12 Juil

Deux trailers chevronnés au départ d’Hendaye pour tenter de battre le record de la traversée la plus rapide des Pyrénées par le GR10

Arrivée Euforia Del Cims – 233 KM et 20000 D+ parcourus en 86H

Nicolas Gouttevin et Domnin Erard, deux ultra trailers confirmés vont tenter de battre le record de la traversée des Pyrénées par le GR10 dans le sens Hendaye / Banyuls-sur-mer. Départ prévu le 24 juillet, comme l’ultra trailer Pascal Blanc qui part le même jour pour une traversée dans le sens inverse.

Ils se sont lancés un défi. Celui de battre le record de la traversée la plus rapide des Pyrénées par le GR 10. Le record établi en 2018 est de 12 jours et 10h.

Cet été 2019, deux tentatives, celle de Pascal Blanc et celles de Nicolas Gouttevin et Domnin Erard se jouent. Départ, le 24 juillet. Pascal Blanc prendra le départ depuis Banyuls-sur-mer dans les Pyrénées-Orientales, Nicolas Gouttevin et Domnin Erard démarreront le périple depuis Hendaye dans les Pyrénées-Atlantiques. Deux équipes et deux stratégies de course très différentes.

En semi-autonomie et sans assistance extérieure

Les deux trentenaires prévoient une course en 12 étapes. Des étapes pendant lesquelles ils n’auront aucune assistance extérieure. Chaque soir, ils prévoient de s’arrêter dans un refuge ou un gîte pour dormir. Côté ravitaillement ils comptent sur leur passage dans les villages.
Ils prévoient d’adapter leur temps de course et de repos en fonction du nombre de kilomètres à parcourir dans la journée et du temps pour y arriver. Certains jours, ils seront sur les sentiers dès 3h du matin, d’autres vers 7h, tout dépendra des conditions.

On espère qu’il n’y aura pas trop d’orages, car cela risquerait de perturber le plan de course,

précise le trailer Nicolas Gouttevin.

Sauf cas de force majeure, blessure, casse d’un bâton, chaussures trouées, ils ne souhaitent pas être aidés. Mais ils comptent bien sur le soutien de leur amis qui les rejoindront à certains point d’étape.

A chaque jour son objectif

900km et 58km de dénivelé, répartis en 12 étapes jour. L’idée est de partir ensemble et d’arriver ensemble. C’est aussi l’esprit de cette aventure qu’ils comptent réaliser à deux. Si l’un flanche, l’autre est là pour le soutenir. Un scénario qui a fonctionné en 2017 lors de l’Euforia Del Cims en Andorre. Une course de 233km et 20000 D+ qu’ils ont parcourus en 86h. Aussi, sauf cas de force majeure où l’un des deux coureurs abandonnerait, ils comptent arriver sur la plage de Banyuls-sur-mer main dans la main.

Si tout se passe comme prévu, les deux équipes devraient se croiser vers Bagnères de Bigorre. L’enjeu est le même, faire tomber le même record. Une coïncidence incroyable qui permettra peut-être d’établir un nouveau temps à battre. A suivre !

 

 

09 Juil

Pyrénées : le cirque de Troumouse désormais accessible uniquement par petit train

Cirque de Troumouse
©Google maps

Le cirque de Troumouse dans les Hautes-Pyrénées est une destination appréciée des randonneurs. Désormais l’accès aux départs des balades se fait via un petit train. L’idée est de protéger le site et d’éliminer les voitures à plus de 2000m d’altitude.

La protection de l’environnement est aussi une préoccupation dans les Pyrénées. Plusieurs accès aux départs de balades sont réglementés, au Pont d’Espagne, au Néouvielle, par exemple et désormais au cirque de Troumouse. Un cirque dont la notoriété est moindre que celle du cirque de Gavarnie mais dont le décor est tout aussi majestueux en raison de sa configuration et de ses parois impressionnantes.

Durant l’été, les visiteurs sont invités à laisser leur voiture le parking du site du Maillet. 250 places situées à trois kilomètres en avant du Cirque de Troumouse. De là, un petit train touristique prend en charge les randonneurs.

