30 Nov

L’occitan à l’Elysée et dans la campagne

Mardi, Jean-François Laffont président de Convergéncia Occitana organise la désormais habituelle rencontre entre les candidats aux élections et les Occitans. Histoire de faire le point et interroger les politiques sur leur programme pour la langue et la culture occitanes. Mais après avoir demandé un asile symbolique à l’UNESCO en mai 2013, Jean-François Laffont a été reçu à l’Elysée.

Salle Ossète (Toulouse) lors du colloque occitan sur la fusion des régions.

Salle Ossète (Toulouse) lors du colloque occitan sur la fusion des régions.

4 têtes de listes très au fait de la question occitane

C’est un rituel bien rodé pour chaque élections Convergéncia Occitana prépare un questionnaire et demande aux politiques d’y répondre. Demain à 16H, salle Ossète à Toulouse, les candidats auront 15 minutes pour faire part de leurs propositions pour les élections régionales et répondre aux questions de la salle. Le candidat sans étiquette Philippe Saurel devrait être lui-même présent; les 3 autres listes conviées seront représentées par un candidat et non la tête de liste : Patric Roux pour Gérard Onesta, Guy David pour Carole Delga et Philippe Rodriguez-Jauze pour Dominique Reynié. Les autres listes n’ont pas été sollicitées. Dans une campagne un peu spéciale vu les événements de Paris, l’occitan a réussi à se faire une place dans les débats de la future région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon. Les 4 têtes de listes ont déjà pu faire part de leur programme dans le journal occitan de France3, sur le blog occitan, mais aussi lors de la manifestation du 24 octobre à Montpellier. Il n’y a donc pas grand chose de neuf à attendre pour demain. La surprise pourrait venir d’ailleurs.

Jean-François Laffont à l’Elysée

L’initiative vient de Jean-Marie Cambacérès ancien conseiller régional du Languedoc-Roussillon et ancien député du Gard. Ce languedocien préside actuellement Démocratie 2012, une association très proche du président François Hollande et qui oeuvre entr’autres pour sa réélection. Il connaît Jean-François Laffont et le rencontre il y a quelques jours au moment où l’on s’apprête à enterrer la Charte Européenne des langues minoritaires au sénat. Le président de Convergéncia Occitana lui fait part de ses inquiétudes et de celles des défenseurs des langues régionales. Quelques jours plus tard, Cambacérès le rappelle et le convoque à l’Elysée. Mercredi dernier, il est reçu à l’Elysée avec Bernard POIGNANT, ancien maire de Quimper et rapporteur sur les langues régionales, Florence GINISTY, correspondante de l’association pour Toulouse et la Haute-Garonne et de Jean LEVAIN, membre du Bureau National Démocratie 2012 et défenseur du breton.

Jean-François Laffont à l'Elysée Photo : Démocratie 2012

Jean-François Laffont à l’Elysée
Photo : Démocratie 2012

Un centre national des langues régionales à Paris?

Les invités du jour tentent d’alerter sur la situation des langues régionales en France et demandent à ce que, faute de ratification de la Charte européenne des langues minoritaires, faute de loi (le calendrier législatif est quasiment plein jusqu’à la fin de cette mandature), des arrêtés ou des circulaires soient pris en faveur de ces langues. Histoire que François Hollande -à défaut de tenir sa promesse 56- fasse quelque chose pour protéger des langues sans statut. La rencontre avait évidemment été préparée en amont en petits comités avec des Occitans et des Bretons. La situation de l’enseignement inquiète (Réforme des collèges, nombre de postes au CAPES…) Les intervenants demandent aussi qu’un interlocuteur soit identifié au ministère de la Culture pour les langues régionales comme il existe pour les langues anciennes.

Plus surprenant, un Centre National des Langues Régionales serait en projet dans le 15ème arrondissement de Paris dans les locaux de l’ancienne école Diwan désormais fermée. Ce centre pourrait être un centre de formation pour les maîtres, un lieux ou pourraient aussi se retrouver les Offices Publics qui existent pour les langues régionales. Affaire à suivre. mais d’autres rencontres sont d’ores et déjà prévues.

Lo Benaset

Réunion sur les élections régionales mardi 1er décembre salle Osète à Toulouse à partir de 16H

 

Langue régionale et Région Midi-Pyrénées

Voici la réponse de Midi-Pyrénées. Une population aux alentours de 3 millions. Soit 0,54€ par habitants pour l’occitan.

© Eric Cabanis / AFP Le Conseil Régional de Midi-Pyrénées à Toulouse.

© Eric Cabanis / AFP Le Conseil Régional de Midi-Pyrénées à Toulouse.

1/ Quel est le budget global et quelques postes significatifs pour l’occitan ou autre(s) langue(s) régionale(s) ?

En 2015, la Région Midi-Pyrénées a consacré une enveloppe spécifique de 1,629 M€ pour l’occitan.

Les trois postes principaux sont : la transmission, l’usage et la promotion de cette langue et de cette culture. L’aide de la Région se traduit par un soutien direct à des actions et à des opérateurs régionaux mais aussi par l’intermédiaire d’outils structurants comme l’Office Public de la Langue Langue Occitane (OPLO) créé récemment avec la Région Aquitaine et l’État.

