03 Sep

Pourquoi certains parkings des Pyrénées sont-ils payants ?

Le Pont d'Espagne au dessus de Cauterets attire plus de 500 000 visiteurs par an ©MaxPPP

Le Pont d’Espagne au dessus de Cauterets attire plus de 500 000 visiteurs par an©MaxPPP

Certains sont étonnés, d’autres abondent, le fait de payer sa place de parking pour accéder à un site naturel n’est pas toujours compris. Stationner sur le parking du Puntas au pied du Pont d’Espagne est payant. Un prix forfaitaire qui permet à son gestionnaire, le Parc National des Pyrénées, d’assurer l’entretien des installations proposées au public.

5,50 €, c’est le prix à payer par véhicule pour pouvoir stationner sur le parking du Puntas au pied du Pont d’Espagne aux portes du Parc National des Pyrénées pendant une journée.

Pourquoi le parking est-il payant ?

L’idée est de limiter le nombre de véhicules qui stationnent en montagne et qui apportent de la pollution. La mise en place d’un système est issue de la volonté de re-naturaliser les sites remarquables, parfois des sites d’altitude.Il y a 30 ans on trouvait des véhicules jusqu’au chalet du Clot. Avec le parking actuel, les voitures sont cantonnées en un seul lieu organisé pour recevoir les 1800 véhicules jours présents au plus fort de la saison estivale soit 80 000 véhicules par an.
Afin de limiter les nuisances tout en développant le tourisme des navettes permettent de relier Cauterets et le Pont d’Espagne.

A quoi sert l’argent encaissé ?

En payant sa place de parking, le visiteur finance également l’accès au site protégé et aux installations qu’il va trouver tout au long de son parcours. L’entretien des structures d’accueil, des remontées, des sentiers et des aires aménagées pour la public sont incluses dans le prix. C’est la  rançon du succès. Le site reçoit 500 000 visiteurs par an. Des randonneurs plus ou moins avertis et habitués à marcher dans des zones natures de montagne qu’il faut accompagner dans leur appréhension du lieu.

Voici le reportage de Régis Cothias et Jean-Yves Bascands

 

 

01 Sep

Suivi du bouquetin dans les Hautes-Pyrénées : le jeune cabri Chiva en pleine forme

Le jeune cabri Chiva, photographiée le 25 août par Jean-Paul Crampe ©PNR

Le jeune cabri Chiva, photographiée le 25 août par Jean-Paul Crampe©PNR

Les 48 bouquetins qui constituent la population dans le Parc National des Pyrénées se portent bien. Tout particulièrement Chiva, tel est son nom, le cabri conçu et né dans le Parc. Le cabri, a désormais 3 mois et demi. Il s’est révélé être de sexe féminin et fait preuve d’une excellente vitalité. Premier signe de réussite du plan de réintroduction du bouquetin ibérique dans les Pyrénées françaises.

Des nouvelles de Chiva

Chiva (petite chèvre en espagnol) est née le 15 mai 2015. Son comportement observé par les équipes du suivi des bouquetins montre qu’elle est en parfaite santé. Un expert espagnol a relevé que son pelage est beaucoup plus épais que chez les cabris des sierras dont Isis sa mère est originaire. Il est vrai que Chiva supporta une importante chute de neige le lendemain même de sa naissance. sa vitalité se traduit par des comportements ludiques avec les autres femelles du groupe.

Une seule naissance en 2015 dans les Hautes-Pyrénées

Cela s’explique par  le petit nombre de femelles réintroduites en 2014 dans la période couvrant la durée nécessaire au cycle de reproduction (seulement quatre en âge de reproduction). Les 22 femelles lâchées en 2015 ont fait qu’il était trop tard en saison pour espérer d’elles de nouvelles naissances. Tous les espoirs se portent donc sur le printemps 2016.
Actuellement, 48 bouquetins, peuplent le Parc National des Pyrénées.

Les autres informations sur le suivi du bouquetin ibérique dans les Pyrénées

13 Août

Quelles sont les raisons du succès du parc animalier des Pyrénées d’Ayzac-Ost ?

