16 Mar

Retromobile 2022, des voitures et des livres insolites

 

Retromobile est le rendez-vous des passionnés, des collectionneurs et des amateurs d’automobiles… avec des exposants qui ne manquent parfois pas d’humour… Vincent et Piou-Piou sont les respectables créateurs de la Bédégnoire, cette insolite voiture-baignoire qui est dotée d’un moteur mono cylindre 2 temps et qui peut atteindre la vitesse respectable de 50 km/h !

Mais malgré sa dénomination, peut-on la classer parmi les caisses à savon ?

Une autre photo de la Bédégnoire

La Bédégnoire n’est pas la seule voiture insolite de cette édition… Outre les voitures amphibies datant du précambrien, les voitures à hélice et autre auto-plume semblant sorties de l’imagination de Jules Verne, on remarque la Microcar Mopetta, la « plus petite voiture cabrio du monde » est vendue pour la somme modique de 25.000 euros. Avis aux amateurs !

 

La Microcar Mopetta

 

Mais il existe bien d’autres « microcars », tel que ce modèle Messerschmitt KR 175, exposé aussi sur le salon…

… et qui fait la couverture de l’étonnant ouvrage « Microcars stories » de Jan de Lange, aux éditions Drivers…

© Amandine Gazeau & Bob Garcia

Retromobile 2022, « Les teuf teuf », une plongée dans l’histoire de l’automobile

 

Darracq Comme toujours, le salon Retromobile est riche en attractions et découvertes. L’édition 2022 ne déroge pas à la règle !

L’Association des collectionneurs de voitures anciennes « Les Teuf Teuf » expose cette année 5 véhicules emblématiques de la marque Darracq :

  • La Type C de 1901
  • La Type H de 1904
  • La Type RRX de 1910
  • La Type TT113 de 1913
  • La Type V15 de 1920

Tous ces véhicules seront présentés dynamiquement à l’extérieur des halls 7, 2 fois par jour.

Toutes les informations ici !

Pour aller plus loin, on pourra lire le fascinant ouvrage « L’automobile, histoire d’une révolution – 1880 – 1950 de jean », de Jean-Louis Festjens collectif, Editions Michel Lafon

Présentation de l’éditeur :

Premier magazine illustré de son époque, L’Illustration a été le témoin privilégié de l’apparition puis du développement irrésistible de l’automobile, ainsi que de la véritable révolution qu’elle a engendrée dans les modes de vie. Tout d’abord considérée comme une bizarrerie pour riches-oisifs, puis comme un sport, l’auto devient après la Grande Guerre un phénomène populaire, qui modifie le pays en profondeur. Les villes et les routes s’adaptent bientôt à ce nouveau moyen de locomotion qui permet aux Français de partir en week-end, en vacances, et de découvrir le tourisme. La signalisation routière, les feux rouges, le code de la route apparaissent. Le design, la publicité, la mode se développent autour de la voiture. De l’automobile à vapeur de Dion-Bouton à la 2CV en passant par les luxueux cabriolets de la Belle Epoque, les belles américaines des années 1950, des premières traversées du Sahara jusqu’aux raids de la Croisière jaune, de l’âge d?or des rallyes à la création des Vingt-Quatre Heures du Mans : un panorama complet et foisonnant de l?histoire de l’automobile à travers les plus belles pages de L’Illustration.

© Amandine Gazeau & Bob Garcia

Retromobile 2022, le Fardier de Cugnot roule !

Véritable légende automobile, le célèbre « Fardier de Cugnot », est souvent considéré comme étant la  première véritable auto-mobile de l’histoire.

Entre 1760 et 1770, l’ingénieur militaire français Nicolas Joseph Cugnot, imagine d’utiliser la vapeur pour propulser un engin autonome. Sa conception est simple mais pourtant révolutionnaire. Une grosse chaudière, disposée à l’avant du véhicule, fournit l’énergie nécessaire pour déplacer une incroyable machine reposant sur trois roues.

D’après les calculs de Cugnot, son engin peut transporter jusqu’à quatre tonnes de chargement à de 4 km/h. Il dispose déjà d’une marche arrière.

On peut admirer l’exemplaire originel du Fardier de Cugnot originel au Conservatoire des Arts et métiers, à Paris. Mais un groupe d’une cinquantaine d’artisans de la région et de la Meuse, d’où était originaire Cugnot, c’est appliqué à le reconstituer… et le faire rouler !

C’est une des attractions très attendues de l’édition 2022 de Retromobile, à ne pas manquer !