 

2/ Cette langue (occitan ou autre(s) langues) est-elle langue officielle dans la Région ? A défaut, est-elle quand même utilisée en termes de communication, signalétique?

La compétence de la reconnaissance officielle d’une langue revient, en France, exclusivement à l’État. Il convient de rappeler que la Constitution de la Vème République (art. 75-1) établit que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ».

La Région pour sa part met en œuvre ou soutient, au travers de son Schéma Régional de Développement de l’Occitan, des opérations visant à une meilleure reconnaissance et un meilleur usage de l’occitan dans la sphère publique et privée (soutien aux actions socioculturelles visant à développer l’usage de l’occitan au plus près des territoires, soutien aux grands festivals, à la création, à l’édition, aux productions audiovisuelles etc.). Elle valorise aussi la présence de l’occitan dans ses outils de communication (réalisation d’une carte administrative de la région en occitan, logos, publications, tweet en occitan etc.).

Par ailleurs, elle reconnaît au Congrès Permanent de la Langue Occitane le caractère académique pour la normalisation de l’occitan.

Guilhèm Latrubesse à son bureau du Conseil Régional

Guilhèm Latrubesse à son bureau du Conseil Régional

3/ Y a-t-il dans votre département un(e) élu(e) ou chargé(e) de mission pour la (les) langue(s) régionale(s) ou une personne qui s’en occupe particulièrement ?
Le Conseiller régional Guilhèm LATRUBESSE est délégué sur ces questions. De même, une mission dédiée est rattachée à la Direction de la culture, de l’audiovisuel et du patrimoine.

Par ailleurs, la Région s’est engagée dans une démarche partenariale associant les autres collectivités territoriales et les associations afin de co-construire les politiques de valorisation de l’occitan, en s’appuyant sur l’Amassada, le Conseil de Développement de l’Occitan en Midi-Pyrénées.

4/ Des actions spécifiques ?
– en matière d’éducation : dans le cadre de la délégation établie par l’article L.312-10 du code de l’éducation, la Région, le Rectorat et la Direction Régionale de l’Alimentation et de la Forêt, au travers d’une convention de partenariat ont mis en œuvre différentes actions visant à augmenter la transmission de l’occitan de la maternelle à l’université. En particulier, le nombre d’élèves scolarisés dans les filières bilingues à l’école progresse régulièrement pour concerner aujourd’hui 1 élève sur 65.
Pour confirmer cette évolution, la Région a mis en place le dispositif des bourses Ensenhar qui s’adressent aux étudiants désirant devenir professeurs des écoles bilingues. Elle procède par ailleurs, en lien depuis cette année avec la Région Aquitaine, à des opérations de sensibilisation auprès des lycéens et des apprentis.

– en matière de culture : soutien à des festivals, des compagnies, à l’édition en occitan

Estivada Photo : Patrice Thebault – CRT Midi-Pyrénées

Estivada Photo : Patrice Thebault – CRT Midi-Pyrénées

– Quels sont les médias occitans que vous aidez ?
« ÒC Tele », une web-tv occitane a été créée fin 2013. Elle soutient également différentes radios associatives occitanophones ainsi que le doublage de productions audiovisuelles, l’édition pédagogique ou para-scolaire.

Benoît Roux et Vicenta Sanchez

28 Nov

Régionales et Occitan : Philippe Saurel

« Parler d’occitan en Occitanie c’est un grand privilège », c’est ainsi que Philippe Saurel a débuté son intervention pour présenter son programme en faveur de la langue d’oc lors de la manifestation du 24 octobre. Les mots ne sont pas vains. Et celui qui se plaisait à discuter avec Max Rouquette dans son bureau rue de l’ancien courrier à Montpellier ne se fait pas prier. L’occitan fait partie de ce patrimoine qu’il dit avoir en héritage et qu’il veut défendre.

Photo : Khanthaly Phoutthasang

Photo : Khanthaly Phoutthasang

L’homme

« L’occitan, c’est une question d’ancrage familial. Mon arrière grand-mère était des Cévennes. C’est elle qui m’a initiée à la langue. Je suis né à Montpellier mais j’ai aussi des origines gardoises. » L’homme est féru et pétri d’histoire ; mais de celle que l’on rencontre dans les documents. C’est là-aussi qu’il est entré en contact avec ces langues romanes, tantôt latin, tantôt français ou occitan. Un homme d’histoire donc et d’action; un travailleur infatigable qui continue d’ailleurs d’exercer sa profession de dentiste. « Je me suis toujours demandé d’où venait cette légende de la petite souris qui passe lorsqu’un enfant perd sa dent. Et comment on dit la petite souris en occitan ? …Oui une mirgueta…Mais aussi una ratona. Et c’est exactement le nom que l’on emploie pour dire une dent en occitan ! » Pas peu fier de lui le fils d’instituteur !

