13 Déc

Ciné-rencontre « Latifa, le cœur au combat », une belle soirée !

Une belle rencontre avec une belle personne.

C’était hier soir, au cinéma Bonne Garde de Nantes, plus de 200 personnes étaient là pour la projection du documentaire « Latifa, le cœur au combat », suivie d’une rencontre avec Latifa Ibn Ziaten, mère d’un soldat tué par Mohammed Merah, et le réalisateur Cyril Brody.

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A l’issue de la séance, c’est une femme un peu timide qui s’avance sur la scène pour 1h30 d’échanges, mais que l’on ne s’y trompe pas, ce petit bout de femme est une battante, une combattante. Et dès les premières remarques ou questions, ses yeux pétillent et l’on retrouve le personnage du documentaire, une femme déterminée qui n’a de cesse de porter une parole de tolérance.

Elle nous explique : « je représente la femme d’origine marocaine, la française et la musulmane, j’en suis fière et j’assume ces 3 femmes »

Latifa insiste aussi face au public composé de jeunes et de mamans sur l’importance de l’éducation« les mamans ne doivent pas baisser les bras, l’école et les parents sont là pour faire grandir notre jeunesse. Il faut faire démarrer le moteur que l’on a en nous pour aller vers les autres. »

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Cyril Brody raconte que pour le documentaire qu’il a réalisé avec Olivier Peyo, Latifa n’a pas joué, c’est elle, c’est sa vie.

Ce sont aussi ses mots avec ses imperfections, mais son discours est direct et c’est ce qui fait mouche auprès des jeunes, qu’ils soient issus d’une cité, de la campagne ou d’un centre pénitentiaire. Tous sont touchés par son histoire.

Et quand dans la salle quelqu’un lui demande comment elle réagit face aux menaces qu’elle reçoit, elle répond : « mon fils est mort debout, je n’ai pas le droit de baisser les bras. Je n’ai pas peur car j’ai déjà payé le prix le plus cher« .

Dans le documentaire sa fille dit d’elle qu’elle est Gandhi, en tout cas elle est assurément une Grande Dame.

► »Latifa, le cœur au combat » est en salle depuis le 4 octobre et sortira en DVD.

 

30 Nov

« Solex dans les prés », un prochain film 100 % mayennais

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Un road-movie en solex qui traverse Lassay-Les-Châteaux, Sainte-Suzanne ou Gorron, voilà un pari un peu fou pour un film totalement mayennais !

Après le succès il y a 4 ans de « Va y avoir du soui », 26 000 entrées dans 90 salles du Grand Ouest, l’équipe de Le Couvoir Production menée par Dominique Rocher présente son nouveau projet « Solex dans les prés ». 

Ce prochain film participatif sera tourné à travers toute la Mayenne. Dominique nous raconte que l’idée est venue lors de la distribution de son premier film et sa mise en place a pris forme quand 31 communes du département ont manifesté un véritable désir de partenariat pour ce projet basé sur la passion et la générosité.

« C’est une réunion de professionnels, d’étudiants et d’amateurs motivés, réunis autour du même principe de bénévolat militant »

Tous se mobilisent pour le plaisir de vivre une expérience unique et pour valoriser l’image de leur département. Ainsi les entreprises de la région ont elles aussi adhéré à cette aventure, le financement est donc exclusivement privé, sous forme de mécénat.

casting solexLe tournage de ce road-movie policier se déroulera durant l’été 2019 dans les communes partenaires. Dominique nous assure que le scénario est presque achevé, et le casting pratiquement bouclé : dernière session samedi 2 décembre, salle du conseil municipal de Jublains.

Synopsis : Arthur, jeune éthologue sans emploi et Lionel, antiquaire au bord de la retraite, décident de partir ensemble à la recherche d’un lieu magique censé guérir Arthur de sa dépression chronique. 

Une belle aventure à suivre …

 

 

20 Nov

Festival des 3 continents, le jeune public répond présent !

f3c2017-330x495Du 21 au 28 novembre, retrouvez la 39ème édition du festival nantais consacré aux cinématographies d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.

La plupart des films qui y sont projetés n’ont jamais été diffusés en dehors de leur pays d’origine, le festival a ainsi acquis une réputation de découvreur : on peut citer le malien Souleymane Cissé, le hongkongais Wong Kar-wai, ou encore l’iranien Abbas Kiarostami, mais c’est bien auprès du public jeune que le festival tient ce rôle.

