20 Nov

Festival des 3 continents, le jeune public répond présent !

f3c2017-330x495Du 21 au 28 novembre, retrouvez la 39ème édition du festival nantais consacré aux cinématographies d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.

La plupart des films qui y sont projetés n’ont jamais été diffusés en dehors de leur pays d’origine, le festival a ainsi acquis une réputation de découvreur : on peut citer le malien Souleymane Cissé, le hongkongais Wong Kar-wai, ou encore l’iranien Abbas Kiarostami, mais c’est bien auprès du public jeune que le festival tient ce rôle.

Le festival de 3 continents se veut un festival d’initiation au(x) cinéma(s), la démarche est de rendre les œuvres accessibles à tous, une attention toute particulière est mise sur le jeune public, les spectateurs de demain.

Rencontre avec Sandra Ricordeau, responsable du pôle publics et médiation pour le festival qui explique « qu’une programmation spécifique est mise en place en fonction des âges » :

  • Pour les tout-petits : « Premiers pas vers les 3 continents », est une invitation à approcher le festival dès 3 ans, avec des films et des court-métrages adaptés.
  • Pour les adolescents : « De l’autre côté des apparences : merveilleux, fantastique et autres étrangetés », le festival propose un programme thématique, ouvert à tous mais spécialement pensé pour les collégiens et lycéens.

Cette année, ce sont les différentes déclinaisons du fantastique qui sont mises à l’honneur avec une sélection de films ludiques, troublants, spectaculaires, où le cinéma montre son aptitude à enjamber les bordures du réel, à brouiller nos perceptions …

Sandra nous indique que « ces films font l’objet d’un accompagnement spécifique avec la mise en place du cahier des enseignants. Fruit d’un travail fait en amont, ce support est un véritable outil pédagogique, il permet d’aller plus loin et d’ouvrir des pistes de travail sur le cinéma, ses techniques, son sens, afin de rebondir vers d’autres domaines ». Ainsi, les films présentés sont toujours contextualisés et accompagnés, ils ouvrent le débat sur la satire politique, le rapport des classes ou encore le corps et l’espace.

Ces séances publiques et scolaires offrent une véritable « mixité des publics » et les enseignants ont répondu présents avec plus de 120 classes déjà inscrites. Et l’on vient de loin, à l’exemple de ce lycée de Douarnenez qui s’installe durant 3 jours à Nantes pour un véritable parcours cinématographique, entre film à visée plus pédagogique et séance de la sélection officielle.

  • Des actions sont faites aussi vers les « publics empêchés », tels que les enfants hospitalisés, les jeunes détenus ou les migrants.

Ainsi, le festival vient à eux : au service pédiatrie du CHU, des projections, des échanges et des ateliers comme une initiation aux maquillages d’effets spéciaux ont été organisés. A l’établissement pénitentiaire pour mineurs d’Orvault, il a été mis en place une projection suivie d’un débat autour d’un film asiatique diffusé en VOSTF.

Sandra est particulièrement fière du travail accompli auprès des associations de quartier, des structures socio-culturelles ou des associations de migrants pour amener ce public différent vers le festival. Ces actions, c’est permettre à ces jeunes à priori peu enclins à aller vers ces cinématographies, d’accéder à une ouverture et éveiller un intérêt qu’ils ne soupçonnaient pas. Pour Sandra « ils se rendent compte que le festival est plus accessible et moins élitiste qu’ils ne le pensent… mon rôle c’est de semer des graines… on démocratise, on démystifie ».

  • Autre lien très étroit entre le festival et les jeunes, ce sont les différents partenariats qui ont été mis en place avec l’enseignement supérieur. Ces projets associent les singularités de chaque cursus avec l’événement du festival et les coulisses de son organisation.

A l’image de l’université de Nantes, où les étudiants du Master 2 InfoCom couvrent l’actualité du festival avec la création d’un journal, d’un blog et d’un fil d’actualité Instagram. Ou encore, les premières et terminales option cinéma du lycée Guist’hau qui livrent quotidiennement un cliché du jour pour diffusion sur les facebook et twitter du festival. Ils réalisent des courts films autobiographiques « Mon F3C », ainsi qu’un article « Mon festival de l’intérieur ».

