01 Juil

Aux heures d’été de Nantes : le cinéma se met au vert

Exit les salles obscures, le pop-corn et les sièges en velours rouge… Bonjour la nuit étoilée, le jambon-beurre et le plaid étendu sur l’herbe.

Pour cette 15ème édition, le festival nantais et gratuit Aux heures d’été s’offre le monde ! De l’Egypte, au Pakistan en passant par New-York découvrez des artistes, des spectacles mais aussi des films, avec des séances de cinéma en plein air.

Détendez-vous, prenez un pique-nique et direction les jardins de Nantes pour découvrir une programmation variée et tout public.

►mercredi 10 juillet : « La fiancée du désert » de Cecilia Atán et Valeria Pivato

Rendez-vous à l’embarcadère du Port-Boyer pour un road trip argentin rempli de tendresse et de douceur (VO sous-titrée)

►jeudi 11 juillet : « 20 000 lieues sous les mers » de Richard Fleischer

Revoir à la belle étoile sur la grande pelouse du jardin des plantes l’adaptation hollywoodienne du célèbre roman de Jules Verne, incontournable ! (VO sous-titrée)

►jeudi 18 juillet : « Paris la blanche » de Lidia Terki

Dans le parc de la Roche, un voyage qui nous emmène d’un petit village de Kabylie aux quartiers parisiens

►mercredi 17 juillet : « Parvana » de Nora Twomey

Du cinéma d’animation pour tous au parc de Bottière-Chénaie, avec ce conte merveilleux sur l’émancipation des femmes et l’imagination face à l’oppression.

►mercredi 24 juillet : « Une année polaire » de Samuel Collardey

Partir au Groenland avec les Inuits pour un docu-fiction instructif et émouvant. A découvrir dans le parc des Dervallières. (VO sous-titrée)

►mercredi 31 juillet : « Brooklyn yiddish » de Joshua Z. Weinstein

Découvrez New-York et le quartier juif de Brooklyn assis dans l’herbe de l’Hippodrome du petit port avec cette quête paternelle qui offre une immersion dans un monde à part. (VO sous-titrée)

►mercredi 7 août : « Menina » de Cristina Pinheiro

Luisa Palmeira a 10 ans, elle est française mais sa famille est portugaise. Faites sa connaissance au parc de la Boucardière.

►mercredi 14 août : « Crash test Aglaé » d’Eric Gravel

Pour finir ce tour du monde cinématographique, direction l’Inde avec ce périple de 3 ouvrières délocalisées qui tentent de rejoindre leur nouveau lieu de travail. A voir au parc de la Crapaudine.

Les pieds à Nantes mais la tête ailleurs, voilà le programme du festival Aux heures d’été… pour explorer la ville autrement.

Aux heures d’été c’est 6 semaines de cultures d’ici et d’ailleurs, avec des concerts, des spectacles jeune public, des lectures, … soit 35 spectacles avec la présence d’une centaine d’artistes du monde entier.

Un vrai rendez-vous humain !

06 Juin

Festival des Zones Portuaires de St Nazaire : cap au nord !

4ème édition pour ce festival qui nous transporte chaque année de port en port, pour nous faire découvrir cet univers où se côtoient des bateaux, des marchandises et des hommes.

Jusqu’au 11 juin, cap sur la Scandinavie et le grand nord. Cette année le festival « ZONES PORTUAIRES – rencontres internationales cinéma et villes portuaires  » part à la découverte d’un cinéma nourri d’un imaginaire culturel fort, porté par les grands espaces…

Une programmation exigeante et audacieuse

Ce rendez-vous propose un programme varié : fictions, documentaires, films d’animation…Un voyage sur les terres boréales, à travers les chefs d’œuvre de Bergman, la vision du monde de Kaurismäki ou la douce folie de la très regrettée Solveigh Anspach.

C’est aussi l’occasion de découvrir des œuvres inscrites dans l’actualité. Des films qui nous rappellent combien ces régions nordiques sont les premières frappées par le réchauffement climatique, et qu’elles font face à l’exil de ceux qui fuient les malheurs des pays du sud.

Un festival multiple

Le festival des Zones Portuaires va au-devant du public et propose de nombreuses séances accompagnées par des réalisateurs, des comédiens comme Jean-Pierre Darroussin pour « Rendez-vous à Kiruna » de Anna Novion ou Antoine Russbach qui vient présenter son film en avant-première « Ceux qui travaillent« .

Le jeune public n’est pas oublié avec des séances pour les plus petits, les scolaires et les animations sont nombreuses : ciné-concert, atelier cinéma, ciné plein-air…

Mais il en est une qui sort du lot : 24h à toute vapeur !?

