16 Fév

Le festival Montre ton court! recherche des films

Réalisateurs de Loire-Atlantique, cet appel est pour vous !
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Le cinéma Saint-Paul de Rezé recherche des films pour son festival de courts-métrages qui aura lieu le 25 mai.
Les critères :
Les films ne doivent pas excéder les 7 minutes, tous les genres cinématographiques sont acceptés, les réalisateurs impérativement résidents de Loire-Atlantique peuvent être des écoles, associations ou candidats libres sans de limite d’âge.
Tous les courts-métrages doivent être envoyés au cinéma avant le 15 mars.
Une sélection de 10 films sera faite par les bénévoles de l’association du cinéma Saint-Paul de Rezé pour être ensuite présentée aux spectateurs.
Le festival se déroulera le vendredi 25 Mai 2018 dans la grande salle du cinéma, les réalisateurs sélectionnés seront présents pour des moments d’échanges, et à l’issue des projections c’est le public qui désignera son favori.
Le réalisateur gagnant verra son film projeté plusieurs fois dans le cinéma.
►Toutes les infos et règlement sur le site du cinéma

13 Fév

Cinéma Parlant met à l’honneur la langue de Goethe sur grand écran

L’association Cinéma Parlant d’Angers présente la 11ème édition de la semaine de cinéma de langue allemande du 14 au 20 février au cinéma Les 400 Coups.

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Cette semaine est l’occasion de découvrir à travers une sélection de 7 films, la richesse du cinéma allemand d’aujourd’hui.

Des rencontres avec des enseignants et des échanges avec l’université d’Angers sont prévus et toutes les œuvres sont diffusées en version originale sous-titrée, une base d’apprentissage originale de la langue de Goethe !

Cet événement fait partie des actions menées par Cinéma Parlant.

Présente à Angers depuis 1976, cette association engagée, a pour vocation de coordonner des projets culturels et pédagogiques liés au cinéma et accompagnés par des professionnels de l’audiovisuel. 

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Entretien avec Cécile Raynard, chargée de projets culturels au sein de l’association :

« Cinéma Parlant a été créée par un groupe de cinéphiles angevins fréquentant le cinéma associatif Le Club, devenu aujourd’hui le cinéma Les 400 Coups. Ces bénévoles souhaitaient amener de la parole autour des films projetés (d’où le nom de l’association). Quand Les 400 Coups sont devenus un cinéma privé, l’association Cinéma Parlant a poursuivi son partenariat avec ce cinéma, mais s’est aussi tournée vers d’autres activités, telles que les projets d’éducation à l’image. »

Et le champs d’action de l’association est impressionnant. Des projections, rencontres, ateliers de réalisation sont mis en oeuvre à travers des événements comme Films d’ici, sélection de courts-métrages dans le cadre du Festival Premiers Plans ou encore Docs d’ici, compétition de films documentaires pendant le Mois du documentaire.

Mais c’est vraiment l’éducation à l’image, le fil conducteur de cette association. Les actions en lien avec les enseignants, sont aussi bien à destination des plus jeunes que des collégiens, à travers une sélection de films et des mallettes pédagogiques adaptés aux différents âges. C’est un véritable travail de sensibilisation et de découverte de tous les genres cinématographiques. Cette volonté d’apprentissage est aussi présente avec Les ambassadeurs du cinéma, véritable réseau de relais du cinéma Art & Essai angevin dans les établissements scolaires.

L’idée est que les jeunes parlent aux jeunes !

Association militante et signataire de la Charte Culture et Solidarité, c’est surtout auprès d’un public éloigné à la culture que Cinéma Parlant oriente ses actions :

Avec Passeurs d’images l’association parle à un public qui, pour des raisons sociales, géographiques ou culturelles, n’est pas touché par une offre cinématographique. Le dispositif consiste à la mise en place d’ateliers de création audiovisuelle, afin de travailler avec des effectifs réduits et de créer du lien social dans un quartier. Il allie deux actions complémentaires : le voir et le faire, la diffusion et la pratique.

Ciné-vasion s’adresse aux détenus de la Maison d’Arrêt d’Angers, le but ici est de donner la parole aux détenus via le cinéma, en favorisant l’expression de soi et le débat. Cela contribue à maintenir le lien avec l’extérieur et participe à l’accompagnement des détenus dans leur développement personnel en vue de leur réinsertion.