Philippe Saurel à la manifestation de Montpellier

Philippe Saurel à la manifestation de Montpellier

Il a donc côtoyé un autre personnage du milieu médical : Max Rouquette dont il se dit proche. « Tu sais à Paris ils ne nous aiment pas trop me disait Max Rouquette. Ce sera très difficile de faire reconnaître l’occitan comme langue patrimoniale et de signer la charte. » Un mépris qui l’aura marqué et qui le rousigue. Lui qui a vécu comme une humiliation suprême de voir écrit dans la marge d’une de ses copies de lycée « PROVINCIALISME » en rouge pour avoir écrit ce verbe occitan rousiguer. « J’ai toujours essayé de conserver cette phrase et de l’utiliser comme moteur pour afficher une différence légitime. » Indépendant, délivré de tout parti, il mène campagne avec des dons privés et un crédit personnel.

Ses propositions

Cet ancien chargé de la culture occitane lorsque Georges Frêche trônait à sa place veut s’appuyer sur son action à la ville et l’étendre à l’échelle régionale. « C’est un programme réaliste et qui s’appuie sur des choses réalisés à la ville et métropole. Maintenance de la langue, l’occitan dans le tramway et sur des plaques de rues, une aide pour les télés, radios, festivals…Il faut aussi instaurer un rapport de force au niveau de l’état pour l’enseignement ». D’abord pour l’enseignement où 2 classes bilingues viennent d’éclore à Montpellier. « L’occitan a aussi été introduit dans le temps périscolaire. Mais je veux aussi parler de l’enseignement privé des calandretas. Il leur faut un vrai statut et aligner le financement de Midi-Pyrénées moins favorable sur celui de Languedoc-Roussillon qui les aide davantage. » Ce maire atypique, fier de ne dépendre d’aucun parti et habité par l’esprit coopératif veut donc mettre en place un pacte communal pour l’occitan. Il s’entend d’ailleurs très bien avec son homologue toulousain Jean-Luc Moudenc. Toulouse et Montpellier ont reçu le label « French Tech » pour leurs activités dans le numérique. Philippe Saurel compte d’ailleurs y créer une branche occitane. « L’oc Tech », encore une originalité.

Reportatge France 3 : Benoît Roux Jack Levé Michel Blasco E. Ducau AL. Tuaillon MP. Fournié


Philippe Saurel par france3midipyrenees
Au niveau culturel, « Nous sommes la 2ème métropole qui investit le plus en France après Paris, comme pour le sport. Il faut garder les festivals qui fonctionnent comme le Total Festum mais en créant aussi une grande scène comme au début sur la place de la Comédie à Montpellier ». Et une aussi à Toulouse ?

Côté sport, autre atout de Montpellier, le maire a crée une délégation pour la Métropole aux sports traditionnels avec bovina, tambornet et ajustas. Autant d’exemples qu’il a mis en place avec Guy Barral sur le principe de la coopérative à la Métropole où chaque élu vaut une voix, qu’il soit de Montpellier ou de Saussan.

Patricia Rosenthal

Patricia Rosenthal

Une équipe

Plusieurs personnes proches de l’occitan ou du catalan figurent sur ses listes. Patricia Rosenthal (du mouvement calandreta), Jean-Marie Orrit (élu à Narbonne) ou encore Michel Adroher qui a sorti un livre sur les troubadours rousillonnais. Païs Nòstre est aussi venu voir le candidat et le soutient. Sarah Ulme figure sur les listes mais il n’y a pas d’accord particulier. Il y aura bien 1 élu en charge de l’occitan et 1 élu pour le catalan en cas d’élection. Mais pas forcément ceux que l’on croit : « Il ne faut pas croire que seuls les autochtones sont capables de porter le message. Ca c’est une erreur que j’ai appris à mes dépens. On se méprend sur des comportements humains. Souvent les politiques veulent mettre un instit à l’enseignement, un médecin à la santé. J’ai un peu un avis inverse. Il n’y a pas meilleur défenseur que quelqu’un qui est passionné et nouvellement converti ». 

Michel Adroher

Michel Adroher

Nom de la Région

Pour lui, cette grande région sera la fédération de 13 départements et de 2 métropoles qui peuvent prendre des compétences départementales. Voilà l’esprit. Et pour le nom : « Si j’ai proposé Midi, ce n’est pas parce que je n’aime pas l’occitan. Mais parce que je fais attention aux langues minoritaires et le catalan est minoritaire dans la région. Midi me parait pour moi le meilleur nom possible pour la région. » Côté bandière, « Il doit faire figure la croix des comtes de Toulouse et ceux de Barcelone. Il faudra travailler dessus. » 

En 2014, il avait créé la surprise en prenant la mairie de Montpellier. Pour les régionales, l’exploit ne sera pas réitéré. Mais élu ou pas, l’homme réserve certainement encore d’autres surprises.

Lo Benaset

Viure al País dimanche 29 novembre

En raison des attentats, l’émission prévue le 15 novembre sera diffusée ce dimanche 29 novembre. En voici le contenu, avec en prime, un « teaser » coma se dís en lenga nòstra d’un Biais que cal pas mancar amb lo Léo.