Un défi… et plouf dans l’eau

L’association Les Pieds dans le Paf organise un défi : réaliser un court-métrage en 24h.

Le principe : rendez-vous vendredi à 19h au local des Pieds dans le Paf, on forme les équipes, le téléphone sonne pour annoncer le thème ou la contrainte mystère et le compte à rebours est lancé ! Chaque équipe s’organise pour terminer son court-métrage pour le lendemain samedi à 19h30.

Et le clou de l’aventure : la projection des films dans une soirée ciné-vapeur. Voir des films dans un bain chaud… voilà de quoi surprendre.

Proposée par Les Abeilles, cette soirée « l’heure du bain » nous invite à la détente dans des bains chauds pour assister à la projection des films réalisés dans le cadre des « 24h à toute vapeur ».

N’oubliez pas vos maillots de bain et vos serviettes !

L’association Les pieds dans le paf

L’association « Les pieds dans le paf » existe depuis une trentaine d’années à Saint-Nazaire, autour de  trois axes forts : l’éducation aux médias, la promotion des médias « pas pareils », associatifs, participatifs, collectifs, indépendants, libres, alternatifs, engagés…  et la défense des usagers des médias.

Elle organise tous les deux mois depuis de nombreuses années un « défi 24h » : réaliser un film en 24h, sur une thématique et avec des contraintes données. Le rendez-vous est donné dans le local de l’asso à St Nazaire pour la constitution des équipes en s’assurant que chacun dispose de toutes les compétences et du matériel pour faire un film.

Hélène de l’association raconte : « le téléphone sonne, une voix mystérieuse annonce le thème et/ou les contraintes, et c’est parti ! On revient le lendemain, montrer son film aux autres, et débriefer. Cela permet de décomplexer le rapport que l’on peut avoir aux différentes étapes de fabrication d’un film (écriture, tournage, montage notamment), puisqu’il faut travailler en groupe et dans l’urgence. Ces films sont également projetés dans le cadre de nos Risques de Projection, des projection de courts métrages de la région, au Café Scott à Saint Nazaire. Le prochain aura lieu le 18 juin. »

►Festival des Zones Portuaires, jusqu’au 11 juin à St Nazaire et dans plusieurs salles du département

29 Mai

Court&49, une association angevine dédiée aux courts-métrages

Une passion pour le 7ème art, une envie de cinéma, un désir de tenter l’expérience de la réalisation… le court-métrage est souvent la réponse pour faire ses premiers pas dans le cinéma. C’est un format qui permet toutes les narrations, toutes les audaces.

À Angers, l’association Court&49 regroupe des talents de la région et apporte son aide pour des projets de réalisation de court-métrage.

Pour ses fondateurs, Court&49 c’est d’abord un collectif, né d’une envie, celle de réaliser et de se réaliser.

Le but est de pouvoir partager ses connaissances et ses expériences aux membres du groupe et de proposer des projets.

►Entretien avec Johan Neveu, président de l’association :

  • Comment est née cette association ?

Court&49 est une association née à Angers en 2014 à l’initiative de Vincent Malaisé, qui au moment de se lancer dans la réalisation n’a pas trouvé sur place écho à ce qu’il voulait faire, d’où l’idée de rassembler des gens intéressés comme lui par la création audiovisuelle.

Elle est composée de passionné(e)s de cinéma qui se retrouvent, échangent et réalisent des courts-métrages.

Deux fois par mois nous nous réunissons pour faire avancer nos projets. Nous organisons aussi des ateliers pratiques ou théoriques ouverts à tous.

Nous sommes actuellement une quinzaine d’adhérents et chaque année s’ajoute de nouvelles têtes ! 

© David Lair

  • Pourquoi le choix du format court ?

Le format court est très versatile et permet d’expérimenter.

La création audiovisuelle est chronophage et la plupart de nos membres évoluent dans des milieux différents de celui du cinéma ou de la vidéo. En général, ils commencent avec des formats très courts (2 ou 3 minutes), ensuite les scénarios se complexifient et la durée s’allonge !

  • Quels sont vos champs d’actions ? 

Un membre vient avec une idée, et nous l’accompagnons de l’écriture au montage. Le but n’est pas de produire des films « one shot » mais que les réalisateurs d’un jour participent aussi au tournage et à la préparation des projets des autres membres en tant que technicien, régisseur,…

Nous servons un peu de structure de production en finançant certains postes particuliers comme des plans de drone, du conseil en montage, prise son ou la mise en place de la régie.

Lorsqu’un film est prêt, nous organisons une avant-première, mais ensuite, c’est au réalisateur de décider comment il souhaite faire vivre son film en terme de projection et de festival.