Toutes ces actions sont possibles notamment grâce à des partenariats. Cécile explique que « le partenariat avec Les 400 Coups est historique. Celui avec Premiers Plans est tout aussi naturel, car nous avons des objectifs communs, notamment la formation du regard des jeunes spectateurs. La Ville d’Angers est le principal partenaire financier de Cinéma Parlant. Elle nous accompagne aussi sur la mise en place de certains projets. »

SA_2018_LOU_ANDREAS_SALOMELe lien avec le cinéma des 400 Coups a rendu possible les semaines de cinéma de langue allemande, espagnole, anglaise et italienne. « La première semaine créée a été celle de langue espagnole. » nous confie Cécile. « A cette époque (1991), ces films étaient plus rares, et peu connus du grand public. L’idée a donc été de les rassembler sur des semaines thématiques événementielles. Des enseignants ont très vite été associés à la démarche, et chacune des semaines est aujourd’hui programmée avec un comité d’enseignants (…) Cela permet aux élèves de collèges, lycées et universités de mieux se familiariser avec l’écoute de la langue, mais aussi de mieux appréhender les cultures des pays respectifs. »

►Rendez-vous du 14 au 20 février pour la semaine de cinéma de langue allemande.

►Retrouvez toutes les informations sur l’association Cinéma Parlant d’Angers

07 Fév

Festival Enfants des Toiles, parole à la jeunesse

enfants des toilesVenez découvrir l’histoire de Martin, Moonee, Shula ou Paméla du 9 au 17 février à l’Entracte de Sablé sur Sarthe avec le festival Enfants des Toiles.

Avec une sélection de 10 films venus de France, du Portugal, ou du Chili , ce festival donne la parole à des enfants, adolescents de ce monde, sur des thèmes forts comme l’émancipation, la différence, le bouleversement familiale,…

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Pour la soirée d’ouverture, vendredi 9 février à 19h30, le public sera invité à rencontrer le jury, autour d’un verre et d’un buffet portugais.
À 20h30, projection de Tous les rêves du monde de Laurence Ferreira Barbosa, en présence de l’actrice principale Paméla Constantino-Ramos. Cette dernière sera présente à l’issue de la projection pour une rencontre avec le public.

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Un ciné-club avec Bonjour, le chef d’oeuvre sur l’enfance du réalisateur Yasujirô Ozu est prévu le dimanche 11 février à 11h00, la pédagogue Ghislaine Lassiaz proposera avant la projection, quelques pistes de lecture pour découvrir ce film japonais avec un regard averti. À l’issue de la projection, ces pistes serviront de base pour engager une discussion.

 

Samedi 17 février à 18h30, lors de la soirée de clôture, les prix du public et du jury seront dévoilés. Ghislaine Lassiaz animera un débat sur les films de l’édition 2018, elle sera entourée des jurés qui expliqueront leurs choix à cette occasion.

Et à 20h30, L’Entracte vous invite à découvrir le film lauréat du prix du jury 2018, projeté une dernière fois gratuitement.

►Toute les infos sur le site de L’Entracte

02 Fév

Rencontre avec Matthieu Haag, réalisateur de « L’Orphelinat »

Le réalisateur nantais, Matthieu Haag, présente en avant-première son premier long-métrage documentaire L’Orphelinat, mardi 6 février à 20h30 au Cinématographe à Nantes.

Pour sa première expérience sur un format long, Matthieu nous raconte sa rencontre avec le directeur d’un orphelinat à Hanoï et nous donne à appréhender la vie de cet homme, pour mieux nous conter une histoire universelle.

Sans titre (1)« Petit fils d’une immigrée slovaque venue en France à pied, je ne me sens nulle part chez moi. Lors d’une errance au Vietnam, je fais la rencontre d’un père adoptif en série, Monsieur Vu Tiên, qui me confie son histoire alors même que je ne parle pas sa langue. Débute alors un parcours initiatique sur ma place d’homme, et de père, fait de rencontres et de révélations.« 

 

Ce film est né d’une rencontre et la rencontre est ce qui résume le parcours atypique et surprenant de Matthieu Haag.

Je n’aimais pas aller au cinéma jusqu’à l’âge de 25 ans.