Bande Annonce VAP DIMANCHE 2911 par france3midipyrenees
CÒP d’UÈLH : La Setmana  de Denis Salles et Didier Bonnet

La Setmana est unique dans le paysage médiatique français : cet hebdomadaire de presse écrite est le seul à être rédigé entièrement en langue occitane. Créé en 1995 par David Grosclaude, il a réussi à trouver un lectorat pendant deux décennies et cherche aujourd’hui à trouver une place sur internet. Quasiment pas de publicité, aucune subvention, la Setmana vit uniquement avec la vente du journal. Et c’est aujourd’hui une chose difficile à faire, notamment en pleine crise du papier : il manque 300 abonnés pour que la société continue à vivre.

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Lo PAíS : Entre agricultura e industria d’Aymeric Jonard et Xavier Marchand

Si l’heure de gloire de l’industrie est maintenant passée dans les Cévennes, l’agriculture traditionnelle a pu subsister en pays viganais grâce à l’abnégation des habitants. Ce pays est réputé pour sa pomme reinette et également pour son oignon doux qui dispose d’une AOC. Certains exploitants se consacrent également aux légumes, aux choux ou encore aux fleurs. En pays viganais, les initiatives personnelles se multiplient : à Arre, deux jeunes essaient de redonner une nouvelle vigueur à une usine désaffectée ; à Sumène, une botaniste a monté une auto-entreprise sur les bienfaits des plantes de garrigue. Cette région qui a longtemps souffert des restructurations de l’industrie textile se tourne dorénavant vers de nouvelles activités souvent liées à une nature préservée.

Sumène Photo : Pascal Rivère

Sumène
Photo : Pascal Rivère

RETRACH : Benoît Dauga de Denis Salles e Didier Bonnet

Pour le dernier portrait de la série « legendas deu rugbi », Viure al País vous propose de sortir des terrains pour retrouver Benoît Dauga. Le Grand Ferré, comme on l’appelait, n’a pas seulement gagné avec son club de Mont-de-Marsan comme avec le XV de France, il a aussi participé à la rénovation d’un endroit très particulier : Notre Dame du Rugby. Cette chapelle initialement dédiée à la mémoire des joueurs disparus est depuis devenue un véritable sanctuaire pour les croyants d’ovalie du monde entier.

Roger Couderc entouré de Walter Spanghero et Benoît Dauga

Roger Couderc entouré de Walter Spanghero et Benoît Dauga

BiAIS : Coma lo Leo en Peiregòrd produit par Piget

BIAIS est une série de vingt épisodes qui a pour but de diffuser les savoirs populaires oubliés d’Occitanie, ces savoirs du quotidien qui ne nous sont plus transmis.

Dans cet épisode, nous rencontrons Léo Neyssenças à Brantôme, à une vingtaine de kilomètres au nord de Périgueux. Toute sa vie, il a construit des routes, creusé des lacs avec sa petite entreprise de terrassement et avec un sens naturel pour l’invention, il a souvent modifié ses machines de chantier pour les améliorer. Dans cet épisode de Biais, il nous montre quelques unes de ses trouvailles autour de son jardin…

 

27 Nov

BIAIS : Las mervelhas de Lucienne

Le Gave d’Oloron amb la Lucienne et ses merveilleuses Mervelhas pour Viure al País 

Coproduction Piget / France Télévisions

BIAIS est une série de vingt épisodes qui a pour but de diffuser les savoirs populaires oubliés d’Occitanie, ces savoirs du quotidien qui ne nous sont plus transmis. A chaque épisode, nous rencontrons une personne dans son environnement. Nous irons des Cévennes aux Landes, du Kerkorb à l’Aubrac. Dans chacun de ces territoires, les pierres, les plats, les gestes sont différents. Ce sont ces spécificités que nous filmerons à travers nos rencontres. Chaque épisode, permettra au téléspectateur de découvrir un individu et ses méthodes, d’observer ses gestes et s’il le souhaite de les reproduire chez lui.

Aujourd’hui Biais nous emmène sur le Gave d’Oloron amb la Lucienne et ses merveilleuses Mervelhas.

BIAIS : Mervelhas BIAIS par france3midipyrenees

 

@ Vicenta

 

26 Nov

Langues régionales et Région Bretagne

Voici la réponse très intéressante et très riche de la Région Bretagne. Le Budget est de 7,3 M€ pour une population de 3 237 097 habitants. Soit 2,25 €/hab. On voit tout le chemin qu’il reste à faire dans les régions occitanes. 

Conseil régional de Bretagne 283 Av. Général George S. Patton, 35000 Rennes

Conseil régional de Bretagne 283 Av. Général George S. Patton, 35000 Rennes

1/ Quels sont les montants précis ou estimatifs du budget consacré au breton ?

En 2015, au titre du programme « Développer les langues de Bretagne », la Région a engagé 7,3 M€ qui se décomposent ainsi :

  • enseignement 2,21 M€
  • formation 1,2 M€
  • petite enfance 126 300 €
  • sensibilisation
  • connaissance et diffusion : 1,2 M€
  • présence territoriale (dont loisirs jeunesse) : 465 500 €
  • médias (diffusion TV & radio et production audiovisuelle) : 1,6 M€
  • édition : 320 000 €
  • pratiques culturelles 222 500 €.