La navette fonctionne jusqu’à fin septembre, de 8h30 à 19 heures. Son coût est de 5 euros par adulte et de 3,5 euros par enfant de moins de 12 ans. Le stationnement au parking du Maillet est gratuit.

Pour les randonneurs matinaux, il existe la possibilité d’un stationnement intermédiaire à 500 mètres en aval du cirque de Troumouse, avant 8h30 (horaire de démarrage de la navette). Attention, le nombre de place est limité. Il convient d’arriver tôt pour stationner.

Nous sommes allés sur place pour nous rendre compte. Reportage de Régis Cothias et d’Emmanuel Fillon

08 Juil

Mode d’emploi pour pratiquer la randonnée dans les Pyrénées en toute prudence

©MaxPPP / LP/Aurélie Audureau

Nombreux sont ceux qui profitent des vacances pour aller chercher un grand bol d’air dans les montagnes. Les Pyrénées et ses sentiers sont prisés des randonneurs de tous niveaux. Mais avant de se chausser et de mettre le sac sur le dos, il faut respecter quelques consignes de prudence.

Partir c’est bien, mais en revenir en forme et entier c’est encore mieux. Quand, il s’agit de montagne, il ne faut pas improviser. La moyenne comme la haute montagne sont des univers où les conditions météorologiques évoluent vite et peuvent en quelques heures transformer une balade aux allures débonnaires en un véritable calvaire.

Afin de limiter les risques, les règles de bon sens doivent être mises en oeuvre. Mode d’emploi.

Rester modeste

Le choix de la randonnée doit tenir compte de son niveau mais aussi de tous les membres qui vont participer à l’escapade. Les enfants et les personnes âgées sont par moins endurants. Et le dénivelé est une des variantes dont il faut tenir compte. Plus il y en a plus on laisse d’énergie. Au-delà de 1000m, il faut être bien entraîné. Avec des débutants ont choisira un itinéraire comptant au maximum 300m de dénivelé et 5 à 10 km.
Pour bien choisir, il suffit de se renseigner. Sur internet, il existe de nombreux blogs précis et actualisés de centaines de parcours avec des niveaux de difficulté du plus facile au plus technique.
Et surtout, ne pas partir seul et on annonce à ses proches le parcours de la balade.

Devenir Météo addict

C’est une variable incontournable. On ne part que si la météo est favorable. L’orage constitue un réel danger. Il faut redescendre dès les premiers signes. Les cas de fulguration ne sont pas rares. La pluie rend les sentiers glissants donc plus accidentogènes et peut compliquer le passage d’un ruisseau. Le brouillard, dissimule le paysage, les reliefs et les différentes balises (kairn, peintures). Il est facile de se perdre par temps de brouillard et de tomber sur une barre rocheuse.

Soigner son matériel

Chaussures, sac à dos, vêtements de pluie ou gants et bonnet pour se protéger du froid ou chapeau et casquettes pour le soleil. Tout est important afin d’éviter le mal de dos, les ampoules, de se retrouver détremper à plusieurs heures de marche de la voiture. Ou gelé sur une crête ouverte au vent. Ne pas oublier la crème solaire pour se protéger du soleil qui tape fort en altitude. Le port de lunettes de soleil est indispensable sur la neige ou par beau temps.Un téléphone chargé peut être utile. Dans de nombreuses zones, le réseau fonctionne.
Tout doit être préparé avec soin et adapté à l’environnement montagne.

Tenir compte de l’avis des professionnels

Les conditions évoluent suivant les saisons et les années. Les professionnels de la montagne ont constaté que de nombreux éboulements s’étaient produits. Et des parois entières sont fragilisées. Outre les chutes, la cause la plus fréquente de blessures, la chute de pierres est un risque inhérent à la pratique de la montagne. Notamment, les effets chaud-froid ont déstabilisé des pierriers des barres rocheuses.

Explications avec Régis Cothias et Emmanuel Fillon

Emporter ce qu’il faut pour boire et manger

Ni trop, ni pas assez. Se charger peut compliquer la randonnée en raison du poids du sac à dos. Et à l’inverse ne pas prendre assez, c’est prendre le risque de la déshydratation ou du coup de fringale qui vous laisse sur place.L’idéal est de partir tôt le matin, pour éviter les grosses chaleurs et se laisser une marge de sécurité pour le retour en cas de pépin. On ne laisse rien derrière soi qui pourrait polluer ou être disgracieux, et on laisse les animaux sauvages se débrouiller seuls pour leur trouver pitance. Ils n’attendent pas après nous.

