31 Juil

« Solex dans les prés », un tournage 100% mayennais !

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Un road-movie en solex qui traverse Lassay-Les-Châteaux, Sainte-Suzanne ou Gorron, voilà un pari un peu fou pour un film totalement mayennais !

Après le succès il y a 4 ans de « Va y avoir du soui », 26 000 entrées dans 90 salles du Grand Ouest, l’équipe de Le Couvoir Production menée par Dominique et Isabelle Rocher vient d’achever la tournage de son nouveau projet. 

« Solex dans les prés », un ovni cinématographique

Des acteurs mayennais, des techniciens mayennais, un financement mayennais et la Mayenne pour décor… on l’aura compris « Solex dans les prés » est bien un film 100% mayennais !

C’est une fiction-documentaire dont le but est de découvrir la Mayenne et ses richesses mais pas n’importe comment… en prenant son temps, en allant au devant des gens…. et pour cela un seul moyen : le Solex !

Dominique Rocher, auteur et réalisateur du film a imaginé ce road-movie comme une comédie populaire aux dialogues ciselés, saupoudrée de magie, de poésie et de burlesque.

Un film qui hisse la naïveté au rang de vertu

©Dominique Rocher – Solex dans les prés

Un film participatif

Dominique nous raconte que l’idée lui est venue lors de la distribution de son premier film, et sa mise en place a pris forme quand des communes du département ont manifesté un véritable désir de partenariat pour ce projet basé sur la passion et la générosité.

Tous se sont mobilisés pour le plaisir de vivre une expérience unique et pour valoriser l’image de leur département. Ainsi, les entreprises de la région ont elles aussi adhéré à cette aventure, le financement a donc été exclusivement privé, sous forme de mécénat et participatif sous forme de crowdfunding.

Silence… on tourne

Après de longs mois de préparation, de casting et de répétitions, premier jour de tournage à Château-Gontier, puis direction Oisseau, Bouessay et La Roë.

©Dominique Rocher – Solex dans les prés

L’aventure mayennaise continue… Dominique raconte : « Nous sommes sur les routes du matin au soir avec tous les comédiens, toute l’équipe technique et tous les Solex, Motobécane et autre side-car. Une vraie caravane ! Chacun a vraiment envie que le film se fasse (…) l’équipe de production est vraiment contente car ça fait des mois qu’on travaille pour préparer tout ça, trouver les budgets et maintenant on est dans le truc (…) Je suis très content d’être avec cette équipe de gamins, ça me rajeunit ! « 

Clap de fin

Le tournage de « Solex dans les prés » s’est achevé dimanche 1er septembre dans la très westernienne vallée des grottes de Saulges.

Trente communes et une douzaine d’associations partenaires, des dizaines d’entreprises impliquées sous forme de mécénats, quarante comédiens et techniciens quotidiennement sollicités, des centaines de figurants, un millier de kilomètres à parcourir en Solex et en side-car… le projet était un peu fou, mais le pari est gagné !

L’aventure va maintenant se poursuivre de manière moins risquée et plus confidentielle avec les mois de montage et de post-production pour une sortie en salle toujours prévue en octobre 2020.

SynopsisKharis et Brindelune, 2 demi-sœurs ennemies, membres de la même agence de détectives privés parisienne, se lancent, à bord d’un antique side-car, dans un road-movie à travers la Mayenne. L’une vient d’être virée du RAID suite à une bavure, l’autre, gaffeuse invétérée, semble dotée de supers pouvoirs mal contrôlés. Au cours de cette picaresque odyssée frisant souvent le burlesque, Kharis et Brindelune vont croiser 2 amateurs de solex absorbés dans une improbable quête digne des chevaliers de la table Ronde ainsi qu’une extravagante jeune femme autour de laquelle plane une indicible menace…

29 Mai

Court&49, une association angevine dédiée aux courts-métrages

Une passion pour le 7ème art, une envie de cinéma, un désir de tenter l’expérience de la réalisation… le court-métrage est souvent la réponse pour faire ses premiers pas dans le cinéma. C’est un format qui permet toutes les narrations, toutes les audaces.

À Angers, l’association Court&49 regroupe des talents de la région et apporte son aide pour des projets de réalisation de court-métrage.

Pour ses fondateurs, Court&49 c’est d’abord un collectif, né d’une envie, celle de réaliser et de se réaliser.

Le but est de pouvoir partager ses connaissances et ses expériences aux membres du groupe et de proposer des projets.

►Entretien avec Johan Neveu, président de l’association :

  • Comment est née cette association ?

Court&49 est une association née à Angers en 2014 à l’initiative de Vincent Malaisé, qui au moment de se lancer dans la réalisation n’a pas trouvé sur place écho à ce qu’il voulait faire, d’où l’idée de rassembler des gens intéressés comme lui par la création audiovisuelle.

Elle est composée de passionné(e)s de cinéma qui se retrouvent, échangent et réalisent des courts-métrages.

Deux fois par mois nous nous réunissons pour faire avancer nos projets. Nous organisons aussi des ateliers pratiques ou théoriques ouverts à tous.

Nous sommes actuellement une quinzaine d’adhérents et chaque année s’ajoute de nouvelles têtes ! 

© David Lair

  • Pourquoi le choix du format court ?

Le format court est très versatile et permet d’expérimenter.

La création audiovisuelle est chronophage et la plupart de nos membres évoluent dans des milieux différents de celui du cinéma ou de la vidéo. En général, ils commencent avec des formats très courts (2 ou 3 minutes), ensuite les scénarios se complexifient et la durée s’allonge !