Voilà une entrée en matière pour le moins surprenante de la part d’un réalisateur. Matthieu explique : « j’avais un besoin de confrontation plus directe, de comprendre le monde« . Il devient scientifique, agrégation de physique, bac+5 en robotique, c’est ce que l’on appelle une tête… mais toujours en connexion direct avec l’humain.

C’est l’achat d’une caméra et sa curiosité pour la technique qui pousse Matthieu vers le cinéma. Il profite d’un voyage en Côte d’Ivoire pour faire l’expérience d’un film. Le virus est là. Dès lors, il devient un spectateur assidu, presque « gargantuesque », visionnant un film par jour, il a la maturité, la curiosité et se forge sa propre culture cinématographique. Le déclic a lieu devant To Be or Not to Be réalisé par Ernst Lubitsch en 1942, « on peut faire passer de telles émotions ! » Il découvre aussi les films de fiction et de documentaire d’Alain Cavalier, et croise le réalisateur angevin Pascal Bonnelle, avec qui il collabore sur certains projets.

Il maîtrise de plus en plus la narration, le montage, … et se bâtit une expérience dans le documentaire.

Le documentaire, c’est aller saisir des choses qui existent déjà.

En 2008, Matthieu décide de passer à la fiction, pour se confronter à une écriture différente et à la direction d’acteurs. Plusieurs de ses courts-métrages sont remarqués comme Etat des lieux (2012) ou Un parfum de Liban (2014) qui sera sélectionné dans de nombreux festivals et qui obtiendra 5 prix.

Son désir de cinéma est là, mais c’est une rencontre qui va amener Matthieu Haag à réaliser L’Orphelinat.

« Un ami me contact pour faire un film institutionnel sur une ONG en Asie du Sud Est. Le deal : je n’étais pas rémunéré mais je bénéficiais d’une équipe sur place et de 20 jours de tournage en plus pour faire un film » raconte Matthieu. Il écrit alors une fiction, mais sur place le projet n’aboutit pas. Et c’est une rencontre qui va tout changer, il fait la connaissance du directeur d’un orphelinat à Hanoï, se lie d’amitié avec lui et filme ce vieil homme qui lui raconte sa vie.

Matthieu rentre en France avec des rushs dont il n’a pas toute la traduction, le temps passe. « Lors d’une soirée, je fais la connaissance d’un vietnamien installé en France depuis de nombreuses années, qui me propose de traduire les propos du directeur de l’orphelinat ». A l’issu des traductions, Matthieu est décidé, il va faire un film sur Monsieur Vu Tiên et son incroyable histoire. Après un mois d’écriture, il retourne à Hanoï, compléter le tournage.

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Mais un problème se pose : produire le film. Et là encore, c’est une rencontre qui va faire aboutir ce projet. Après quelques refus, Matthieu prend contact « au culot » avec la productrice d’Alain Cavalier, qui au vu d’un premier visionnage donne son accord. « Assis au bureau de cette femme qui a côtoyé Clint Eastwood ou Orson Wells, je vis un rêve ! »

Rêve qui devient réalité : L’Orphelinat sort en avant-première à Nantes, bientôt à Paris. Matthieu Haag espère une projection à Hanoï, des sélections en festival. Mais un autre challenge s’ouvre à lui : trouver un distributeur pour donner à voir l’histoire de Monsieur Vu Tiên au plus grand nombre.

Il y a un avant et un après cette expérience.

►Rendez-vous mardi 6 février à 20h30 au cinématographe à Nantes, la projection sera suivie d’une rencontre (bien évidemment !) avec Matthieu Haag

►Au cœur du Vietnam à l’espace Cosmopolis du 1er au 18 février avec l’Association Amitié Vietnam Loire-Atlantique, Matthieu y propose une exposition Polaroïds Grand Format, des photographies de portraits qui invitent à suivre son itinéraire de tournage au Vietnam.

24 Jan

Un festival de courts-métrages !

Dans la Sarthe, si le chiffre 24 est synonyme des 24 heures du Mans auto, moto et Cie, il est aussi attaché à un festival de cinéma hors-norme, le festival des 24 courts.

Cet événement qui a lieu du 26 janvier au 4 février, met à l’honneur le cinéma d’un genre très particulier : le court-métrage. Exercice qui se révèle un vrai défi : raconter une histoire, faire vivre des personnages, provoquer des émotions, le tout en moins de 30 minutes.