 

04 Juil

Pyrénées : le glacier d’Ossoue victime collatérale du réchauffement climatique comme les autres glaciers

©Régis Cothias / France Télévisions

Le glacier d’Ossoue, au pied du Vignemale fond. Comme d’autres, sa fonte est inexorable et sa disparition est prévue vers 2050. Effet du réchauffement climatique, il a déjà perdu les 2/3 de sa surface. Explications avec le glaciologue Pierre René.

La chaleur surprend les randonneurs en altitude. Didier Lacaze, ancien gardien du refuge de Baysselance évoque de rares mois de juin où la neige avait disparue autour du refuge. C’est le cas cette année en 2019, où une période précoce de canicule vient de se produire.

Les souvenirs, les anecdotes des anciens sont un des indicateurs du changement climatique. Mais pas seulement, Pierre René, glaciologue, étudie de façon plus scientifique le recul des glaciers, dont la fonte est inexorable. En 2050, il ne devrait plus subsister aucun glacier dans les Pyrénées.

A l’aide de balises fixées dans la neige, le glaciologue évalue le recul année après année. Il est formel.

La tendance va vers une diminution du glacier

Depuis le milieu du 19ème siècle, le glacier d’Ossoue, l’un des plus hauts de la chaîne des Pyrénées a perdu 2/3 de sa surface.

Les explications recueillies par Régis Cothias :

03 Juil

Pyrénées : le refuge de Baysselance sur le chemin du Vignemale célèbre ses 120 ans

Refuge de Baysselance 2661m
©Régis Cothias / France Télévisions

Le Vignemale est l’un des sommets emblématiques des Pyrénées. Avec ses 3298m d’altitude, c’est le plus haut sommet des Pyrénées françaises. Et pour l’aborder, la halte au refuge de Baysselance est recommandée, avant de se lancer dans l’assaut final. Cela fait 120 ans que le bâtiment accueille des randonneurs.

Point de départ pour la voie normale du Vignemale

Le refuge de Baysselance est le point de ralliement pour aborder le Vignemale. Soit par la vallée de Gaube, soit par la vallée d’Ossoue. C’est le point de départ de la voie normale du Vignemale, situé au coeur du Parc National, étape essentielle du GR10 ou de la Haute Route Pyrénéenne. Avec l’engouement pour l’alpinisme, et sa situation (il est le plus haut refuge gardé de la chaîne), la fréquentation est forte, et les réservations plusieurs semaines en avance sont obligatoires pour être assuré d’avoir l’un de ses 58 couchages.

Le bâtiment géré par le club alpin de Bordeaux depuis plus d’un siècle a été rénové et agrandit en 2003 mais garde tout son charme de bâtisse en pierres de granit  érigée en 1899. Avec son toit en cuivre et sa structure en voûte, il s’intègre au paysage de haute montagne.

Ça vient d’un maire de Bordeaux, en 1880 et quelque chose, Adrien Baysellance, qui était pyrénéiste, président du club alpin d Bordeaux et il a impulsé la construction du refuge sur le chemin du Vignemale.

indique Patrick Lamarque, président du CAF Aquitaine.

A quelques centaines de mètres du refuge, qui en ce mois de juin particulièrement chaud, est entièrement dégagé des névés qui l’entourent habituellement,  début le sentier sur la moraine, puis le passage par le glacier d’Ossoue, en voie de disparition sous l’effet du rechauffement climatique.

