21 Mar

Hautes-Pyrénées : les Pyrénées vues des villages en hiver

©France 3 Occitanie

©France 3 Occitanie

Dans les villages pyrénéens, même en hiver, la vie fourmille. Entre les personnes âgées, les éleveurs et ceux qui travaillent dans les stations de ski ou sur les installations hydroélectriques, la vie y est parfois rude. Direction les vallées d’Aure et du Louron dans les Hautes-Pyrénées.

Que se passe-t-il dans les Pyrénées quand on n’est pas sur les skis ? Toute une vie qu’ignorent totalement les touristes, et qui gardent pourtant les montagnes vivantes.
Immersion dans ce chapelet de petits villages qui jalonnent la vallée d’Aure et du Louron, dans les Hautes-Pyrénées, derrière leurs habitants, et leurs professions montagnardes. Parfois elles gravitent autour des stations de ski et des touristes, mais avec des activités à des années lumière du skieur. Exemple type à Soulan, le tout petit village qui préexistait à St Lary-Soulan, la station de ski, dans la vallée d’Aure.

Plus il y a de la neige, plus les skieurs sont contents, et plus les facteurs, les infirmières et les boulangers ambulants se décarcassent pour arriver jusqu’à leurs patients/clients souvent enfouis dans la neige dans ces petits villages d’altitude. ce sont essentiellement des personnes âgées, voire très âgées.
Nous suivons Cécile, une aide à domicile. Nous, on appellerait ça une randonnée pleine neige; elle c’est sa mission : réussir à atteindre ses vieux habitants qui l’attendent. Et elle y met sacrement du coeur, et des jambes et elle est tellement appréciée qu’elle fait partie des familles qu’elle visite. Comme une fille de la maison. Des Céciles, il en faudrait 10 fois plus dans ces coins de Pyrénées où les vieux sont de plus en plus livrés à eux même, faute de postulant aux métiers d’aide à domicile, vital, et trop mal payé.

Nous allons à Aulon, rencontrer une chevrière qui a monté sa « fabrique de laine mohair » il y a trente ans, et qui transmet ces jours-çi une « entreprise d’avenir »à une jeune. Aulon, petit village d’altitude qui fait souvent parler de lui pour ses « célèbres » avalanches, et sa route régulièrement coupée. C’est dans ce splendide bout du monde que Christiane a monté sa chèvrerie il y a trente ans; les skieurs et les touristes sont ses alliés, et l’essentiel de sa clientèle. Ce qui fait qu’aujourd’hui, cette pionnière « inconsciente » ou visionnaire, celle qui « élevait 3 chèvres » dans les Pyrénées, d’il y a trente ans peut transmettre une entreprise saine, et totalement avant-gardiste dans le domaine environnemental à une jeune…parisienne!

Dans les Hautes-Pyrénées, tout au fond de la vallée du Louron, au pied de la montagne, la centrale hydroélectrique de la SHEM, (société hydro electrique du Midi) turbine l’eau de la montagne depuis 88 ans. Des générations y sont passées; un village d’altitude a même existé, avec école de montagne intégrée.
Aujourd’hui ils sont encore 15; et de précurseur pour l’irrigation, cette centrale est aujourd’hui, malgré son âge, à la pointe des énergies nouvelles, en produisant son électricité « propre ».

16 Mar

Les images féeriques d’un ciel de mars dans les Pyrénées

©Capture écran

©Capture écran

Le ciel nous réserve parfois de belles surprises. Ce fut le cas le 9 mars dernier où le ciel de Saint-Lézer, un village situé à quelques kilomètres de Tarbes dans les Pyrénées, s’est déroulé en tableaux plus féeriques les uns que les autres. Un spectacle rare et superbe à la fois.

Que la nature est belle ! Il suffit de regarder la vidéo réalisée par Reine Deschamps le 9 mars dernier pour en avoir la confirmation. C’est le ciel qui méritait toute l’attention car il a offert tout au long de la journée un spectacle éblouissant sous la forme d’Altocumulus flocus virgae. Des nuages qui donnent l’impression de s’effilocher.

Quelques minutes rares et magiques :

15 Mar

Pyrénées : les petits et grands plaisirs du ski de printemps

Grand Tourmalet ©France 3 Occitanie

Grand Tourmalet
©France 3 Occitanie

Quand les beaux jours arrivent, nombreux sont ceux qui rangent les skis. C’est dommages car ils ratent de superbes occasions de profiter des pistes encore bien enneigées, sans le froid, les chutes de neige et le monde des vacances scolaires.

