22 Août

2017 une année faste pour les jeunes gypaètes barbus des Pyrénées

Gypaète barbu adulte ©Bruno Bartemy

Gypaète barbu adulte
©Bruno Berthemy

Cet été 16 gypaètes barbus ont pris leur envol dans les Pyrénées. Une année record comparée aux deux dernières années. Le gypaète barbu reste l’un des rapaces parmi les plus menacés d’Europe. Il est particulièrement sensible au dérangements et à la présence de l’homme qui affecte sa reproduction.

Un bon résultat mis qui reste inférieur au taux de reproduction dans les Alpes

2015 et  2016 ont été de mauvaises années. 9 et 11 jeunes gypaètes avaient réussi à prendre leur envol. En 2017, 16 gypaétons sont nés et ont réussi à prendre leur envol dans les Pyrénées françaises.
Le taux de natalité et de survie des jeunes s’établit à 0,4 jeune par couple seulement dans les Pyrénées contre 0,6 dans les Alpes. Mais le résultat 2017 reste le meilleur de ces 10 dernières années. Espèce extrêmement sensible aux dérangements, la fréquentation accrue des espaces montagnards (survols motorisés, travaux, activités de loisirs…) affecte sa reproduction.

44 couples sont présents sur le versant français des Pyrénées

La reproduction se passe mieux dans les territoires protégés. C’est la cas dans le Parc national des Pyrénées notamment et sur les territoires où des conventions de protection ont été établies.
Bénéficiaire d’un Plan national d’actions piloté par la DREAL Nouvelle-Aquitaine (délégation régionale du Ministère de l’environnement) et coordonné à l’échelle du massif par la LPO (Ligue pour le Protection des Oiseaux).11 couples vivent dans les Pyrénées-Atlantiques, 13 dans les Hautes- Pyrénées, 3 en Haute-Garonne, 9 en Ariège, 2 dans l’Aude et 6 dans les Pyrénées-Orientales, soit 22% de l’effectif total du massif. Cette population nord-pyrénéenne est la plus importante en France en termes d’effectifs, mais elle reste extrêmement fragile.

La population des gypaètes dans les autres massifs montagneux français

Dans les Alpes, 14 couples sont recensés côté français grâce à 30 années d’efforts de réintroduction menés sur l’ensemble de l’Arc Alpin, et renforcent les probabilités d’avenir de cette espèce. En Corse, de 10 couples en 2010, il ne reste que 4 couples qui ne se produisent plus depuis plusieurs années et un renforcement de population est mis en oeuvre actuellement, dernier espoir de ne pas voir s’éteindre cette population insulaire pourtant présente depuis des millénaires. Enfin, un programme de réintroduction est en cours dans le sud du massif central et dans les Préalpes du Vercors et des Baronnies afin de favoriser les échanges génétiques entre la population autochtone des Pyrénées et celle des Alpes.

11 Avr

Inquiétude au Parc national des Pyrénées en raison d’une importante mortalité des amphibiens

Cadavres d'amphibiens ©Parc National des Pyrénées

Cadavres d’amphibiens
©Parc National des Pyrénées

On ne connaît pas encore la cause de cette mortalité massive, mais l’inquiétude est de rigueur face à l’ampleur de l’hécatombe. Les gardes du parc National ont découvert des dizaines de cadavres d’amphibiens dans plusieurs laquets dans le Val d’Azun et à Gavarnie. Le Parc fait appel aux promeneurs pour les alerter.

Depuis quelques semaines de nombreux cadavres d’amphibiens (grenouilles) ont été retrouvés tout d’abord dans le Val d’Azun et désormais dans le secteur de Gavarnie par les gardes du parc national des Pyrénées. Une mortalité importante et subite pour laquelle deux hypothèses sont émises . Il pourrait s’agir soit :

  • d’ un accident d’hibernation dû à un changement très brusque de température (sorties de leur hibernation, les grenouilles ont été terrassées par un retour du froid rapide) ou
  • d’une épizootie foudroyante (pas de transmission à l’homme possible).

Une autopsie est en cours pour déterminer la cause.