© David Lair

  • Quels ont été les événements marquants depuis sa création ?

En tout nous avons aidé à réaliser 11 films de 6 réalisateurs différents !

Notre dernier film « La Dormance » de Vincent Malaisé, a été récompensé par plus de 20 prix (dont celui du meilleur court-métrage français au Paris Art Movie ou le prix de la meilleure actrice pour Aurélie Garault au Redline International Film Festival de Toronto – Canada)

Synopsis : Au début du cycle de la dormance, moment où la vigne va devoir vivre sur ses réserves, Mélanie se fait renvoyer de l’exploitation vinicole qui l’emploi. Dépendante et vivant dans sa voiture, elle entre en errance.

Court&49 a accompagné au développement et à la production de plusieurs courts-métrages dont « Le Boa » de Jérôme et Stéphanie Lebeau, « Zetematium » de Yulia Nikiforova ou encore « Clown » de Johan Neveu.

L’association participe également à l’éducation à l’image en organisant plusieurs rencontres au profit de ses membres et du public avec des techniciens ou réalisateurs reconnus, comme la mise en place d’une masterclass avec Cécile Pradère, monteuse professionnelle.

Nous organisons des rencontres entre les angevins et des professionnels du milieu cinématographique. Nous avons ainsi accueilli Stéphane Brizé, (réalisateur de « La loi du marché », césar du meilleur acteur pour Vincent Lindon) ou encore Alexandre Charlot (scénariste notamment de « Bienvenue chez les Ch’tis »).

Toujours dans cet esprit de rencontre, nous mettons en place des avant-premières pour nos différents films, en invitant toutes les personnes qui permettent à nos films d’exister et qui sont nombreux (ceux qui prêtent les lieux, les accessoires, les figurants,…).

Et nous avons également organisé avec d’autres associations productrices de courts-métrages des soirées de projection sur Angers et Nantes, « Court sur le Grill » qui eurent un grand succès.

  • Vous avez des partenariats avec le Festival Premiers Plans, le cinéma Les 400 Coups ?

Nous sommes encore une association jeune et avons à faire nos preuves. Le Cinéma Les 400 Coups nous accueille pour nos événements de manière classique.

Le festival Premiers Plans est lui réservé aux professionnels, sortant d’école de cinéma, et ne programme pas de films amateurs. Cependant nous connaissons les dirigeants, et ils nous connaissent. L’idée de créer un festival « Off » nous trotte derrière la tête depuis quelques années !

  • Quels sont les prochains projets de Court&49 ?
Plusieurs personnes ont des scénarios en cours qu’ils souhaitent réaliser. Pour ce qui me concerne, je termine un script pour un tournage en fin d’année. 
Nous cherchons aussi à faire plus d’ateliers pratiques pour faire plus d’images et tout apprendre ! 

© David Lair

Le tournage de « Se dévoiler par le Cœur« , de Benoit Rolandeau, vient de s’achever, un atelier écriture sur la transformation des personnages est prévu avec Gildas Jaffrennou et un concours d’affiche est lancé pour le prochain film « A new born man »
  • En quoi consiste ce concours d’affiche ?

Le concours d’affiche est un moyen pour nous de faire connaître notre association ainsi que de permettre à des graphistes en herbe de s’essayer à la création d’affiche. Les participants reçoivent un lien du film et ont ensuite carte blanche sur leur création.

Il n’est pas à l’adresse de professionnels. Nous cherchons toujours des « amateurs éclairés », comme nous le sommes, pour partager notre amour du cinéma !

  • Votre dernier coup de cœur cinématographique ?

C’est « Us » de Jordan Peele. Je n’aime pas forcément les thriller mais j’aime beaucoup sa direction artistique et sa façon de souligner son thème avec le cadre. Ça et l’inventivité du scénario m’ont conquis. Jordan Peele a eu une carrière comique avant de passer à la réalisation, qui je pense lui offre une grande maîtrise du rythme, essentiel en comédie. 

►Johan Neveu est un réalisateur installé depuis 2014. Après des études d’ingénieur en horticulture et paysage, il se lance par passion dans la réalisation. Autodidacte, il a travaillé sur des projets diversifiés allant de la vidéo de communication web au court-métrage en passant par les webdocs avec le Parc naturel régional Loire Anjou Touraine. Son premier court-métrage ‘Bol D’Ouest’ est sélectionné au concours de courts du festival Accroches Cœurs.

Il est cadreur sur le court-métrage « Madeleine » de Vincent Malaisé, sur « Zetematium » de Yulia Nikiforova et lors de la réalisation du Clip « Bouge » du collectif Culture Contre Attaque. Il passe à la réalisation avec « Clown » un court-métrage poétique tourné à Angers en 2017.