Marmotte ©MaxPPP

Marmotte ©MaxPPP

Le parc animalier des Pyrénées d’Ayzac-Ost, près d’Argeles-Gazost dans les Hautes-Pyrénées, vient de se hisser à la 3ème place du classement des parcs francais par Tripadvisor. Un succès conforté par la venue de nombreux visiteurs. Ils sont plus de 2500 à s’y rendre chaque jour. Mais quelles sont les clés de cette réussite ?

Le parc animalier des Pyrénées, ce sont 600 animaux de 120 espèces différentes qui circulent en semi-liberté dans des enclos. Et le public a la possibilité d’évoluer tout près des animaux. Et pour ceux qui sont les moins dangereux, il est même possible de les caresser. Les marmottes font la joie des enfants, qui ont rarement l’occasion de prodiguer des caresses à ce rongeur réputé sauvage.

Son fondateur, Serge Mounard, privilégie la qualité du bien-être animal. Une politique qui semble payante pour les animaux mais aussi pour les visiteurs qui apprécient de pouvoir observer des animaux plein de vitalité.

Nous nous sommes rendus sur place, voyez ci-dessous le reportage de Cécile Fréchinos et Youshaa Hassenjee :

 

 

 

 

17 Juil

Le Parc National des Pyrénées décline la marque « Esprit Parc National »

Sortie de terrain du programme d'été du Parc national des Pyrénées, avec Philippe Fontanilles, juillet 2011. ©Maud Cadu/ PNP

Sortie de terrain du programme d’été du Parc national des Pyrénées, avec Philippe Fontanilles, juillet 2011.©Maud Cadu/ PNP

Etre marqué « Esprit Parc National » est pour les produits et les services qui ont reçu l’agrément  un gage de qualité. Le Parc National des Pyrénées décline sous la marque des hébergements, des sorties, des produits de l’artisanat, de l’élevage. Pour se distinguer chaque parc a sa version couleur du logo.

Des produits ancrés dans le naturel et le local

La marque répond à certaines exigences. Les produits et services doivent être issus de pratiques écologiques qui préservent la biodiversité et qui s’inspirent de la nature.
Des valeurs associées sont l’engagement, l’authenticité, le respect, le partage et la vitalité. Un cocktail indispensable garant de « L’esprit Parc national ».
Grâce à la marque, le PNR entend mettre en valeur des services qui vont dans le sens de la préservation et de la valorisation des patrimoines. Et des produits, qui sont soient issus de l’artisanat (objets en bois, textile en laine), soient des hébergements (13 dont dix gîtes et chambres d’hôtes, un hôtel et deux campings), soient des sorties découvertes (150 en tout organisées par les accompagnateurs en montagne). La liste des produits est disponible sur le site du Parc National des Pyrénées.

150 adhérents à l’horizon 2017

Actuellement « Esprit parc national » réunit 31 adhérents dans les Pyrénées. En 2017, le parc se fixe un objectif de 150. La liste des produits éligibles va s’agrandir. On y retrouvera prochainement le vin, les fromages, la restauration et les séjours.

 

 

07 Juil

Le pont d’Espagne, un des 25 grands sites touristiques des Pyrénées

Pont d'Espagne au-dessus de Cauterets (Hautes-Pyrénées) ©MaxPPP

Pont d’Espagne au-dessus de Cauterets (Hautes-Pyrénées)©MaxPPP

Le grand public connait le cirque de Gavarnie ou le Pic du Midi parmi les grands sites touristiques de Midi-Pyrénées situés dans les Pyrénées. Le pont d’Espagne au-dessus de Cauterets fait également partie de la liste des 25 ans. On vous y conduit pour une immersion dans la nature sauvage et la haute montagne.

Sauvage, pure, le pont d’Espagne est un des lieux incontournables et remarquables de Midi-Pyrénées. Chaque été, 3000 visiteurs par jour parcourent les sentiers qui mènent en haute montagne et conduisent les plus courageux au lac de Gaube puis plus haut au pied du Vignemale. Le site a été aménagé pour accueillir une masse importante de touriste avec la contrainte évidente de préserver la nature. Un des moyens consistant à délimiter les lieux de passage et à aménager des aires d’observation. Même si la nature même du relief forme à elle seule un rempart de protection naturel.

Le site du Pont d’Espagne fait partie du Parc National des Pyrénées qui a été fondé en 1967.

