16 Mai

VIDEO – L’héliportage et le montage spectaculaires du téléphérique Loudenvielle / Peyragudes dans les Hautes-Pyrénées

© France 3 Occitanie

La construction du téléphérique Skyvall qui va relier le village de Loudenvielle à la station de ski de Peyragudes est en cours. Les énormes pylônes ont été hélitreuillés et leur montage se fait. Le travail des pilotes et des techniciens exigent une extrême précision. Nous étions sur place pour suivre ces opérations toujours spectaculaires.

Vendredi 10 et samedi 11 mai, en vallée du Louron dans les Hautes-Pyrénées, le balai de l’hélicoptère Super Puma d’Airtelis était captivant. La construction du télésiège qui permettra à terme de faire de Peyragudes une station 4 saison est en cours comme prévu ce printemps. La tâche est impressionnante. Car la structure compte 23 pylônes dont 21 à transporter par l’hélicoptère. Et pour chacun d’entre eux  5 rotations de l’hélicoptère pour transporter les énormes tubes et les éléments  tubes, marches-pieds, potences, balanciers, poulies et autres nécessaires.

Ce sont 60 personnes (helpeurs et monteurs) qui sont mobilisées pour assembler cet énorme mécano. Le Skyvall, c’est son nom, devrait être achevé cet été. Il grimpera en quelques minutes les 700m de dénivelé sur les 3000 m de distance séparant la vallée de la station.
Le coût total de sa construction est de 10 millions d’euros.

 

15 Mai

Ariège : un site internet pour organiser sa randonnée itinérante autour du Mont Valier

©Refuge de montagne « Les Estagnous »

La saison de la randonnée débute au printemps et se prolonge jusqu’en automne dans les Pyrénées. En Ariège, le Mont Valier fait office de seigneur du Couserans. Le sommet souvent gravi, peut également être abordé sous forme d’une boucle en six jours.

La boucle autour du Mont Valier (2838m d’altitude) en Ariège Couserans se fait en six jours. Une randonnée itinérante qui vous conduit chaque soir à un lieu pour se ressourcer en refuge ou gite. Désormais, il existe un site internet, sur lequel se trouvent tous les détails techniques liés aux étapes ainsi que les noms et coordonnées pour les hébergements.
Un site pratique pour préparer la randonnée. 

La boucle débute au parking du col de Pause. Les randonneurs rallient ensuite le refuge Fornet, le deuxième jour le refuge des Estagnous, le troisème jour le gîte d’étape d’Esbintz ou d’Aunac, le quatrième jour le gîte d’étape la Colline verte, le cinquième jour d’étape le gite étape ferme de Rouze et enfin pour le sixième jour retour au col de Pause. 

10 Mai

Ariège : la famille des bouquetins s’agrandit

3 cabris ont été détectés le 7 mai dans le parc naturel régional de l’Ariège

C’est une bonne nouvelle pour la biodiversité dans le massif des Pyrénées. Le printemps est la saison des naissances. Trois jeunes bouquetins sont déjà nés côté ariégeois. D’autres naissances sont attendues dans les Hautes-Pyrénées.

Le ventre arrondi des étagnes annonce des naissances imminentes.En 2018, les agents de suivi du parc avaient comptabilisé 15 naissances.

Le bouquetin ibérique se porte bien dans les Pyrénées. Implantés dans 4 secteurs différents depuis 2014, l’ongulé a pris ses marques dans les Pyrénées. Chaque année des naissances apportent de nouvelles naissances, preuve de la bonne réussite du programme « Le retour du bouquetin dans les Pyrénées » mené par le Parc naturel des Pyrénées, en partenariat avec le Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Environ 100 individus gambadent en Ariège, environ 150 dans les Hautes-Pyrénées. La viabilité de chaque foyer est assurée lorsque la population atteint 200 individus. Les lâchers se poursuivent. En avril 2019, une dizaine de bouquetins ont été introduits côté béarnais.