07 Mai

Rencontre avec Matthieu Haag, réalisateur de « L’Orphelinat »

Le réalisateur nantais, Matthieu Haag, présente son premier long-métrage documentaire « L’Orphelinat », mardi 14 mai à 20h30 au cinéma Le Concorde à Nantes.

Entretien avec le réalisateur, il revient sur son parcours et la genèse de ce projet, une rencontre avec le directeur d’un orphelinat à Hanoï  qui nous donne à appréhender la vie de cet homme, pour mieux nous conter une histoire universelle.

Sans titre (1)

« Petit fils d’une immigrée slovaque venue en France à pied, je ne me sens nulle part chez moi. Lors d’une errance au Vietnam, je fais la rencontre d’un père adoptif en série, Monsieur Vu Tiên, qui me confie son histoire alors même que je ne parle pas sa langue. Débute alors un parcours initiatique sur ma place d’homme, et de père, fait de rencontres et de révélations.« 

Ce film est bien né d’une rencontre et la rencontre est ce qui résume le parcours atypique et surprenant de Matthieu Haag.

Je n’aimais pas aller au cinéma jusqu’à l’âge de 25 ans.

Voilà une entrée en matière pour le moins surprenante de la part d’un réalisateur. Matthieu explique : « j’avais un besoin de confrontation plus directe, de comprendre le monde« . Il devient scientifique, agrégation de physique, bac+5 en robotique, c’est ce que l’on appelle une tête… mais toujours en connexion direct avec l’humain.

C’est l’achat d’une caméra et sa curiosité pour la technique qui pousse Matthieu vers le cinéma. Il profite d’un voyage en Côte d’Ivoire pour faire l’expérience d’un film. Le virus est là.

Dès lors, il devient un spectateur assidu, presque « gargantuesque », visionnant un film par jour, il a la maturité, la curiosité et se forge sa propre culture cinématographique.

Le déclic a lieu devant « To Be or Not to Be » réalisé par Ernst Lubitsch en 1942, « on peut faire passer de telles émotions ! » Il découvre aussi les films de fiction et de documentaire d’Alain Cavalier, et croise le réalisateur angevin Pascal Bonnelle, avec qui il collabore sur certains projets.

Il maîtrise de plus en plus la narration, le montage, … et se bâtit une expérience dans le documentaire.

Le documentaire, c’est aller saisir des choses qui existent déjà.

En 2008, Matthieu décide de passer à la fiction, pour se confronter à une écriture différente et à la direction d’acteurs. Plusieurs de ses courts-métrages sont remarqués comme Etat des lieux (2012) ou Un parfum de Liban (2014) qui sera sélectionné dans de nombreux festivals et qui obtiendra 5 prix.

Son désir de cinéma est là, mais c’est une rencontre qui va amener Matthieu Haag à réaliser L’Orphelinat.

« Un ami me contact pour faire un film institutionnel sur une ONG en Asie du Sud Est. Le deal : je n’étais pas rémunéré mais je bénéficiais d’une équipe sur place et de 20 jours de tournage en plus pour faire un film » raconte Matthieu. Il écrit alors une fiction, mais sur place le projet n’aboutit pas. Et c’est une rencontre qui va tout changer, il fait la connaissance du directeur d’un orphelinat à Hanoï, se lie d’amitié avec lui et filme ce vieil homme qui lui raconte sa vie.

Une vie d’engagements et entièrement dédiée aux autres.

Matthieu rentre en France avec des rushs dont il n’a pas toute la traduction, le temps passe. « Lors d’une soirée, je fais la connaissance d’un vietnamien installé en France depuis de nombreuses années, qui me propose de traduire les propos du directeur de l’orphelinat ». A l’issu des traductions, Matthieu est décidé, il va faire un film sur Monsieur Vu Tiên et son incroyable histoire. Après un mois d’écriture, il retourne à Hanoï, compléter le tournage.

Mais un problème se pose : produire le film. Et là encore, c’est une rencontre qui va faire aboutir ce projet. Après quelques refus, Matthieu prend contact « au culot » avec la productrice d’Alain Cavalier, qui au vu d’un premier visionnage donne son accord. « Assis au bureau de cette femme qui a côtoyé Clint Eastwood ou Orson Wells, je vis un rêve ! »

Rêve qui devient réalité : L’Orphelinat sort au cinéma !

Il y a un avant et un après cette expérience.