Avis aux promeneurs pour donner l’alerte

Au cours de vos promenades, si vous découvrez plusieurs cadavres d’amphibiens (plusieurs dizaines), voici la procédure d’alerte :

  • Prendre une photo globale du site. Evitez de vous approcher trop près de la zone humide et de passer d’une zone humide à une autre afin de ne pas servir de vecteur pour la prolifération d’une éventuelle maladie (désinfection des chaussures conseillée).
  • Prendre contact avec le Parc national des Pyrénées  par mail jerome.lafitte@pyrenees-parcnational.fr
  • et renseigner l’observation sur le site : www.alerte-amphibien.fr

27 Mar

Pyrénées : les gypaètes barbus sous haute surveillance

Les gardes du parc National du parc des Pyrénées surveillent discrètement les gypaètes barbus. ©Régis Cothias / France 3 Occitanie

Les gardes du parc National du parc des Pyrénées surveillent discrètement les gypaètes barbus.
©Régis Cothias / France 3 Occitanie

S’il est le plus grand des vautours, le gypaète barbu n’en est pas moins très fragile. C’est pour cette raison, que les gardes du Parc National des Pyrénées, assurent sa surveillance dans la plus grande discrétion en évitant tout dérangement pendant la période de couvaison.

Le gypaète barbu est connu pour son régime alimentaire particulier, il casse les os avant de les ingérer. Cette année les quatorze couples qui vivent dans le Parc national des Pyrénées semblent en bonne voie pour apporter de nouveaux gypaétons. Douze d’entres eux couvent leur oeuf.

C’est la période de la couvaison, l’une des étapes à haut risque pour le développement de l’oisillon.
Les couples sont observés de loin à la jumelle par les agents du parc et les hélicoptères sont systématiquement interdits de vols dans environs immédiats des nids. Les parents dérangés n’hésitent pas à abandonner leur progéniture en cas de dérangement.

17 Fév

Le Parc national des Pyrénées initie le public à l’observation de la faune et de la flore

Point rencontre avec un garde moniteur au Pont d'Espagne ©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Point rencontre avec un garde moniteur au Pont d’Espagne
©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

En hiver, les Pyrénées, offrent des moments magiques d’immersion dans la nature par l’observation de la faune et de la flore. Afin d’initier les vacanciers, le Parc National des Pyrénées organise 2 fois par semaine des points rencontres.

L’isard se montre plus facilement quand la neige est là. Il vient chercher à moyenne altitude la végétation dont il a besoin pour se nourrir. C’est entre autres, ce que les touristes venus skier ou se promener au Pont d’Espagne, verront. Les gardes moniteurs du parc seront là pour les aiguiller dans leur observation. Le tout enrichi d’une petite leçon d’histoire sur le Parc, le développement de la population des isards et bien d’autres informations sur la richesse du territoire.

Les rencontres sont organisées deux fois par semaine sur au Pont d’Espagne au dessus de Cauterets.

Paysage Pont d'Espagne ©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Paysage Pont d’Espagne
©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Régis Cothias et Jean-Yves Bascands se sont rendus sur place


Observation de la faune et de la flore en hiver dans les Pyrénées

18 Sep

Vidéo : le gypaète barbu blessé puis soigné a retrouvé la liberté

Le gypaète barbu retrouve sa liberté © Grégoire Trunet/ Hegalaldia

Le gypaète barbu retrouve sa liberté © Grégoire Trunet/ Hegalaldia

Récupéré en avril 2015 par les gardes moniteurs du Parc national des Pyrénées, de nuit, sur une vire rocheuse en vallée d’Aspe, le gypaète barbu a été soigné par l’association Hegalaldia. Cinq mois de soins intensifs, deux opérations ont été nécessaires pour rétablir sa patte et son blanc et enlever deux plombs qui l’empoisonnaient. Le 15 septembre, le rapace a retrouvé la vie sauvage en vallée d’Aspe (64), soigné et équipé d’un GPS qui permettra aux soigneurs de l’équipe Hegalaldia de suivre sa convalescence.

Le rapace avait été retrouvé perché sur une vire rocheuse. Son sauvetage avait été réalisé par les gardes du parc national au prix de nombreux efforts et de plusieurs tentatives.
L’oiseau a été suivi et c’est finalement dans la vallée d’Aspe qu’il avait pu être capturé pendant la nuit. L’oiseau avait a été aussitôt transféré au centre de soins spécialisés d’Hegalaldia.