2/ Cette langue est-elle langue officielle dans la Région ? A défaut, est elle quand même utilisée en terme de communication, signalétique…

La langue bretonne a été reconnue officiellement par la Région en 2004, reconnaissance renouvelée en 2012. Cependant, ceci n’engage ni les autres collectivités territoriales, ni l’Etat. L’officialisation par la Région a valeur d’exemple (développement du bilinguisme dans la communication et la signalétique) mais également des impacts favorables sur les politiques de la Région, qui prennent progressivement en compte la langue dans leurs actions. VOIR

 

3/ Il y-a-t-il dans votre département un(e) élu(e) ou chargé(e) de mission pour le breton ?

Lena LOUARN, 3ème Vice-présidente, en charge des langues de Bretagne qui s’appuie sur le service des Langues de Bretagne (3 personnes) rattaché à la Direction de la Formation initiale, de l’enseignement supérieur, de la recherche et des sports.

4/ Des actions spécifiques ?

– en matière d’éducation :

Financement de Diwan Breizh (convention spécifique 2015-2020 avec l’Etat votée le 15/10/15), aides Skoazell pour les étudiants en master MEEF, aides Desk pour la préformation à la langue, formation des demandeurs d’emploi au breton, DCL… VOIR 

– en matière de transport :

 Pelliculage bilingue des TER.

signalétique bilingue :

Progressivement, dans tous les bâtiments des services (ainsi le siège de la Région est intégralement bilingue, plusieurs milliers de m² de bureaux) bilinguisme à parité. Toute la signalétique extérieure des lycées publics est bilingue, celle des voies navigables est également prévue.

en matière de culture :

 Edition, pratiques culturelles : VOIR  

 © Pascal Pérennec

© Pascal Pérennec

– médias bretons :

– soutien aux 4 radios associatives en breton ou bilingues ainsi qu’à leur fédération ; soutien à deux radios associatives diffusant des émissions en breton ou gallo ; soutien aux télévisions : France 3 Bretagne, Brezhoweb (Internet) : 882 000 €.

– soutien à la production audiovisuelle : 696 719 €

– par ailleurs, soutien aux TV locales et à la coproduction d’émissions supplémentaires en breton via un COM (contrat d’objectifs et de moyens)  qui vient d’être renouvelé et étoffé.

5/ Des initiatives ponctuelles et originales ?

Volonté d’amélioration en continu des dispositifs. Exemple : l’aide à la traduction littéraire en breton

6/ Autres points que vous souhaiteriez aborder ?

Les aides au disque, à la musique et aux festivals en langue bretonne relèvent des dispositifs de la politique culturelle. La politique linguistique de la Région a été actualisée en 2012.

Benoît Roux et Vicenta Sanchez

Photo Patton

 

L’occitan al collègi : lo punt sus los recors.

Lo collectiu Peiregòrd Occitan deviá organizar un « Tusta l’urna » aqueste dissabte 28 de novembre per interpelar los candidats a las regionalas. Mas, coma per totas las manifestacions dempuèi los atemptats, la prefectura ven de defendre la crida.

Un afar juridic

Manifestacion Peiregus 6 de junh. Fòto Cécile Hautefeuille

Manifestacion Peiregus 6 de junh. Fòto Cécile Hautefeuille

A l’origina, la reforma dels collègis e lo sòrt de las lengas regionalas. L’occitan coma las lengas regionalas e autras lengas ancianas (latin, grèc…) fan partida dels EPI (Ensenhaments Patrics Interdisciplinaris) e donc la continuitat de las lengas es pas asserugada mas va dependre de la volontat o pas dels caps d’establiments e dels rectors. Son mai d’un a reagir dins lo mitan de l’ensenhament.

Costat occitan, la FELCO e lo CREO solide e tanben un collectiu que se monta en Peiregòrd que se sona « los mespresats » en referencia a l’accion menada per Dàvid Grosclaude. E li van pas doçament : demandan ni mai ni mens que l’annulacion de la reforma al Conselh d’Estat. Lo 29 de junh passat, un recors es despausat a Peiregús, que dís qu’aquesta reforma es contraria a las convencions signadas ambe los Rectorats per la Region Miègjorn-Pirenèus, los Departaments de Tarn, Tarn-e-Garona, Nauts-Pirenèus, Gers, Avairon de  la Region Aquitània e los Departaments dels Pirenèus-Atlantics, de Gironda, de Dordonha e d’Òlt-e-Garona dins lo quadre de l’article L.312-10 del còdi de l’educacion.

Una lucha d’un costat e d’autres faguèt un pauc avançar las causas. Un second decrèt sortiguèt en urgéncia lo 21 de julhet que fa tornar l’occitan en classa de 6ena sens mai de precisions alèra que i èra pas mai. Fa un mes, lo collectiu aguèt tanben una responsa del Ministèri de l’educacion. Per circulari, consacra lo retorn de l’occitan coma iniciacion. De dabans, èra doas oras per setmana, aquí l’Estat precisa pas.