Informations complètes sur le site Rétromobile…

On pourra lire sur le sujet l’excellent livre « Le retour du Fardier de Cugnot : Une belle aventure humaine et technique », de Christophe Lavirotte, Editeur : Association Le Fardier De Cugnot.

©Amandine Gazeau et Bob Garcia

 

 

11 Fév

Vivement la guerre qu’on se tue, de Vincent Courcelle-Labrousse (Slatkine & Cie)

Ce jeudi 10 février 2022, Slatkine & Cie organisait un vernissage de sortie du livre « Vivement la guerre qu’on se tue » de Vincent Courcelle-Labrousse dans les salons du restaurant « Les Noces de Jeannette » à Paris.

Vincent Courcelle-Labrousse a pu échanger avec un public nombreux. Un cocktail somptueux et un excellent trio de musiciens de jazz swing accompagnaient les convives dûment vaccinés et contrôlés par le personnel du restaurant.

Voici la présentation de l’éditeur :

Le roman noir de la justice française.
1977, le monde de la justice est divisé.
Roger Gicquel, présentateur sur TF1, ne cesse de répéter une phrase qui marquera les mémoires : « La France a peur ». L’affaire du tueur Patrick Henry défraie alors la chronique. Sa non-condamnation à mort déclenche la fureur de la Chancellerie qui remet en service des magistrats issus de Vichy et de l’Algérie française pour réactiver la peine capitale.
À travers cette fiction, qui s’appuie sur des faits réels, Vincent Courcelle-Labrousse dénonce le cynisme et la violence exercés au sein de la magistrature. Il pose la question de l’application de la loi, et du changement
de paradigme qui s’est opéré dans les années soixante-dix dans l’institution judiciaire.
Un roman sans appel.

©Bob Garcia

 

 

10 Jan

Michel Vaillant toujours plus haut !

Michel Vaillant toujours plus haut !

En attendant la parution le 22 janvier du deuxième recueil des Histoires courtes (cette fois consacré à celles parues dans le Journal de Tintin dans les années 1970), le dixième album de la Nouvelle Saison, qui est aussi le 80e toutes saisons confondues, tisse de nouveaux canevas entre les personnages tout en offrant à Michel Vaillant un rendez-vous avec une course… qu’il n’a encore jamais disputée, fait rarissime dans la saga.

Il s’agit plus précisément de l’une des plus anciennes compétitions automobiles, née en 1916 : la course de côte de Pikes Peak (Colorado, Etats-Unis). Dite également « the race to the clouds » (la course vers les nuages), elle est aussi l’une des plus périlleuses qui soit, avec 156 virages, des précipices vertigineux… Instillant même le doute dans l’esprit de Michel Vaillant, que l’on n’avait peut-être pas connu aussi tourmenté avant une compétition depuis longtemps (l’album Série noire, peut-être)…

Désormais seul maître à bord côté scénario depuis le retrait de Philippe Graton, Denis Lapière, pour son deuxième Michel Vaillant « en solo » après Duels, jongle toujours savamment entre les intrigues de la nouvelle saison et les références aux anciens albums et personnages.

Outre le défi de Pike’s Peak pour Michel Vaillant, les dames occupent une place de choix, entre les nouvelles fonctions de Françoise, son épouse intronisée à la tête de Vaillante à la fin de l’album précédent, et le retour de la rivale journaliste Carole Ouessant. Denis Lapière glisse de subtils clins d’œil à la géopolitique américaine. D’un côté, le sénateur démocrate Steve Warson…  De l’autre, le retour du retors Bob Cramer, que l’on devine aisément versé du côté ultrarépublicain, probablement impliqué dans l’invasion du Capitole… et qui plus est affublé d’une bimbo dûment siliconée !

Quant à l’équilibre entre réalité de la course et fiction dessinée, essentiel dans la saga Michel Vaillant, il s’incarne avec la présence du pilote français Romain Dumas, actuel détenteur du record de la montée de Pike’s Peak, et de Stéphane Barbé, éminente plume de l’automobile et auteur du cahier de l’édition spécialePikes Peak les rois de la montagne … tout en contribuant à sa manière au renouveau de la marque Vaillante, grâce à une superbe surprise en fin d’album.

Des rapports entre les personnages et les (re)conquêtes automobiles à venir (notamment le retour de Vaillante en Formule 1, en filigrane depuis Au nom du fils en 2021), ce dixième tome confirme le rythme de croisière de la nouvelle saison et de son équipe partiellement renouvelée… et toujours « vaillante !