Bol d’air frais en altitude avec Christine Ravier et Jack Levé :

26 Juin

Nouveau lâcher de bouquetins dans le Parc National des Pyrénées

Isis et Jaime ©PNR / Jean-Paul Crampe

Isis et Jaime©PNR / Jean-Paul Crampe

Vendredi  26 juin 2015, sur le site du Clot à Cauterets, une dizaine d’animaux capturée en Sierra de Guadarrama sera lâchée dans le Parc national. Ils viendront agrandir la famille des bouquetins des Pyrénées.

En provenance du centre de l’Espagne, ils sont attendus sur le lieu du lâcher vers 19h00. Les parrains des 3 femelles bouquetins sont invités à assister au lâcher. En effet, le Parc a lancé une grande opération de récolte de fonds sous la forme de parrainage pour pouvoir acquérir des animaux supplémentaires. L’achat de trois femelles peut d’ores et déjà être réalisé grâce aux dons. Elles rejoindront leurs congénères dans le Parc national des Pyrénées lors du lâcher organisé après la rentrée scolaire.
Pour parraine un bouquetin ibérique.

10 Juin

Payez moins d’impôts en parrainant un bouquetin des Pyrénées

Lâcher de bouquetin au Clot au-dessus de Cauterets ©Thomas Friedrich - PNP

Lâcher de bouquetin au Clot au-dessus de Cauterets ©Thomas Friedrich – PNP

C’est une façon pour le moins originale de promouvoir l’appel aux dons nécessaire au financement de la réintroduction des bouquetins dans les Pyrénées. 66% du montant du don feront directement l’objet d’une réduction d’impôt sur la déclaration du donateur. Le Parc National des Pyrénées espère ainsi stimuler la générosité du public en mettant en avant les avantages fiscaux de l’opération. Voilà qui pourrait accélérer le repeuplement en bouquetin des Pyrénées.

Sur le site internet du Parc tout est clairement expliqué :

  • les dons ouvrent droit à une importante réduction fiscale : 66% de celui-ci vient en réduction de votre impôt sur le revenu dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Par exemple, un don de 100 € vous revient en réalité à 34 € et vous fait bénéficier d’une réduction d’impôt de 66 €)
  • et cerise sur le gâteau, vous recevrez une invitation à venir voir le lâcher du bouquetin que vous parrainez

Une trentaine de bouquetins sont actuellement en liberté sur les hauteurs de Cauterets. Or, la population n’est considérée comme étant viable qu’à partir de 200 individus. Pas besoin de faire les comptes, il en manque encore pour que le bouquetin puisse de façon pérenne repeupler les pentes des Pyrénées.

Les dons s’effectuent en ligne depuis le site internet du Parc National des Pyrénées.

09 Juin

Un pic à dos blanc capturé et bagué pour la première fois dans le Parc National des Pyrénées

Baguage Pic à dos blanc ©PNP / Fontanilles

Baguage Pic à dos blanc ©PNP / Philippe Fontanilles

Cette espèce d’oiseaux est rare. En France, elle n’est présente que dans la partie occidentale des Pyrénées. Pour cette raison, elle fait l’objet d’un programme de suivi des gardes-moniteurs du parc national des Pyrénées. Pour la première fois un des spécimens a été capturé et bagué.

Cela fait maintenant 5 ans que le pic à dos blanc bénéficie d’un programme d’étude de capture et de baguage mené par le Parc national  en partenariat avec le Groupe Ornithologique des Pyrénées et de l’Adour. Le pic à dos blanc est reconnaissable par sa calotte rouge pour les mâles et noire pour les femelles. Il a l’habitude de creuser des trous avec son bec dont il se sert comme habitat.

C’est dans la partie occidentale de la chaîne des Pyrénées que l’oiseau a trouvé les vieilles hêtraies avec de nombreux arbres morts dans lesquelles il évolue.

Pic  à dos blanc ©PNP Laurent Nédélec

Pic à dos blanc ©PNP Laurent Nédélec

Jérémy Bauwin et Philippe Fontanilles, des gardes-moniteurs  ont réussi à en capturer un et à lui poser une bague. Il s’agit d’une première sur un pic à dos blanc. Des mesures, des photographies ont été réalisées et quelques plumes ont été prélevées sur le volatile. Ces dernières serviront à effectuer une étude génétique qui permettra de vérifier l’existence d’une spécificité locale dans les Pyrénées, la sous-espèce lilfrodi. Puis, l’oiseau a été relâché et à retrouver le cours normal de ses activités.