  • Quels sont vos champs d’actions ? 

Un membre vient avec une idée, et nous l’accompagnons de l’écriture au montage. Le but n’est pas de produire des films « one shot » mais que les réalisateurs d’un jour participent aussi au tournage et à la préparation des projets des autres membres en tant que technicien, régisseur,…

Nous servons un peu de structure de production en finançant certains postes particuliers comme des plans de drone, du conseil en montage, prise son ou la mise en place de la régie.

Lorsqu’un film est prêt, nous organisons une avant-première, mais ensuite, c’est au réalisateur de décider comment il souhaite faire vivre son film en terme de projection et de festival.

© David Lair

  • Quels ont été les événements marquants depuis sa création ?

En tout nous avons aidé à réaliser 11 films de 6 réalisateurs différents !

Notre dernier film « La Dormance » de Vincent Malaisé, a été récompensé par plus de 20 prix (dont celui du meilleur court-métrage français au Paris Art Movie ou le prix de la meilleure actrice pour Aurélie Garault au Redline International Film Festival de Toronto – Canada)

Synopsis : Au début du cycle de la dormance, moment où la vigne va devoir vivre sur ses réserves, Mélanie se fait renvoyer de l’exploitation vinicole qui l’emploi. Dépendante et vivant dans sa voiture, elle entre en errance.

Court&49 a accompagné au développement et à la production de plusieurs courts-métrages dont « Le Boa » de Jérôme et Stéphanie Lebeau, « Zetematium » de Yulia Nikiforova ou encore « Clown » de Johan Neveu.

L’association participe également à l’éducation à l’image en organisant plusieurs rencontres au profit de ses membres et du public avec des techniciens ou réalisateurs reconnus, comme la mise en place d’une masterclass avec Cécile Pradère, monteuse professionnelle.

Nous organisons des rencontres entre les angevins et des professionnels du milieu cinématographique. Nous avons ainsi accueilli Stéphane Brizé, (réalisateur de « La loi du marché », césar du meilleur acteur pour Vincent Lindon) ou encore Alexandre Charlot (scénariste notamment de « Bienvenue chez les Ch’tis »).

Toujours dans cet esprit de rencontre, nous mettons en place des avant-premières pour nos différents films, en invitant toutes les personnes qui permettent à nos films d’exister et qui sont nombreux (ceux qui prêtent les lieux, les accessoires, les figurants,…).

Et nous avons également organisé avec d’autres associations productrices de courts-métrages des soirées de projection sur Angers et Nantes, « Court sur le Grill » qui eurent un grand succès.

  • Vous avez des partenariats avec le Festival Premiers Plans, le cinéma Les 400 Coups ?

Nous sommes encore une association jeune et avons à faire nos preuves. Le Cinéma Les 400 Coups nous accueille pour nos événements de manière classique.

Le festival Premiers Plans est lui réservé aux professionnels, sortant d’école de cinéma, et ne programme pas de films amateurs. Cependant nous connaissons les dirigeants, et ils nous connaissent. L’idée de créer un festival « Off » nous trotte derrière la tête depuis quelques années !

  • Quels sont les prochains projets de Court&49 ?
Plusieurs personnes ont des scénarios en cours qu’ils souhaitent réaliser. Pour ce qui me concerne, je termine un script pour un tournage en fin d’année. 
Nous cherchons aussi à faire plus d’ateliers pratiques pour faire plus d’images et tout apprendre ! 

© David Lair

Le tournage de « Se dévoiler par le Cœur« , de Benoit Rolandeau, vient de s’achever, un atelier écriture sur la transformation des personnages est prévu avec Gildas Jaffrennou et un concours d’affiche est lancé pour le prochain film « A new born man »
  • En quoi consiste ce concours d’affiche ?

Le concours d’affiche est un moyen pour nous de faire connaître notre association ainsi que de permettre à des graphistes en herbe de s’essayer à la création d’affiche. Les participants reçoivent un lien du film et ont ensuite carte blanche sur leur création.

Il n’est pas à l’adresse de professionnels. Nous cherchons toujours des « amateurs éclairés », comme nous le sommes, pour partager notre amour du cinéma !

  • Votre dernier coup de cœur cinématographique ?

C’est « Us » de Jordan Peele. Je n’aime pas forcément les thriller mais j’aime beaucoup sa direction artistique et sa façon de souligner son thème avec le cadre. Ça et l’inventivité du scénario m’ont conquis. Jordan Peele a eu une carrière comique avant de passer à la réalisation, qui je pense lui offre une grande maîtrise du rythme, essentiel en comédie. 

►Johan Neveu est un réalisateur installé depuis 2014. Après des études d’ingénieur en horticulture et paysage, il se lance par passion dans la réalisation. Autodidacte, il a travaillé sur des projets diversifiés allant de la vidéo de communication web au court-métrage en passant par les webdocs avec le Parc naturel régional Loire Anjou Touraine. Son premier court-métrage ‘Bol D’Ouest’ est sélectionné au concours de courts du festival Accroches Cœurs.

Il est cadreur sur le court-métrage « Madeleine » de Vincent Malaisé, sur « Zetematium » de Yulia Nikiforova et lors de la réalisation du Clip « Bouge » du collectif Culture Contre Attaque. Il passe à la réalisation avec « Clown » un court-métrage poétique tourné à Angers en 2017.

07 Mai

Rencontre avec Matthieu Haag, réalisateur de « L’Orphelinat »

Le réalisateur nantais, Matthieu Haag, présente son premier long-métrage documentaire « L’Orphelinat », mardi 14 mai à 20h30 au cinéma Le Concorde à Nantes.

