18 Jan

Vidéo. Comment les gardes-moniteurs du Parc National font le suivi du gypaète barbu ?

Gypaète barbu © Flavien Luc/ Parc national des Pyrénées

Gypaète barbu
© Flavien Luc/ Parc national des Pyrénées

Le Parc National des Pyrénées met en ligne un très joli film pédagogique sur le suivi du rapace gypaète barbu. L’espèce est protégée et moins d’une quarantaine de couples vivent en France, une quinzaine dans les Pyrénées. Il faut ténacité et patience aux gardes-moniteurs pour surveiller le plus grand des rapaces d’Europe.

Les gardes-moniteurs du Parc national procèdent à l’observation sur le terrain des 15 couples de Gypaètes barbus qui occupent les falaises du Parc. La sauvegarde du casseur d’os est une de leur mission. C’est un travail au long cours, indispensable pour la sauvegarde de l’espèce. Le film permet de comprendre, comment les gardes moniteurs s’y prennent pour surveiller l’oiseau sans le déranger.

Image de Laurent Nedelec.

L’ espèce est classée « vulnérable » dans les Pyrénées et « menacée d’extinction » par l’UICN. Le Parc national et les acteurs du territoire mettent en oeuvre une série de mesures afin de la sauvegarder : observation, veille sanitaire, mise en oeuvre de plan de vol spécifique, décalage de travaux…

22 Août

2017 une année faste pour les jeunes gypaètes barbus des Pyrénées

Gypaète barbu adulte ©Bruno Bartemy

Gypaète barbu adulte
©Bruno Berthemy

Cet été 16 gypaètes barbus ont pris leur envol dans les Pyrénées. Une année record comparée aux deux dernières années. Le gypaète barbu reste l’un des rapaces parmi les plus menacés d’Europe. Il est particulièrement sensible au dérangements et à la présence de l’homme qui affecte sa reproduction.

Un bon résultat mis qui reste inférieur au taux de reproduction dans les Alpes

2015 et  2016 ont été de mauvaises années. 9 et 11 jeunes gypaètes avaient réussi à prendre leur envol. En 2017, 16 gypaétons sont nés et ont réussi à prendre leur envol dans les Pyrénées françaises.
Le taux de natalité et de survie des jeunes s’établit à 0,4 jeune par couple seulement dans les Pyrénées contre 0,6 dans les Alpes. Mais le résultat 2017 reste le meilleur de ces 10 dernières années. Espèce extrêmement sensible aux dérangements, la fréquentation accrue des espaces montagnards (survols motorisés, travaux, activités de loisirs…) affecte sa reproduction.

44 couples sont présents sur le versant français des Pyrénées

La reproduction se passe mieux dans les territoires protégés. C’est la cas dans le Parc national des Pyrénées notamment et sur les territoires où des conventions de protection ont été établies.
Bénéficiaire d’un Plan national d’actions piloté par la DREAL Nouvelle-Aquitaine (délégation régionale du Ministère de l’environnement) et coordonné à l’échelle du massif par la LPO (Ligue pour le Protection des Oiseaux).11 couples vivent dans les Pyrénées-Atlantiques, 13 dans les Hautes- Pyrénées, 3 en Haute-Garonne, 9 en Ariège, 2 dans l’Aude et 6 dans les Pyrénées-Orientales, soit 22% de l’effectif total du massif. Cette population nord-pyrénéenne est la plus importante en France en termes d’effectifs, mais elle reste extrêmement fragile.

La population des gypaètes dans les autres massifs montagneux français

Dans les Alpes, 14 couples sont recensés côté français grâce à 30 années d’efforts de réintroduction menés sur l’ensemble de l’Arc Alpin, et renforcent les probabilités d’avenir de cette espèce. En Corse, de 10 couples en 2010, il ne reste que 4 couples qui ne se produisent plus depuis plusieurs années et un renforcement de population est mis en oeuvre actuellement, dernier espoir de ne pas voir s’éteindre cette population insulaire pourtant présente depuis des millénaires. Enfin, un programme de réintroduction est en cours dans le sud du massif central et dans les Préalpes du Vercors et des Baronnies afin de favoriser les échanges génétiques entre la population autochtone des Pyrénées et celle des Alpes.