07 Mai

VIDEO – De fourmilière à fantôme, la preuve que le Pas de la Case vit au rythme des acheteurs venus de France

©Webcam du 7/05/2019 Andorramania

Des rues désertes, des parkings vides, pas un bruit de moteur… La situation est inhabituelle au Pas de la Case en Andorre. C’est la conséquence de la fermeture à la circulation de la RN22 principale voie d’accès depuis la France à la Principauté d’Andorre en raison d’un éboulement.

Si vous aimez le calme, c’est le moment de vous rendre au Pas de la Case. Reste à savoir comment. Car la RN22 est coupée depuis le 25 avril en raison d’un éboulement qui s’est produit au niveau du niveau du Pas de la Mina. Il ne reste qu’une solution pour atteindre la ville : emprunter le tunnel de Puymorens, et poursuivre via Puigcerdà et la Seu d’Urgell. Soit 2h20 de trajet supplémentaire pour ceux qui viennent de Toulouse. Autant dire qu’il faut être motivé et que cela fait fortement chuter le rendement des bonnes affaires des produits achetés en Andorre.

En attendant la remise en état de la voie de circulation (les autorités indiquent qu’il faudra 2 semaines de travaux), la ville andorrane affiche un calme inédit. Et même un peu dérangeant quand on est habitué à la fourmilière incessante qui s’active en achat en temps normal.

Voici une petite idée de l’ambiance avec cette vidéo :

La première phase des travaux est terminée indique la préfecture de la Haute-Garonne. Images

 

Un léger tremblement de terre a secoué les Pyrénées lundi soir

©CEA

La terre a une nouvelle fois tremblé dans les Hautes-Pyrénées, une petite secousse comme il s’en produit souvent, mais qui a été ressentie par les habitants. De magnitude 2,4 sur l’échelle de Richter, l’épicentre se trouvait à 9 km de Lourdes.

La chaîne des Pyrénées est secouée plusieurs fois dans l’année par de petits séismes dont les magnitudes les plus fréquentes se situent entre 2 et 4 sur une échelle d’intensité qui monte jusqu’ 9. Il s’agit donc de légers séismes qui nous rappellent que la chaîne des Pyrénées se trouve au-dessus d’une faille.
Lundi 6 mai à 20h44, une secousse s’est produite non loin d’Argeles Gazost et de Lourdes dans les Hautes-Pyrénées. L’épicentre d’une profondeur de 2km était éloigné de 23 km de Tarbes et de 9km de Lourdes. Un habitant témoigne d’Aspin-en-Lavedan témoigne « Comme une grosse explosion sourde ».

 

26 Avr

Ski en station dans les Pyrénées : Arcalis en Andorre et La Masella en Espagne jouent les prolongations

©Capture images webcam

Le ski en station, ce n’est pas tout à fait terminé. Les stations d’Arcalis en Andorre et de la Massella en Cerdagne espagnole prolonge la saison. Et la météo leur donne raison. des chutes de neige conséquentes se sont produites cette dernière semaine. Les conditions pour profiter des pistes sont donc excellentes.

Pour les amateurs de ski de printemps, il n’est pas encore temps de ranger les skis. A quelques heures de Toulouse ou encore de Montpellier, les pistes sont encore ouvertes.
Le domaine Ordino-Arcalis est ouvert jusqu’au dimanche 28 avril. Avec 230cm de neige en haut des pistes, l’enneigement est encore conséquent. Et les dernières chutes de neige font la promesse de neige fraîche et poudreuse. Attention au hors piste car le risque d’avalanche est encore bien présent.

En Cerdagne, Espagne, la station de la Masella prolonge la saison jusqu’au 1er mai. 23 pistes et 6 remontées mécaniques seront en fonction. Avec 182 jours d’ouverture, la saison 2018-2019, sera une des plus longue pour la station espagnole.