La neige et la glace, il y en a de moins en moins, il reste le rocher, pas toujours en bon état quand la glace et la neige se retirent. On adapte nos formes de pratique mais il y a beaucoup de gens qui sont intéressés par l’alpinisme dans les Pyrénées. Une activité qui leur apporte cette confrontation avec le milieu naturel

Reportage de Régis Cothias qui s’est rendu sur place pour l’événement :

 

02 Juil

VIDEO – Rencontre avec Pascal Blanc, l’ultra trailer qui va tenter de battre le record de la traversée la plus rapide des Pyrénées par le GR10

Pascal Blanc est un ultra trailer de l’extrême
©France Télévisions

Chaque été le GR 10, est parcouru par des milliers de randonneurs, le plus souvent en tronçon. Ce chemin de grande randonnée traverse les Pyrénées de part en part. Un homme Pascal Blanc, champion de trail va lui parcourir le sentier le plus vite possible pour établir un nouveau record.

900Km et 55.000m de dénivelé en moins de 12 jours

L’objectif de Pascal Blanc est de parcourir le plus vite possible la distance qui sépare Banyuls dans les Pyrénées-Orientales à Hendaye dans les Pyrénées-Atlantiques. Soit un parcours de 900km sur le sentier de montagne balisé rouge et blanc.Un défi préparé avec des repérages en compagnie d’autres coureurs qui vont l’accompagner durant sa tentative de record.
Nous l’avons rencontré dans les Hautes-Pyrénées, l’on d’une séance d’entraînement :

A 54 ans, ce champion de trail veut établir un nouveau record pour la traversée des Pyrénées. A son actif, un temps de référence établi en 2015 dans les Alpes sur le GR 5, 620 km parcourus en 7 jours.

D’expérience, je savais que je pouvais dormir 3 fois ½ heure sur 24 heures. Ca convenait. On s’est rendu compte que la perte de temps sur la traversée des Alpes était importante donc je pense faire des sommeils de 1 h 30 par nuit, plutôt en fin de nuit pour avoir la sensation de repartir pour une nouvelle journée à chaque fois.

explique le trailer.

Sur le GR 10 de Banyuls et Hendaye, 900 km et 55.000 m de dénivelé positif l’attendent. Pascal Blanc sera toujours accompagné d’un autre coureur. Des amis et spécialistes de la course en montagne se relaient à ses côtés, déjà présents lors des repérages.

Le record à battre a été établi en 2018 : 12 jours et 10 h. Pascal Blanc s’élance de Banyuls le 24 juillet, des balises GPS qu’ils portent inamovibles permettent de suivre sa progression… et de garantir sa performance.

29 Juin

Pyrénées : la route du col du Portet dans les Hautes-Pyrénées réservé aux cyclistes amateurs

@Office du tourisme de Saint-Lary

L’engouement est fort. Et les cyclistes amateurs sont friands de ses cols pyrénéens pour mesurer leur performance. Pour la deuxième année, la route sera entièrement dédiée aux deux roues non motorisés ce dimanche 30 juin. Les premiers 200 inscrits seront dotés d’un dossard et d’un bidon.

C’est l’occasion de réaliser par soi-même une ascension ardue. De vivre l’aventure comme les coureurs du Tour de France en 2018, avec cette arrivée d’étape en altitude. La plus haute jamais réalisée à 2215m. Les huit derniers kilomètres (à partir d’Espiaube) seront fermés aux véhicules motorisés ce jour-là.

Les finishers se verront même décerner un diplôme. C’est ce dimanche avec une inscription en ligne.

Afin de protéger le site des restrictions de circulation ont été mises en place par la mairie de Saint-Lary de 7h30 à 16h et de 10h à 16h du 12 juillet au 25 août 2019.

D’autres cols mythiques des Pyrénées sont réservés aux cyclistes tout au long de l’été, c’est l’opération cylcn’trip.

 

28 Juin

Avec au moins 31 naissances en 2019, la population des bouquetins des Pyrénées se porte bien

Trésia et deux cabris. 2750m 16 juin 2019
©JP Crampe / PNP

Depuis les premières réintroductions en 2014, la population des bouquetins, ibériques, introduits dans les Pyrénées s’agrandit chaque année. Et 2019, est un excellent cru, puisque 31 naissances ont déjà été répertoriées ce printemps dans le Parc National des Pyrénées.

Un cabri en 2015, 12 en 2016,  21 en 2017, 15 en 2018 et 31 en 2019 et d’autres pourraient être encore repérés. Les chiffres sont de bon augure pour les animaux qui au fil des ans ont montré leur capacité d’adaptation dans les Pyrénées. 27 naissances ont été observées dans le secteur de Cauterets, lieu des premiers lâchers, 4 dans le secteur de Gavarnie-Luz.