Le festival de 3 continents se veut un festival d’initiation au(x) cinéma(s), la démarche est de rendre les œuvres accessibles à tous, une attention toute particulière est mise sur le jeune public, les spectateurs de demain.

Rencontre avec Sandra Ricordeau, responsable du pôle publics et médiation pour le festival qui explique « qu’une programmation spécifique est mise en place en fonction des âges » :

  • Pour les tout-petits : « Premiers pas vers les 3 continents », est une invitation à approcher le festival dès 3 ans, avec des films et des court-métrages adaptés.
  • Pour les adolescents : « De l’autre côté des apparences : merveilleux, fantastique et autres étrangetés », le festival propose un programme thématique, ouvert à tous mais spécialement pensé pour les collégiens et lycéens.

Cette année, ce sont les différentes déclinaisons du fantastique qui sont mises à l’honneur avec une sélection de films ludiques, troublants, spectaculaires, où le cinéma montre son aptitude à enjamber les bordures du réel, à brouiller nos perceptions …

Sandra nous indique que « ces films font l’objet d’un accompagnement spécifique avec la mise en place du cahier des enseignants. Fruit d’un travail fait en amont, ce support est un véritable outil pédagogique, il permet d’aller plus loin et d’ouvrir des pistes de travail sur le cinéma, ses techniques, son sens, afin de rebondir vers d’autres domaines ». Ainsi, les films présentés sont toujours contextualisés et accompagnés, ils ouvrent le débat sur la satire politique, le rapport des classes ou encore le corps et l’espace.

Ces séances publiques et scolaires offrent une véritable « mixité des publics » et les enseignants ont répondu présents avec plus de 120 classes déjà inscrites. Et l’on vient de loin, à l’exemple de ce lycée de Douarnenez qui s’installe durant 3 jours à Nantes pour un véritable parcours cinématographique, entre film à visée plus pédagogique et séance de la sélection officielle.

  • Des actions sont faites aussi vers les « publics empêchés », tels que les enfants hospitalisés, les jeunes détenus ou les migrants.

Ainsi, le festival vient à eux : au service pédiatrie du CHU, des projections, des échanges et des ateliers comme une initiation aux maquillages d’effets spéciaux ont été organisés. A l’établissement pénitentiaire pour mineurs d’Orvault, il a été mis en place une projection suivie d’un débat autour d’un film asiatique diffusé en VOSTF.

Sandra est particulièrement fière du travail accompli auprès des associations de quartier, des structures socio-culturelles ou des associations de migrants pour amener ce public différent vers le festival. Ces actions, c’est permettre à ces jeunes à priori peu enclins à aller vers ces cinématographies, d’accéder à une ouverture et éveiller un intérêt qu’ils ne soupçonnaient pas. Pour Sandra « ils se rendent compte que le festival est plus accessible et moins élitiste qu’ils ne le pensent… mon rôle c’est de semer des graines… on démocratise, on démystifie ».

  • Autre lien très étroit entre le festival et les jeunes, ce sont les différents partenariats qui ont été mis en place avec l’enseignement supérieur. Ces projets associent les singularités de chaque cursus avec l’événement du festival et les coulisses de son organisation.

A l’image de l’université de Nantes, où les étudiants du Master 2 InfoCom couvrent l’actualité du festival avec la création d’un journal, d’un blog et d’un fil d’actualité Instagram. Ou encore, les premières et terminales option cinéma du lycée Guist’hau qui livrent quotidiennement un cliché du jour pour diffusion sur les facebook et twitter du festival. Ils réalisent des courts films autobiographiques « Mon F3C », ainsi qu’un article « Mon festival de l’intérieur ».

