22 Mar

Au Festival du Film de Fontenay-le-Comte, un seul mot d’ordre : chantons !

Cette année le Festival du Film de Fontenay-le-Comte se fredonne car la chanson est à l’honneur et va envahir le grand écran du 25 au 31 mars.

Chantons ! C’est le maître mot de cette 8ème édition, alors venez pousser la chansonnette avec le foisonnant « On connait la chanson » d’Alain Resnais, le jubilatoire « Les aristochats » de Wolfgang Reitherman ou encore avec le déjanté et cultissime « The rocky horror picture show » de Jim Sharman.

La chanson est ici explorée sous toutes ses formes cinématographiques. La comédie musicale y a bien sûr toute sa place avec un hommage au tandem incontournable Jacques Demy – Michel Legrand qui ont donné toutes ses lettres de noblesse à la comédie musicale à la française avec « Peau d’âne« , « Les Demoiselles de Rochefort ».

Un détour par les États-Unis est lui aussi inévitable, véritable berceau de ce genre cinématographique avec, entre autres, « Chantons sous pluie » de Stanley Donen et Gene Kelly, « West Side Story » de Robert Wise et Jeremy Robbins ou le plus récent « La La Land » de Damien Chazelle.

La programmation du festival montre toute la richesse des films musicaux, documentaires, films d’animation, biopics…. et propose de (re)découvrir des œuvres marquantes du cinéma musical, comme le documentaire « Woodstock » de Michael Wadleigh, film de 1970 sur le premier festival du même nom, ou le très beau « Farinelli » de Gérard Corbiau, grand cinéaste de la musique au cinéma (Le Maître de MusiqueLe Roi danse) présent durant le festival.  

Si la chanson est donc à l’honneur au cinéma Le Renaissance de Fontenay-le-Comte, les séances-rencontres sont l’occasion d’échanges avec des artistes de cinéma.

Ainsi, outre la présence de Gérard Corbiau, l’actrice Valérie Mairesse vient présenter « L’une chante, l’autre pas » d’Agnès Varda, le réalisateur Nicolas Drolc propose en avant-première son dernier film « Bungalow Sessions » sur le folk, blues et gospel américain. Le réalisateur Pierre Godeau vient quant à lui accompagner son dernier film, « Raoul Taburin a un secret« , adapté de l’œuvre de Sempé, avec Édouard Baer et Benoît Poelvoorde.

Des séances pour le jeune public et pour les scolaires sont au programme du Festival du Film de Fontenay-le-Comte et pour la troisième année la compétition de courts-métrages récompense les meilleurs films de différents prix (jury, public et lycéens).

20 Mar

Cinéma Le Concorde de La Roche-sur-Yon : avant-première de « Synonymes » de Nadav Lapid, primé à la Berlinale

Une avant-première exceptionnelle à ne pas manquer ce samedi 23 mars au cinéma Le Concorde de La Roche-sur-Yon, avec la projection du dernier film de Nadav Lapid « Synonymes », suivie d’un échange avec le réalisateur israélien.

Un long-métrage remarqué qui vient de remporter l’Ours d’Or au Festival de Berlin !

L’occasion de découvrir un artiste majeur du cinéma contemporain, audacieux, aventurier et unique en son genre, de retour dans la capitale vendéenne après avoir été membre du jury de la dernière édition du Festival International du Film de La Roche-sur-Yon.

Présent pour cette avant-première, le cinéaste nous raconte l’histoire de Yoav, un jeune israélien, qui atterrit à Paris, avec l’espoir que la France et le français le sauveront de la folie de son pays.

Sa réalisation reste au plus près de son personnage qui fait le choix de rejeter tout lien d’appartenance à Israël, à commencer par sa langue, pour renaître en tant que français.

Avec « Synonymes », Nadav Lapid présente un ovni cinématographique d’une cruauté burlesque à la narration elliptique. Un style résolument affirmé qui ne laisse pas indifférent, voire qui dérange.