Voir le dossier sur le gypaéte barbu dans les Pyrénées.

 

11 Sep

#Pyrénées : une marmotte pas vraiment sauvage et incontestablement gourmande

©José M. Acín

©José M. Acín

Rencontre étonnante d’une marmotte et d’une jeune femme près de la brèche de Roland. La marmotte, animal réputé sauvage, amadoue une jeune randonneuse pour obtenir un peu de nourriture. En général, dans le parc national des Pyrénées, les marmottes et autres animaux ne s’approchent pas des hommes. Ce n’est pas le cas de cette marmotte particulièrement téméraire.

©José M. Acín

©José M. Acín

La scène se passe au refuge des Sarradets, de la Brèche de Roland en plein coeur du Parc national des Pyrénées. Une jeune randonneuse espagnole sort son pique-nique de son sac à dos. Une marmotte s’approche d’elle et crée le contact. L’animal réclame « sa part » de sandwich. Une complicité inattendue entre la marmotte sauvage et la jeune femme partageant le même repas. L’événement a été capturé en plusieurs photographies (auteur José M. Acín) que l’on peut voir sur la page Facebook Ordesa.com.

Pour rappel, il est interdit de donner à manger aux animaux dans le Parc national des Pyrénées (voir le règlement).

09 Juin

Un pic à dos blanc capturé et bagué pour la première fois dans le Parc National des Pyrénées

Baguage Pic à dos blanc ©PNP / Fontanilles

Baguage Pic à dos blanc ©PNP / Philippe Fontanilles

Cette espèce d’oiseaux est rare. En France, elle n’est présente que dans la partie occidentale des Pyrénées. Pour cette raison, elle fait l’objet d’un programme de suivi des gardes-moniteurs du parc national des Pyrénées. Pour la première fois un des spécimens a été capturé et bagué.

Cela fait maintenant 5 ans que le pic à dos blanc bénéficie d’un programme d’étude de capture et de baguage mené par le Parc national  en partenariat avec le Groupe Ornithologique des Pyrénées et de l’Adour. Le pic à dos blanc est reconnaissable par sa calotte rouge pour les mâles et noire pour les femelles. Il a l’habitude de creuser des trous avec son bec dont il se sert comme habitat.

C’est dans la partie occidentale de la chaîne des Pyrénées que l’oiseau a trouvé les vieilles hêtraies avec de nombreux arbres morts dans lesquelles il évolue.

Pic  à dos blanc ©PNP Laurent Nédélec

Pic à dos blanc ©PNP Laurent Nédélec

Jérémy Bauwin et Philippe Fontanilles, des gardes-moniteurs  ont réussi à en capturer un et à lui poser une bague. Il s’agit d’une première sur un pic à dos blanc. Des mesures, des photographies ont été réalisées et quelques plumes ont été prélevées sur le volatile. Ces dernières serviront à effectuer une étude génétique qui permettra de vérifier l’existence d’une spécificité locale dans les Pyrénées, la sous-espèce lilfrodi. Puis, l’oiseau a été relâché et à retrouver le cours normal de ses activités.

Le Pic à dos blanc fait partie de la liste de l’Union internationale de conservation de la nature dans la catégorie « espèce vulnérable ».

 

03 Avr

Vidéo / Connaissez-vous le « cincle plongeur » ?

Cincle plongeur ©MaxPPP

Cincle plongeur©MaxPPP

Le cincle plongeur est un étonnant petit oiseau qui aime fréquenter les torrents des Pyrénées. Il est capable de s’immerger intégralement dans l’eau et le courant afin d’y trouver sa nourriture. Un exercice qui pourrait à première vue paraître périlleux quand on sait qu’il ne pèse que 60g en moyenne. Regardez sur ces très belles images tournées dans la vallée d’Orlu en Ariège. C’est fascinant de voir comment il procède :

Il fréquente essentiellement les cours d’eau rapides et froids, bien oxygénés avec des remous et des cascades mais aussi les lacs d’altitude.
Le cincle plongeur est inimitable : nerveux, actif et méfiant, il est capable de plonger, de nager et de marcher sur le lit du torrent, parfois à contre courant, pour trouver sa nourriture, insectes et larves aquatiques. Le cincle plongeur plonge et nage avec aisance en s’aidant de ses ailes pour gagner le fond du torrent. Il reste immergé de 3 à 10 secondes, généralement à moins de 1 mètre de profondeur.

