19 Jan

Quand les gendarmes s’entraînent à retrouver les victimes d’avalanche

Le chien dégage la personne ensevelie. ©Maria Laforcade / France 3 Midi-Pyrénées

Le chien dégage la personne ensevelie.
©Maria Laforcade / France 3 Midi-Pyrénées

Le chien est le meilleur ami de l’homme, c’est aussi vrai pour les gendarmes spécialisés dans le secours montagne. Ils travaillent avec des bergers belge pour localiser et dégager les personnes ensevelies sous des avalanches. 25 compagnies de gendarmes existent en France et pour la première fois, elles sont dans les Pyrénées pour des exercices grandeur nature.

Notre équipe les a suivi pendant une journée de stage :


Les gendarmes de haute montagne en stage dans les Pyrénées pour s’entrâiner à la recherche des victimes d’avalanches

Toutes les équipes cynophiles spécialisées dans le sauvetage avalanche sont en stage à Barèges depuis la semaine dernière. Les gendarmes font un stage annuel de remise à niveau qui sert à la fois à vérifier les compétences des équipes déjà en activité et de stage de fin d’études pour ceux qui sont encore en formation.

Ils réalisent des exercices grandeur nature lors desquels ils enterrent une personne sous la neige. L’équipe doit alors la retrouver.

En 40 ans d’existence, c’est la première fois que les gendarmes viennent faire un stage dans les Pyrénées. 25 équipes sont réparties entre les différents massifs français. Elles sont aidées par des chiens de race Berger belge Malinois.

L’exercice en quelques photographies :

18 Jan

Au Mourtis, les secours en montagne s’entraînent à la recherche de victimes d’avalanche

©France 3 Midi-Pyrénées

©France 3 Midi-Pyrénées

Une belle couche de neige fraîche et du grand beau temps, les ingrédients sont réunis pour attirer les skieurs sur les pistes de ski et en hors pistes alors que le risque d’avalanche est encore marqué. Au Mourtis, les secours s’entraînent régulièrement à localiser et dégager les victimes. Le temps est un facteur clé pour leur survie.

La saison dernière une cinquantaine d’avalanche ont fait 40 blessés dont 21 décès. Randonner, skier sont des activités à risque en raison du risque d’avalanche qui évolue quotidiennement selon les conditions météorologiques et selon les secteurs et les expositions dans le massif.

Les secours interviennent régulièrement à proximité des pistes des ski. Au Mourtis, petite station familiale de la Haute-Garonne, ils s’entraînent régulièrement. Explications d’Eric Coorévits et Olivier Denoun.

 

17 Jan

La station de ski de Saint-Lary bien organisée pour gérer l’importante quantité de neige

©France 3 Midi-Pyrénées

©France 3 Midi-Pyrénées

A Saint-Lary, comme partout dans les Pyrénées, la neige est tombée en quantité en quelques jours à peine. C’est bien entendu une bonne nouvelle pour la station. Mais cela implique la mise en oeuvre d’un gros travail de sécurisation des pistes. Le risque avalanche est encore élevé. La station s’organise.

Dans les Pyrénées, il est fréquent de passer en quelques jours, d’un déficit notoire de neige, à de grosses quantités. Mais avec les importants cumuls, c’est tout un travail de sécurisation du domaine skiable qu’il faut mettre rapidement en route et qui mobilise une équipe d’artificiers. C’est la condition pour pouvoir un maximum de pistes en toute sécurité.
A Saint-Lary, les tirs déclenchement des avalanches ont débuté dès lundi et doivent se poursuivre ce mardi matin. Dans les conditions d’enneigement actuels, ils sont indispensables. En attendant, le retour du beau temps prévu mercredi, les pisteurs s’activent.

Notre équipe de Tarbes s’est rendue sur place :

16 Jan

La circulation reste très difficile, voire impossible en altitude, dans les Pyrénées

La Mongie ce lundi 16 janvier 2017. ©Grand Tourmalet

La Mongie ce lundi 16 janvier 2017. 
La route de La Mongie est fermée à partir du village de Gripp. ©Grand Tourmalet

Après un week-end neigeux et tempétueux, les Pyrénées sont encore, ce lundi, sous de fortes précipitations neigeuses à partir de 1000 m d’altitude. La couche de neige continue de grossir pour atteindre 70 cm supplémentaires à 1 m au-dessus de 1500 m sur l’ouest. La circulation routière est très délicate à partir de 700m. Les routes d’altitude sont fermées.