Le réalisateur s’inspire de sa vie et de son arrivée à Paris après avoir fui son pays : « J’ai choisi la France à cause de mon admiration pour Napoléon, ma passion pour Zidane, et à cause d’un ou deux films de Godard que j’avais découvert deux mois auparavant. Mon français était basique, je n’avais ni papiers ni visa et je ne connaissais personne. »

Il s’initie au cinéma grâce à une rencontre : « Il m’a fait comprendre que la seule chose qui est aussi belle qu’un beau film, est la capacité de parler du film, de penser le film, d’écrire sur le film. »

Malgré les difficultés de survie au quotidien, pauvreté, monotonie, marginalité, Nadav tente la FEMIS, l’école parisienne de cinéma, recalé à la dernière épreuve, il retourne dans son pays. Mais le virus du cinéma est là, monteur, scénariste, dès 2003 il commence à réaliser des courts-métrages, pour ensuite passer au format long avec son premier film « Policier« .

 

 

A l’occasion de la venue de Nadav Lapid, samedi 23 mars, le Concorde programme une soirée dédiée au réalisateur israélien avec la projection de deux de ses courts-métrages présentés au Festival de Cannes, à voir à partir de 19h00 :

« La petite amie d’Émile » (2006 – copie en 35 mm) : Yoav reçoit la visite de Delphine. Il veut lui montrer Tel-Aviv, l’emmener à la plage, dans un bar. Elle est venue pour d’autres raisons.

« Journal d’un photographe de mariage » (2016) : Un photographe de mariages, épouse une mariée, en tue une autre, et rentre chez lui.

La soirée se poursuit à 20h30 avec la présence de Nadav Lapid. Le réalisateur vient présenter son troisième long-métrage « Synonymes », récompensé d’un Ours d’Or en février dernier à la Berlinale, le festival de cinéma de Berlin.

►Nadav Lapid, sa filmographie :

  • 2016 « Journal d’un photographe de mariage » (Moyen-métrage) – Festival de Cannes 2016 Semaine de la Critique
  • 2015 « Lama? » (Court-métrage) – Berlinale 2015 Sélection Court-métrage
  • 2014 « L’Institutrice » Festival de Cannes 2014 Semaine de la critique – BAFICI 2015 Prix Meilleur réalisateur – Seville European Film Festival 2014 Prix Meilleur film – Festival de Taipei Prix du Meilleur Film – Festival International de Goa 2014 Prix du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice
  • 2013 « Footsteps in Jerusalem » (Documentaire collectif) et « Amunition Hill » (Court-métrage)
  • 2011 « Le Policier » Festival de Locarno 2011 Prix Spécial du Jury – BAFICI 2012 Prix Meilleur Film et Prix Meilleur réalisateur  – San Francisco International Film Festival Prix Meilleur film – Philadelphia Film Festival 2011 Prix du Jury
  • 2006 « La Petite amie d’Emile » – Festival de Cannes 2006 Sélection Cinéfondation
  • 2005 « Kvish » (Court-métrage) – Berlinale 2005 Sélection Panorama
  • 2003 « Proyect Gvul » (Moyen-métrage collectif) et « Mahmud travaille dans l’industrie » (Court-métrage) – Festival de Cannes 2004 Sélection Cinéfondation

14 Mar

Avec le Festival Enfants des Toiles, la jeunesse s’empare du grand écran à Sablé sur Sarthe

Comme tous les ans, le Festival Enfants des Toiles donne la parole à la jeunesse, et part à la recherche d’œuvres cinématographiques
uniques et rares dont les héros et héroïnes sont des enfants ou des adolescents.

 

 

Du 15 au 23 mars, ce festival propose de découvrir des œuvres singulières qui mettent un coup de projecteur sur la jeunesse de 9 à 18 ans, issue de différents horizons, une occasion de faire connaissance avec Elle Marja, Léa, Angel, Abby, Segundo, Anaïs, Catia, Clément, Elia ou encore Yao.

Le festival Enfants des Toiles avec ses 43 séances, dont certaines sous-titrées pour malentendants, est une véritable invitation à un voyage cinématographique audacieux, sensible et rempli d’émotions.

Pour cette édition, trois jeunes réalisatrices seront mises à l’honneur avec la diffusion de leurs premiers longs-métrages : « Sami, une jeunesse en Laponie » d’Amanda Kernell, « Reine d’un été » de Joya Thome et « Long way home » de Jordana Spiro.

Cette nouvelle génération d’auteur porte un regard sans fard et sans jugement sur la jeunesse de leur pays. Elle renouvelle l’art subtil des récits de jeunesse en abordant des thèmes comme l’émancipation ou la relation filles/garçons.

