20 Nov

Pyrénées espagnoles : Cerler, Candanchú, Panticosa et Baqueira Beret avancent le début de leur saison de ski au 23 novembre

Cerler, Candanchú, Panticosa en Aragon et Baqueira Beret dans le Val d’Aran avancent le début de la saison de ski au samedi 23 novembre. Après les dernières chutes de neige, plusieurs ouvertures de domaines skiables sont avancées mais seulement côté espagnol. 

©Baqueira Beret
19/11/2019

Le week-end 16-17 novembre d’Astún et d’Aramón Formigal ont lancé la saison de ski en Espagne. 4 autres stations donnent à leur tour le top départ, dès ce samedi. Trois en Aragon et une dans la Val d’Aran.

Les chutes de neige de ces dernières semaines, ainsi que les basses températures enregistrées, ont favorisé cette ouverture précoce. Les canons à neige fonctionnent déjà depuis plusieurs jours pour produire de la neige artificielle qui s’ajoute au manteau neigeux naturel déjà conséquent.

Cela fait 10 ans que la station de  Candanchú n’avait pas ouvert fin novembre. Un démarrage réussi pour  Formigal qui ouvre pur son deuxième week-end de la saison en proposant 100km de piste.

Après l’ouverture de la station ce week-end des 23 et 24 novembre, Cerler et Panticosa seront fermés en semaine – du 25 au 29 novembre – pour continuer à conditionner le nombre maximum de pistes et à rouvrir le 30 novembre prochain.

Enfin la station de Baqueira Beret annonce également son ouverture dès ce samedi. Le domaine aranais bénéficie d’un bon cumul de neige. On peut d’ailleurs s’en rendre compte sur la vidéo de promotion publiée sur les réseaux sociaux.

Côté français, la station de Porté-Puymorens, annonce pour son deuxième week-end de la saison l’ouverture d’un troisième secteur.


Les fondeurs prendront la direction du Val d’Azun du Somport et du Pont d’Espagne au-dessus de Cauterets pour glisser sur la neige fraîche récemment damée.

12 Oct

Pyrénées : une des coupoles du Pic du Midi ouverte au public pour se mettre dans la peau d’un astronome

Pic du Midi
©FTV

Une des coupoles de l’observatoire du Pic du Midi, jusque là réservée aux scientifiques ouvre ses portes au public. Cette visite unique de 20mn est l’occasion de se mettre dans la peau d’un astronome dans son lieu de travail entre lunettes et télescope. Visite.

L’observatoire du pic du midi est unique. Situé à 2877m d’altitude, il permet aux scientifiques d’étudier le ciel. Une étude qui se fait depuis les coupoles installées au sommet. Jusque là interdites d’accès, les coupoles titillaient la curiosité des visiteurs qui se demandaient ce qui pouvait bien se passer dans ces lieux. Désormais, les visiteurs trouveront réponse à leurs questions. En effet, l’une des coupoles est ouverte au public. Sous la forme d’une visite d’une 20aine de minutes de jour mais aussi de nuit dans le cadre des expériences « nuits au Pic ».

On ressent l’émotion des scientifiques qui consacrent toute leur vie à la recherche

précise une visiteuse.

La coupole de l’astronome a été construite dans les années 60 pour permettre l’observation du soleil. Rénovée et équipée d’un nouveau télescope pour un coût de 250 000 euros, elle accueille des groupes d’une 20 aine de personnes.

Le nouveau télescope de la coupole des astronomes
©FVT

Ils découvrent enfin pourquoi, il y a 140 ans, il a été décidé de créer un site d’observation pour les scientifiques.

Reportage au sommet :

06 Août

Une mission scientifique étudie les effets du réchauffement climatique sur la flore des Pyrénées

Vue sur le Vignemale depuis le pic de Labas
©Conservatoire botanique national des Pyrénées et de Midi-Pyrénées

Une équipe du conservatoire botanique national des Pyrénées a passé 3 jours en juillet à presque 3000m d’altitude dans les Pyrénées. Objectif de la mission : évaluer les effets du réchauffement climatique sur la flore des sommets pyrénéens. Une autre exploration sera conduite dans 7 ans pour faire la comparaison.

La température a augmenté de 1,2°C en moyenne dans les Pyrénées en 60 ans

Entre 1949 et 2010, la température moyenne enregistrée dans le massif a progressé de 1,2 °C tandis que les précipitations ont diminué de 2,5% en moyenne. A cette constatation générale, il faut toutefois préciser que des variantes non négligeables interviennent en fonction des versants, des vallées et de leur exposition. Mais dans tous les cas, les scientifiques pensent que la chaîne des Pyrénées présente un haut degrés de vulnérabilité face au changement de climat.