Le Pic à dos blanc fait partie de la liste de l’Union internationale de conservation de la nature dans la catégorie « espèce vulnérable ».

 

26 Mai

En images : le 5ème lâcher de bouquetins dans les Hautes-Pyrénées

Lâcher du 25 mai au Pont d'Espagne ©Laurent Nedelec Parc National des Pyrénées

Lâcher du 25 mai au Pont d’Espagne ©Laurent Nedelec Parc National des Pyrénées

Pendant le week-end de Pentecôte, 7 nouveaux bouquetins venus de la sierra de Guadarrama, près de Madrid, ont été relâchés au Pont d’Espagne, au dessus de Cauterets. Ils viennent compléter le cheptel des 24 individus introduits l’été dernier. La population compte désormais 31 animaux. Voici le lâcher en images.

Voir ici le lâcher du lundi 25 mai

Il s’agit de 5 femelles et 2 mâles qui ont été capturés en Espagne pour être réintroduits dans les Pyrénées françaises. Ce cinquième lâcher dans les Hautes-Pyrénées est l’occasion pour les responsables du suivi des bouquetins de faire le point sur les réintroductions précédentes et sur l’acclimatation des animaux.

Un taux de survie de 94%

C’est un excellent résultat pour les équipes en charge du suivi. L’hiver a été assez rude et seul un mâle bouquetin parmi les 25 présents sur le massif a succombé emporté par une avalanche. Par ailleurs, un tout jeune cabri a vu le jour récemment. Cabri qui a été conçu dans les Pyrénées. De nouvelles naissances sont attendues prochainement.
Les animaux sont actuellement remontés, ils se sont positionnés sur des pentes assez raides en altitude à la recherche des premières pousses après la disparition de la neige.

Leur adaptation se passe très bien, comme le confirme Eric Sourp du Parc National des Pyrénées

Le plan bouquetin va se poursuivre avec de nouveaux lâchers notamment dans sa partie ariègeoise. L’objectif étant d’atteindre une population de 200 individus. Ce qui rendrait la population viable à moyen terme.

A l’horizon 2017 deux autres lieux pourraient accueillir des bouquetins sur les hauteurs de Luz-saint-Sauveur et Gèdre et également dans le Béarn.

18 Mai

VIDEO / Les premières images du cabri bouquetin conçu dans les Pyrénées (Cauterets)

Le bouquetin Isis et son jeune cabri ©PNP Jean-Paul Crampe

Le bouquetin Isis et son jeune cabri©PNP Jean-Paul Crampe

Avis de naissance ! Isis, le bouquetin mascotte de la réintroduction de l’espèce bouquetin dans les Hautes-Pyrénées (au dessus de Cauterets) vient de donner le jour à un premier cabri conçu dans les Pyrénées. Preuve que l’espèce est capable de s’acclimater et de se reproduire dans le massif.

Depuis plusieurs jours, la femelle s’était éloignée de son mâle et évitait les déplacements. Pour les gardes chargés du suivi, il s’agissait d’un signe avant coureur de naissance. C’est chose faite, ce jeune individu né sur les pentes des hautes-Pyrénées, vient compléter le cheptel venu d’Espagne. Sur les images, on voit le explorer les alentours.

Le petit est né selon toute vraisemblance vendredi dernier. L’observation du jeune animal montre sa curiosité à explorer son habitat. Les pentes raides et étroites ne lui font pas peur. Et comme toute maman, Isis garde un oeil inquiet et vigilent sur sa toute jeune progéniture.

La population des bouquetins du Parc national des Pyrénées, compte 23 individus (un des mâles étant mort cet hiver). 24 bouquetins (7 femelles et 17 mâles) avaient été lâchés au total. Avec ce dernier né, le cheptel remonte à 24 bouquetins.

Le 12 mai dernier, c’est du côté ariégeois qu’une naissance avait été observée. En effet, des bouquetins capturés en Espagne avaient été lâchés dans le cirque de Cagateille. la famille des bouquetins pyrénéens devraient prochainement s’agrandir. Des femelles gestantes ont été observées.