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Le Festival des 3 Continents est bien là dans son rôle de découvreur et d’initiateur, comme en atteste Pacôme, élève en 1ère année du BTS Audiovisuel au lycée Léonard de Vinci à Montaigu : « Je connaissais déjà le festival depuis plusieurs années mais ce n’est que l’année dernière avec mon lycée que j’ai pu y accéder le temps d’une semaine … J’ai découvert des longs et des courts métrages qui m’ont profondément marqués … je vois ce festival comme une manière de s’ouvrir au monde et de s’ouvrir à, non pas un cinéma, mais à des cinémas. Et l’intérêt, c’est que chaque tranche d’âge à la possibilité de venir au festival, tant il y a de la diversité dans la programmation. »

Et de rajouter : « Le festival offre aux enfants une initiation intéressante au cinéma étranger, autre que le cinéma américain, tout en les éloignant des films d’animations populaires à l’humour parfois un peu trop facile. Mais je dirais au final que ce n’est pas une initiation uniquement pour le jeune public mais également pour n’importe quelle personne peu habituée à l’art cinématographique sous toutes ses formes. Et si c’est le cas, alors je pense que ce festival est fait pour eux. » 
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Le rendez-vous est donné aux curieux, jeunes et moins jeunes pour partir explorer et découvrir ce cinéma d’ailleurs …

20 Sep

« Petit paysan » : quand la fiction rencontre la réalité …

Pierre et Paul sont tous deux éleveurs de vaches laitières, l’un sur grand écran, l’autre à Mouchamps en Vendée.

Pierre, c’est le personnage du dernier long métrage d’Hubert Charuel « Petit paysan », confronté à une épidémie dans son cheptel, il ne peut se résoudre à perdre ses bêtes et fera tout pour les sauver …

Paul Vieille, a vécu l’épidémie de la vache folle en 2000, et lui aussi a dû faire un choix. Un choix douloureux, celui de sacrifier ses bêtes pour ne pas propager la maladie. Les journalistes Élodie Soulard et Damien Raveleau, ont recueilli ses impressions à la sortie de la projection du film :

« Petit paysan » est toujours à l’affiche dans vos cinémas de la région.

A noter, au Cinéma Yves Robert à Evron (Mayenne), samedi 14 octobre à 21h00 , une projection du film en présence du réalisateur Hubert Charuel (organisée par l’association Atmosphère 53).

Tous les événements du cinéma Yves Robert

11 Juil

Zoom : profession, distributeur de cinéma

Le distributeur est un acteur de l’ombre de la filière cinématographique. Il est pourtant un élément incontournable, véritable lien entre la production-réalisation qui occupe le devant de la scène et la diffusion représentée par les salles obscures.

Rencontre avec Jonathan Musset, fondateur en 2011 de Wayna Pitch, société nantaise de distribution de longs métrages, axée sur des films d’auteurs, engagés, destinés à un public ados et jeunes adultes, la génération Z.

Ce passionné de cinéma et de numérique, nous dévoile son métier, son expérience …

Comment fonctionne le schéma de rémunération d’une société de distribution indépendante installée en région ?

Jonathan Musset, ancien informaticien, croit beaucoup au développement du numérique et à son impact sur le 7ème art. Il défend l’idée que le cinéma doit être synonyme d’innovation, d’un point de vue artistique, économique et politique. Avec la mise en places de projets innovants, Wayna Pitch souhaite anticiper le cinéma de demain.

Inventons les histoires de demain grâce au numérique !

Jonathan avec Wayna Pitch, a développé un nouveau label : « le cinéma équitable » qui a pour but de mettre en avant un  film par an, produit avec des moyens limités, dont l’histoire aborde un sujet pour lequel, dans la vraie vie, des associations s’investissent au quotidien.

Pour aller plus loin dans cette démarche solidaireWayna Pitch s’engage à reverser 50% de sa part sur le bénéfice d’exploitation engendré par chaque film ayant ce label, à des associations ayant un lien direct avec l’histoire, mais également à des initiatives d’artistes permettant de faire perdurer cette approche.

Cet accord est avant tout moral mais il tient par le simple fait que Wayna Pitch est une société qui veut innover et perdurer dans le paysage cinématographique français.

Ce label inclus la mise en place de « la tournée cinéma équitable » qui propose des rencontres et des débats sur le sujet abordé par le film. Cette année le film « Tapis Rouge » a reçu ce label et fait l’objet d’une tournée.

Toutes les informations sur Wayna Pitch

Merci au cinéma Bonne Garde de Nantes pour son accueil

01 Juin

La réalisatrice Raphaëlle Jean-Louis revient de Cannes des étoiles plein les yeux

Avant son départ pour le Festival de Cannes, nous avions rencontré cette jeune réalisatrice ligérienne, dont  le troisième court-métrage « Quand vais-je te revoir ? »  était sélectionné au Short Film Corner.
De retour de la croisette, elle nous livre ses impressions.