Des temps forts ont été concoctés par l’équipe de l’Entracte, l’association organisatrice du festival, ainsi le public va découvrir en avant-première lors de la soirée d’ouverture, « Joel » le film de l’argentin Carlos SorÍn sur le chamboulement de la vie d’un couple lors de l’adoption d’un enfant de 9 ans.

Et une projection inédite de « Jellyfish » de James Gardner sera proposée lors de l’ultime soirée du festival, une occasion unique de voir ce film anglais non distribué en France qui décrit l’épanouissement d’une jeune fille par le théâtre.

Cette édition 2019 permet au public de découvrir des films récompensés dans de nombreux festivals comme « Une affaire de famille » de Hirokazu Kore-eda, Palme d’Or du dernier festival de Cannes, ainsi que le très beau prix du jury de ce même festival « Capharnaüm » de Nadine Labaki ou encore « Mon père » du péruvien Alavaro Delgado-Aparicio primé à Berlin.

L’Ultime soirée le samedi 23 mars dévoilera les différentes récompenses du festival : les spectateurs ont droit au chapitre avec le Prix du Public et Le Prix du Jury sera, quant à lui, attribué par dix cinéphiles s’engageant à voir l’ensemble des films du festival.

Durant ces 8 jours de cinéma, de nombreuses rencontres et des ateliers accompagnés par des professionnels du cinéma sont proposés, ainsi Michel Zana producteur du documentaire « Premières solitudes » de Claire Simon est attendu. Le festival Enfants des Toiles c’est donc tout un programme !

02 Mar

Mayenne : Reflets du Cinéma Scandinave

Le froid, la nature sauvage, les vikings… la Scandinavie c’est tout cela mais bien plus encore ! Et son cinéma le prouve.

©Thomas Baudre

Du 8 au 19 mars le Grand Nord arrive sur les écrans de cinéma mayennais. Après l’Inde l’année dernière, le festival porté par l’association Atmosphères 53 a concocté une belle programmation pour découvrir le cinéma scandinave.

L’occasion de revoir quelques grands chefs d’œuvre d’Ingmar Bergman, comme « Scènes de la vie conjugales« , mais aussi des œuvres plus récentes, à l’image de « Guilty » huis-clos à la tension extrême de Gustav Möller ou du surprenant « Border » d’Ali Abbasi.

Cette programmation variée et éclectique, a pour objectif de faire découvrir au public au travers d’une quarantaine de longs-métrages, le reflet de l’état de la cinématographie d’un pays.

Cette année, Reflets du cinéma offre au public une image de la société scandinave hors des clichés :

Froide, austère, réservée, pondérée la Scandinavie ? Sans doute pour partie. Mais elle est tout autant bouillonnante, chaleureuse, contrastée, déjantée, révolutionnaire ! Un feu sous la glace !

Ce festival fait aussi la part belle à l’animation, une manière d’offrir au jeune public un cinéma différent, aux techniques d’animation variées, porteur de messages forts de solidarité et d’entraide, avec des films comme « Frantz et le chef d’orchestre » de Uzi Geffenblad et Lotta Geffenblad ou « Wardi » du réalisateur norvégien Mats Grorud, 

La soirée d’ouverture le 8 mars à Laval met à l’honneur le film danois « The idealist » de Christina Rosendahl, un thriller haletant sur une dissimulation nucléaire au Groënland.

Et après 10 jours d’immersion en Norvège, au Danemark ou en Suède, c’est au cinéma Vox à Mayenne que se termine le voyage avec « Garden Lane » du suédois Olof Spaak en film de clôture.

L’originalité de cet événement c’est aussi sa couverture géographique. En effet, 10 salles de la région participent aux projections, ainsi des cinémas de Laval, Gorron, Château-Gontier ou Ernée proposent des séances.

Des événements accompagnent le festival :  des expositions notamment un parcours artistique : « A la découverte des dessinatrices venues de Suède » qui se déroule à la bibliothèque Albert-Legendre et à L’art au Centre à Laval, des conférences sur la BD ou la musique métal, des rencontres autour de la littérature scandinave,…

Comme tout bon festival qui se respecte, Reflets du cinéma scandinave, c’est aussi l’occasion de rencontrer et d’échanger avec des professionnels du 7ème art.