Fòto : Cécile Hautefeuille

Fòto : Cécile Hautefeuille

Las convencions Estat/Regions

Las que se signèron a Tolosa o a Bordèu son prolongadas duscas a decembre de 2016. Vòl dire qu’aquí, l’occitan serà un pauc aparat. Lo rector de l’Acadèmia de Bordèu Olivier Dugrip diguèt « qu’il ressort des échanges avec le ministère que les modalités actuelles d’organisation et de financement des enseignements de et en langues régionales ne sont pas modifiées par l’entrée en vigueur de la réforme du collège à la rentrée 2016 ». Mas de d’aprèp ? Lo Conselh d’Estat va dever trencar pron viste.

La seguida ?

Los Basques an demandat ambe l’Ofici per la lenga basca una lèi per las lengas regionalas al ministèri. La batèsta se farà sul terren juridic. La tota novèla (junh de 2015) conselhèra regionala de Lemosin Estela Parot-Urroz va depausar ela tanben dimarç 1er de decembre un recors al tribunal administratiu de Lemòtges contra lo rectorat de Lemòtges. Un recampament de sosten es previst coma l’autre còp en Peiregòrd a 10 oras dabans lo burèu de pòsta de Lemòtges, plaça de Stalingrad. Aviá escrit al rector e aquí la responsa puslèu estonanta del rector.

« Malgré la demande que je lui avais adressée formellement, en tant que conseillère régionale du Limousin en date du 10 juillet 2015, en lui rappelant les obligations règlementaires en la matière (cf PJ1a et b), le Rectorat de Limoges en date du 13 novembre 2015 (cf PJ2) m’a fait part de sa décision de ne pas réunir le Conseil Académique de la langue occitane. 
Cela constitue de façon manifeste une violation du droit de la République française
(dispositions de l’article D.312-33 du Code de l’Education et suivants, de l’arrêté du 19 avril 2002 fixant la liste des académies dans lesquelles est créé un Conseil académique des langues régionales et aussi de la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du 20 octobre 2005, ratifiée par la France et ayant par conséquent une valeur constitutionnelle.) ». La FELCO a reagit de tira e interpelat lo ministèri.

Dins son comunicat per dire que lo « Tusta l’urna » de dissabte es reportat, lo collectiu de Peiregòrd precisa que serà ben aquí per interpelar los politics regionals aprèp lo second torn. Lo còp passat, lo president de la Region Aquitanha Alain Rousset aviá convidat Occitans e Basques a venir discutir. Per ara, son totjorn a l’espèra.

Lo Benaset

25 Nov

Langues régionales et Région Alsace

Nous poursuivons notre série sur ce que font les collectivités territoriales régionales pour les langues régionales. Avec un exemple extérieur à l’Occitanie : l’Alsace.  

1/ Quel est le budget global et quelques postes significatifs attribués à la langue alsacienne ?

POLITIQUE REGIONALE EN FAVEUR DU BILINGUISME : 2,5 M

-volet éducatif : 1 680 000 € dont 1 000 000 € pour l’enseignement paritaire et extensif

-volet culturel : 909 630 € dont 614 630 € pour l’Office pour la Langue et la Culture d’Alsace (OLCA)

2/ Cette langue est-elle langue officielle dans la Région ? A défaut, est elle quand même utilisée en terme de communication, signalétique…

Notre langue régionale est l’Allemand et les différents dialectes alsaciens. Elle est utilisée dans la signalétique, ainsi que dans le domaine de la communication.

3/ Y-a-t-il dans votre département un(e) élu(e) ou chargé(e) de mission pour la (les) langue(s) régionale(s) ou une personne qui s’en occupe particulièrement ?

La REGION ALSACE a un vice- président en charge du bilinguisme. Il  est aussi membre de la commission Culture, identité et bilinguisme.

Il y a également deux chargés de mission « langue et culture régionale »  au sein de la direction de la culture, du tourisme et des sports.

De plus, le département du Haut-Rhin a deux chargés de mission et le département du Bas-Rhin a un chargé de mission dédiés à cette thématique.

 

4/ Des actions spécifiques ?

– en matière d’éducation : financements, conventions avec Rectorat, bourses pour des étudiants en langue régionale…

Une convention cadre qui porte sur la période allant de 2015 à 2030 et qui fixe les objectifs issus des Assises du bilinguisme dans le domaine de l’éducation, mais aussi de la culture et de la vie sociétale

Une convention opérationnelle 2015-2018 dans le domaine de l’éducation fait état des moyens mis à la disposition pour atteindre ces objectifs mesurables et contrôlables. Cette convention pourra être reconduite par périodes successives et être adaptée si nécessaire.

Une convention opérationnelle 2015/2018 dans le domaine de la culture et de la vie sociétale signée avec l’Office pour la langue et la culture d’Alsace (OLCA).

– en matière de transport : langue régionale dans les annonces de tram, métro, gare…

 Les annonces dans les gares importantes sont en allemand.

– signalétique bilingue : où et comment ?

