Jeune bouquetin venu d’Espagne ®PNR Ariège
Le Parc National des Pyrénées annonce l’arrivée de 5 femelles en provenance d’Espagne vendredi prochain. Ces nouveaux spécimens viendront compléter le cheptel acclimaté déjà relâché. Deux noyaux existent dans le massif. Mais où en est la population des bouquetins dans les Pyrénées françaises un peu plus d’un an après le début du plan de repeuplement ?
Chaque nouveau lâcher dans le PNP est organisé depuis le site du Clôt à Cauterets. Ce vendredi, 5 bouquetins femelles venues d’Espagne, seront libérées de leurs box de transport sous les yeux du public, cette fois, invité en nombre pour y assister. Les bouquetins auront été préalablement capturés en Sierre de Guadarrama près de Madrid.
Le retour du bouquetin dans les Pyrénées est la concrétisation d’un programme engagé depuis de nombreuses années par le Parc National des Pyrénées et le Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises. Le plan de restauration de l’espèce a donc été élaboré en collaboration avec l’Espagne et Andorre et devrait s’étaler sur plusieurs années. Les réintroductions ont débuté en juillet 2014 et devraient se poursuivre jusqu’à ce qu’un nombre suffisant d’individus soient relâchés et puissent par les moyens naturels de la reproduction assurer la continuité de l’espèce. Afin d’accélérer le processus, le Parc national des Pyrénées a mis en place un plan de parrainage des bouquetins auprès du grand public.
Pour rappel, les derniers bouquetins sur le versant français avaient disparu sur la vallée de Cauterets en 1910, la dernière femelle des bouquetins pyrénéens était morte à Ordesa en 2000.
Deux sites, l’un dans les Hautes-Pyrénées, l’autre dans l’Ariège, ont été choisis pour leurs caractéristiques topographiques et géographiques pour débuter le plan de réintroduction. Il s’agit du Clôt dans les Hautes-Pyrénées et dans le Parc National des Pyrénées et du cirque de Cagateille dans l’Ariège situé dans le Parc Naturel des Pyrénées Ariégeoises où le dernier lâcher de la saison 2015 a eu lieu le 7 août dernier. 11 femelles ainsi qu’un jeune mâle y avaient été réintroduits.
Avec ce nouveau lâcher, la population globale recensée devrait monter à un peu moins d’une centaine individus.. Un nombre qui est loin d’être suffisant, car une population est considérée comme viable à partir de 200 animaux par noyau. On est donc loin du compte.