©Image webcam 26/04/2019

25 Avr

Pyrénées : pratiquants du ski de randonnée, soyez prudents, le risque d’avalanche est fort

©MaxPPP

Le ski en station c’est terminé. Mais pas le ski de randonnée qui fait de plus en plus d’adeptes. Les récentes chutes de neige attirent les randonneurs ski au pied. Mais attention, le risque d’avalanche est marqué à fort en fonction des secteurs dans les Pyrénées.

Ces derniers jours, d’importantes quantités de neige sont tombées en altitude sur les Pyrénées. Et ce n’est pas terminé, car ce jeudi la neige est attendue jusqu’à 1800m d’altitude.

Cela signifie que la saison du ski n’est pas totalement terminée. Il s’agit de ski hors piste et hors sentiers sécurisés. C’est le ski de randonnée. La discipline sportive attire les pratiquants de sports d’endurance. Ceux sont souvent les mêmes que l’on retrouve sur les courses de trail ou sur les routes des cols à vélo. Tous les âges sont représentés.

Cependant, si la pratique se développe, elle nécessite une connaissance particulière du terrain et de la neige. Ainsi q’un équipement spécifique de sécurité (du type Arva, pelle et sonde). La météo et les conditions d’enneigement font partie des informations incontournables qui aident à déterminer si l’on fait une sortie et si oui où et quand. Météo France met à disposition des bulletins avalanche par département et secteur.

Ce jeudi, le risque est marqué sur les Pyrénées-Orientales, l’Ariège, l’Andorre et la Haute-Garonne (risque 3 sur une échelle allant jusqu’à 5) et marqué à fort sur les Hautes-Pyrénées (4/5) et une partie des Pyrénées-Atlantiques. Cela signifie que le passage d’un skieur peut déclencher une avalanche de neige fraîche. Météo France indique que sur le secteur frontalier en fond de chaîne, les plaques sont plus nombreuses. Les avalanches peuvent être importantes.

Voir la neige qui tombe en ce moment sur Arcalis (Andorre)

17 Avr

Pyrénées : le déneigement de la route du col du Tourmalet est en cours, ouverture dans environ deux semaines

Déneigement col du Tourmalet
©image vidéo

Chaque printemps, les agents du conseil départemental des Hautes-Pyrénées s’activent pour déneiger la route d’altitude du col du Tourmalet. Un travail de longue haleine, nécessitant plusieurs jours, parfois rendu difficile par la quantité de neige. Cette année encore quelques congères importantes bloquent la route. Images.

Le film proposé par le Conseil départemental des Hautes-Pyrénées est éloquent. Il résume le travail de déneigement des 9 km de route menant au col du Tourmalet (2115m d’altitude). Quatre engins sont mobilisés et 11 agents se relaient pour réaliser cette mission. La circulation des voitures sur la route devrait être possible d’ici environ 2 semaines. Sous réserve qu’il n’y ait pas d’aléas météo ou de mauvaises surprises lors de l’inspection de la route. En effet, chaque hiver le revêtement peut être endommagé par la neige.

La date d’ouverture de la route est attendue dans le monde du cyclisme. Les grimpeurs l’attendent avec impatience. Ils veulent être les premiers et souvent devancent les automobilistes.

Déneigement col du Tourmalet
©image vidéo

16 Avr

La spectaculaire vidéo d’un snowborder pris dans une avalanche dans les Pyrénées

Avalanche dans le Val d’Aran
©Capture d’images

La vidéo a été enregistrée le 13 avril, par une belle journée ensoleillée et de neige fraîche dans le val d’Aran dans les Pyrénées espagnoles. Un snowborder a réussi à « flotter » sur une avalanche dans une pente extrêmement raide. L’histoire se termine bien. Les images font froids dans le dos.

Pour l’adepte de snow free ride qu’est Aitor Aranbalza, Bilbao, installé dans le val d’Aran depuis 8 ans, où il se consacre à l’enseignement du snowboard, ce ride a été la « descente de sa vie ». En effet, pris dans une avalanche il explique qu’il a réussi à flotter sur la neige mais qu’il a eu très peur.