Erik Poppe, auteur du très stressant « Utoya, 22 juillet » sera présent aux différentes projections de son film, et certaines séances sont accompagnées et présentées par des critiques de cinéma, spécialistes du cinéma scandinave ou professeurs d’université. Voilà tout un programme !

06 Fév

« Les Étoiles du Documentaire » – 1ère édition à Nantes

Le Festival Les Étoiles du documentaire pose ses valises à Nantes pour la première fois !

Depuis 2005, la Scam (Société Civile des Auteurs Multimédia) récompense 30 œuvres audiovisuelles diffusées à la télévision au cours de l’année écoulée. Ces étoiles du documentaire donnent lieu à un festival à Paris, puis une sélection de ces films est reprise à Rennes, Strasbourg et maintenant Nantes.

Cette année, la Plateforme, pôle cinéma audiovisuel des Pays de la Loire et le Lieu Unique programment 6 de ces Étoiles pour fêter le film documentaire dans toute sa diversité.

Rendez-vous au Lieu Unique à Nantes les 8 et 9 février (entrée libre) pour découvrir des œuvres engagées, des films à fleur de peau qui dessinent un monde en mouvement, une sorte de chronique de vies ordinaires, de l’intime à l’universel.

Pour la sélection des films, Adrien Heudier, responsable de la Plateforme, explique que cette année le festival Les Étoiles du Documentaire a récompensé 3 films produits dans la région des Pays de la Loire (« Les Œuvres vives », « La Grande Guerre des Harlem Hellfighters » et « Des voix dans le chœur – Éloge des traducteurs »)

3 films Étoiles dans la région c’est exceptionnel et ça motive d’autant plus notre participation à ce festival !

Au programme :

6 projections suivies de rencontres avec les réalisateurs 

Vendredi 8 février à 14h15 : « Les Œuvres vives » de Bertrand Latouche (2017) 

Vendredi 8 février à 16h00 : « La Grande Guerre des Harlem Hellfighters » de François Reinhardt (2016)

Vendredi 8 février à 20h15 : « Au pied de la lettre » de Marianne Bressy (2017)

Samedi 9 février à 14h15 : « Des voix dans le chœur – Éloge des traducteurs » de Henry Colomer (2017) 

 

Samedi 9 février à 16h15 : « Une tournée dans la neige » d’Hélène Marini (2016)

Samedi 9 février à 19h00 : « Focus Iran, l’audace au premier plan » de Valérie Urréa et Nathalie Masduraud (2017)

Rencontre : De l’autre côté du film : une histoire de fabrication avec Aurélien Bonnet (monteur), Maël Mainguy (producteur What’s Up Productions), André Rakoto (conseiller scientifique), modérée par Lise Baron – Vendredi 8 février à 17h30.

Comment est née l’idée du film, quels ont été le calendrier de création et le contexte de production, comment s’est fait le choix de la narration, quelles recherches le réalisateur a-t-il effectuées, comment s’est orientée la recherche d’archives ? Autant de questions qui dessinent l’histoire du processus de création de « La Grande Guerre des Harlem Hellfighters ».

Remise des « Bourses Émergence » par la Ville de Nantes – Samedi 9 février à 18h00.

Un jury de professionnels composé d’un auteur (Henri Colomer – réalisateur de « Des voix dans le chœur – Éloge des traducteurs »), d’un producteur et d’un diffuseur, remettra une bourse aux lauréats fiction et documentaire du Parcours d’auteur 2018/2019 

Mis en place par la Plateforme, le parcours d’auteur est un dispositif de soutien à l’écriture pour 10 projets sélectionnés. Encadrée par des tuteurs et ponctuée de rencontres avec des professionnels, cette initiative permet aux auteurs de développer leur projet en suivant le processus de création d’un film, de l’écriture à la présentation du pitch.

►Tout le programme des Étoiles du Documentaire

►Entretien en janvier 2018 avec Adrien Heudier, directeur de la Plateforme

31 Jan

Javier Bardem, invité d’honneur du Festival du Cinéma Espagnol de Nantes

Depuis 1990, le Festival du Cinéma Espagnol de Nantes entend faire connaître le 7ème art espagnol dans sa diversité. Pour sa 29ème édition, c’est l’acteur Javier Bardem qui en sera l’invité d’honneur.