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Le Festival des 3 Continents est bien là dans son rôle de découvreur et d’initiateur, comme en atteste Pacôme, élève en 1ère année du BTS Audiovisuel au lycée Léonard de Vinci à Montaigu : « Je connaissais déjà le festival depuis plusieurs années mais ce n’est que l’année dernière avec mon lycée que j’ai pu y accéder le temps d’une semaine … J’ai découvert des longs et des courts métrages qui m’ont profondément marqués … je vois ce festival comme une manière de s’ouvrir au monde et de s’ouvrir à, non pas un cinéma, mais à des cinémas. Et l’intérêt, c’est que chaque tranche d’âge à la possibilité de venir au festival, tant il y a de la diversité dans la programmation. »

Et de rajouter : « Le festival offre aux enfants une initiation intéressante au cinéma étranger, autre que le cinéma américain, tout en les éloignant des films d’animations populaires à l’humour parfois un peu trop facile. Mais je dirais au final que ce n’est pas une initiation uniquement pour le jeune public mais également pour n’importe quelle personne peu habituée à l’art cinématographique sous toutes ses formes. Et si c’est le cas, alors je pense que ce festival est fait pour eux. » 
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Le rendez-vous est donné aux curieux, jeunes et moins jeunes pour partir explorer et découvrir ce cinéma d’ailleurs …

08 Nov

La Baule : du swing au cinéma

Affiche La Baule 2017 Devinez ce qu’ont en commun « L’aile ou la cuisse », « La chèvre », « Le dîner de cons » ou encore « Le placard » ?

Ce sont toutes des comédies mises en musique par Monsieur Vladimir Cosma !

Jusqu’au 12 novembre, le festival de cinéma et de musique de film de La Baule rend hommage à ce grand compositeur, à qui l’on doit les musiques les plus marquantes du cinéma français.

Cette année l’accent est donc mis sur les comédies, avec notamment un coup de projecteur sur Jacques Tati dont on fête les 110 ans de sa naissance et une projection en musique des films de Buster Keaton.

Mais cet événement sera aussi l’occasion de découvrir en avant-première quelques films très attendus comme « Beach rats » d’Eliza Hittman ou « M » de Sara Forestier, en compétition et que les membres du jury, présidé cette année par la réalisatrice Diane Kurys, devront départager.

Des rencontres avec des réalisateurs, des comédiens sont aussi au programme ainsi que des master-class dirigées notamment par Stéphane Lerouge, grand spécialiste de la musique de film ou par Vladimir Cosma lui-même.

Tout le programme

11 Oct

La Roche sur Yon : le rendez-vous de tous les cinémas

Le mois d’octobre est décidément un mois riche en festivals de cinéma, et en voici un très attendu …

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Du 16 au 22 octobre, La Roche sur Yon s’immerge dans le monde du 7ème art, avec un festival de cinéma dont le maître mot est : éclectisme

Le programme de cette 8ème édition nous dévoile toutes nos envies de cinéma : du plus intimiste « Girls and Honey » de Pieter-Jan De Pue au plus populaire « Marguerite » de Xavier Giannoli, du plus nantais « La surface de réparation » de Christophe Régin au plus exotique « Bad lucky goat » du colombien Samir Oliveros, du film culte « Paris, Texas » de Wim Wenders à l’avant-première « Bad genius » de Nattawut Poonpiriya.

Un festival capable de réconcilier cinéphilie exigeante et grand public – Paolo Moretti (directeur de l’EPCCCY)

Placé sous le signe de la découverte, le festival de La Roche sur Yon va être l’occasion de découvrir en avant-première une sélection de films français et étrangers à travers une compétition internationale qui révèle l’actualité du cinéma contemporain. On y retrouvera le prochain film de Samuel Benchetrit « Chien » ou encore « Sollers point » de Matthew Porterfield, réalisateur déjà primé au festival. Pour les films plus inattendus, surprenants, sans contrainte de genre ou de durée, il y a la compétition « nouvelles vagues ».

Cette année, ce festival fait aussi la part belle aux rencontres, avec notamment un invité d’honneur : le réalisateur français Michel Gondry, cinéaste à l’inventivité débordante, sorte de touche-à-tout, à qui l’on doit « Eternal sunshine of the spotless mind », « La science des rêves » ou le réjouissant  » The Green Hornet ».