Soutien régional à la mise en place de plaques de rue dans les communes (600 communes sur les 900 en Alsace), les entrées de ville, les noms des places, des sentiers …

– en matière de culture : soutien a des festivals, des artistes, des actions…

Soutien à la création artistique en langue régionale : bourse à l’écriture dédiée aux compagnies professionnelles, résidences d’écriture.

Soutien à la diffusion des spectacles en langue régionale, création d’un label « culture régionale » destiné au lieu de diffusion.

Appel  à projet en faveur de la création artistique en langue régionale destiné aux amateurs.

– médias en langue régionale ?

Soutien à la télévision régionale Alsace 20

 

5/ Autres points que vous souhaiteriez aborder ?

Création d’un Conseil Culturel alsacien en 2015. Il a vocation à associer au développement de la langue et de la culture régionales des membres représentant de la société civile, en complémentarité avec les outils institutionnels existants. Le conseil culturel est une instance bénévole et consultative qui a vocation à être consulté sur toutes les questions traitant des réalités culturelles et linguistique de l’Alsace ;   il est chargé de rendre de rendre des avis, remettre des contributions et réaliser des études.

Benoît Roux et Vicenta Sanchez

 

24 Nov

La Bòria Magra – Episòdi 3

Dempuèi lo mes de setembre, l’edicion occitana vos prepausa una seria novèla sus la vida vidanta de la Bòria Magra, a la Bessoniá dins Tarn, dins lo Pargue natural regional de Lengadòc Naut.

Dins l’episòdi 1, Daniel Coutarel e Blandine Bouisset nos presentan lor bòria ont fan d’agricultura biologica amb d’elevatge de fedas de la raça « roja del Rosselhon » e de vacas Aubrac mas tanben de produccion de farinas alimentàrias amb la cultura de blat, de blat negre, de segal e de milh.

Dins l’episòdi 2, los tres mainatges de Blandine e Daniel nos parlan de lor vida a la bòria e de lor projècte per l’avenidor.

L’episòdi 3 seguís Blandine que va vendre cada dissabte los produches de la Bòria Magra al mercat biologic de Castras : l’escasença de descobrir aquel mercat de productors, creat a l’origina pel labèl « Natura e Progrès » mas tanben de parlar de la defensa de las semenças localas amb l’associacion « Pétanielle ».

Bòria Magra – Episòdi 3 par france3midipyrenees

Reportatge de Sirine Tijani, Denis Hémardinquer, Michel Blasco. Montatge : Marie-Alice Dailly

21 Nov

Régionales et Occitan : Gérard Onesta

Il porte un nom prédestiné pour l’occitan : Onesta (honnête en français). Rarement pris en défaut sur ce registre. L’occitan et le catalan font partie de ses gammes écologistes. « Quand quelque chose meurt, que ce soit un être humain, un animal, un végétal, une culture, une langue, c’est un drame ».

L’homme

Les langues d’oc et catalane, il maîtrise sans pratiquer.  « Je ne suis pas né dans une famille occitane. Mon père est italien et ma mère, bien que de Montpellier, ne parlait pas occitan. Parli pas mas compreni ! » En oc dans le texte.

 

Cet architecte de profession a toujours eu le sens de la formule, l’art de bâtir et mettre en perspective. « Je demande que l’on place l’occitan sur la carte du monde ». Il n’a pas besoin de se forcer pour convaincre. Et encore moins sur l’occitan. On connaît son attachement et ses actions au parlement européen. En 2009, il est élu député de l’année pour son assiduité. Mais aussi pour son action en faveur des langues régionales. Au sein du conseil régional de Midi-Pyrénées, il persiste sur la même voie avant même d’être élu en 2010 : « J’avais négocié avec Martin Malvy comme point incontournable de notre accord qu’il y ait un élu en charge des questions oc au sens large. »  Il a aussi œuvré pour que l’occitan soit langue officielle de l’Euro-région Eurorégion Pyrénées-Méditerranée. Il n’oublie pas la Catalogne où il est l’observateur régulier et avisé du processus d’indépendance lors des référendums. Mais pour cet albigeois qui précise souvent qu’il a fait toutes les manifs pour l’occitan, c’est cette langue qu’il fait vivre : « Si je suis élu, j’ouvrirai les séances par : la sesilha es dubèrta. Avec moi, la vergonha c’est finit. » Dans sa charte éthique et démocratique élaborée de manière participative, l’occitan et le catalan ont naturellement trouvés leur place. « Les autres candidats font une politique d’accompagnement des soins palliatifs d’une langue qu’ils considèrent comme mourante. Moi, je ne suis pas un perdreau de l’année : ça fait 30 ans que je suis sur la brèche ! ». Précisément le 16 mars 1986, lorsque le FN envoie pour la première fois des députés à l’Assemblée Nationale. Sa famille a été chassée d’Italie par le fascisme.