17 Fév

Ça va bien pour les gypaètes barbus des Pyrénées

Couple de gypaètes barbus en couvaison en vallée d'Ossau ©Didier Peyrusqué

Couple de gypaètes barbus en couvaison en vallée d’Ossau
©Didier Peyrusqué

Douze des quatorze couples qui vivent dans le Parc National des Pyrénées couvent leur oeuf. Une bonne nouvelle pour l’avenir de cette espèce, fragile et menacée. Il semble que les rapaces aient trouvé des conditions de vies idéales pour construire « leur nid ».

Il faut savoir que le nombre de naissance chez les gypaètes barbus est faible. En moyenne, un couple donne 1 jeune à l’envol tous les 3 ans. Ce qui fait de ces douze couples en couvaison une excellente nouvelle pour le maintien de la population dans les Pyrénées. 

Les oiseaux vivent plus de trente ans, mais ils ne commencent à vivre en couple qu’à partir de 6 ou 7 ans et ce n’est qu’alors qu’ils entament les cycles de reproduction qui durent 10 mois. Quand à l’oeuf il faut entre 52 et 53 jours de couvaison pour éclore. Les naissances sont attendues pour le mois de mars. 4 mois seront nécessaires avant que le gypaéton ne puisse prendre son envol.

4 couples vivent en vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques) et 3 autres en vallée d’Aure (Hautes-Pyrénées). En tout ce sont quatorze couples qui sont suivis par la Ligue de Protection des Oiseaux des Pyrénées en partenariat avec le Parc National des Pyrénées. Un quinzième couple a également été détecté par les gardes moniteurs dans le Béarn.

15 Sep

Dans les Pyrénées : des oiseaux, des reptiles et des végétaux sont aussi menacés de disparition

Aétos, gypaéte né dans la réserve d'Aulon ©Yann Bourjade

Aétos, gypaète né dans la réserve d’Aulon
©Yann Bourjade

Il s’appelle Aetos et vole depuis le 25 juillet de ses propres ailes dans la réserve régionale d’Aulon, près de Saint Lary. L’envol d’un jeune gypaète barbu est en soi un petit événement tant la reproduction de cette espèce de vautour est capricieuse et aléatoire. En fait, à peine 1 naissance sur 3 réussit, issue heureuse par l’envol du jeune gypaète mais le froid, des neiges tardives, le manque de nourriture ou le dérangement à proximité du nid par le survol d’hélicoptère ou de parapente font échouer la reproduction. Du reste dans la réserve d’Aulon, pas de survol d’hélico depuis la naissance d’Aétos et c’est avec des ânes que les cabanes de berger sont ravitaillées. Avec 43 couples sur le versant nord des Pyrénées et 11 jeunes à l’envol cette année, les effectifs remontent doucement pour le plus grand des vautours mais d’autres espèces de rapaces voient leur population stagner pour le vautour percnoptère ou même régresser pour le milan royal.

Les oiseaux attirent les regards mais des espèces beaucoup plus discrètes figurent aussi sur la liste des espèces menacées établie par l’UICN l’Union Internationale de Conservation de la Nature et récemment remise à jour. Pour les reptiles et batraciens, 32 espèces sont menacées dans les Pyrénées, en particulier des lézards qui subissent les effets du réchauffement climatique.


De nombreux oiseaux, reptiles et végétaux des Pyrénées sont menacées de disparition

Régis Cothias

 

 

05 Nov

Ariège : deux pratiquants de wingsuit condamnés pour vol dans une zone d’habitat de rapaces protégés

Gypaète barbu ©MaxPPP

Gypaète barbu ©MaxPPP

Les faits remontent à décembre 2008. Deux pratiquants se wingsuit se lancent du haut des falaises de Sinsat dans l’Ariège, dans une zone de biotope de rapaces protégés par Arrêté préfectoral. La justice vient de les condamner à de lourdes amendes pour violation et perturbation intentionnelle d’une espèce protégée.

Les falaises les Quiès de Sinsat sont sous la protection d’un Arrêté préfectoral qui protège les zones d’habitat et les périodes de reproduction de plusieurs rapaces, parmi lesquelles le gypaète barbu, (espèce qui fait également l’objet d’un plan national de protection. Le couple d’oiseaux installé depuis 2001 sur les falaises de l’Ariège est étroitement surveillé, comme les 39 spécimens qui se trouvent dans les Pyrénées. L’oiseau dont la reproduction est rare, seules deux reproductions ont été menées jusqu’au bout par ce couple en 2005 et 2006 est particulièrement sensible au dérangement. D’où, la mise en place d’un calendrier et un zonage, par la préfecture qui permet aux pratiquants d’escalade, de parapente et autres sports de déterminer les lieux et périodes possibles et définies par la préfecture.