Un programme transfrontalier pour étudier l’impact sur la flore

Le nom du programme de recherche mené par le conservatoire botanique est FLORAPYR. L’opération consiste à faire des inventaires floristiques et à les comparer au fil des années. Plusieurs sites ont déjà été étudiés, notamment dans les Pyrénées espagnoles aragonaises et dans la partie française orientale. Dans les Pyrénées centrales, l’étude porte sur 4 sommets situés non loin les uns des autres et peu fréquentés par les randonneurs, afin que la nature étudiée soit la plus intacte possible.

Deux premiers sommets, le petit pic Cardal (2312m) et le pic du Cardal (2563m) ont été étudiés en 2018.

Fin juillet 2019, ce sont le pic du lac des Gentianes (2729m) et le pic de Labas (2947m) qui ont été faits l’objet des explorations floristiques.

Installation d’un quadrat pour effectuer un relevé de végétation
©Conservatoire botanique des Pyrénées

L’objectif pour le conservatoire est de revenir tous les 7 ans pour réaliser un nouvel inventaire, en suivant rigoureusement le même protocole, afin que les résultats puissent être comparés et faire l’objet à moyen terme d’une analyse sur les conséquences du réchauffement climatique.

Déploiement du protocle GLORIA au sommet du pic de Labas à 2947m
©Conservatoire de botanique national des PYrénées

Les prochains relevés sont prévus pour 202, 2033, 2040….

 

04 Juil

Pyrénées : le glacier d’Ossoue victime collatérale du réchauffement climatique comme les autres glaciers

©Régis Cothias / France Télévisions

Le glacier d’Ossoue, au pied du Vignemale fond. Comme d’autres, sa fonte est inexorable et sa disparition est prévue vers 2050. Effet du réchauffement climatique, il a déjà perdu les 2/3 de sa surface. Explications avec le glaciologue Pierre René.

La chaleur surprend les randonneurs en altitude. Didier Lacaze, ancien gardien du refuge de Baysselance évoque de rares mois de juin où la neige avait disparue autour du refuge. C’est le cas cette année en 2019, où une période précoce de canicule vient de se produire.

Les souvenirs, les anecdotes des anciens sont un des indicateurs du changement climatique. Mais pas seulement, Pierre René, glaciologue, étudie de façon plus scientifique le recul des glaciers, dont la fonte est inexorable. En 2050, il ne devrait plus subsister aucun glacier dans les Pyrénées.

A l’aide de balises fixées dans la neige, le glaciologue évalue le recul année après année. Il est formel.

La tendance va vers une diminution du glacier

Depuis le milieu du 19ème siècle, le glacier d’Ossoue, l’un des plus hauts de la chaîne des Pyrénées a perdu 2/3 de sa surface.

Les explications recueillies par Régis Cothias :

29 Juin

Pyrénées : la route du col du Portet dans les Hautes-Pyrénées réservé aux cyclistes amateurs

@Office du tourisme de Saint-Lary

L’engouement est fort. Et les cyclistes amateurs sont friands de ses cols pyrénéens pour mesurer leur performance. Pour la deuxième année, la route sera entièrement dédiée aux deux roues non motorisés ce dimanche 30 juin. Les premiers 200 inscrits seront dotés d’un dossard et d’un bidon.

C’est l’occasion de réaliser par soi-même une ascension ardue. De vivre l’aventure comme les coureurs du Tour de France en 2018, avec cette arrivée d’étape en altitude. La plus haute jamais réalisée à 2215m. Les huit derniers kilomètres (à partir d’Espiaube) seront fermés aux véhicules motorisés ce jour-là.

Les finishers se verront même décerner un diplôme. C’est ce dimanche avec une inscription en ligne.

Afin de protéger le site des restrictions de circulation ont été mises en place par la mairie de Saint-Lary de 7h30 à 16h et de 10h à 16h du 12 juillet au 25 août 2019.

D’autres cols mythiques des Pyrénées sont réservés aux cyclistes tout au long de l’été, c’est l’opération cylcn’trip.

 

17 Juin

Pyrénées : l’ouverture du refuge de la Brèche de Roland encore retardé suite à une avalanche hivernale

Refuge de la Brèche de Roland -juin 2019
©Serge Issaly / FrancetvInfo

Rude hiver pour le refuge de la Brèche de Roland, touché par une avalanche. La coulée de neige est parvenue jusqu’à l’extension du refuge nouvellement créée. Conséquence, le refuge ne sera que partiellement ouvert au mois d’août.