Entretien avec le réalisateur, il revient sur son parcours et la genèse de ce projet, une rencontre avec le directeur d’un orphelinat à Hanoï  qui nous donne à appréhender la vie de cet homme, pour mieux nous conter une histoire universelle.

Sans titre (1)

« Petit fils d’une immigrée slovaque venue en France à pied, je ne me sens nulle part chez moi. Lors d’une errance au Vietnam, je fais la rencontre d’un père adoptif en série, Monsieur Vu Tiên, qui me confie son histoire alors même que je ne parle pas sa langue. Débute alors un parcours initiatique sur ma place d’homme, et de père, fait de rencontres et de révélations.« 

Ce film est bien né d’une rencontre et la rencontre est ce qui résume le parcours atypique et surprenant de Matthieu Haag.

Je n’aimais pas aller au cinéma jusqu’à l’âge de 25 ans.

Voilà une entrée en matière pour le moins surprenante de la part d’un réalisateur. Matthieu explique : « j’avais un besoin de confrontation plus directe, de comprendre le monde« . Il devient scientifique, agrégation de physique, bac+5 en robotique, c’est ce que l’on appelle une tête… mais toujours en connexion direct avec l’humain.

C’est l’achat d’une caméra et sa curiosité pour la technique qui pousse Matthieu vers le cinéma. Il profite d’un voyage en Côte d’Ivoire pour faire l’expérience d’un film. Le virus est là.

Dès lors, il devient un spectateur assidu, presque « gargantuesque », visionnant un film par jour, il a la maturité, la curiosité et se forge sa propre culture cinématographique.

Le déclic a lieu devant « To Be or Not to Be » réalisé par Ernst Lubitsch en 1942, « on peut faire passer de telles émotions ! » Il découvre aussi les films de fiction et de documentaire d’Alain Cavalier, et croise le réalisateur angevin Pascal Bonnelle, avec qui il collabore sur certains projets.

Il maîtrise de plus en plus la narration, le montage, … et se bâtit une expérience dans le documentaire.

Le documentaire, c’est aller saisir des choses qui existent déjà.

En 2008, Matthieu décide de passer à la fiction, pour se confronter à une écriture différente et à la direction d’acteurs. Plusieurs de ses courts-métrages sont remarqués comme Etat des lieux (2012) ou Un parfum de Liban (2014) qui sera sélectionné dans de nombreux festivals et qui obtiendra 5 prix.

Son désir de cinéma est là, mais c’est une rencontre qui va amener Matthieu Haag à réaliser L’Orphelinat.

« Un ami me contact pour faire un film institutionnel sur une ONG en Asie du Sud Est. Le deal : je n’étais pas rémunéré mais je bénéficiais d’une équipe sur place et de 20 jours de tournage en plus pour faire un film » raconte Matthieu. Il écrit alors une fiction, mais sur place le projet n’aboutit pas. Et c’est une rencontre qui va tout changer, il fait la connaissance du directeur d’un orphelinat à Hanoï, se lie d’amitié avec lui et filme ce vieil homme qui lui raconte sa vie.

Une vie d’engagements et entièrement dédiée aux autres.

Matthieu rentre en France avec des rushs dont il n’a pas toute la traduction, le temps passe. « Lors d’une soirée, je fais la connaissance d’un vietnamien installé en France depuis de nombreuses années, qui me propose de traduire les propos du directeur de l’orphelinat ». A l’issu des traductions, Matthieu est décidé, il va faire un film sur Monsieur Vu Tiên et son incroyable histoire. Après un mois d’écriture, il retourne à Hanoï, compléter le tournage.

Mais un problème se pose : produire le film. Et là encore, c’est une rencontre qui va faire aboutir ce projet. Après quelques refus, Matthieu prend contact « au culot » avec la productrice d’Alain Cavalier, qui au vu d’un premier visionnage donne son accord. « Assis au bureau de cette femme qui a côtoyé Clint Eastwood ou Orson Wells, je vis un rêve ! »

Rêve qui devient réalité : L’Orphelinat sort au cinéma !

Il y a un avant et un après cette expérience.

► Rendez-vous mardi 14 mai à 20h30 au cinéma Le Concorde à Nantes, la projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur

► « L’orphelinat » a reçu le Grand Prix du meilleur documentaire à Cleveland, Etats-Unis (Great Lakes Film Festival) , Grand Prix du meilleur documentaire à Baku, Azerbaïdjan (Zoroaster Film Festival) et le Grand Prix du meilleur documentaire en Martinique (MIFF)

26 Jan

Le Festival Premiers Plans d’Angers et l’ENSA de Nantes présentent « In Machina 360° – Marc Caro »

Révéler de nouveaux talents, découvrir des réalisateurs européens, telle est l’ambition du Festival Premiers Plans qui se déroule à Angers jusqu’au 3 février dans différents lieux de la ville. Mais ce qui attire aussi un public et des professionnels toujours plus fidèles c’est la richesse de son programme, qui en marge de la sélection officielle offre de nombreux événements, comme des lectures de scénarios, des rétrospectives, des avant-premières,…

Pour cette 31ème édition, le Festival Premiers Plans propose un focus sur l’oeuvre de Marc Caro, co-réalisateur de « Delicatessen » ou de « La cité des enfants perdus ». Mais que se cache-t-il derrière ce programme « In Machina 360° – Marc Caro » ?

Réponses avec Laurent Lescop, enseignant à l’Ecole Nationale Supérieur d’Architecture de Nantes, en charge de ce projet.