Condamnation pour perturbation intentionnelle du Gypaète barbu et violation de l’Arrêté préfectoral avérées

Deux faits sont reprochés aux pratiquants, la violation de l’arrêté préfectoral et le dérangement intentionnel. En effet, les deux adeptes se trouvaient dans la zone protégée par l’arrêté préfectoral en pleine période d’interdiction, alors que des panneaux d’information sur la réglementation informent sur le site des règles à respecter.
Par ailleurs, au moment du vol, un agent de l’ONF (Office National des Forêts) avait repéré un gypaète adulte en train de voler à 50m des sauteurs qui se trouvaient en haut de la falaise. La présence de l’oiseau ne pouvait pas passer inaperçue.

La plainte déposée par la Ligue de protection des oiseaux et l’association Nature Midi-Pyrénées a été reçue. La condamnation par le tribunal de grande instance de Foix est tombée le 19 octobre. Chacun des sauteurs devra déboursé 1200 euros d’amende. La justice a voulu rappeler que la pratique des nouvelles disciplines sportives (type Base jump, wingsuit, high line,..) ne pouvait pas s’affranchir de la réglementation en vigueur.

Le gypaète barbu est le plus grand rapace d’Europe. Il mesure de 110 à 115 cm de longueur et a une envergure pouvant aller jusqu’à trois mètres. Ce rapace est en danger, il ne reste que 53 couples en France, dont 39 dans les Pyrénées. Et c’est dans les Pyrénées, qu’il se trouve en plus grand nombre.

Depuis 2010 et jusqu’à 2020, un plan d’action de protection de l’espèce a été engagé par le ministère de l’écologie. Plusieurs mesures ont été décidées, entre autres : l‘interdiction pour l’armée de l’air d’effectuer  ses activités d’entraînement, de liaison, d’exercice et d’essai dans les Pyrénées et les autres massifs montagneux des Alpes et Corse, pendant la période de reproduction de l’espèce, du 1er novembre au 15 août.

18 Sep

Vidéo : le gypaète barbu blessé puis soigné a retrouvé la liberté

Le gypaète barbu retrouve sa liberté © Grégoire Trunet/ Hegalaldia

Le gypaète barbu retrouve sa liberté © Grégoire Trunet/ Hegalaldia

Récupéré en avril 2015 par les gardes moniteurs du Parc national des Pyrénées, de nuit, sur une vire rocheuse en vallée d’Aspe, le gypaète barbu a été soigné par l’association Hegalaldia. Cinq mois de soins intensifs, deux opérations ont été nécessaires pour rétablir sa patte et son blanc et enlever deux plombs qui l’empoisonnaient. Le 15 septembre, le rapace a retrouvé la vie sauvage en vallée d’Aspe (64), soigné et équipé d’un GPS qui permettra aux soigneurs de l’équipe Hegalaldia de suivre sa convalescence.

Le rapace avait été retrouvé perché sur une vire rocheuse. Son sauvetage avait été réalisé par les gardes du parc national au prix de nombreux efforts et de plusieurs tentatives.
L’oiseau a été suivi et c’est finalement dans la vallée d’Aspe qu’il avait pu être capturé pendant la nuit. L’oiseau avait a été aussitôt transféré au centre de soins spécialisés d’Hegalaldia.

Voir le dossier sur le gypaéte barbu dans les Pyrénées.

 

16 Avr

Dernières nouvelles du gypaéte barbu secouru par les gardes du Parc national des Pyrénées

Le 9 avril dernier, les gardes-moniteurs du Parc national des Pyrénées sont venus au secours d’un gypaète barbu adulte blessé  dans le secteur du Portalet, en vallée d’Aspe. L’oiseau a été récupéré et est désormais soigné au centre de soins d’Hegalaldia. Voici son sauvetage et les dernières nouvelles du volatile.

@Parc National des Pyrénées Didier Peyrusqué

@Parc National des Pyrénées Didier Peyrusqué

L’animal était perché sur une vire au-dessus du gave et de la route frontalière, il semblait inaccessible.  Un garde- moniteur encordé a tenté vers 19h  de l’attraper pendant que deux autres agents s’occupaient de la surveillance. tentative qui a échoué car l’oiseau a réussi à s’envoler malgré une patte cassée. Pendant la nuit, le gypaète a été suivi et à nouveau repéré. Il a pu être capturé à Cette-Eygun en vallée d’Aspe. Il a ensuite été transféré au  centre de soins d’Hegalaldia.