En mars, la saison du ski dans les Pyrénées est encore ouverte. La grande majorité des domaines skiables accueille les skieurs jusqu’à la fin du mois de mars et jusqu’au 17 avril pour le Grand Tourmalet notamment. Cette année, la neige ne fait pas défaut. Elle est même présente en quantité malgré des températures au-dessus des normales de saison.

C’est donc le moment de partir profiter des pentes et des paysages majestueux des Pyrénées sans le froid, le vent, les chutes de neige du début de saison. Moins de skieurs mais beaucoup plus de soleil. Parmi les recommandations à cette période de l’année, la crème solaire doit être obligatoire.

Nous nous sommes rendus au Grand Tourmalet pour tester la neige :

 

08 Mar

Portrait de femme : elle élève des moutons et conduit un téléphérique

Céline Dedieu au contrôle des machines du téléphérique de Siant-Lary ©France 3 Occitanie

Céline Dedieu au contrôle des machines du téléphérique de Siant-Lary
©France 3 Occitanie

Céline Dedieu vit en vallée d’Aure et comme beaucoup elle cumule deux métiers. Mais deux métiers qui sont  traditionnellement réservés aux hommes. Elle gère son élevage de brebis et  pendant la saison hivernale conduit le téléphérique de Saint-Lary (Hautes-Pyrénées).

Le 8 mars marque la journée de la lutte des femmes pour leurs droits avec l’éternel combat pour les femmes de s’épanouir dans des métiers traditionnellement réservé aux hommes. Pour Céline Dedieu, les journées sont très chargées dans tous les sens du terme. Elle n’a que quelques minutes le matin pour nourrir son troupeau de 70 brebis. Elle combine un autre métier, lui aussi, plutôt masculin, elle contrôle les installations techniques du téléphérique de Saint-Lary et le va-et-vient des cabines toute la journée pendant 5 mois de l’année.
Céline est fière d’être la seule femme en France à être conductrice de téléphérique.

Nous l’avons suivi dans sa journée marathon :

La station de ski de Saint-Lary compte un quart de femmes salariées.

27 Fév

Hautes-Pyrénées : les images d’une journée free ride de rêve à Piau Engaly

capture film

capture film

Tous les ingrédients étaient réunis pour passer une journée de rêve sur les planches. Père et fils ont saisi l’occasion à Piau Engaly. Descente dans 30 cm de neige toute fraîche dans un ciel qui claque de bleu. Et des images de drone pour admirer le tout d’en haut.

Quand les conditions sont idéales comme ce fut le cas le 25 février dernier. Il ne faut pas hésiter. En montagne le temps et changeant et avec la météo l’état de la neige aussi. Ceux qui aiment la poudreuse « In the pow we trust » le savent bien.
Dans un décor et une ambiance de rêve, un père et son fils en profitent pour entamer ce trésor de légèreté das des descentes fabuleuses que l’on suit en images aériennes.
A voir sans modération :

23 Fév

Pyrénées : la neige souillée par le sable du Sahara

Webcam Piau-Engaly le 23 février à 14h

Webcam Piau-Engaly le 23 février à 14h

Dommage pour les paysages, la neige se colore en jaune par plaques. C’est du sable du Sahara qui transite par un énorme nuage qui dépose des grains de sable sur la neige. Si cela n’a pas d’impact sur la quantité de neige, cela en a un sur les paysages.

Ici à Gourette dans les Pyrénées-Atlantiques

Le nuage de poussière est immense et a survolé la chaîne des Pyrénées en remontant vers le nord. On voit sa trajectoire sur l’animation de @Keraunos

Et l’image satellite impressionnante :

Dans le ciel des Hautes-Pyrénées, le sable charge l’atmosphère et assombri l’ambiance, comme on le voit sur ces photos.

Anne Delignac, la directrice de la station de ski de Val Louron, ne manque pas d’idées

La directrice fait le tour du domaine. ©France 3 Occitanie

La directrice fait le tour du domaine.
©France 3 Occitanie

Anne Delignac est depuis 3 mois la nouvelle directrice de la petite station de ski familiale de Val Louron dans les Hautes-Pyrénées. Une fonction  plus masculine que féminine. Une dizaine de femmes seulement sont directrices de station de ski en France. Rencontre sur les pistes avec une femme qui ne manque pas d’idée.

Les femmes directrices de station de ski sont peu nombreuses en France. Elles sont une petite dizaine. Anne Delignac, vit sa première saison à Val Louron. Skis aux pieds, elle fait le tour du domaine. Grâce à son profil, ses années d’expérience dans plusieurs stations du massif pyrénéen, elle apporte une vision « marketing » et entend développer l »esprit de famille » de la station qui détient de nombreux atouts pour cela.

Des espaces dédiés à l’apprentissage des plus jeunes, des pistes plus techniques pour les adolescents à la recherche de sensations. Une offre qui se décline en 20 pistes tous niveaux.