Avec les importants cumuls de neige et ceux à venir, les routes d’altitude ne sont pas sécurisées. Le risque de déclenchement naturel d’avala,nche est fort. Aussi, de nombreuses routes ont été fermées à la circulation. C’est la cas de la RN20, dans l’Ariège. Les axes routiers menant au Puymorens et en Andorre sont coupés à la circualtion à partir d’Ax Les Thermes. Il est donc impossible de se rendre en Andorre.

Laurent Winsback et Pasacal Dussol était sur place ce lundi matin :

L’accès vers l’Andorre interdit en raison des risques d’avalanche

Les villages de l’Hospitalet près d’Andorre et de Merens dans l’Ariège sont actuellement coupés du monde. La RN320 en direction du tunnel du Puymorens est fermée à tous les véhicule à partir de la Vignole.
Le site info route 09 permet de faire le point sur la situation en Ariège.

Dans les Hautes-Pyrénées, même situation. Les équipements spéciaux sont nécessaire pour circuler en fond de vallées. Et de très nombreuses routes menant au cols et aux stations sont actuellmeent fermées. Comme la station de Beille dans l’Ariège, la station du Val d’Azun a décidé de ne pas ouvrir en raison de l’accès difficile

La route enter Saint-Lary Soulan et le pla d’Adet est fermée, idem pour la route conduisant col d’Azet en vallée d’Aure. D’autres routes restent pour l’heure impraticables. Le tunnel de Bielsa est également fermé. Pour suivre la situation en temps réél, vous pouvez consulter le site info route 65.

Une alterte avalanche émise par Météo France est en cours sur 4 départements des Pyrénées.

13 Jan

Pyrénées : un mètre de neige dans le week-end, risque d’avalanche marqué

©Facebook Hautacam. la station ouvre samedi 14 janvier 2017

©Facebook Hautacam. La station ouvre samedi 14 janvier 2017

Entre vendredi et lundi, c’est 1m de neige fraîche qui doit s’accumuler dans les Pyrénées au-dessus de 1800m. Un point positif pour les stations de ski qui souffraient en début de saison du manque de neige mais un mauvais timing. Les skieurs préférent le beau temps pour fréquenter les pistes.

La neige tombe dans les Pyrénées : la preuve en vidéo

On la voulait, elle est là et bien là.


Il neige presque en continu depuis le début de la semaine et cela devrait se poursuivre tout au long du week-end avec des chutes de neige copieuses en altitude et plus clairsemées dans les vallées. Les vallées et même les plaines dès dimanche soir seront impactées par les flocons.

 

L’agence de surveillance météo Keraunos prévoit jusqu’à un mètre de neige fraîche au delà de 1800m, idéal pour enneiger les fronts de neige des stations de ski.

Des conditions hivernales qui seront accentuées par le retour des températures négatives et même polaires en milieu de semaine prochaine.
Ce qui laisse entendre que la neige au sol tiendra et que les plaques de verglas seront fréquentes.

L’apparition de la neige est associée à de fortes rafales de vent surtout en altitude. L’effet cumul sera donc amoindri car la neige sera soufflée sur les crêtes et les sommets. Mais dans le même temps d’importantes congères se formeront ainsi que des plaques susceptibles de descendre au passage d’un skieur.
L’épisode neige-vent est prévu jusqu’à lundi inclus. Mardi sera marqué par le retour du beau temps et le vrai froid qui s’installe pour quelques jours.

Le risque d’avalanche déjà marqué va s’intensifier au cours du week-end

Effet direct d’un telle accumulation : l’instabilité du manteau neigeux. Vendredi le risque est évalué à 3 sur l’échelle des risques qui compte 5 niveaux.

Randonneurs, skieurs soyez prudents. Le risque est susceptible d’augmenter dans les heures qui viennent.

05 Jan

Des pictogrammes pour remplacer les drapeaux pour signaler les risques d’avalanche en stations de ski

MaxPPP

MaxPPP

De nouveaux pictogrammes pour prévenir des risques d’avalanche vont faire leur apparution sur les pistes de ski dès cet hiver dans les Alpes et dans les 3 ans à venir dans les Pyrénées. 5 niveaux de graduation ont été créés pour indiquer les niveaux du risque gradués de faible à très fort.