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A l’origine de ce festival, une association Au Film des Mots, créée en 2001 par des réalisateurs sarthois pour développer des projets et aider à la diffusion de courts-métrages. Mais c’est en 2004, que le festival des 24 courts est lancé par un passionné du 7ème art, Claude Saussereau, enseignant, scénariste et réalisateur. Dès la première année, le public répond présent pour cet événement qui n’a cessé depuis de confirmer ce succès.

Pour cette 15ème édition, 68 courts-métrages ont été sélectionnés sur les 1000 films reçus, une chance pour ces réalisateurs de voir leurs œuvres sur grand écran, mais aussi l’occasion de rencontres et d’échanges avec des festivaliers de plus en plus fidèles.

Et si ce festival entièrement consacré aux courts-métrages est assez unique, l’originalité est aussi de proposer la projection des différentes catégories dans 4 lieux de la région, à la ville comme à la campagne, au Mans comme à Bouloire :

Vendredi 26 janvier à 20h30 : Ciné d’ici à la salle François Rabelais à Changé. C’est la 2ème édition pour cet événement en marge du festival qui propose une sélection de films d’auteurs sarthois. Un vrai moment d’échanges, sans compétition.

Vendredi 2 février à 20h : Les 24 tout courts au cinéma Les Cinéastes au Mans. Le festival dans le festival, les 24 tout courts a pour objectif de valoriser la production et le travail des auteurs de courts-métrages d’animation ou de fiction de moins de 5 minutes. La projection est suivie du palmarès pour cette catégorie.

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Samedi 3 février de 16h à 22h30 : Les 24 courts – sélection internationale au théâtre Epidaure à Bouloire. Dans cet ancien hospice reconverti en théâtre, ce sont 8 films qui nous viennent de Bulgarie, de Belgique ou de Russie qui seront jugés. Et la soirée se clôturera après le palmarès, par un cabaret-spectacle-projection « Argentic Rodéo »

Dimanche 4 février de 10h à 18h : Les 24 courts – sélection nationale au cinéma Simone Signoret à Mulsanne. C’est une programmation très attendue par les fidèles de ce festival, l’occasion d’apprécier une sélection de films porteurs de thèmes forts comme le racisme, la famille ou la vieillesse.

24 courtsCette année, le jury est co-présidé par deux acteurs de talent : Marie-Christine Adam (vue dans de nombreux films comme Disco de Fabien Onteniente ou Le Capital de Costa-Gavras) et Philippe Caroit (présent sur le petit écran avec la série RIS Police scientifique ou au cinéma dans Les Randonneurs à Saint-Tropez de Philippe Harel).

Le public jeune sera aussi bien représenté avec la participation d’un jury d’étudiants, et une sélection de coups de cœur des collégiens et lycéens de la région.

Toutes les infos sur le site : www.24courts.fr

21 Jan

Les cinémas de Mayenne prennent soin de vous…

Avec Les Rencontres Cinéma et Santé du 22 au 30 janvier 2018, le grand écran vient ausculter notre relation à la santé.

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Pour la 14ème année consécutive, les salles de cinéma du nord Mayenne proposent un programme de 6 films sur des thèmes de santé comme la drogue, la greffe ou l’enfermement psychiatrique. Ces documentaires ou fictions seront accompagnés de débats, d’échanges avec les réalisateurs, acteurs ou professionnels de santé.

rencontres (1)►Le Vox Mayenne accueillera la soirée d’ouverture lundi 22 janvier à 20h30, avec la projection en avant-première du film « La fête est finie », en présence de la réalisatrice Marie Garel-Weiss et des deux actrices principales, Zita Hanrot (César du Meilleur Espoir Féminin pour Fatima, en 2016), et Clémence Boisnard. Ce long-métrage aborde le thème de la toxicomanie chez les jeunes et du cheminement pour s’en sortir.

 

► »Réparer les vivants » de Katell Quillévéré sur le don d’organe sera diffusé mardi 23 à 20h30 au cinéma l’Aiglon de St Pierre-des-Nids et sera suivie d’une rencontre avec les médecins de ce secteur.