Le bardage en acier Corten, similaire au musée Soulages de Rodez, destiné à protéger le bâtiment a encaissé une montagne de neige. Plus préoccupant, l’isolant, les fenêtres et volets sont endommagés. La neige est même parvenue jusqu’à l’intérieur du bâtiment. Des bénévoles de la FFCAM, propriétaire du refuge, sont venus récemment pour nettoyer et dégager l’édifice planté à 2.000 m d’altitude au pied de la célèbre brèche. Deux jours ont été nécessaire pour évacué les tonnes de neige entrée dans l’extension en construction du bâtiment.

Des « dégâts gênants » pour Florent Roussy, le pilote de la rénovation.

La cuisine est sérieusement touchée et même ravagée. Nous n’allons pas pouvoir ouvrir en plein capacité cet été. On pourra fonctionner avec un accueil de 30 à 40 personnes dans le courant du mois d’août

Un sacré retard. Autre désagrément, la partie hiver du refuge sera de nouveau occupée par les ouvriers présents sur le site pour effectuer les réparations. Les randonneurs ne pourront donc pas profiter d’un abri même spartiate pour passer la nuit et enchaîner les sommets. Descente impérative en fin de journée.

Deux ans de retard

Ce chantier entraîne retards et déconvenues. L’ouverture du bâtiment agrandi était initialement prévue à l’été 2018. Échéance repoussée avec un projet grandement remanié. Cette fois, les dégâts d’une avalanche reportent encore l’ouverture complète du refuge. En plus, une expertise judiciaire sera nécessaire pour connaître les conséquences de la coulée. Les travaux et équipements installés ont-ils été suffisants et solides au regard des dommages provoqués par l’avalanche ?

Ce type de coulée se retrouve dans des conditions très particulières : début d’hiver sec suivi d’abondante chutes de neige d’hiver, abondantes mais pas exceptionnelles. On a une période de retour de 2 à 5 ans sur ce type d’événement.

indique Florent Roussy. Bref, le refuge très fréquenté en été, la montée vers la brèche est un des itinéraires les plus empruntés dans les Pyrénées, ne fonctionnera pas à  plein régime cet été. La saison dernière, des actes de vandalisme et des incivilités avaient compliqué la mise en oeuvre des travaux.

Regis Cothias

 

07 Mai

VIDEO – De fourmilière à fantôme, la preuve que le Pas de la Case vit au rythme des acheteurs venus de France

©Webcam du 7/05/2019 Andorramania

Des rues désertes, des parkings vides, pas un bruit de moteur… La situation est inhabituelle au Pas de la Case en Andorre. C’est la conséquence de la fermeture à la circulation de la RN22 principale voie d’accès depuis la France à la Principauté d’Andorre en raison d’un éboulement.

Si vous aimez le calme, c’est le moment de vous rendre au Pas de la Case. Reste à savoir comment. Car la RN22 est coupée depuis le 25 avril en raison d’un éboulement qui s’est produit au niveau du niveau du Pas de la Mina. Il ne reste qu’une solution pour atteindre la ville : emprunter le tunnel de Puymorens, et poursuivre via Puigcerdà et la Seu d’Urgell. Soit 2h20 de trajet supplémentaire pour ceux qui viennent de Toulouse. Autant dire qu’il faut être motivé et que cela fait fortement chuter le rendement des bonnes affaires des produits achetés en Andorre.

En attendant la remise en état de la voie de circulation (les autorités indiquent qu’il faudra 2 semaines de travaux), la ville andorrane affiche un calme inédit. Et même un peu dérangeant quand on est habitué à la fourmilière incessante qui s’active en achat en temps normal.

Voici une petite idée de l’ambiance avec cette vidéo :

La première phase des travaux est terminée indique la préfecture de la Haute-Garonne. Images

 

Un léger tremblement de terre a secoué les Pyrénées lundi soir

©CEA

La terre a une nouvelle fois tremblé dans les Hautes-Pyrénées, une petite secousse comme il s’en produit souvent, mais qui a été ressentie par les habitants. De magnitude 2,4 sur l’échelle de Richter, l’épicentre se trouvait à 9 km de Lourdes.

La chaîne des Pyrénées est secouée plusieurs fois dans l’année par de petits séismes dont les magnitudes les plus fréquentes se situent entre 2 et 4 sur une échelle d’intensité qui monte jusqu’ 9. Il s’agit donc de légers séismes qui nous rappellent que la chaîne des Pyrénées se trouve au-dessus d’une faille.
Lundi 6 mai à 20h44, une secousse s’est produite non loin d’Argeles Gazost et de Lourdes dans les Hautes-Pyrénées. L’épicentre d’une profondeur de 2km était éloigné de 23 km de Tarbes et de 9km de Lourdes. Un habitant témoigne d’Aspin-en-Lavedan témoigne « Comme une grosse explosion sourde ».