@Parc National des Pyrénées

@Parc National des Pyrénées

Le gypaète présente d’importantes blessures :

Pris en main par les soigneurs du centre de soin Hegalaldia, dès le lendemain vendredi 10 avril, l’oiseau a été radiographié, pas de fracture au niveau d’une des pattes, mais plusieurs blessures nécessitant des soins appropriés :

  1. A la patte gauche : au niveau du tibia et tarso-métatarse, un arrachement des tissus sur environ 15 cm de longueur sur la moitié de sa circonférence. Il y a un écoulement purulent au niveau de l’articulation, et des tissus nécrosés. Le Gypaète ne présente plus de sensibilité aux niveaux des doigts de cette patte, qui sont chauds et gonflés.
  2. La deuxième patte présente plusieurs éraflures, mais celles-ci sont superficielles.
  3. Au niveau des côtes : deux plaies avec arrachement des tissus de surface.
  4. Au niveau de l’abdomen : deux trous superficiels, d’un diamètre de 1cm et d’une profondeur de 12cm. Cette blessure semble avoir engendrée une lésion pulmonaire.

    L’oiseau se serait blessé en 
     percutant une ligne électrique qui aurait crée cette lésion importante au niveau du tibia et tarso-métatarse gauche. Il a tenté à plusieurs reprises de s’envoler, mais ne pouvant atterrir convenablement, s’est perforé l’abdomen avec des corps étrangers. 
Le gypaéte secouru l’oiseau vit bien sa captivité et ses multiples soins © Hegalaldia

Le gypaéte secouru l’oiseau vit bien sa captivité et ses multiples soins© Hegalaldia

Etat de la population du rapace dans les Pyrénées

29 couples ont été recensés dans le massif des Pyrénées, constituant le noyau le plus important de la population de ce grand rapace en France qui compte en tout et pour tout 59 couples. Cette année, les trois couples reproducteurs présents en vallée d’Aspe ont désertés leur nid en raison des mauvaises conditions météo
L’animal sera relâché dès que son état de santé se sera amélioré.

Pour suivre l’évolution de la récupération du gypaète consulter la page facebook du centre de soins Hegalaldia

27 Mar

Il n’y aura pas de petits gypaétes barbus ce printemps en vallée d’Aspe

Gypaète Barbu ©MaxPPP

Gypaète Barbu©MaxPPP

Le Parc National conduit depuis plusieurs années une surveillance rapprochée de 3 couples qui nichent en vallée d’Aspe. Cette année, les 3 nids étaient occupés par des oeufs. Mais les conditions climatiques de cet hiver n’ont pas permis à la couvaison d’aller jusqu’au bout. Il n’y aura donc pas de petit ce printemps.

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour cette espèce fortement menacée de disparition. Les quelques spécimens observés dans les Pyrénées font l’objet d’un suivi particulier mené par les agents du Parc National des Pyrénées. Trois couples ont été identifiés en vallée d’Aspe. Un suivi a donc été effectué pendant l’hiver.

La couvaison dans les trois nids semblait bien engagée, mais elle n’a pu aller jusqu’au bout. Les conditions climatiques difficiles de cet hiver et la grande quantité de neige qu’a reçu le massif ont été un frein à l’aboutissement de la couvaison. La neige a recouvert les nids.
Il n’y aura pas de petits gypaétes en 2015 dans la vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques).

Reportage de France 2

Le gyapète barbu menagé

Le gypaète barbu est le plus grand rapace d’Europe. Il mesure de 110 à 115 cm de longueur et a une envergure pouvant aller jusqu’à trois mètres. Ce rapace est en danger, il ne reste que 53 couples en France, dont 39 dans les Pyrénées. Et c’est dans les Pyrénées, qu’il se trouve en plus grand nombre.

Depuis 2010 et jusqu’à 2020, un plan d’action de protection de l’espèce a été engagé par le ministère de l’écologie. Plusieurs mesures ont été décidées, entre autres : l‘interdiction pour l’armée de l’air d’effectuer  ses activités d’entraînement, de liaison, d’exercice et d’essai dans les Pyrénées et les autres massifs montagneux des Alpes et Corse, pendant la période de reproduction de l’espèce, du 1er novembre au 15 août.

Certains rapaces étant très sensibles au dérangement, il est nécessaire de disposer d’une cartographie des zones de sensibilité majeure. Le Parc national des Pyrénées les communique, pour son territoire, aux unités de l’armée de l’air.