►Mercredi 24 au cinéma de Gorron, Arnaud Ray viendra présenté son tonitruant documentaire « Huguette the Power » où les seniors trouvent une deuxième jeunesse grâce à un projet musical.

►A Ernée jeudi 25, le documentaire « Les sentinelles » donne la parole aux agriculteurs, ouvriers, empoisonnés par l’amiante ou les pesticides, une soirée en présence de son réalisateur, Pierre Pézerat.

► »12 jours » de Raymond Depardon sera l’occasion de parler de l’enfermement psychiatrique, avec Xavier Talois, cadre supérieur de santé, pôle santé mentale du CHNM. Rendez-vous au Vox à Mayenne, vendredi 26 à 20h30.

►Et toujours au Vox, le film « Roues libres » d’Attila Till viendra clôturer ces rencontres, mardi 30 janvier à 20h30. Une comédie noire, grinçante sur des bad boys en fauteuil roulant. Un film digne des frères Cohen ou d’un Tarantino !

Pour compléter cet événement, une exposition photo est proposée par Sophie Faguer, jeune photographe mayennaise. Elle expose une série de portraits en 16/9 aux couleurs désaturées, de son frère Léo, mettant ainsi en scène celui pour qui la parole était devenue un obstacle infranchissable. A découvrir jusqu’au 30 janvier au cinéma le Vox à Mayenne.

►Toutes les infos sur le site Atmosphère53

19 Jan

Succès pour les documentaires algériens au festival Premiers Plans

Il y avait un parfum d’Orient mercredi soir au festival Premiers Plans d’Angers …

Trois films issus du laboratoire documentaire d’Alger étaient présentés ce soir là et ce fut un véritable succès.

Xavier Liébard, réalisateur nantais de documentaires dont le récent « Les voix du large », est à l’initiative de ce projet, il nous raconte cette soirée forte en émotion pour ces jeunes réalisateurs algériens présents.

« C’est un carton plein pour la première projection des quatrièmes labos d’Alger, la salle était complète et le public particulièrement attentif aux oeuvres présentées :
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►Louisa Beskri, réalisatrice de « Birds » a fait le déplacement depuis Alger pour rencontrer le public angevin. Âgée d’à peine 25 ans, elle porte un premier film documentaire sans concession qui suit pas à pas Abderaman, jeune enfant d’immigré de 6 ans qui fait la manche dans les rues de Tipaza. Ce document brut, montre une enfance rude, mais qui sait garder une belle part d’insouciance, comme si la jeunesse d’où qu’elle vienne permettait tous les possibles.
« Birds » est déjà sélectionné dans plusieurs festivals au Nigéria, à Palerme en Sicile et à Stockholm en Suède.
►Zidani El Keyer a également fait le déplacement pour présenter « Nice very Nice », un portrait tendre de Didou, vieil habitant d’un quartier mythique d’Alger : la Casbah. Didou a construit dans son appartement une improbable fresque mauresque en mémoire à sa femme disparue, qui s’étend jusque dans la rue en contrebas. Malgré ses 89 ans, il continue à sculpter son oeuvre. Cet hommage amoureux, à l’image du facteur cheval, attire de nombreux touristes en visite dans le vieil Alger.
Zidani a découvert Didou il y’a quelques années. Marqué par cette rencontre, ému par ce geste, le jeune réalisateur avait à cœur de filmer ce personnage et d’en laisser une trace. Les Labos d’Alger lui ont permis de mettre en lumière un thème fort, ce que nous sommes capables de faire par amour.
Son film vient également d’être sélectionné en Sicile et au festival du film africain de Louxor en Egypte.

 

soirée labo (1)►Enfin le 3ème film, dont le réalisateur Narcisse Youmbi n’a pu faire le déplacement, « Dr Fatma » évoque le portrait d’une femme gynécologue et obstétricienne au moment des consultations avec ses patientes. Son cabinet, lieu d’intimité et de confidence devient un véritable révélateur de la place de la femme. Dans un ton drôle et un véritable sens de la mise en scène le Dr Fatma exhorte ses patientes a ne pas se laisser diriger et à choisir leur destin.