 

03 Avr

Météo dans les Pyrénées : la neige s’invite sur les sommets en plein cœur du printemps

Réveil sous la neige à La Mongie (1500m)
©Grand Tourmalet

Surprise ! Alors que la fin de saison est déjà consommée pour certaines stations ou programmée dans les prochains jours pour d’autres, la neige fait son retour dans les Pyrénées. Ce mercredi matin, 3 cm sont déjà tombés au pied des pistes de la station de Piau Engaly notamment à 1400m.

Une goutte froide venant des îles britanniques s’est invitée en France conjuguée à la perturbation en cours, c’est de la neige qui tombe à nouveau sur les sommets après plusieurs semaines d’un temps sec et chaud. Le contraste des paysages est saisissant. En quelques heures, le printemps s’éclipse pour laisser la place à une nouvelle offensive hivernale.

Selon le site Météo Pyrénées, l’isotherme se situera à 1200m en journée. On retrouvera ainsi La limite pluie-neige vers 900/1000m. Les précipitations ne seront pas très intenses mais elles prendront un caractère durable toute la journée. 5 à 15cm selon les secteurs et l’altitude sont à attendre durant la journée. Le vent sera de secteur ouest faible à modéré : 30 à 50km/h en rafales.

Conséquence, la circulation sur les routes pourra être impactée en zone de montagne. Regardez l’évolution en direct :

  • Ariège
  • Hautes-Pyrénées
  • Pyrénées-Atlantiques
  • Pyrénées-Orientales
  • Haute-Garonne
  • Voici les premières photos

    06 Sep

    Le club Alpin de Toulouse alerte sur les incivilités et les effractions autour du chantier du refuge de la brèche de Roland

    ©Club alpin français

    Le refuge de la brèche de Roland (Sarradets) est fermé au public pendant ses travaux de réhabilitation. Un chantier en haute montagne, difficile, avec un calendrier serré, rendu encore plus compliqué en raison des actes de malveillance et des incivilités envers les personnes sur place. Son propriétaire le Club alpin français proteste.

    Le club alpin de Toulouse est exaspéré et le fait savoir, notamment sur sa page facebook. L’hiver dernier alors que le refuge était entièrement fermé (même la partie hiver) un groupe de 7 à 8 personnes s’est introduit dans le bâtiment pour y passer la nuit. Des serrures ont été forcées, une fenêtre cassée. Si le CAF, propriétaire du bâtiment, ne déplore pas d’autres dégâts, c’était quand même un coup dur qui a alourdi le chantier, le remplacement de la fenêtre n’était pas prévu. Les intrus n’ont laissé aucun mot d’explications. Difficile de savoir s’il y avait une situation périlleuse ou non pour justifier l’effraction.
    Le week-end dernier Armandine, gardienne des lieux pendent les travaux et en charge de préparer les repas des ouvrier sur place a été fortement agressée et insultée alors qu’elle refusait l’accès aux toilettes à un randonneur. Accès qui est totalement interdit pendant la durée des travaux pour des raisons de sécurité. Et alors même qu’un périmètre interdit au public est en place autour du refuge.

    Le CAF est inquiet car ce type d’incidents n’est pas isolé. Les randonneurs entrent dans la zone de chantier, alors que c’est formellement interdit, laissent leurs déchets sur place ou ne respectent pas la zone de bivouac. Des comportements inexcusables pour Florent Roussy, assistant maître d’ouvrage pour la fédération française des clubs alpins de montagne.

    Nous faisons notre maximum pour que le chantier avance le plus vite possible. Et nous avons une contrainte énorme, avec la météo. Actuellement nous entamons la dernière phase et nous nous donnons jusqu’à fin octobre maximum début novembre pour le boucler. Nous comprenons que les randonneurs soient gênés par la fermeture du refuge et nous mettons tout en oeuvre pour une ouverture le plus vite possible, or chaque incident est susceptible de contrarier retarder le chantier.

    Le point sur les travaux
    Le refuge est actuellement gardé 24h sur 24 et 7j sur 7. Entre 20 et 30 personnes pour mener à bien l’énorme chantier dont le coût total approchera les 4 millions d’euros. Dans les jours à venir le bardage en acier corten doit être posé sur le nouveau bâtiment. Malgré le retard accumulé, les aménagements touchent à leur fin dans un calendrier qui est très serré et soumis aux aléas de la météo.

    Si le chantier avancent normalement, les travaux devraient être achevés avant l’arrivée de l’hiver. Une partie hiver restera ouverte. Et l’inauguration officielle devrait avoir lieu pour l’ouverture de la saison estivale 2019

    nous a précisé Florent Roussy.