Gerard Onesta par france3midipyrenees

Ses propositions

Elles ont été élaborées durant plusieurs mois via une plateforme contributive où chaque citoyen a pu s’exprimer, notamment les Occitans. « J’ai identifié que le problème en la matière ce n’est pas la demande mais l’offre. On ne peut pas continuer à avoir si peu de profs ». Les nombreuses études et autres sondages menées encore récemment démontrent en effet que la population est largement favorable à la présence et au développement des langues régionales. Alors il faut, pour y répondre, un budget conséquent. Ici comme souvent, c’est le candidat qui va le plus loin. « J’avais mené une campagne en Midi-Pyrénées. Le seul chiffre que m’avait concédé Martin Malvy dans l’entre 2 tours c’était sur le budget de l’occitan. Il avait promis de le porter à 1 € par habitant. J’avais demandé 3. Résultat on est passé de 47 cts à 54-55 centimes. Ma proposition : on passe à 1,5 € tout de suite et 3 € en fin de mandature. Rien d’exceptionnel : c’est 3,2 € pour le Pays Basque ».  Et pour quoi faire ?

En matière d’enseignement, peser sur l’Etat pour avoir plus de professeurs, pour que l’enseignement des langues régionales soit valorisé. « Au bac, l’option latin c’est coefficient 5, l’occitan 2 ! ». Il veut revoir les conventions Rectorat-Région, surtout celle du Languedoc-Roussillon très en retrait par rapport à celle de Midi-Pyrénées. Favoriser le financement et la construction de nouveaux établissement. Pourquoi avec des formes nouvelles d’investissement direct coopératif. Et pour les écoles associatives, permettre à calandreta d’obtenir un statut : « Etre de statut privé parce que nous sommes privés de statut ce n’est pas normal. Ces écoles doivent rentrer dans un fonctionnement normal de la république tout en gardant leur pédagogie ». La région peut aussi agir sur la formation. « On ne réamorcera pas la pompe de la richesse de cette langue si on n’a pas des profs. Il faut un maximum de pédagogues pour permettre à des gens d’être formés. Ceux à qui on apprend l’occitan trouvent un boulot dans 80% des cas ».

Premier meeting au Bikini de Toulouse. Avec Gérard Onesta et Patric Roux

Bikini (Toulouse). Les différentes mouvances politiques avec Gérard Onesta et Patric Roux

Il faut aussi diffuser la langue. « Nous avons contribué à la création d’Oc-Télé. Il faut aussi une vraie télévision régionale. A l’heure actuelle, nous sommes ridicules avec les 57 minutes par jours de programmes régionaux sur le service public ». Ce chiffre de 57 minutes vaut évidemment pour le français. Il faut donc une  vraie visibilité pour la langue d’oc.  « C’est un élu écolo Stéphane Coppé qui -passant outre de tous les freins administratifs et de sa hiérarchie- a mis de l’occitan dans le métro de Toulouse ». Et Gérard Onesta de proposer qu’il en soit de même pour les autres transports (notamment TER) gérés par la région. C’est aussi une approche de la mobilité : donner le droit à chacun de vivre sur son territoire, et que la culture y soit présente. « Nos campagnes, nos montagnes, notre littoral, nos villes, villages et quartiers, ont droit à l’égalité face aux politiques publiques »Une politique globale pour l’occitan qui se retrouverait dans son équipe s’il était élu : « Je me refuse d’avoir au sein de ma future administration une sorte de réserve d’indien avec 3 bureaux en bout de couloir avec des affiches en langue dite exotique. Ce doit être transversal. L’occitan doit irriguer l’ensemble des services ». Toujours le sens de la formule. Le candidat proposera des assises de la culture occitane et catalane. « Nous organiserons les États Généraux de la culture occitane et catalane pour établir une politique linguistique et culturelle faisant rayonner l’histoire de notre grande région. »

Une équipe

Sur la liste Nouveau Monde en commun, on trouve des Citoyens Signataires, des candidats du Front de Gauche, du PC, d’Europe Ecologie les Verts, de la Nouvelle Gauche Socialiste et du Partit Occitan. Des formations politiques (Front de Gauche, Nouvelle Gauche Socialiste) et parfois des gens pas vraiment favorables aux langues régionales. Mais il y a des actes forts. Comme l’ancien directeur de l’Estivada Patric Roux placé tête de liste dans l’Aude. Les meetings, dont l’entrée se fait au son de « La coopérative » de Mauresca. Cécile Duflot qui entonne le Se Canta à Montpellier.

Cécile Duflot chante le Se Canta

Parmi les candidats, on retrouve des figures de l’enseignement comma Marie-France Barthet présidente de l’université de Toulouse, ou Serge Regourd professeur à la fac de droit et à l’IEP de Toulouse. C’est Patric Roux qui sera certainement chargé de l’occitan en cas d’élection. Le conseiller sortant Guilhèm Latrubesse, placé en 11ème position en Haute-Garonne, ne sera réélu qu’en cas de bon score de la liste.

Un nom pour la région

« Il y aura forcément le mot occitan dans les noms proposés au référendum. Je m’y engage. pour le citoyen Gérard Onesta, mon choix c’est Occitanie-Catalogne ». Deux territoires, deux langues et deux cultures qui ne seront pas oubliés.Sinon Onesta ne veut plus dire honnête.

Lo Benaset