Les images, enregistrées par ses deux compagnons  samedi dernier, le 13 avril, expliquent qu’ils ont vu leur camarade Aitor commencer à descendre sur son snowboard et qu’une grande avalanche de plaques se déclenche sous ses pieds.

Pendant 20 secondes, Aitor est parvenue à se maintenir à la surface de l’avalanche et à s’en sortir indemne. Comme il le dit lui-même, « l’avalanche d’hier m’a presque enterré, mais j’ai réussi à flotter dessus et tout n’était que frayeur ».

Ce jour là, le risque avalanche était évalué à 2 sur 5. Pourtant le danger était bien réel.

Des microplastiques apportés par les airs polluent l’atmosphère jusqu’en altitude dans les Pyrénées

Pyrénées ariégeoises
©EG / France 3 Occitanie

Des microplastiques transportés à travers les airs peuvent atteindre des zones isolées, relativement épargnées par l’activité humaine, révèle une étude parue lundi dans Nature Geoscience, qui a étudié une zone reculée des Pyrénées françaises.

Des échantillons récoltés à 1500m dans une zone isolée

Pendant cinq mois de l’hiver 2017-2018, des chercheurs du CNRS, des universités de Toulouse, d’Orléans et de Strathclyde en Ecosse, ont récolté des échantillons sur la station météorologique de Bernadouze, à près de 1.500 mètres d’altitude.
Elle se trouve dans une zone protégée Natura 2000 située à plus de 5 kilomètres du village le plus proche et à environ 120 kilomètres de Toulouse, relativement isolée.

« Les chercheurs ont décompté un dépôt de plus 365 particules de microplastiques par mètre carré par jour », selon un communiqué.

Le vent, la neige et la pluie ont transporté ces microparticules

Comment sont arrivés là ces petits fragments de plastique, dont certains sont invisibles à l’oeil nu ? Ils ont été transporté par le vent, la neige et la pluie, répond l’étude.

Notre principale découverte est que les microplastiques sont transportés dans l’atmosphère et déposés dans une région de haute montagne isolée, loin de toute ville importante ou de source de pollution locale. Cela fait des microplastiques un polluant atmosphérique,

a expliqué l’une des coauteurs de l’étude, Deonie Allen.

Si la découverte de microplastiques dans cette zone proche du Pic du Trois Seigneurs n’a pas été une surprise totale, malgré l’absence d’une grande ville à proximité ou d’une autre source de pollution, « nous ne nous attendions pas à en trouver autant », a souligné le chercheur.

Des plastiques de toutes sortes

Ces résultats sont comparables à ceux observés dans une mégalopole comme Paris, où les taux de microplastique ont été mesurés par le passé, a précisé Deonie Allen.

Ces microplastiques, certains plus fins qu’un cheveu humain, d’autres n’atteignant pas cinq millimètres, « ont pu parcourir 95 kilomètres, mais en l’absence de sources de pollution locale majeure de plastique, ils ont probablement voyagé plus », selon Deonie Allen.

« Il est étonnant et inquiétant de voir autant de particules trouvées sur le site des Pyrénées », abonde un autre scientifique, Steve Allen,chercheur associé à l’EcoLab de Toulouse et doctorant à l’Université de Strathclyde, cité dans le communiqué.

« Cela laisse penser que ce n’est pas seulement dans les villes que vous respirez cela« , poursuit le chercheur, qui rappelle que les déchets plastiques représentent un « problème mondial croissant ».

Les minuscules fragments de plastique recueillis proviennent aussi bien d’emballages, de sacs, de textile ou d’objets à usage unique.

Quel impact pourraient avoir ces microplastiques sur les montagnes ? « Pour le moment nous savons que c’est un problème, mais nous ne savons pas dans quelle mesure », fait savoir Deonie Allen.

Les études se multiplient pour étudier les effets du plastique, des plus petits bouts aux plus gros, sur l’environnement, alors que des dizaines de millions de tonnes se retrouvent dans la nature et finissent dans les océans.

Avec AFP

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