►Afin de lui rendre hommage, le Festival lui a demandé de sélectionner dix films au sein de sa longue filmographie. Ainsi, le public pourra (re)découvrir : « Avant la nuit / Before Night Falls » (2000) de Julian Schnabel, « Biutiful » (2010) de Alejandro González Iñárritu, « Escobar / Loving Pablo » (2017) de Fernando León de Aranoa, « Everybody knows / Todos lo saben » (2018) de Asghar Farhadi, « Extasis / Éxtasis » (1996) de Mariano Barroso, « Les lundis au soleil / Los lunes al sol » (2002) de Fernando León, « Mar adentro » (2004) de Alejandro Amenábar, « Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme / No country for old men » (2007) de Joel et Ethan Coen, « Skyfall » (2012) de Sam Mendes, « Vicky Cristina Barcelona » (2008) de Woody Allen.

►Le public du Festival aura l’opportunité de rencontrer Javier Bardem. Il sera dans la Cité des Ducs du lundi 1er au mercredi 3 avril pour présenter au cinéma Katorza les films programmés dans le cadre de l’hommage. Il donnera également une masterclass le mardi 2 avril, animée par José Luis Rebordinos (Directeur du Festival International de Cinéma de San Sebastián).

►Javier Bardem a travaillé aux côtés des plus grands réalisateurs espagnols (Bigas Luna, Pedro Almodóvar, Juanma Bajo Ulloa, Mariano Barroso ou encore Álex de la Iglesia). Remarqué par la critique comme par le public en Espagne, il y remporte de nombreux prix. Il voit sa carrière prendre une dimension internationale avec le rôle de l’écrivain cubain Reinaldo Arenas dans « Avant la nuit / Before Night Falls » de Julian Schnabel qui obtient le Grand Prix de la Mostra de Venise en 2000.
Pour « Les lundis au soleil / Los lunes al sol » de Fernando León de Aranoa et « Mar adentro » de Alejandro Amenábar, son jeu d’acteur est une nouvelle fois salué par la profession. Javier Bardem remporte en effet pour chacun de ces opus les Prix Goya du Meilleur acteur. Après avoir tourné avec John Malkovich, Michael Mann et Miloš Forman, l’acteur est contacté par les frères Coen pour interpréter le rôle de Anton Chigurh dans « Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme / No country for old men » (2007). Quelques mois après la sortie du film, Javier Bardem devient le premier espagnol à remporter un Oscar du Meilleur acteur dans un second rôle. Deux ans plus tard, son interprétation de Uxbal dans « Biutiful » de Alejandro González Iñárritu le consacre comme grand acteur. Pour ce rôle il remporte de nouveau le Prix Goya du Meilleur acteur (2011) et surtout celui de l’Interprétation masculine du Festival de Cannes (2010). Dernièrement, après avoir tourné majoritairement aux États-Unis pendant les années 2010, Javier Bardem travaille de nouveau sur des projets péninsulaires : « Everybody knows / Todos lo saben » de Asghar Farhadi et « Escobar / Loving Pablo » de Fernando León de Aranoa, tous deux sortis sur les écrans français en 2018.

Le Festival du Cinéma Espagnol de Nantes met à l’honneur les films espagnols à travers des cycles thématiques qui entremêlent actualité sociale contemporaine, sujets historiques et recherche formelle. Sur les écrans du cinéma Katorza, à raison d’environ 20 séances par jour, le festival propose à un public fidèle (30.000 spectateurs en 2018) 70 longs et courts-métrages (fictions, documentaires ou encore films d’animation) pour la plupart inédits dans l’hexagone. Une partie de cette sélection concourt pour les 7 prix du Festival (Jules Verne, Public, Jury Jeune, Premiers Films, Documentaires, Courts-métrages et Scolaires). Le Festival du Cinéma Espagnol de Nantes ce sont aussi chaque année des rencontres-débats avec près de 80 invités (cinéastes, acteurs, journalistes, écrivains, historiens, illustrateurs, etc.).