A l’issue de la projection de ces trois films, Xavier Liébard nous confirme que « charmée par la diversité et la force de ces propositions, la salle a su encourager ces jeunes graines de cinéastes algériens à continuer. »

Le festival Premiers Plans qui a une véritable vocation de découvreur de talents, prouve encore une fois son attachement et sa motivation à faire émerger et à épauler de nouveaux réalisateurs. Avec le laboratoire documentaire d’Alger, ces jeunes algériens ont pu donner à voir au public des films forts et engagés.
A n’en pas douter voici de jeunes auteurs à suivre …
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La reprise de la projection des labos d’Alger est prévue ce soir à 19h45, Salle 6 au cinéma Les 400 coups d’Angers – séance gratuite dans la limite des places disponibles.
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14 Jan

Festival Premiers Plans, zoom sur le labo d’Alger

PREMIERS PLANS

Angers déroule le tapis rouge au 7ème art jusqu’au 21 janvier avec le Festival Premiers Plans qui met en lumière le jeune cinéma européen.

Si Premiers Plans, qui fête cette année son 30ème anniversaire, a su s’imposer comme un rendez-vous incontournable du cinéma, ce que l’on sait moins, c’est qu’il œuvre à son développement grâce à des échanges et des partenariats avec des pays comme la Chine ou l’Algérie.

Depuis sa première édition en 1989, Premiers Plans se définit comme un véritable découvreur de talents, de nombreux réalisateurs qui y ont présenté leurs premières œuvres, sont maintenant des artistes confirmés à l’image d’Arnaud Desplechin, Danny Boyle ou Joachim Trier. De cette envie de se mettre au service de réalisateurs en devenir et de faire émerger de nouveaux talents, est né un partenariat avec l’Algérie, basé sur la formation aux films documentaires.

► Zoom sur le laboratoire documentaire d’Alger : avec Xavier Liébard, réalisateur de la région, à l’initiative de ce projet.

Pour Xavier, le Festival Premiers Plans est une affaire de cœur et de fidélité, il y collabore depuis de nombreuses années. Durant 6 ans, il s’est occupé du laboratoire documentaire dans le cadre des Ateliers d’Angers, qui a permis à une centaine d’amateurs passionnés et professionnels de se former à ce genre cinématographique, et de réaliser 30 courts-métrages documentaires.

cette expérience, s’était permettre aux gens d’aimer le cinéma, mais aussi de le pratiquer

Suite à ce succès, Xavier Massé, l’administrateur du festival et Pénélope Lamoureux chargée de mission culturelle à l’ambassade de France à Alger, ont proposé à Xavier d’exporter l’idée du laboratoire en l’adaptant aux besoins professionnels algériens.

Ainsi en 2014, l’aventure « Laboratoire documentaire d’Alger » est mise en place avec pour enjeu de former des professionnels algériens à tous les postes de construction d’un documentaire (réalisation, cadre, son, montage), avec une entrée spécifique sur le son dirigée par l’ingénieur du son, Arnaud Marten. Karim Moussaoui programmateur à l’institut français d’Alger et réalisateur reconnu (« En attendant les hirondelles » sélectionné en 2017 à un certain regard à Cannes), en coordonne la partie algérienne.

Cette formation pratique sur la réalisation documentaire, la seule existante en Algérie regroupant la totalité du processus de création de ce genre cinématographique, est désormais bien identifiée et reconnue. Les partenariats s’étoffent, notamment avec Dzair Tv pour l’Algérie et les ateliers Varans pour la France qui octroient des bourses aux réalisateurs algériens. Un vrai tissu de professionnels commence à apparaître autour de ces ateliers, offrant à la jeune génération une occasion de porter un regard neuf sur la société algérienne.

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Depuis sa création, une quarantaine de professionnels algériens a ainsi été accompagnée dans l’écriture et la réalisation, 12 films documentaires ont été produits, 12 petites formes sonores montées et mixées. Preuve du succès de cette formation : ces films ont obtenu une soixantaine de sélections dans des festivals à travers le monde et reçus 10 prix internationaux.

Projections, formations, réalisateurs invités à Angers puis à Alger, cartes blanches : c’est un véritable partenariat sur le long terme qui est monté dans le cadre de ce laboratoire entre l’Institut Français d’Alger et le festival Premiers Plans. Et cette année encore, cette collaboration permet à 12 professionnels algériens de présenter leur réalisation lors du festival.