Un projet un peu fou ! Concevoir et construire un décor pour tourner en 360° la web-série « Dans la lune » écrite par Marc Caro.

C’est la 3ème fois que l’ENSA de Nantes participe au festival. Cette aventure est partie du constat que le décor de cinéma est rarement considéré comme un protagoniste à part entière d’une narration.

Ainsi, depuis 2000, année où le numérique s’est démocratisé dans l’enseignement et notamment en architecture, l’idée que poursuit Laurent est de donner un sens à ces images numériques, de raconter des sensations. Il a donc mis en place des ateliers pour initier ses étudiants à la fabrication de A à Z de courts-métrages. Chemin faisant, s’associer avec le Festival Premiers Plans était une évidence.

Cette année, cet enseignant passionné de cinéma, entouré de toute une équipe d’enseignants motivés* est parti sur un nouveau défi : le tournage à 360°, encore peu utilisé et peu maîtrisé car il nécessite de repenser entièrement la manière de concevoir un décor, la lumière, le son,… La manière même de filmer.

©Archirep ENSA Nantes

15 étudiants en Master option « Architecture en Représentation » ont relevé ce challenge, mais il fallait un projet à la hauteur de cette ambition. Xavier Massé, l’administrateur du festival Premiers Plans et Laurent Lescop ont alors pensé à Marc Caro et à son projet d’une web-série tournée à 360°. Le réalisateur aux multiples casquettes et à l’univers très marqué a vu dans ce partenariat l’occasion de tester cette nouvelle technique, il a donc très vite adhéré au projet.

©Archirep ENSA Nantes

Un synopsis de la future série « Dans la lune » a été remis aux étudiants. 5 propositions libres de toutes contraintes et sans aucunes auto-censures ont été présentées à Marc Caro qui n’avait qu’un mot d’ordre « l’envie d’être surpris ». 5 maquettes et leurs modélisations en numérique ont été proposées au réalisateur, qui en a dégagé les différents points forts, pour au final avoir une maquette de synthèse numérique immersive.

Par la suite, la construction concrète de ce fameux studio s’est faite, non sans résoudre de nombreux soucis techniques. Pour ce faire, les élèves ont été accompagnés par des professionnels comme Jean Rabassedécorateur de cinéma et scénographe (césar du meilleur décor pour « La Cité des enfants perdus » de Marc Caro) et Jean Poisson, directeur de la photographie. Car il s’agit pour les étudiants de concevoir un environnement global, qui comprend la conception du décor proprement dit, mais aussi son accessoirisation, les lumières, les costumes…

©Archirep ENSA Nantes

C’est dans la salle Bodinier d’Angers que le studio s’est installé pendant toute la durée du festival. Marc Caro, y tournera pour sa web-série « Dans la lune ».

Durant le festival, le public est invité à visiter le tournage et à découvrir les étapes de fabrication des décors, des planches d’esquisses et des maquettes. Des visites virtuelles à 360° sont également proposées. Un événement en partenariat avec Laurent Vié Architecture et Les Docs du Nord.
Du lundi 28 janvier au samedi 2 février – à partir de 14h00 – studios Bodinier – entrée libre

Le tournage a commencé pendant le festival / ©Archirep ENSA Nantes

Au programme :
Projection du film « La cité des enfants perdus » de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro, samedi 26 janvier à 14h au Multiplex, suivie d’une rencontre avec Marc Caro et mardi 29 janvier à 22h00 aux 400 Coups.
Projection de « Bunker de la dernière rafale » moyen métrage de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro, samedi 26 janvier à 22h00 aux 400 Coups, suivie d’une rencontre avec Marc Caro.

►À découvrir également : une exposition inédite des photos de tournage de « La Cité des enfants perdus ».
Qui est Marc Caro ?
Ce nantais d’origine est un homme d’images aux diverses expériences : auteur de BD dans les années 70 au sein de Métal Hurlant ou Fluide Glacial, il rencontre Jean-Pierre Jeunet avec qui il réalise plusieurs clips, des courts-métrages remarqués et 2 longs-métrages : « Delicatessen » (césar de la meilleure 1ère œuvre et césar du meilleur scénario original ou adaptation) et « La cité des enfants perdus ». Il est aussi acteur, scénariste, directeur artistique et a réalisé en solo « Dante 01 » avec Lambert Wilson.
« Dans la lune » est une websérie humoristique de science-fiction inspirée de l’univers de Jules Verne et de Méliès.
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* L’équipe de Laurent Lescop : Bruno Suner (co-encadrant), Cyrille Bretaud (construction), Emmanuelle Gangloff (scénographie exposition), Marc Grandsard (culture filmique) et Nicolas Houel (Lumière).
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24 Nov

Festival des 3 Continents : rencontre avec Lucie Borleteau et Mahamat-Saleh Haroun, membres du jury

Les cinémas d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine sont à l’honneur jusqu’au 27 novembre à Nantes avec le Festival des 3 Continents.

Qui dit festival, dit compétition, dit jury… Rencontre avec deux membres du jury de la sélection internationale.

  • Lucie Borleteau, scénariste, metteur en scène, comédienne et réalisatrice. Cette ancienne élève de Ciné Sup’ Nantes a travaillé avec Claire Denis ou Arnaud Desplechin, et réalisé en 2014 un premier film très remarqué « Fidelio, l’odyssée d’Alice ».
  • Mahamat-Saleh Haroun, réalisateur tchadien. Son premier long-métrage « Bye bye Africa » a reçu en 1999 le prix du 1er film à la Mostra de Venise. Auteur de films engagés, le Festival des 3 Continents lui rend hommage avec la diffusion de son film « l’homme qui crie », prix du jury à Cannes en 2010.