Rendez-vous dans les divers lieux de projection, au Grand R, au Cyel, au Fuzz’Yon, et au Concorde pour découvrir des films de tous les genres, de tous les styles, de toutes les audaces, de toutes les surprises …

►Tout sur le festival

06 Oct

Festival Ciné Alter’Natif – découverte du cinéma autochtone

affiche8ème édition pour ce festival entièrement dédié à l’art et au cinéma autochtones,il se déroule à Nantes (du 7 au 14 octobre) et à La Turballe (les 10 et 13 octobre) et cette année est placée sous le thème « Autochtones, Résistances… et Rock’n’Roll ». 

Ciné Alter’Natif se présente comme une fenêtre sur le monde des autochtones et sa créativité. Le but est donc de sensibiliser le public à la richesse de leurs oeuvres, d’offrir une tribune à cet autre cinéma et d’en découvrir l’extrême variété.

Porté par l’association « de la plume à l’écran », ce festival propose une programmation de longs-métrages documentaires en exclusivité française. On note le très attendu « RUMBLE, The Indians Who Rocked the World » de Catherine Bainbridge. Une oeuvre essentielle sur les musiciens amérindiens et leurs contributions inestimables à l’histoire de la musique. Projection à Nantes, mercredi 11 octobre au Concorde et à La Turballe, vendredi 13 octobre au Cinéma Atlantic.

Pour la partie rock’n’roll, un concert exceptionnel pour la soirée de clôture avec Alvin Youngblood Hart aura lieu au Dix à Nantes, le samedi 14 octobre. L’occasion d’entendre son blues du Sud des États-Unis, sa guitare aiguisée par le rock et sa voix fidèle à la terre folk. Un grand moment !

Egalement au programme : des projections de vidéo-clips, une remise des Prix du public et Prix Jeunesse, un buffet-bar solidaire, … et cette année encore, le Jardin des Plantes de Nantes devient pour l’occasion le quartier général du festival, invitant le public à pénétrer en terres autochtones de résistances… et de musiques !

►Toutes les infos sur le festival

26 Sep

Les seniors investissent le grand écran …

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Le cinéma Bonne Garde de Nantes organise du 2 au 7 octobre, dans le cadre de la semaine bleue, un festival entièrement consacré aux seniors : FestiV’Aînés

Riche d’une programmation de 11 films comme « 45 ans », « Elle s’en va », ou « Les souvenirs », FestiV’Aînés propose à l’issue des séances, des moments d’échanges sur des thèmes intergénérationnels en lien avec les films proposés : la famille, le vivre pour soi et pour les autres, l’amour et la sexualité, …

Une véritable invitation pour le grand public à prendre conscience de l’importance de nos aînés, de leurs rôles et places dans notre société actuelle. 

Tout le programme de FestiV’Aînés

Ce sera aussi l’occasion de découvrir le documentaire de Xavier Liebard « Les voix du large » sur l’aventure de radio Neptune FM de l’île d’Yeu, en présence du réalisateur.

 

30 Mai

Saint-Sébastien-sur-Loire fait son cinéma du 2 au 5 juin avec le festival “Les Cinéphîles”

Pendant 4 jours, le 7ème art envahit l’île Forget sur les bords de Loire avec des projections, ciné-concerts, animations, spectacles…
Un festival gratuit, convivial et familial.

« Les Cinéphîles » c’est l’occasion de vivre une expérience unique : découvrir chaque soir un classique du cinéma, de « Sept ans de réflexion » à « Bagdad Café », confortablement installé sur un transat au coeur d’un écrin de verdure, la tête dans les étoiles.
Durant ces 4 jours d’animations, c’est tout l’univers de l’image et du son qui est mis à l’honneur :

  • des ciné-concerts sous chapiteau avec des performances de musiciens en live
  • des documentaires dans le cinémobile dont le remarquable « Alain Bashung, remets-lui Johnny Kidd »
  • le plus petit cinéma du monde dans la Yourte Polka
  • du doublage de films improvisés en direct
  • des animations pour les enfants : ateliers de bruitage, bar à mômes…

A la nuit tombée, un lieu de poésie au bord de l’eau prend forme avec le chant des coquelicots, véritable sculpture vivante oscillant au gré de la musique.
Voilà de quoi s’étonner, rêver… avec un programme étonnant et détonnant !