26 Jan

Le Festival Premiers Plans d’Angers et l’ENSA de Nantes présentent « In Machina 360° – Marc Caro »

Révéler de nouveaux talents, découvrir des réalisateurs européens, telle est l’ambition du Festival Premiers Plans qui se déroule à Angers jusqu’au 3 février dans différents lieux de la ville. Mais ce qui attire aussi un public et des professionnels toujours plus fidèles c’est la richesse de son programme, qui en marge de la sélection officielle offre de nombreux événements, comme des lectures de scénarios, des rétrospectives, des avant-premières,…

Pour cette 31ème édition, le Festival Premiers Plans propose un focus sur l’oeuvre de Marc Caro, co-réalisateur de « Delicatessen » ou de « La cité des enfants perdus ». Mais que se cache-t-il derrière ce programme « In Machina 360° – Marc Caro » ?

Réponses avec Laurent Lescop, enseignant à l’Ecole Nationale Supérieur d’Architecture de Nantes, en charge de ce projet.

Un projet un peu fou ! Concevoir et construire un décor pour tourner en 360° la web-série « Dans la lune » écrite par Marc Caro.

C’est la 3ème fois que l’ENSA de Nantes participe au festival. Cette aventure est partie du constat que le décor de cinéma est rarement considéré comme un protagoniste à part entière d’une narration.

Ainsi, depuis 2000, année où le numérique s’est démocratisé dans l’enseignement et notamment en architecture, l’idée que poursuit Laurent est de donner un sens à ces images numériques, de raconter des sensations. Il a donc mis en place des ateliers pour initier ses étudiants à la fabrication de A à Z de courts-métrages. Chemin faisant, s’associer avec le Festival Premiers Plans était une évidence.

Cette année, cet enseignant passionné de cinéma, entouré de toute une équipe d’enseignants motivés* est parti sur un nouveau défi : le tournage à 360°, encore peu utilisé et peu maîtrisé car il nécessite de repenser entièrement la manière de concevoir un décor, la lumière, le son,… La manière même de filmer.

©Archirep ENSA Nantes

15 étudiants en Master option « Architecture en Représentation » ont relevé ce challenge, mais il fallait un projet à la hauteur de cette ambition. Xavier Massé, l’administrateur du festival Premiers Plans et Laurent Lescop ont alors pensé à Marc Caro et à son projet d’une web-série tournée à 360°. Le réalisateur aux multiples casquettes et à l’univers très marqué a vu dans ce partenariat l’occasion de tester cette nouvelle technique, il a donc très vite adhéré au projet.

©Archirep ENSA Nantes

Un synopsis de la future série « Dans la lune » a été remis aux étudiants. 5 propositions libres de toutes contraintes et sans aucunes auto-censures ont été présentées à Marc Caro qui n’avait qu’un mot d’ordre « l’envie d’être surpris ». 5 maquettes et leurs modélisations en numérique ont été proposées au réalisateur, qui en a dégagé les différents points forts, pour au final avoir une maquette de synthèse numérique immersive.

Par la suite, la construction concrète de ce fameux studio s’est faite, non sans résoudre de nombreux soucis techniques. Pour ce faire, les élèves ont été accompagnés par des professionnels comme Jean Rabassedécorateur de cinéma et scénographe (césar du meilleur décor pour « La Cité des enfants perdus » de Marc Caro) et Jean Poisson, directeur de la photographie. Car il s’agit pour les étudiants de concevoir un environnement global, qui comprend la conception du décor proprement dit, mais aussi son accessoirisation, les lumières, les costumes…

©Archirep ENSA Nantes

C’est dans la salle Bodinier d’Angers que le studio s’est installé pendant toute la durée du festival. Marc Caro, y tournera pour sa web-série « Dans la lune ».

Durant le festival, le public est invité à visiter le tournage et à découvrir les étapes de fabrication des décors, des planches d’esquisses et des maquettes. Des visites virtuelles à 360° sont également proposées. Un événement en partenariat avec Laurent Vié Architecture et Les Docs du Nord.
Du lundi 28 janvier au samedi 2 février – à partir de 14h00 – studios Bodinier – entrée libre

Le tournage a commencé pendant le festival / ©Archirep ENSA Nantes

Au programme :
Projection du film « La cité des enfants perdus » de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro, samedi 26 janvier à 14h au Multiplex, suivie d’une rencontre avec Marc Caro et mardi 29 janvier à 22h00 aux 400 Coups.
Projection de « Bunker de la dernière rafale » moyen métrage de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro, samedi 26 janvier à 22h00 aux 400 Coups, suivie d’une rencontre avec Marc Caro.