► Rendez-vous mardi 14 mai à 20h30 au cinéma Le Concorde à Nantes, la projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur

► « L’orphelinat » a reçu le Grand Prix du meilleur documentaire à Cleveland, Etats-Unis (Great Lakes Film Festival) , Grand Prix du meilleur documentaire à Baku, Azerbaïdjan (Zoroaster Film Festival) et le Grand Prix du meilleur documentaire en Martinique (MIFF)

02 Mai

Ludivine Sagnier, marraine d’Eden 3, le nouveau cinéma du pays d’Ancenis

Avec Eden 3, le rêve des habitants du pays d’Ancenis devient réalité : un cinéma à la hauteur de leurs attentes. Ce nouvel équipement ouvre ses portes les 4 et 5 mai pour deux jours de fête avec des avant-premières, des animations et quelques surprises.

Une marraine prestigieuse…

Et pour ce week-end d’inauguration, le cinéma Eden 3 a vu les choses en grand et déroule le tapis rouge pour la venue très attendue de la comédienne Ludivine Sagnier, marraine de ce cinéma flambant neuf.

Ludivine Sagnier / © Franck Castel – Maxppp

Présente samedi 4 mai, la jeune actrice est une marraine idéale, car elle représente pour les organisateurs, par sa filmographie éclectique, les valeurs de la programmation de ce nouveau complexe.

Révélée par François Ozon dans le déjanté « Gouttes d’eau sur pierres brûlantes », Ludivine Sagnier s’est illustrée dans un cinéma aussi bien d’auteur que populaire « Swimming Pool » du même réalisateur, « La fille coupée en deux » de Claude Chabrol, « Les chansons d’amour » de Christophe Honoré ou plus récemment « Lola et ses frères » d’Antoine Blossier.

Programme du week-end…

Samedi 4 mai

. 14h : Ouverture des portes

. 15h : Avant-première Jeune public « Stubby » avec un jeu quizz.

. 19h : set DJ de Mr Cornelius autour de musiques de film.

. 20h30 : Carte blanche à Ludivine Sagnier, la marraine d’Eden 3, en sa présence : projection de « Pieds nus sur les limaces », de Fabienne Berthaud (2010), avec notamment Ludivine Sagnier et Diane Kruger.

Dimanche 5 mai

. 10h30 : P’tit ciné « Ariol prend l’avion » (et autres têtes en l’air).

Cadeaux et goûter offerts, en partenariat avec le réseau Bibliofil (bibliothèques du secteur d’Ancenis- saint-Géréon).

. 18h00 : Avant-première : « Venise n’est pas en Italie » d’Ivan Calbérac, avec notamment Benoit Poelvoorde et Valérie Bonneton. (Surprise impromptue de 30 mn en avant-séance)

Un bel écrin…

Adieu l’Eden de la rue Saint-Fiacre !

L’Eden 3 prend ses quartiers près de la gare et occupe le bâtiment de l’ancienne usine de Manitou.

Le bâtiment est une invitation au voyage cinématographique : la façade avec son ruban d’inox symbolise la bobine de film et suggère au public de converger vers un seul point, l’entrée du bâtiment.

Eden 3, avec ses trois salles et ses 549 fauteuils, répond aux critères actuels de qualité d’image et de son, notamment avec la technologie de son immersif Dolby Atmos qui offre aux spectateurs encore plus de réalisme.

Cinéma Eden 3 / © COMPA Nathalie Gautier

L’association Louis Lumière…

Pour gérer ce nouvel équipement, un partenariat a été conclu entre la COMPA (Communauté de communes du Pays d’Ancenis) et l’association Louis Lumière, qui gère depuis 1971 le cinéma Eden de la rue Saint-Fiacre.

Avec ses 3 salariés et ses 80 bénévoles, l’association franchit aujourd’hui une grande étape : proposer dans un équipement professionnel et moderne, une grande variété de films, mais sans perdre son ADN.

L’Eden est, et on l’espère, restera avec l’Eden 3, un cinéma à la programmation grand public, mais aussi ouverte sur d’autres cinémas… plus pointus, tout en développant des animations et l’éducation à l’image.

Il s’agit pour nous de présenter une programmation riche et variée et de l’ouvrir à toutes les cultures, à toutes les générations – Philippe Rigollier, président

Un peu d’histoire…

Héritier de la première salle de cinéma implantée à Ancenis en 1920, le Cinéma Eden, originellement entreprise familiale, a été exploité par la Société Ancienne de Cinéma, sous statut de SARL, de 1946 à 1965, date à laquelle l’association Louis Lumière a repris la gestion de la salle.

Durant toutes ces années, le cinéma Eden, véritable institution locale, s’est appuyé en grande partie sur des bénévoles adhérents de l’association pour faire fonctionner cet équipement cinématographique mono-salle.