©Jean-Philippe Doret

Michel Vaillant nouvelle saison T10 Pikes Peak

Scénario : Denis Lapière

Dessins : Benjamin Bénéteau & Vincent Dutreuil

56 pages

Edition augmentée Pikes Peak les rois de la montagne avec cahier spécial 24 pages de Stéphane Barbé

Graton

 

05 Déc

Angers BD 2021 : Pascal Rabaté dédicace « Sous les galets la plage »

Présentation de l’éditeur :

Loctudy, septembre 1963, la station balnéaire se vide de ses derniers résidents estivaux. Seuls Albert, Francis et Edouard, futurs étudiants prolongent leurs vacances en attendant de commencer chacun de brillantes études supérieures devant les mener vers de prestigieuses destinées toutes tracées.

Détachés de l’autorité familiale, ces fils de bonne famille comptent bien profiter de cette liberté pour vider quelques bouteilles et vivre de nouvelles expériences. Un soir sur la plage, ils font la connaissance de Odette, jolie jeune fille sans attache familiale qui saura s’y prendre pour les contraindre à participer aux cambriolages des résidences secondaires voisines.

Bien que manipulé, Albert le futur gradé militaire, en tombera amoureux et prouvera à la jeune détrousseuse professionnelle que ses sentiments sont sincères et qu’il est prêt à changer de vie pour elle. Mais dans ces familles bourgeoises et patriarcales, on ne fréquente pas n’importe qui, on ne déshonore pas sa famille et on rentre dans le rang quelles que soient les méthodes employées.
Les plus inhumains ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

Angers BD 2021 : l’étonnante exposition Walter Appleduck

Walter Appleduck – Tome 1 – Stagiaire Cow-boy / Nouvelle édition (Edition définitive)

Walter Appleduck est un jeune homme cultivé, poli et bien éduqué qui fait un « master cow-boy ». Le shérif de Dirtyoldtown et son adjoint Billy ont accepté de le prendre en stage pour lui apprendre les rudiments du métier. Les périodes de stage sont en général assez courtes, s’interrompant brutalement après le cours sur l’art du duel au pistolet. Mais Walter est bien décidé à s’accrocher et à apporter un peu d’humanité dans cette bourgade de ploucs. Sa tâche sera rude entre les évasions à répétition de Rascal Joe (qui revient à la prison parce qu’il a oublié son chapeau) et ses efforts pour aider Billy à draguer Miss Rigby (quand elle le traite d’« archétype du type rustre, macho, grossier et alcoolique aux idées dangereusement fascisantes », il croit qu’elle le drague). Dans son désir de réformer la société qu’il découvre, Walter tentera de remplacer les duels au pistolet par des tournois de jeux de société (un bon Scrabble®, c’est quand même moins sanglant). Il sera également confronté à des problèmes d’une actualité brûlante comme quand il découvre que Billy, devenu addict aux nouvelles technologies, ne cesse d’envoyer des télégrammes bourrés de smileys à Miss Rigby et menace Rascal Joe de le virer de ses amis Facebook s’il ne se rend pas (ce qu’il fait illico). Au final, Walter aura un bon rapport de stage mais, après son passage, l’Ouest aura bien changé.

 

Angers BD 2021 : Zanzim dédicace « Peau d’homme »

Présentation de l’éditeur Glénat :

Sans contrefaçon, je suis un garçon !

Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s’affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l’amour et la sexualité.

La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l’objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l’instrument d’une domination à la fois sévère et inconsciente ?

À travers une fable enlevée et subtile comme une comédie de Billy Wilder, Hubert et Zanzim questionnent avec brio notre rapport au genre et à la sexualité… mais pas que. En mêlant ainsi la religion et le sexe, la morale et l’humour, la noblesse et le franc-parler, Peau d’homme nous invite tant à la libération des mœurs qu’à la quête folle et ardente de l’amour.

 

Angers BD 2021 : remise du prix Première Bulle à Nautilus (Dessin : Guénaël Grabowski, Scénario : Mathieu Mariolle)

Présentation de l’éditeur Glénat :

Tout en se faisant passer pour un agent du gouvernement français du nom de Jean Paillole, Kimball parvient à faire évader Némo de la prison russe qui le retenait depuis plus de 10 ans. Avec son capitaine libéré, le légendaire Nautilus est prêt à se diriger vers la baie de Bombay où reposent toujours les documents que Kimball convoite tant.
Le temps presse, l’évasion de Némo à fait grand bruit et Kimball est toujours suivi à la trace. Pourtant, le submersible n’a pas encore démarré que le ton monte entre les deux hommes. S’ils veulent s’en sortir, il devront rester soudés. Mais les dissensions sont à chaque instant plus flagrantes. Une question reste alors en suspens : lequel trahira l’autre en premier ?