Dès cet hiver de nouveaux panneaux de signalisation vont appraître sur le bord des pistes de ski. Ils vont remplacer les drapeaux pour donner le niveaux de risque des avalanches. Chaque pictogramme est accompagné d’un message plus précis à destination des skieurs hors-piste dans les stations de sports d’hiver.
Accessibles sur les applications smatphone des grandes stations et déployés sur tous les supports numériques, ces panneaux vont s’installer progressivement dans les stations.

Cinq niveaux ont été établis (très fort, fort, marqué, limité, faible). Ils sont assortis d’un code couleur facilement identifiable. C’est donc la fin annoncée des drapeaux jaune, damier jaune et noir et noir qui doivent disparaître dans les trois prochaines années.

Nouvelle signalétique avalanche.

Nouvelle signalétique avalanche.

Cette nouvelle signalétique a été testée pendant 3 mois dans 8 stations du massif alpin et sur les réseaux sociaux.
Le projet a été initié par les Domaines skiables de France et l’ANMSM ( Association Nationale des Maires de Stations de Montagne).

11 Mai

VIDEOS : chutes de neige tardives dans les Pyrénées

Capture d'écran

Capture d’écran

Les Saints de glace, portent bien leur nom. Chaque année, ils marquent une période de froid au milieu du printemps. C’est vérifié ! La preuve sur ces images dans les Pyrénées espagnoles, où la neige tombe à gros flocons. Les pistes de la station aragonaise Formigal Panticosa sont à nouveau toutes blanches.

La neige a de nouveau repoudré les sommets. Ce matin, une avalanche s’est produite dans le cirque de Gavarnie au moment du séisme qui a touché les Hautes-Pyrénées vers 14h20. Le haut du cirque est saupoudré de neige fraîche.

Le début du printemps est particulièrement frais. En haute montagne, les précipitations ont souvent donné quelques centimètres de neige fraîche qui ont disparu aux premiers rayons de soleil.

Les Saints de glace débutent ce mercredi 11 mai avec la Saint Mamert, puis suivent la Saint Pancrace, le 12 mai, et la Saint Servais, le 13 mai. Ces Saints ont été remplacés sur le calendrier par Sainte Estelle, Saint Achille et Sainte Rolande.

18 Avr

Pyrénées : mi-avril, le risque d’avalanche reste élevé

Archive Avalanche ©MaxPPP

Archive Avalanche
©MaxPPP

Au printemps la météo est changeante et dégage souvent de forts contrastes. C’était le cas ces derniers jours dans les Pyrénées, où un grave accident s’est produit. Deux randonneurs ont trouvé la mort ensevelis dans une avalanche. En altitude le manteau neigeux est instable en raison de la présence de plaques à vent. Le risque d’avalanche reste élevé.

Alors qu’en moyenne montagne, le vent du sud a apporté un air de printemps, en altitude, la neige est présente en quantité. La première quinzaine du mois d’avril a été marquée les vents humides qui ont apporté  quotidiennement des chutes de neige en altitude, surtout sur les plus hauts sommets, favorisant la formation de plaques à vent. Alors qu’on est en plein boom de la saison de ski de randonnée et que les premiers randonneurs dépoussièrent les chaussures de marche.

Voir le reportage d’Amélie Poisson et de Marc Lasbarrères au Pont d’Espagne :


Neige de printemps, le risque avalanche important

Pourtant, en haute montagne les conditions météo ces derniers jours étaient mauvaises. Le fort risque d’avalanches évalué à 3/5 par les spécialistes montagne de Météo France sur les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne au dessus de 2300m. Cela s’explique par l’instabilité du manteau fait de neige de printemps lourde et humide. Les plaques sur les versants nord sont encore nombreuses d’où un risque élevé de déclenchements de coulées au passage de randonneurs. Par ailleurs, des avalanches naturelles sont susceptibles de se produire dans les pentes raides, de surface ou de fond et parfois de taille significative.

Les reliefs n’ont pas encore purgé les surplus. La plus grande prudence doit donc être observée dans les jours à venir. Le vent du sud est annoncé sur les crêtes ainsi que de forts contrastes au niveau des températures.