C’est un passereau aquatique sédentaire, présent en France toute l’année.
Le cincle plongeur ne fait pas partie des espèces menacées. Cependant, comme pour le desman, sa survie est étroitement liée à la qualité du milieu aquatique dont il retire toute son alimentation. Les Pyrénées abritent les plus belles densités de cincles plongeurs de toutes les montagnes d’Europe.

27 Mar

Il n’y aura pas de petits gypaétes barbus ce printemps en vallée d’Aspe

Gypaète Barbu ©MaxPPP

Gypaète Barbu©MaxPPP

Le Parc National conduit depuis plusieurs années une surveillance rapprochée de 3 couples qui nichent en vallée d’Aspe. Cette année, les 3 nids étaient occupés par des oeufs. Mais les conditions climatiques de cet hiver n’ont pas permis à la couvaison d’aller jusqu’au bout. Il n’y aura donc pas de petit ce printemps.

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour cette espèce fortement menacée de disparition. Les quelques spécimens observés dans les Pyrénées font l’objet d’un suivi particulier mené par les agents du Parc National des Pyrénées. Trois couples ont été identifiés en vallée d’Aspe. Un suivi a donc été effectué pendant l’hiver.

La couvaison dans les trois nids semblait bien engagée, mais elle n’a pu aller jusqu’au bout. Les conditions climatiques difficiles de cet hiver et la grande quantité de neige qu’a reçu le massif ont été un frein à l’aboutissement de la couvaison. La neige a recouvert les nids.
Il n’y aura pas de petits gypaétes en 2015 dans la vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques).

Reportage de France 2

Le gyapète barbu menagé

Le gypaète barbu est le plus grand rapace d’Europe. Il mesure de 110 à 115 cm de longueur et a une envergure pouvant aller jusqu’à trois mètres. Ce rapace est en danger, il ne reste que 53 couples en France, dont 39 dans les Pyrénées. Et c’est dans les Pyrénées, qu’il se trouve en plus grand nombre.

Depuis 2010 et jusqu’à 2020, un plan d’action de protection de l’espèce a été engagé par le ministère de l’écologie. Plusieurs mesures ont été décidées, entre autres : l‘interdiction pour l’armée de l’air d’effectuer  ses activités d’entraînement, de liaison, d’exercice et d’essai dans les Pyrénées et les autres massifs montagneux des Alpes et Corse, pendant la période de reproduction de l’espèce, du 1er novembre au 15 août.

Certains rapaces étant très sensibles au dérangement, il est nécessaire de disposer d’une cartographie des zones de sensibilité majeure. Le Parc national des Pyrénées les communique, pour son territoire, aux unités de l’armée de l’air.

16 Mar

Du ski de randonnée pour sauver le léopard des neiges à Peyragudes

@Peyragudes

@Peyragudes

A Peyragudes, chaque mètre de dénivelé en ski de randonnée se transforme en 1 centime d’euros. Objectif : récolter de l’argent qui servira à mener des actions pour protéger le léopard des neiges. C’est le léopard day, et c’est ludique, facile et solidaire. Alors rendez-vous à Peyragudes, dimanche 22 mars.

Les skieurs de Peyragudes sont invités toute la journée de dimanche 22 mars à participer à une action de solidarité en faveur du léopard des neiges, une espèce menacée vivant dans les montagnes d’Asie Centrale. L’Association Snow Léopard Trust qui oeuvre pour la protection de cet animal.

Léopard des neiges ©MaxPPP

Léopard des neiges©MaxPPP

C’est l’occasion d’essayer la pratique du ski de randonnée tout en faisant une bonne action

Pour participer et aider l’association, rien de plus simple. Il suffit de chausser les skis de randonnée qui sont prêtés pour l’occasion et de faire un maximum de dénivelé. Pas besoin d’être un grand sportif. Différents itinéraires sont proposés en fonction du niveau de chacun.