►À découvrir également : une exposition inédite des photos de tournage de « La Cité des enfants perdus ».
Qui est Marc Caro ?
Ce nantais d’origine est un homme d’images aux diverses expériences : auteur de BD dans les années 70 au sein de Métal Hurlant ou Fluide Glacial, il rencontre Jean-Pierre Jeunet avec qui il réalise plusieurs clips, des courts-métrages remarqués et 2 longs-métrages : « Delicatessen » (césar de la meilleure 1ère œuvre et césar du meilleur scénario original ou adaptation) et « La cité des enfants perdus ». Il est aussi acteur, scénariste, directeur artistique et a réalisé en solo « Dante 01 » avec Lambert Wilson.
« Dans la lune » est une websérie humoristique de science-fiction inspirée de l’univers de Jules Verne et de Méliès.
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* L’équipe de Laurent Lescop : Bruno Suner (co-encadrant), Cyrille Bretaud (construction), Emmanuelle Gangloff (scénographie exposition), Marc Grandsard (culture filmique) et Nicolas Houel (Lumière).
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24 Jan

Un jury de malvoyants au Festival Premiers Plans d’Angers

Un jury de cinéma composé exclusivement de personnes malvoyantes ou aveugles, c’est unique et c’est au Festival Premiers Plans d’Angers. 

►Partenaire depuis 2017 du festival, la Fondation Visio, qui oeuvre pour l’autonomie des personnes déficientes visuelles, et ses membres du jury décernent le Prix « Fondation VISIO pour l’Audiodescription ». Ce prix remit à l’issue de la lecture des scénarios en lice, permet au réalisateur primé, la prise en charge totale de l’audiodescription pour son futur long-métrage.

L’originalité de ce jury : il est composé uniquement de personnes malvoyantes, passionnées par le 7ème Art et qui ont décidé de s’engager aux côtés de la Fondation Visio pour que l’audiodescription soit prise en compte lors de la production d’un film.

►L’audiodescription permet aux malvoyants de se joindre aux spectateurs dans les salles de cinéma et de suivre normalement un film. Le procédé consiste à insérer une piste audio supplémentaire à laquelle le spectateur a accès s’il le souhaite, qui décrit les éléments visuels et les scènes. Cette description s’intercale entre les scènes de dialogue.

Elle revêt donc une importance majeure pour toutes celles et ceux qui, en dépit de la perte de la vision ou de l’audition, aiment le cinéma.

►Depuis sa création le prix de la Fondation Visio pour l’Audiodescription a récompensé :

  • En 2017, Elsa Amiel pour son film « Pearl », qui sort en salle à la fin du mois
  • En 2018, Filippo Meneghetti pour son long métrage « Deux », en cours de tournage

Le Jury 2018 en présence de Filippo Meneghetti, Macha Méril, Léa Drucker et Frédéric Jessua ©Sébastien Aubinaud

►Cette année, le jury du Prix de la Fondation Visio pour l’audiodescription, est composé de 5 membres :

  • Tom Raybaud, entrepreneur et président de l’Ecole des chiens-Guides d’Aveugles d’Orléans (président de ce jury)
  • Carole Dieudonné, formatrice au centre de Formation Professionnelles de la CCI de Maine-et-Loire
  • Johanna Guérin, responsable commerciale
  • Salim Ejnaini, conférencier et cavalier de saut d’obstacles de haut niveau bien connu du monde équestre
  • Raphaël Poitevin, en cours de création de son entreprise

►3 films sont en compétition :

  • « Amore Mio » de Guillaume Gouix – scénario lu par Céline Sallette et Alysson Paradis
    Dimanche 27 janvier à 14h30 – Le Quai – Entrée libre
  • « Les versants » de Guillaume Renusson – scénario lu par Loïc Corbery de la Comédie Française
    Mercredi 30 janvier à 14h30 – Le Quai – Entrée libre
  • « Gagarine » de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh – scénario lu par Ariane Labed et Stéphane Bak
    Jeudi 31 janvier à 14h30 – Le Quai – Entrée libre

►Palmarès et soirée de clôture, samedi 2 février à 19h au Quai

22 Jan

Festival des 24 Courts : le court-métrage sur grand écran !