   

– Votre rencontre avec le Festival des 3 Continents ?

Lucie Borleteau : C’est un festival que je connais bien. Je suis nantaise et j’y suis allée de nombreuses fois, notamment dans le cadre de mes études, au lycée Guist’hau, option cinéma et ensuite à Ciné Sup’. J’ai même fait partie du Jury Jeune en 1998, c’est un très bon souvenir et me voilà 20 ans plus tard dans le jury de la compétition internationale, c’est fou !

Mahamat-Saleh Haroun : Je connais Nantes pour y avoir présenté plusieurs fois mes films, mais en tant que spectateur et jury du Festival des 3 Continents, c’est une première. Je suis ravi d’être ici pour cette 40ème édition et d’accompagner la 41ème année, ce passage de l’âge de la passion à celui de la raison.

– Quelle est la particularité de ce festival ?

LB : Pour les jeunes cinéphiles, ce festival est une chance, pour moi c’est au même niveau que Cannes. Ici on peut rencontrer les auteurs, débattre, c’est rare les festivals qui font venir autant de réalisateurs. Les nantais sont des cinéphiles curieux, ce festival le prouve, ils ont de la chance et Nantes avec toutes ses salles est une ville unique en terme de programmation.

MSH : C’est un festival à l’écoute de la rumeur du monde, un festival de défricheur, sensible à ce qui ce passe ailleurs, il appelle à lui des cinématographies souvent invisibles. C’est un port d’œuvres singulières.

– Vous êtes sensible aux cinémas présentés ici ? 

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17 Sep

Un festival de jeunes talents au Hotmilk Film Makers de Cholet

Pas de compétition, pas de jury… mais des talents !

Du 21 au 23 septembre, se déroule le Hotmilk Film Makers, le festival du court-métrage de Cholet, l’occasion de découvrir des perles du cinéma et des jeunes auteurs passionnés. 

Pour cette 6ème édition le programme est à la hauteur avec 24 films projetés, des rencontres, une étrange séance, un atelier de pré-production et une vingtaine d’intervenants. Rencontre avec Ronald Guérin, organisateur du festival :

– Comment est né le festival ?
Un peu par hasard 🙂
J’ai toujours été un grand fan d’images, qu’elles soient fixes ou animées. Il y a 6 ans maintenant, en surfant sur le web, je suis tombé sur des vidéos, courts et clips, de jeunes choletais. J’ai été bluffé par la qualité de ces œuvres, et j’ai eu envie de les partager. J’ai donc contacté ces jeunes réals pour voir ensemble ce que l’on pouvait faire, quels autres films ils avaient produit. Une fois le contenu rassemblé, avec mon dossier sous le bras, j’ai été à la rencontre de Jeremy Cacheux, directeur du cinéma Cinémovida de Cholet, qui a été séduit par le projet et a tout de suite adhéré. C’est de ces belles rencontres et cette envie commune de partage qu’est né le festival.

– Pourquoi le format court ?
Le format court est un format très ouvert.
Ouvert à tous. Amateur comme professionnel. Avec ou sans budget. Ouvert à l’expérimentation. On peut réaliser des histoires très structurées, juste une tranche de vie, des films expérimentaux, avec paroles, sans paroles, et parfois même sans comédiens. C’est un format où l’on peut s’exprimer.

– Comment se fait le choix des courts-métrages ?
Pour la sélection « Junior », nous avons mis en place un jury composé de professionnels et de membres de l’association Aux films de la Moine (…) Ils ont pour mission de sélectionner deux œuvres qui ouvriront les séances du festival.
Pour les sélections « officielle » et « coup de cœur », je réalise encore la programmation seul. Je mets un point d’honneur à visionner tous les films que nous recevons. Cela me permet de mettre en place des séances spéciales, comme « L’étrange séance », quand je reçois des œuvres très qualitatives, mais pas forcément tout public. Avoir une vision globale me permet une grande souplesse pour la programmation.

– L’étrange séance, une envie de frisson ?
J’ai toujours eu une certaine affection pour le cinéma de genre. Lors de la 4e édition, nous avions déjà eu une étrange séance. A l’époque, nous avions reçu le film de Quarxx, « Un ciel bleu presque parfait ». Une œuvre magnifique, un ovni cinématographique, mais extrêmement compliqué à programmer, surtout pour un public familial. L’idée de « L’étrange séance » est venue de là.
Cette année, nous avons la chance d’avoir eu l’autorisation de la chaine américaine Crypt TV de diffuser « 100% organic », un court-métrage gore réalisé par le choletais Yoann Luis. Ayant reçu en parallèle d’autres œuvres d’épouvante, le retour de « l’étrange séance » était incontournable.

– Le temps fort de cette année ?
Tout est un temps fort 🙂 La programmation a été réalisée comme un ensemble. Les soirées sont assez différentes, et dans chacune d’entre elles il y a des pépites à découvrir.
Pour parler nouveautés :
– Le retour de « l’étrange séance » rendez-vous incontournable pour les amateurs du genre.
– Un atelier « pré-production » gratuit. Cela faisait plusieurs années que j’avais envie de mettre en place un véritable atelier pour aider à la réalisation de projets futurs. Les leitmotivs du festival ont toujours été la découverte et le partage. Nous avions envie d’aller plus loin dans le partage d’expérience.
Beaucoup d’amateurs veulent passer le pas et réaliser leur premier court-métrage, mais ne savent pas toujours comment mettre le projet sur les bons rails. J’avais envie que le festival puisse les accompagner, les aider dans leur démarche. C’est pourquoi, cette année, le réalisateur et producteur, Yoann Luis, animera un atelier « pré-production », gratuit et ouvert aux plus de 16 ans.