Les gardes moniteurs en charge du suivi des animaux ont observé une harde dont l’ensemble des individus est né dans les Pyrénées, avec notamment une femelle de 3 ans. C’est le signe de la réussite du plan de réintroduction. Les bouquetins ibériques deviennent pyrénéens.

Des images montrent leur bonne santé. Comme ici, dans le Val d’Azun, le 3 juin 2019.

Canicule dans les Pyrénées : record de chaleur battu au Pic du Midi

©Pic du Midi
Juin 2019

Il a fait chaud et même très chaud pour un 26 juin à 2877m d’altitude. Le thermomètre est grimpé à 20, 6 degrés au PIc du Midi, dans les Hautes-Pyrénées. Une température jamais égalée depuis le début des relevés de la station météo située au sommet.

Le record du 18 août 1944 avec 20,4 degrés est tombé ce jeudi 26 juin. Il fait inhabituellement chaud sur une grande partie de l’hexagone cette fin juin. Et cette chaleur se ressent même en altitude, comme au Pic du midi de Bigorre qui culmine à 2877m. La station météo installée au sommet permet d’effectuer des relevés de températures quotidiens depuis 1873.

En quelques jours le temps est passé du froid au chaud. Le 12 juin 2019, c’est la neige qui recouvrait le sommet du Pic.

17 Juin

Pyrénées : l’ouverture du refuge de la Brèche de Roland encore retardé suite à une avalanche hivernale

Refuge de la Brèche de Roland -juin 2019
©Serge Issaly / FrancetvInfo

Rude hiver pour le refuge de la Brèche de Roland, touché par une avalanche. La coulée de neige est parvenue jusqu’à l’extension du refuge nouvellement créée. Conséquence, le refuge ne sera que partiellement ouvert au mois d’août.

Le bardage en acier Corten, similaire au musée Soulages de Rodez, destiné à protéger le bâtiment a encaissé une montagne de neige. Plus préoccupant, l’isolant, les fenêtres et volets sont endommagés. La neige est même parvenue jusqu’à l’intérieur du bâtiment. Des bénévoles de la FFCAM, propriétaire du refuge, sont venus récemment pour nettoyer et dégager l’édifice planté à 2.000 m d’altitude au pied de la célèbre brèche. Deux jours ont été nécessaire pour évacué les tonnes de neige entrée dans l’extension en construction du bâtiment.

Des « dégâts gênants » pour Florent Roussy, le pilote de la rénovation.

La cuisine est sérieusement touchée et même ravagée. Nous n’allons pas pouvoir ouvrir en plein capacité cet été. On pourra fonctionner avec un accueil de 30 à 40 personnes dans le courant du mois d’août

Un sacré retard. Autre désagrément, la partie hiver du refuge sera de nouveau occupée par les ouvriers présents sur le site pour effectuer les réparations. Les randonneurs ne pourront donc pas profiter d’un abri même spartiate pour passer la nuit et enchaîner les sommets. Descente impérative en fin de journée.

Deux ans de retard

Ce chantier entraîne retards et déconvenues. L’ouverture du bâtiment agrandi était initialement prévue à l’été 2018. Échéance repoussée avec un projet grandement remanié. Cette fois, les dégâts d’une avalanche reportent encore l’ouverture complète du refuge. En plus, une expertise judiciaire sera nécessaire pour connaître les conséquences de la coulée. Les travaux et équipements installés ont-ils été suffisants et solides au regard des dommages provoqués par l’avalanche ?

Ce type de coulée se retrouve dans des conditions très particulières : début d’hiver sec suivi d’abondante chutes de neige d’hiver, abondantes mais pas exceptionnelles. On a une période de retour de 2 à 5 ans sur ce type d’événement.

indique Florent Roussy. Bref, le refuge très fréquenté en été, la montée vers la brèche est un des itinéraires les plus empruntés dans les Pyrénées, ne fonctionnera pas à  plein régime cet été. La saison dernière, des actes de vandalisme et des incivilités avaient compliqué la mise en oeuvre des travaux.

Regis Cothias