Maintenant place à l’Eden 3…

10 Avr

Festival du Cinéma Espagnol de Nantes, ma vie de membre du jury

Nantes a vibré au son du flamenco du 28 mars au 7 avril dernier avec la 29ème édition du Festival du Cinéma Espagnol.

10 jours de découverte du 7ème art version espagnol avec des avant-premières, des rencontres, des hommages,… et une compétition.

© François Berthier / Paris Match SCOOP

Cette année, le festival m’a proposé de faire partie du jury pour la compétition premiers films, une belle opportunité !

J’ai souhaité partager cette expérience à travers un journal de bord pour y décrire mes appréhensions, mes rencontres, mes émotions, mes doutes,… comme si vous y étiez…

Journal de bord d’un membre du jury de la compétition premiers films

 

Et découvrez mon entretien avec Pilar Martinez-Vasseur, co-directrice passionnée et passionnante du festival, depuis sa création en 1990.

Tout sur ce festival avec Pilar Martinez-Vasseur

22 Mar

Au Festival du Film de Fontenay-le-Comte, un seul mot d’ordre : chantons !

Cette année le Festival du Film de Fontenay-le-Comte se fredonne car la chanson est à l’honneur et va envahir le grand écran du 25 au 31 mars.

Chantons ! C’est le maître mot de cette 8ème édition, alors venez pousser la chansonnette avec le foisonnant « On connait la chanson » d’Alain Resnais, le jubilatoire « Les aristochats » de Wolfgang Reitherman ou encore avec le déjanté et cultissime « The rocky horror picture show » de Jim Sharman.

La chanson est ici explorée sous toutes ses formes cinématographiques. La comédie musicale y a bien sûr toute sa place avec un hommage au tandem incontournable Jacques Demy – Michel Legrand qui ont donné toutes ses lettres de noblesse à la comédie musicale à la française avec « Peau d’âne« , « Les Demoiselles de Rochefort ».

Un détour par les États-Unis est lui aussi inévitable, véritable berceau de ce genre cinématographique avec, entre autres, « Chantons sous pluie » de Stanley Donen et Gene Kelly, « West Side Story » de Robert Wise et Jeremy Robbins ou le plus récent « La La Land » de Damien Chazelle.

La programmation du festival montre toute la richesse des films musicaux, documentaires, films d’animation, biopics…. et propose de (re)découvrir des œuvres marquantes du cinéma musical, comme le documentaire « Woodstock » de Michael Wadleigh, film de 1970 sur le premier festival du même nom, ou le très beau « Farinelli » de Gérard Corbiau, grand cinéaste de la musique au cinéma (Le Maître de MusiqueLe Roi danse) présent durant le festival.  

Si la chanson est donc à l’honneur au cinéma Le Renaissance de Fontenay-le-Comte, les séances-rencontres sont l’occasion d’échanges avec des artistes de cinéma.

Ainsi, outre la présence de Gérard Corbiau, l’actrice Valérie Mairesse vient présenter « L’une chante, l’autre pas » d’Agnès Varda, le réalisateur Nicolas Drolc propose en avant-première son dernier film « Bungalow Sessions » sur le folk, blues et gospel américain. Le réalisateur Pierre Godeau vient quant à lui accompagner son dernier film, « Raoul Taburin a un secret« , adapté de l’œuvre de Sempé, avec Édouard Baer et Benoît Poelvoorde.

Des séances pour le jeune public et pour les scolaires sont au programme du Festival du Film de Fontenay-le-Comte et pour la troisième année la compétition de courts-métrages récompense les meilleurs films de différents prix (jury, public et lycéens).

20 Mar

Cinéma Le Concorde de La Roche-sur-Yon : avant-première de « Synonymes » de Nadav Lapid, primé à la Berlinale

Une avant-première exceptionnelle à ne pas manquer ce samedi 23 mars au cinéma Le Concorde de La Roche-sur-Yon, avec la projection du dernier film de Nadav Lapid « Synonymes », suivie d’un échange avec le réalisateur israélien.

Un long-métrage remarqué qui vient de remporter l’Ours d’Or au Festival de Berlin !

L’occasion de découvrir un artiste majeur du cinéma contemporain, audacieux, aventurier et unique en son genre, de retour dans la capitale vendéenne après avoir été membre du jury de la dernière édition du Festival International du Film de La Roche-sur-Yon.

Présent pour cette avant-première, le cinéaste nous raconte l’histoire de Yoav, un jeune israélien, qui atterrit à Paris, avec l’espoir que la France et le français le sauveront de la folie de son pays.

Sa réalisation reste au plus près de son personnage qui fait le choix de rejeter tout lien d’appartenance à Israël, à commencer par sa langue, pour renaître en tant que français.