– Bilan des autres éditions ?
Depuis la première édition, le festival a su trouver un public de curieux. Jeremy Cacheux, directeur du Cinémovida et moi avons été surpris par cet engouement dès la première édition, engouement qui n’a pas cessé de croître en 5 ans. C’est grâce à la qualité des œuvres. Sans contenu, le festival n’existerait pas.

– Y a-t-il des réalisateurs que vous retrouvez ou suivez d’une année sur l’autre ?
En six éditions, le festival a reçu 78 intervenants différents (réalisateurs, producteurs, comédiens, scénaristes, professionnels en FX…). Nous suivons la carrière de ceux que nous avons reçus, mais aussi de jeunes réalisateurs, même si nous ne sélectionnons pas encore leurs œuvres.
Nous avons effectivement des réalisateurs très productifs que nous recevons, avec la plus grande joie, chaque année depuis la naissance du festival. Les réalisateurs Yoann Luis et Joris Favraud font presque partie des murs 🙂


Nous avons également reçu des jeunes réals qui sont passés par la sélection Junior, puis la sélection officielle. Je pense à Charles Mutombo-Cartier, Dylan El Kara et Ethan Guérin. D’autres professionnels ont participé à plusieurs éditions, comme Sébastien Vion, Corentin Luis, Simon Larvaron, Etienne Ménard, Anthony Bertaud…

– Certains sont-ils passés au long-métrage ?
Très peu encore, mais des projets sont en cours. On croise les doigts pour eux et on espère pouvoir diffuser leurs films sur Cholet 🙂
L’année dernière nous avons projeté le premier documentaire produit par Yoann Luis, « Everest Green » en film de clôture. Yoann est actuellement sur des projets de long-métrage de fiction mais cette fois-ci en tant que réalisateur.
Le court-métrage « Un ciel bleu presque parfait » réalisé par Quarxx, vient d’être adapté sous le titre « Tous les dieux du ciel ». Il sortira en salle en 2019.
Nous avons également reçu Julie Lena, monteuse sur le court-métrage d’Hubert Charuel, « Fox-Terrier », qui a travaillé ensuite sur son long-métrage « Petit Paysan » récompensé par 3 césars en 2018.

Hotmilk Film Makers, découvreur de talents … assurément !

►Hotmilk Film Makers au cinéma Movida de Cholet du 21 au 23 septembre.

►Toute la programmation du festival.

11 Sep

Narcisse Pelletier, un destin hors du commun sur grand écran

Tatoué par incision, les oreilles percées, un zligau mélanésien à travers la cloison nasale… voilà la description de Narcisse Pelletier, mousse vendéen de retour en 1876 sur sa terre natale, après 17 ans de vie au sein d’une famille aborigène. 

Celui que la presse australienne surnomma « le sauvage blanc », fait l’objet d’un documentaire « Narcisse Pierre Pelletier, naufragé, aborigène » de Serge Aillery présenté en avant-première, jeudi 13 septembre à 18h30 au Cinémarine de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Son histoire est rocambolesque et son destin incroyable. C’est en juillet 1857 que le jeune marin de Saint-Gilles, embarque sur le « Saint Paul ». Suite à un naufrage, blessé, il est abandonné par ses camarades et son capitaine. Recueilli par une famille du peuple Uutaalnganu au Cap Flattery (Extrême Nord Australien), il s’intègre à leur mode de vie.

Au bout de 17 ans, confronté à des marins britanniques qui le pensent enlevé, Narcisse alors âgé de 31 ans, retrouve contre son gré, sa terre natale. Il redécouvre alors sa famille et fait face aux difficultés du retour à la vie vendéenne, apprivoisant un monde qui n’est plus vraiment le sien.

Serge Aillery, réalisateur, scénariste, s’empare de cette histoire dès 1976 par l’intermédiaire d’un oncle, qui fut co-auteur d’un livre sur Saint-Gilles dans lequel était évoqué ce vendéen aborigène.

Narcisse Pelletier rentre à Saint-Gilles-Croix-de-Vie le 2 janvier 1876. Je pense l’avoir rencontré pour la première fois un siècle plus tard

Serge nous confie – « Le point de départ pour raconter cette histoire a longtemps été très mince, une unique photographie, extraite d’un livre introuvable qui à l’époque de sa parution, 1876, ne fût même pas déposé à la B.N.F. La publication du roman de François Garde, « Ce qu’il advint du sauvage blanc » prix Goncourt du premier roman 2012, mit de nouveau en avant Narcisse Pelletier. »

L’année 2014 fut décisive pour le réalisateur. « J’apprends que Chanouga, auteur de BD, vient de publier le premier tome de son « Narcisse ». Je prends contact avec lui. En cherchant d’autres publications sur le sujet, je découvre « Pelletier, the forgotten cataway of cape York » de Stephanie Anderson ». Cet essai introductif et traduction du livre original « Dix-sept ans chez les sauvages: les aventures de Narcisse Pelletier » de Constant Merland est enrichi d’un commentaire ethnographique d’Athol Chase, spécialiste des aborigènes des plages du nord-est.