Le cinéma vous donne rendez-vous à Saint Sébastien du vendredi 2 au lundi 5 juin.

22 Mai

Angers : Palmarès du 16ème Festival Cinémas d’Afrique

C’est avec beaucoup d’émotion que le palmarès du 16e festival Cinémas d’Afrique a été dévoilé samedi soir, lors de la soirée de clôture. A l’issue de cinq jours de festival intenses, remplis d’échanges, ce sont deux courts métrages et deux longs métrages qui ont été primés par les jurés.

► Prix Jury Jeunes :
Le Jury Jeunes, composé de dix personnes de 16 à 30 ans et de tous horizons, a récompensé :

Court-métrage : « L’arbre sans fruit », réalisé au Niger par Aïcha Macky. Un film fort et poétique sur la situation « hors-norme » des femmes nigériennes qui ne peuvent pas avoir d’enfants.

Long métrage : « L’île de Perejil », réalisé par Ahmed Boulane. C’est ici l’humour et la justesse des promos qui ont touché les jeunes jurés.

► Prix Public :
Les membres du public ayant acheté un passeport ont eux aussi élu leurs films favoris.

Court-métrage : « Les larmes aux yeux », réalisé par Aïcha Macky, qui, les larmes aux yeux, est montée sur scène pour recevoir son trophée.

Long-métrage : « Wallay », de Berni Golblat. Projeté en ouverture du festival, ce film a touché par sa sensibilité.

En marge du palmarès officiel, dix angevins ont pu choisir un film coup de coeur qu’ils souhaitaient voir programmé le 29 juin aux Cinémas Les 400 Coups.
C’est donc le film « L’orage Africain, un continent sous influence » de Sylvestre Amoussou qui a eu l’honneur d’être choisi.
Un long métrage fort, qui questionne, ne laisse personne indiférent et qui, surtout, est propice au débat.

Rendez-vous en 2019, pour le prochain Festival Cinémas d’Afrique.

12 Mai

Angers se met à l’heure africaine

Du 16 au 21 mai, Angers accueille la 16ème édition du festival du cinéma d’Afrique. Cet événement est l’occasion d’échanges, de rencontres avec les réalisateurs et artistes venant de tout le continent. Rencontre avec Chloé Gaugain, chargée de communication du festival.

Comment est né ce festival ?
Ce festival est avant tout une histoire de coeur avec l’Afrique. Il est né à l’initiative de deux angevins, qui, en découvrant le Bénin, se sont rendus compte du décalage entre l’image que l’on a de l’Afrique, ici en France, et les réalités du pays. Ils n’ont eu de cesse d’approfondir et de partager leurs connaissances sur ces cultures. Pour cela, ils ont fondé l’association « cinémas et cultures d’Afrique » à l’origine de ce festival. Le jumelage entre Angers et Bamako a facilité son développement.
La première édition s’est tenue en 1987.

Quelle est sa spécificité ?
La programmation de Cinémas d’Afrique se fait directement « à la source », sur le continent africain lors de festivals (comme le FESPACO de Ouagadougou) ou via nos réseaux. La volonté est de diffuser en France des films qui, bien souvent, ne sont pas vus en occident. Ils portent un regard sur l’Afrique par l’Afrique, sans intermédiaire.
Il n’y a qu’un critère : que tous les films soient tournés en Afrique, sans distinction de pays, de genre, ni de durée.
La programmation se veut au plus proche des tendances cinématographiques du continent. La part belle est faite aux courts-métrages. Cela reflète la réalité de la production en Afrique : beaucoup de jeunes se lancent dans la réalisation de films courts pour faire leurs premières armes. Le Maghreb avec la Tunisie et le Maroc notamment sont des pays dans lesquels beaucoup de films sont produits. A souligner également la présence de films du Ghana, d’Afrique du Sud, du Niger et du Mali. Partout, la jeune génération est lancée !
Côté longs-métrages, le film documentaire est toujours un genre bien représenté.
Cette année, 7 longs métrages et 10 courts métrages sont en compétition.

Deux programmations Jeune Public, pour la maternelle et le collège, sont également proposées tous les matins du festival. Ces films ne sont en revanche pas en compétition.

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