Avec « Synonymes », Nadav Lapid présente un ovni cinématographique d’une cruauté burlesque à la narration elliptique. Un style résolument affirmé qui ne laisse pas indifférent, voire qui dérange.

Le réalisateur s’inspire de sa vie et de son arrivée à Paris après avoir fui son pays : « J’ai choisi la France à cause de mon admiration pour Napoléon, ma passion pour Zidane, et à cause d’un ou deux films de Godard que j’avais découvert deux mois auparavant. Mon français était basique, je n’avais ni papiers ni visa et je ne connaissais personne. »

Il s’initie au cinéma grâce à une rencontre : « Il m’a fait comprendre que la seule chose qui est aussi belle qu’un beau film, est la capacité de parler du film, de penser le film, d’écrire sur le film. »

Malgré les difficultés de survie au quotidien, pauvreté, monotonie, marginalité, Nadav tente la FEMIS, l’école parisienne de cinéma, recalé à la dernière épreuve, il retourne dans son pays. Mais le virus du cinéma est là, monteur, scénariste, dès 2003 il commence à réaliser des courts-métrages, pour ensuite passer au format long avec son premier film « Policier« .

 

 

A l’occasion de la venue de Nadav Lapid, samedi 23 mars, le Concorde programme une soirée dédiée au réalisateur israélien avec la projection de deux de ses courts-métrages présentés au Festival de Cannes, à voir à partir de 19h00 :

« La petite amie d’Émile » (2006 – copie en 35 mm) : Yoav reçoit la visite de Delphine. Il veut lui montrer Tel-Aviv, l’emmener à la plage, dans un bar. Elle est venue pour d’autres raisons.

« Journal d’un photographe de mariage » (2016) : Un photographe de mariages, épouse une mariée, en tue une autre, et rentre chez lui.

La soirée se poursuit à 20h30 avec la présence de Nadav Lapid. Le réalisateur vient présenter son troisième long-métrage « Synonymes », récompensé d’un Ours d’Or en février dernier à la Berlinale, le festival de cinéma de Berlin.

►Nadav Lapid, sa filmographie :

  • 2016 « Journal d’un photographe de mariage » (Moyen-métrage) – Festival de Cannes 2016 Semaine de la Critique
  • 2015 « Lama? » (Court-métrage) – Berlinale 2015 Sélection Court-métrage
  • 2014 « L’Institutrice » Festival de Cannes 2014 Semaine de la critique – BAFICI 2015 Prix Meilleur réalisateur – Seville European Film Festival 2014 Prix Meilleur film – Festival de Taipei Prix du Meilleur Film – Festival International de Goa 2014 Prix du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice
  • 2013 « Footsteps in Jerusalem » (Documentaire collectif) et « Amunition Hill » (Court-métrage)
  • 2011 « Le Policier » Festival de Locarno 2011 Prix Spécial du Jury – BAFICI 2012 Prix Meilleur Film et Prix Meilleur réalisateur  – San Francisco International Film Festival Prix Meilleur film – Philadelphia Film Festival 2011 Prix du Jury
  • 2006 « La Petite amie d’Emile » – Festival de Cannes 2006 Sélection Cinéfondation
  • 2005 « Kvish » (Court-métrage) – Berlinale 2005 Sélection Panorama
  • 2003 « Proyect Gvul » (Moyen-métrage collectif) et « Mahmud travaille dans l’industrie » (Court-métrage) – Festival de Cannes 2004 Sélection Cinéfondation

14 Mar

Avec le Festival Enfants des Toiles, la jeunesse s’empare du grand écran à Sablé sur Sarthe

Comme tous les ans, le Festival Enfants des Toiles donne la parole à la jeunesse, et part à la recherche d’œuvres cinématographiques
uniques et rares dont les héros et héroïnes sont des enfants ou des adolescents.

 

 

Du 15 au 23 mars, ce festival propose de découvrir des œuvres singulières qui mettent un coup de projecteur sur la jeunesse de 9 à 18 ans, issue de différents horizons, une occasion de faire connaissance avec Elle Marja, Léa, Angel, Abby, Segundo, Anaïs, Catia, Clément, Elia ou encore Yao.

Le festival Enfants des Toiles avec ses 43 séances, dont certaines sous-titrées pour malentendants, est une véritable invitation à un voyage cinématographique audacieux, sensible et rempli d’émotions.

Pour cette édition, trois jeunes réalisatrices seront mises à l’honneur avec la diffusion de leurs premiers longs-métrages : « Sami, une jeunesse en Laponie » d’Amanda Kernell, « Reine d’un été » de Joya Thome et « Long way home » de Jordana Spiro.