Ce récit prend alors une dimension scientifique, historique et surtout humaine. Selon Serge, « l’aventure de Narcisse Pelletier met en perspective l’histoire dramatique du traitement des Aborigènes au cours du XXème siècle. Ils ne furent reconnus citoyens Australiens qu’en 1967. »

Tourner en Australie et partir sur les traces de Narcisse est devenu possible grâce au soutien et au témoignage sur place de Stephanie Anderson et d’Athol Chase. « Le but était d’aller à Brisbane pour filmer les principales pièces attestant de la présence de Narcisse en Australie et à Lockhart-River sur les plages où il a vécu ».

Le film dévoile cette vie hors du commun, sous les regards croisés de Hubert « Chanouga » dessinateur basé à Marseille, Stephanie, universitaire australienne et des Aborigènes déplacés qui résident aujourd’hui à Lockhart-River.

Ces itinéraires donnent lieu à une réflexion sur notre civilisation et sur l’histoire des aborigènes, tout en soulignant l’inaptitude de notre société à considérer un homme déchristianisé ou une tribu aborigène sereine.

« Narcisse Pierre Pelletier, naufragé, aborigène » de Serge Aillery, en avant-première au cinéma Cinémarine de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le jeudi 13 septembre à 18h30. Une diffusion sur France 3 Pays de la Loire et France 3 Bretagne est prévue le lundi 24 septembre après le Grand Soir 3.

20 Juil

De la plage aux salles obscures… Les cinémas de bord de mer vous attendent

C’est les vacances, on est loin des soucis du quotidien, on a enfin du temps pour soi, pour la famille… Pourquoi ne pas aller au cinéma !?

Contrairement à certains cinémas associatifs en ville ou en campagne qui prennent leur quartier d’été faute de bénévoles ou de spectateurs, les cinémas de bord de mer voient eux leur fréquentation augmenter avec le nombre de touristes. Que ce soient sur les plages de Vendée ou de Loire-Atlantique, ces cinémas de 1 ou 2 écrans doivent faire face à une organisation différente par rapport au reste de l’année.

Comment s’y préparent-ils ? – Réponse avec Stéphane Geffard, directeur du cinéma Agnès Varda à La Tranche sur Mer en Vendée

« En hiver, La Tranche sur Mer c’est 2 700 habitants avec une majorité de plus de 60 ans et 8 000 maisons secondaires, nos spectateurs sont des cinéphiles avertis et fidèles, notre programmation est donc adaptée à cette population avec une forte présence de films classés art et essai.

Mais l’été, la station balnéaire voit sa population atteindre les 150 000 habitants, le cinéma doit donc faire face à une hausse de la fréquentation de nos salles. »

Juillet et août est donc une période « chaude » pour ce cinéma de 2 salles qui passe alors de 6 à 10 séances par jour. « La programmation est donc plus classique, plus familiale avec les traditionnels blockbusters de l’été, mais sans oublier l’âme de ce cinéma » comme le précise Stéphane, ainsi peuvent se côtoyer le très attendu « Les indestructibles 2 » de Brad Bird et le plus intimiste « Ma fille » de Laura Bispuri.

Cette hausse d’activité ne peut être possible que par l’engagement et la fidélité de bénévoles qui s’investissent dans leur cinéma. En période estivale, ils sont une douzaine de 16 à 90 ans. « Ce qui est incroyable c’est que l’été ce sont les enfants et petits-enfants de nos bénévoles qui sont mis à contribution ! »

On est une grande famille – Stéphane Geffard

Le cinéma Agnès Varda de la Tranche sur Mer est un succès avec 40 000 entrées par an : 20 000 en hiver et 20 000 pendant les 2 mois d’été.

Toute l’année Stéphane fait vivre ce cinéma : ciné-débats, avant-premières, rencontres avec des réalisateurs, comédiens, soirées à thème … les idées ne manquent pas pour combler un public exigeant. Ce passionné, est un véritable homme-orchestre : exploitant, programmateur, animateur, projectionniste … il a fait de ce cinéma un véritable lieu culturel qui fait la joie des habitants de la Tranche et des vacanciers.

Prochain événement, le 8 août : « La nuit du cinéma » avec la programmation à partir de 20h30 de 4 films dont « Mission impossible – fallout ». Des animations, jeux, cadeaux, … sont prévus pour cette folle nuit sur grand écran.

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10 Juin

Dialogues, ambiances, musiques, … le pouvoir du son

La voix d’E.T, le sabre laser de Star Wars, la musique d’Amélie Poulain …. autant de sons devenus célèbres !!

Le son au cinéma est largement sous-estimé par le grand public, ne dit-on pas : on va voir un film ?!  Mais le son véhicule souvent autant de sens, si ce n’est plus que les images. En effet, une scène filmée ne dira pas la même chose en fonction du son qui lui est accolé.

Le son est présent depuis la création du cinéma, au temps des films muets, la musique et les bruitages étaient déjà importants et aujourd’hui, il joue un rôle primordial.

Rencontre avec deux ingénieurs du son de la région, qui ont monté leur propre studio de post-production sonore et qui travaillent actuellement sur le film « Frères d’arme » de Sylvain Labrosse, tourné en Bretagne et en Pays de la Loire.

Martin Gracineau et Jérémie Halbert nous expliquent les différentes facettes de leur métier

Crée en janvier 2017, ce studio appartient à deux entités : « les docks du film » et « le caveau phonique ». Martin et Jérémie ont décidé de se rassembler pour pouvoir monter cette installation professionnelle unique dans la région : un studio ProTools HD 5.1. Cet investissement a été possible grâce à un programme d’aide du Conseil Régional des Pays de la Loire.