Court-métrage ? Définition du Larousse : « nom masculin désignant un film dont la durée excède rarement les 20 minutes », c’est un peu court ! Car le court-métrage c’est faire passer une idée, un message, une émotion, dans un temps limité. C’est un tremplin pour de jeunes cinéastes, l’opportunité de développer un style, d’expérimenter des narrations différentes.

Avec le Festival des 24 Courts, ce format se découvre version grand écran dans les salles sarthoises les 25 janvier, 1, 2 et 3 février.

Pour cette 16ème édition, l’association Au Film Des Mots, organisatrice du festival, propose une sélection de plus de 70 courts-métrages de fiction, d’animation, documentaire, websérie,… venant d’ici et d’ailleurs et présentés dans les salles de Changé, du Mans, de Bouloire et d’Arnage.

Ciné d’ici : vendredi 25 janvier à 20h30 au centre F. Rabelais de Changé : présentation de courts-métrages réalisés par des auteurs locaux (hors-compétition)

Les 24 tout courts : vendredi 1er février à 20h00 aux Cinéastes au Mans : sélection internationale de courts-métrages de fiction et d’animation de moins de 5 minutes

24 Courts – sélection européenne : samedi 2 février de 16h à 22h30 au théâtre Epidaure à Bouloire : présentation de films venant de Hongrie, Belgique, Suisse ou Espagne – projection suivie du palmarès du jury.

24 Courts – sélection nationale : dimanche 3 février à partir de 10 h à l’Eolienne à Arnage – séance suivie de l’avant-première en présence du réalisateur de « Vint la vague » de Benjamin Busnel (film soutenu par la région Pays de la Loire et tourné en Sarthe) et à 17h30 palmarès du jury et clôture du festival.

24 Courts c’est aussi l’occasion pour un public toujours plus fidèle de rencontrer des réalisateurs, des passionnés, des curieux,… et de pouvoir échanger avec les membres du jury * , figures du paysage cinématographique et audiovisuel de la région. Un jury qui sera présidé cette année par Elizabeth Bourgine, actrice française de cinéma, de télévision et de théâtre.

 

Elisabeth Bourgine ©DR

Cette volonté de mettre le public au cœur du festival et d’encourager les échanges avec les professionnels est présente depuis le début. Pour Claude Saussereau à l’origine du festival 24 des Courts : « La qualité des films programmés, la convivialité et l’ambiance du festival sont toujours de mise et ce malgré des moyens modestes »

Le festival pourrait se résumer en trois mots : qualité, convivialité et continuité.

►Tout sur le Festival des 24 Courts

* Les membres du jury : Marc YVARD, journaliste France 3 Pays de Loire et blogueur ciné – Marianne HERVE, vidéaste et monteuse – Aurélien LEGENDRE, animateur, présentateur et coordinateur d’antenne ViaLMtv – Gaëtan RIBAULT, assistant réalisateur, cadreur et opérateur LSM

11 Jan

Sarthe : 10ème édition du festival « Regards sur le monde rural »

« Regards sur le monde rural » c’est découvrir, questionner, échanger sur le monde paysan d’hier, d’aujourd’hui et surtout de demain.

Du 13 janvier au 5 février, ce festival initié par le cinéma le Rex à Mamers, est devenu un rendez-vous incontournable depuis dix ans, d’un cinéma qui interroge sur l’agriculture, l’écologie, la solidarité, les territoires,…

A travers une programmation de documentaires et de films de fiction, cette 10ème édition nous amène à réfléchir sur la place de la ruralité dans la société, sa richesse, ses liens avec le milieu urbain.

Des avant-premières, des échanges en présence de réalisateurs et différentes animations sont organisés dans les 8 salles de cinéma de la Sarthe qui participent à cet événement :

– Au Rex à Mamers
– Au Palace à La Ferté Bernard
– Aux Récollets à Montval sur Loir
– Au Zoom à Saint-Calais
– Au Centre Joël Le Theule à Sablé-sur-Sarthe
– Au Royal au Mans
– A l’Espace Ronsard au Lude
– A la salle André Voisin à Fresnay sur Sarthe

►Retrouvez le programme complet ici