pyrénées : le cirque de Troumouse désormais accessible uniquement par petit train

Cirque de Troumouse
©Google maps

Le cirque de Troumouse dans les Hautes-Pyrénées est une destination appréciée des randonneurs. Désormais l’accès aux départs des balades se fait via un petit train. L’idée est de protéger le site et d’éliminer les voitures à plus de 2000m d’altitude.

La protection de l’environnement est aussi une préoccupation dans les Pyrénées. Plusieurs accès aux départs de balades sont réglementés, au Pont d’Espagne, au Néouvielle, par exemple et désormais au cirque de Troumouse. Un cirque dont la notoriété est moindre que celle du cirque de Gavarnie mais dont le décor est tout aussi majestueux en raison de sa configuration et de ses parois impressionnantes.

Durant l’été, les visiteurs sont invités à laisser leur voiture le parking du site du Maillet. 250 places situées à trois kilomètres en avant du Cirque de Troumouse. De là, un petit train touristique prend en charge les randonneurs.

La navette fonctionne jusqu’à fin septembre, de 8h30 à 19 heures. Son coût est de 5 euros par adulte et de 3,5 euros par enfant de moins de 12 ans. Le stationnement au parking du Maillet est gratuit.

Pour les randonneurs matinaux, il existe la possibilité d’un stationnement intermédiaire à 500 mètres en aval du cirque de Troumouse, avant 8h30 (horaire de démarrage de la navette). Attention, le nombre de place est limité. Il convient d’arriver tôt pour stationner.

Nous sommes allés sur place pour nous rendre compte. Reportage de Régis Cothias et d’Emmanuel Fillon