Le but est de pouvoir proposer aux films d’initiative régionale une vraie post-production sonore complète et de qualité. Ce studio est selon Martin « une étape du développement de la filière cinéma en Pays de la Loire. Le cinéma, c’est des emplois et du chiffre d’affaire, mais la filière ne pourra pas se développer en région sans un soutien important et affirmé de la force publique. »

 

Les docks du film

Le caveau phonique

03 Mai

« Mes frères », la famille au cœur du premier film de Bertrand Guerry

C’est un réalisateur heureux qui revient des Etats-Unis.

Bertrand Guerry avec son film « Mes frères » vient de remporter deux awards au Festival RIFF de Richmond : prix du meilleur scénario et prix d’interprétation pour l’ensemble de la distribution, et la semaine prochaine, direction la côte d’Azur pour une sélection aux Cannes Écrans Juniors 2018.

Un véritable coup de projecteur sur le premier long métrage de ce réalisateur manceau, avant sa sortie nationale prévue le 4 juillet.

« Mes frères » c’est une histoire de famille, celle de deux frères, Eddy et Rocco, anciennes gloires de la scène « Rock Indé » à la fin des années 90. Dix ans plus tard, ils défilent en tête de la fanfare locale d’une île isolée. Et isolés ils le sont à plus d’un titre, l’un est atteint d’une maladie incurable et l’autre s’enferme dans le mutisme. Un soir, leur sœur Lola réapparaît dans leur vie. Les souffrances humaines ont brisé les cœurs, meurtri les corps et enfoui la parole, mais la joie va renaître de la fraternité.

Ce film traite des relations particulières entre frères et sœurs, de la maladie et de son rapport au corps, d’une amitié naissante entre deux enfants, d’un souffle de liberté, le tout porté par une BO volontairement très présente.

Pour moi, Mes Frères, c’est un hymne à la vie !

Bertrand Guerry

Le réalisateur raconte : « J’ai écrit une première version de scénario à quatre mains avec mon frère, Thomas Guerry, mais le projet est resté inachevé. C’est en 2015 que Sophie Davout, qui partage ma vie, décide de reprendre l’écriture du scénario. Il était important pour moi que le film ait une couleur féminine. L’aventure reprend et une première version voit le jour en septembre 2015. S’en suivent alors des repérages qui confirment le choix de l’île d’Yeu, des rencontres, des essais. »

« J’ai voulu traiter d’un sujet qui me passionne dans mon quotidien comme au cinéma : la fratrie. Cette relation toute particulière que des frères et sœurs peuvent partager me fascine. L’élaboration de ce scénario est donc basée sur les liens forts, délicats et singuliers des fratries. Ce qu’il en résulte me captive tout autant : les non-dits ».

Une histoire de famille, faite en famille, on peut presque dire en bande. A l’origine, il y a les frères Guerry, le réalisateur et le comédien-danseur, ils ont embarqué la famille (femme et enfants), des professionnels du cinéma, des amis fidèles, et les habitants de l’île d’Yeu, dans une volonté d’aller au bout d’un rêve : faire un film.

Participatif c’est le maître mot de cette aventure.

Participatif dans sa conception. C’est suite à une rencontre avec un jeune malade atteint de la maladie de l’homme de pierre (FOP) que Bertrand a porté ce projet. Le film s’est monté en partenariat avec l’association FOP France et la moitié des bénéfices seront reversés intégralement à la recherche sur cette maladie. Bertrand explique : « au-delà du désir artistique, je souhaitais apporter une légitimité profonde ». Pour cet engagement le film a reçu le label « cinéma équitable » initié en 2013 par la société de distribution Wayna Pitch.

Participatif au tournage avec l’implication des habitants de l’île d’Yeu pour l’aide logistique, la figuration, la fanfare de Saint-Hilaire, le club de Twirling, … de vraies rencontres et un engouement pour le projet. « L’île d’Yeu, est plus qu’un décor, c’est un personnage à part entière du film Mes Frères« .

Participatif en terme financier avec un appel à financement pour la distribution via la plateforme Ulule, pour donner au film une vraie chance d’être vu, de vivre.

Participatif par la forme de la communication avec la mise en place d’un site internet dédié au film qui fonctionne comme un journal de bord. Une vraie originalité là où en général les infos d’écriture, de tournage, sont données au compte-goutte. Ici tout est raconté, partagé, presque vécu … ainsi le lecteur devient déjà spectateur. Des anecdotes, des fous rires, des portraits… Sophie Davout, la scénariste du film à l’origine du site, nous fait entrer dans les coulisses de « Mes frères » et nous donne l’envie de voir sur grand écran le résultat. A découvrir !

 

De nombreuses avant-premières sont déjà prévues dans la région avant la sortie nationale le 4 juillet, et notamment le 4 mai avec une projection très attendue au Ciné Islais de l’Ile d’Yeu. A noter que Bertrand Guerry met un point d’honneur à être présent dans toutes les salles pour présenter « Mes frères » et échanger avec le public.

Site du film « Mes Frères »

Et la suite … « Déjà un autre projet de long-métrage en développement… pour l’instant, on reste discret quant au sujet mais c’est une nouvelle fois Sophie Davout qui l’a écrit. Un tournage en automne 2019 est prévu en Pays de la Loire. Je pense que nous repartirons avec la même équipe et une belle partie de ce casting. Une famille de cinéma s’est créée. On voudra l’enrichir mais garder nos bases (…) encore de belles années d’image et de sensations à venir… On ne lâche rien… On avance… »