Cette nouvelle génération d’auteur porte un regard sans fard et sans jugement sur la jeunesse de leur pays. Elle renouvelle l’art subtil des récits de jeunesse en abordant des thèmes comme l’émancipation ou la relation filles/garçons.

Des temps forts ont été concoctés par l’équipe de l’Entracte, l’association organisatrice du festival, ainsi le public va découvrir en avant-première lors de la soirée d’ouverture, « Joel » le film de l’argentin Carlos SorÍn sur le chamboulement de la vie d’un couple lors de l’adoption d’un enfant de 9 ans.

Et une projection inédite de « Jellyfish » de James Gardner sera proposée lors de l’ultime soirée du festival, une occasion unique de voir ce film anglais non distribué en France qui décrit l’épanouissement d’une jeune fille par le théâtre.

Cette édition 2019 permet au public de découvrir des films récompensés dans de nombreux festivals comme « Une affaire de famille » de Hirokazu Kore-eda, Palme d’Or du dernier festival de Cannes, ainsi que le très beau prix du jury de ce même festival « Capharnaüm » de Nadine Labaki ou encore « Mon père » du péruvien Alavaro Delgado-Aparicio primé à Berlin.

L’Ultime soirée le samedi 23 mars dévoilera les différentes récompenses du festival : les spectateurs ont droit au chapitre avec le Prix du Public et Le Prix du Jury sera, quant à lui, attribué par dix cinéphiles s’engageant à voir l’ensemble des films du festival.

Durant ces 8 jours de cinéma, de nombreuses rencontres et des ateliers accompagnés par des professionnels du cinéma sont proposés, ainsi Michel Zana producteur du documentaire « Premières solitudes » de Claire Simon est attendu. Le festival Enfants des Toiles c’est donc tout un programme !

02 Mar

Mayenne : Reflets du Cinéma Scandinave

Le froid, la nature sauvage, les vikings… la Scandinavie c’est tout cela mais bien plus encore ! Et son cinéma le prouve.

©Thomas Baudre

Du 8 au 19 mars le Grand Nord arrive sur les écrans de cinéma mayennais. Après l’Inde l’année dernière, le festival porté par l’association Atmosphères 53 a concocté une belle programmation pour découvrir le cinéma scandinave.

L’occasion de revoir quelques grands chefs d’œuvre d’Ingmar Bergman, comme « Scènes de la vie conjugales« , mais aussi des œuvres plus récentes, à l’image de « Guilty » huis-clos à la tension extrême de Gustav Möller ou du surprenant « Border » d’Ali Abbasi.

Cette programmation variée et éclectique, a pour objectif de faire découvrir au public au travers d’une quarantaine de longs-métrages, le reflet de l’état de la cinématographie d’un pays.

Cette année, Reflets du cinéma offre au public une image de la société scandinave hors des clichés :

Froide, austère, réservée, pondérée la Scandinavie ? Sans doute pour partie. Mais elle est tout autant bouillonnante, chaleureuse, contrastée, déjantée, révolutionnaire ! Un feu sous la glace !

Ce festival fait aussi la part belle à l’animation, une manière d’offrir au jeune public un cinéma différent, aux techniques d’animation variées, porteur de messages forts de solidarité et d’entraide, avec des films comme « Frantz et le chef d’orchestre » de Uzi Geffenblad et Lotta Geffenblad ou « Wardi » du réalisateur norvégien Mats Grorud, 

La soirée d’ouverture le 8 mars à Laval met à l’honneur le film danois « The idealist » de Christina Rosendahl, un thriller haletant sur une dissimulation nucléaire au Groënland.

Et après 10 jours d’immersion en Norvège, au Danemark ou en Suède, c’est au cinéma Vox à Mayenne que se termine le voyage avec « Garden Lane » du suédois Olof Spaak en film de clôture.

L’originalité de cet événement c’est aussi sa couverture géographique. En effet, 10 salles de la région participent aux projections, ainsi des cinémas de Laval, Gorron, Château-Gontier ou Ernée proposent des séances.

Des événements accompagnent le festival :  des expositions notamment un parcours artistique : « A la découverte des dessinatrices venues de Suède » qui se déroule à la bibliothèque Albert-Legendre et à L’art au Centre à Laval, des conférences sur la BD ou la musique métal, des rencontres autour de la littérature scandinave,…

Comme tout bon festival qui se respecte, Reflets du cinéma scandinave, c’est aussi l’occasion de rencontrer et d’échanger avec des professionnels du 7ème art.

Erik Poppe, auteur du très stressant « Utoya, 22 juillet » sera présent aux différentes projections de son film, et certaines séances sont accompagnées et présentées par des critiques de cinéma, spécialistes du cinéma scandinave ou professeurs d’université. Voilà tout un programme !