Val Louron fête cette année son 40ème anniversaire.

Reportage de Marc Raturat et Emmanuel Fillon à Val Louron


Anne Delignac, la directrice de la station de ski de Val Louron, ne manque pas d’idées

21 Fév

Le Snooc débarque à Saint-Lary

©Snooc

©Snooc

Envie de glisser sans toutefois avoir les pieds sur une ou des planches. Le Snooc est une nouvelle alternative qui s’offre à tous ceux, dès 9 ans, qui veulent tester de nouvelles sensations. Saint-Lary a adopté ce nouvel engin glissant. Une nouvelle expérience à tester.

Dévaler les pentes, c’est ce que propose le Snooc. Confortablement installée sur un siège munis d’amortisseurs, on se lance dans la pente avec un seul objectif : maîtriser sa trajectoire. Pour tourner, il suffit de faire pivoter le haut de son torse, pour s’arrêter effectuer un petit dérapage. Pas de connaissances techniques particulières, le Snooc s’adresse donc à un large public. De 9 ans à…

Pas besoin non plus de matériel particulier. Les vêtements de ski et les chaussures de marche ou d’après-ski suffisent.

Le tuto des bonnes pratiques

Deux sessions au départ du télésiège de l’Adet sont proposés chaque jour de 16h à 17h et de 17h à 18h.

Expérience Snooc

Une invention française

Le Snooc a été inventé par un jeune savoyard en s’inspirant du Parte, une luge en bois composée d’un seul patin. L’objectif étant de recréer pour les randonneurs un équipement compact, confortable, maniable et léger. Il a fallu 7 ans de travail pour développer l’engin dans sa version actuelle. Il est fabriqué en France et assemblé à Chambéry.

 

17 Fév

Ça va bien pour les gypaètes barbus des Pyrénées

Couple de gypaètes barbus en couvaison en vallée d'Ossau ©Didier Peyrusqué

Couple de gypaètes barbus en couvaison en vallée d’Ossau
©Didier Peyrusqué

Douze des quatorze couples qui vivent dans le Parc National des Pyrénées couvent leur oeuf. Une bonne nouvelle pour l’avenir de cette espèce, fragile et menacée. Il semble que les rapaces aient trouvé des conditions de vies idéales pour construire « leur nid ».

Il faut savoir que le nombre de naissance chez les gypaètes barbus est faible. En moyenne, un couple donne 1 jeune à l’envol tous les 3 ans. Ce qui fait de ces douze couples en couvaison une excellente nouvelle pour le maintien de la population dans les Pyrénées. 

Les oiseaux vivent plus de trente ans, mais ils ne commencent à vivre en couple qu’à partir de 6 ou 7 ans et ce n’est qu’alors qu’ils entament les cycles de reproduction qui durent 10 mois. Quand à l’oeuf il faut entre 52 et 53 jours de couvaison pour éclore. Les naissances sont attendues pour le mois de mars. 4 mois seront nécessaires avant que le gypaéton ne puisse prendre son envol.

4 couples vivent en vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques) et 3 autres en vallée d’Aure (Hautes-Pyrénées). En tout ce sont quatorze couples qui sont suivis par la Ligue de Protection des Oiseaux des Pyrénées en partenariat avec le Parc National des Pyrénées. Un quinzième couple a également été détecté par les gardes moniteurs dans le Béarn.

15 Fév

Léger tremblement de terre dans les Hautes-Pyrénées

©Capture image CEA

©Capture image CEA

Ce mercredi matin à 5h08, la terre a tremblé dans les Hautes-Pyrénées. Avec une magnitude de 3,6 sur l’échelle de Richter, il s’agit d’un petit tremblement dont l’épicentre se trouve à Saint-Pé de Bigorre à quelques kilomètres d’Argelès Gazost et de Lourdes.

Les Pyrénées ont été légèrement secouées ce mercredi matin par un petit tremblement de terre. La secousse a été ressentie dans les environs de Tarbes, Lourdes et Argelès Gazost. Aucun dégât n’est à déplorer. La chaîne se situe sur une zone sismique faiblement active où de petits tremblements de terre se produisent fréquemment.

Le dernier séisme qui s’est produit dans le secteur date du 31 décembre 2016 avec une magnitude de 2,2.

Les 5 séismes les plus forts à moins de 100km

(Source DASE, Recherche depuis 1970)

  •  29/02/1980 Magnitude = 5.8
  •  17/11/2006 Magnitude = 5.4
  •  04/10/1999 Magnitude = 5.1
  •  06/01/1982 Magnitude = 5.0
  •  06/01/1989 Magnitude = 4.9