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« Mon séjour à Cannes a été extra ! » se réjouit Raphaëlle, « j’y suis allée en compagnie de l’acteur principal du film Mickaël Winum »
Tout a commencé pour elle comme dans un rêve avec le choix des tenues pour la montée des marches. Pour l’occasion la marque japonaise Taé Ashida lui a prêté plusieurs robes de haute couture arrivées directement par avion. « J’étais très étonnée et si contente de commencer l’aventure ainsi. Et pour l’anecdote : j’avais essayé la robe que portait la réalisatrice japonaise Naomie KAWASE. »

Et la montée des marches ?  

« C’est une expérience inoubliable, au-delà des strass et des paillettes, c’est la fierté d’être là pour présenter mon film « Quand vais-je te revoir ? ». Je me suis dit au fond de moi :  » je me suis battue et j’y suis arrivée ». Je viens d’un milieu modeste, je suis infirmière et donc très fière d’être arrivée jusqu’ici. »

Ce fut une semaine riche pour la jeune réalisatrice, entre la diffusion des longs et courts métrages en compétition, la visite du site du festival de Cannes, le village international, la Quinzaine des réalisateurs… un moment d’émotion et de rencontre. « J’ai pu échanger avec des producteurs américains, pour inscrire mon film à des festivals là-bas. J’ai également rencontré un acteur-réalisateur-producteur coréen avec qui je garde contact. Et surtout c’est l’occasion de rencontrer des acheteurs, comme ARTE, TF1, France Télévisions, des exploitants de cinéma, des producteurs… avec qui je compte bien garder un lien pour la suite. De belles rencontres professionnelles lors du marché du film, mais aussi simplement, lorsque je prenais un sandwich sur un banc, les relations se font assez facilement. »

« Cannes, m’a donné une énergie supplémentaire pour travailler sur mon premier long-métrage que j’écris actuellement sur le thème des soignants. J’aimerais beaucoup qu’il soit fini pour la fin de l’année 2018, et j’espère que ma prochaine montée des marches se sera pour le présenter ! » nous confie-t-elle. 

Pour ce qui est de son court-métrage « Quand vais-je te revoir ? » qui était sélectionné, il est inscrit à divers festivals, une diffusion est prévue sur Reims (une des villes du tournage) et sur Paris avec certainement la présence de Chantal Lauby, qui a eu un vrai coup de cœur pour ce film, « un honneur ! »

Le retour à la vraie vie ?

« Depuis cette semaine cannoise, j’ai repris mon activité d’infirmière en Loire-Atlantique, mais je ne manque pas de penser au cinéma chaque jour. »

Retenez bien son nom, Raphaëlle Jean-Louis est un talent à suivre …

09 Mai

Cannes, tapis rouge pour Raphaëlle Jean-Louis, jeune réalisatrice de Saint-Brévin

Rien ne prédestinait cette jeune infirmière à monter un jour les marches du Festival de Cannes. Sa dernière réalisation « Quand vais-je te revoir » a été sélectionnée au Short Film Corner. Rencontre avec cette artiste ligérienne quelques jours avant son départ pour la Croisette.

C’est une belle histoire de cinéma qu’est en train de vivre Raphaëlle Jean-Louis. Réalisatrice, scénariste, comédienne, cette passionnée a déjà été récompensée en 2014 par le Festival Turbofilm de Reims pour son 2ème court-métrage « Le dernier arrêt ». Mais cette année, c’est avec « Quand vais-je te revoir » que cette jeune réalisatrice de Saint-Michel-Chef-Chef a été sélectionnée au Short Film Corner du Festival de Cannes. La montée des marches va être, pour cette autodidacte, l’occasion de rencontres et d’échanges avec le milieu du 7ème art.

Infirmière à Saint-Brévin dans la vie, elle se consacre actuellement à l’écriture d’un long métrage de fiction sur un thème qu’elle connaît bien : le secteur hospitalier. Un talent à suivre …

merci au cinéma Bonne Garde de Nantes pour son accueil

Le dernier court-métrage de Raphaëlle Jean-Louis « Quand vais-je te revoir », sur le thème de la rencontre, a été sélectionné cette année au Short Film Corner du Festival de Cannes (du 17 au 28 mai 2017).