Ce dimanche, les trois randonneurs ont été pris au piège dans une avalanche qui s’est déclenchée sur la face nord-est du Pic du Midi. Elle les a attrapé à quelques centaines de mètres au-dessus du couloir des Poubelles, réputé difficile. deux d’entre eux ont trouvé la mort, le troisième enseveli au trois quart a alerté les secours et souffre de blessures légères. Ils évoluaient dans un secteur très pentu alors que les conditions météo étaient mauvaises.

 

 

07 Avr

De rares et belles images d’une avalanche à Gavarnie

Avalanche cascade Gavarnie webcam gite oxygène Gavarnie

Avalanche cascade Gavarnie
webcam gite Albergue Oxygène Gavarnie

Ce sont des moments rares que l’on n’a pas souvent l’occasion de voir. Car il est impossible de prévoir quand et aussi où, les avalanches vont se produire. Grâce aux images de la webcam du gîte Albergue de Gavarnie, on peut voir en replay l’avalanche qui s’est produite le 6 avril sur la grande cascade du cirque.

Une autre coulée de neige a été filmée en mars dernier

06 Avr

Prévention des avalanches : la manipulation des explosifs n’est jamais sans risque

Pisteur de Piau Engaly ©France 3 Midi-Pyrénées

Pisteur de Piau Engaly

Accident rarissime mais grave, un pisteur de la station de Cauterets a été sérieusement blessé la semaine dernière par l’explosion d’une charge destinée à provoquer des avalanches. Les circonstances de cet accident restent encore floues et imprécises mais cet accident rappelle que la manipulation de ces charges explosives n’est jamais sans risque.

A Piau-Engaly, 6 pisteurs-artificiers se relaient tout au long de la saison pour réaliser le PIDA de la station : le Plan d’Intervention et de Déclenchement des Avalanches à chaque chute de neige notable.
Pour Piau Engaly, 90 points de tir sont recensés dans ce document et selon l’importance des chutes mais aussi la surface à sécuriser, les pisteurs décident du nombre de tirs à réaliser. En fin de saison, par mesure d’économie certaines remontées sont inutilisées, plus de skieurs sur ces secteurs.

Vidéo // le reportage de Régis Cothias et Jean-Yves Bascands

La manipulation des explosifs en station nécessite calme et concentration

Différentes techniques pour déclencher les avalanches sont possibles, plus ou moins délicates et périlleuses. Le principe général est d’éviter le déplacement des pisteurs sur des pentes chargées de neige. Ainsi, lors de fortes précipitations, les avalanches peuvent être déclenchées par des charges explosives jetées depuis un hélicoptère. Rapide mais onéreux.
Autre procédé, le lancer manuel : les pisteurs se déplacent à ski avec des charges qu’ils jettent dans un couloir à purger. Une technique similaire mais beaucoup plus sûre consiste à placer ces charges sur un câble. Un téléski mais sans perche, le câble transportant uniquement une charge explosive accrochée à une corde. Le temps du déplacement de la charge est connu et les pisteurs « fabriquent » une mèche suffisamment longue pour que l’explosion se déroule à un endroit précis.

De toutes façons, les pisteurs manipulent des détonateurs pyrotechniques, des mèches qui lorsqu’elles se consument- dégagent une odeur semblable à celle de pétards après leur détonation.
La charge explosive est contenue dans des espèces de boudins d’une trentaine de cm de long. Avant toute manipulation, les pisteurs doivent recenser et inscrire les explosifs utilisés… une façon d’assurer la traçabilité de ces matières potentiellement dangereuses.
La préparation des charges consiste à fabriquer une mèche munie à un bout d’un « inflammateur » et à l’autre bout un détonateur. La longueur de la mèche varie selon le temps nécessaire pour que la charge explose à l’endroit précis du point de tir.

Calme, méthode, division des tâches permettent aux pisteurs d’effectuer ce travail régulier mais surtout pas routinier. Principal ennemi, la précipitation. Et pourtant ce travail doit être réalisé avant l’ouverture des pistes… sauf à maintenir fermées des remontées mécaniques donnant accès à des secteurs non sécurisés.
Après une formation initiale de 2 semaines, les pisteurs doivent suivre chaque année en début de saison un « recyclage », en clair une révision des méthodes et pratiques dans l’usage des explosifs.

Régis Cothias