Pour cette nouvelle édition, ils ont relevé un pari fou et audacieux : tourner 3 films documentaires en 20 jours sur le thème de « l’ombre et la lumière », avec un nouvel exercice : présenter une série de photos pour illustrer son thème. Pour ce contre-la-montre qui oblige à la coordination et l’efficacité, ils ont été accompagnés pédagogiquement par Xavier Liébard (réalisation), Yacine Bouaziz (montage) et Arnaud Marten (son).

Retrouvez ces 3 films : « Birds » de Louisa Beskri, « Nice, very nice » de Zidani El Kheyer et « Dr Fatma » de Narcisse Youmbi, au Festival Premiers Plans, lors de 2 soirées exceptionnelles : 

  • mercredi 17 janvier à 19h45 au cinéma Les 400 Coups  – projection suivie d’une rencontre avec Xavier Liébard, Louisa Beskri, Zidani El Kheyer (réalisateurs) et Abdenour Hochiche (Institut français d’Alger)
  • vendredi 19 janvier à 19h45 au cinéma Les 400 coups.

 

 

11 Jan

Sortie du film « la surface de réparation », le FC Nantes au cœur de l’histoire

Dans les sorties de ce début d’année, à noter le 17 janvier, l’arrivée sur nos écrans du film « la surface de réparation » de Christophe Regin, tourné à Nantes.

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« La surface de réparation », c’est l’histoire de Franck, ancien joueur de foot, qui ne peut faire le deuil de ses rêves de jeunesse et qui vit actuellement dans les coulisses du FC NantesSans statut, ni salaire, il connait bien les joueurs et les couve autant qu’il les surveille. A la fois espion pour un dirigeant, intermédiaire des joueurs, chaperon des plus jeunes, il est parvenu à devenir un maillon essentiel du club mais sans en faire véritablement partie. 

Pour son premier long-métrage, Christophe Regin a choisi de situer l’action de son film à Nantes, il tenait à ce que l’action se déroule dans une ville de province ordinaire, avec un cadre plutôt bourgeois. il ne voulait surtout pas d’une ville avec un passé footballistique lié à une forte identité ouvrière, comme Lens ou Saint-Etienne.

Le réalisateur explique : « Il fallait que la géographie des lieux soit répétitive, car le quotidien de Franck s’articule toujours autour des mêmes endroits : le centre d’entraînement, le stade, le café des supporters, les entrées de boîte de nuit. Il a une connaissance et une maîtrise parfaites de ces lieux et de leurs faunes, mais il n’en fait jamais tout à fait partie. Il vit dans un appartement qui n’est pas le sien, « travaille » au centre sans y être salarié, il connaît les stadiers mais vend des places à la sauvette… Il n’est ni vraiment dedans, ni vraiment dehors … » – propos recueillis par allociné.

►Retrouvez l’interview de Franck Gastambide, acteur principal du film dans le JT de France 3 Pays de la Loire du vendredi 12 janvier 2018

►Reportage sur l’avant-première du film, lors du Festival International du Film de La Roche-sur-Yon qui a eu lieu en octobre 2017

10 Jan

Un tournage à la maison…

Dans le cadre du tournage du prochain court-métrage du nantais Guillaume Mainguet « Lait Poivre », produit par Acrobates Films, le réalisateur recherche le décor principal :

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Maison ou appartement en rez-de-chaussée à Nantes

T4/T5 (4 pièces + cuisine) dans quartier calme, fenêtres au nord (facultatif), bâtiment des années 60/70.

Le lieu doit être vide.

Durée d’occupation : 4 jours de tournage entre le 19 février et le 3 mars

 

Les personnes ayant des décors (propriétaires uniquement) ou des pistes peuvent envoyer leurs propositions par mail à laitpoivre@gmail.com avec : coordonnées, adresse exacte et photos en précisant dans tous les cas la superficie, le nombre de pièces, l’orientation.

Synopsis du film :  Jean, la soixantaine, rend visite à son fils Vincent, fâché avec lui depuis quelques années, pour lui annoncer qu’il est atteint de la maladie d’Alzheimer. Entre la pudeur et la maladie naissante, les deux hommes laissent surgir leur animosité et leur besoin d’affirmer leur parole respective.

Ce film est soutenu par la région des Pays de la Loire, en partenariat avec le CNC, et est accompagné par le Bureau d’Accueil des Tournages des Pays de la Loire.

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