22 Mai

Angers : Palmarès du 16ème Festival Cinémas d’Afrique

C’est avec beaucoup d’émotion que le palmarès du 16e festival Cinémas d’Afrique a été dévoilé samedi soir, lors de la soirée de clôture. A l’issue de cinq jours de festival intenses, remplis d’échanges, ce sont deux courts métrages et deux longs métrages qui ont été primés par les jurés.

► Prix Jury Jeunes :
Le Jury Jeunes, composé de dix personnes de 16 à 30 ans et de tous horizons, a récompensé :

Court-métrage : « L’arbre sans fruit », réalisé au Niger par Aïcha Macky. Un film fort et poétique sur la situation « hors-norme » des femmes nigériennes qui ne peuvent pas avoir d’enfants.

Long métrage : « L’île de Perejil », réalisé par Ahmed Boulane. C’est ici l’humour et la justesse des promos qui ont touché les jeunes jurés.

► Prix Public :
Les membres du public ayant acheté un passeport ont eux aussi élu leurs films favoris.

Court-métrage : « Les larmes aux yeux », réalisé par Aïcha Macky, qui, les larmes aux yeux, est montée sur scène pour recevoir son trophée.

Long-métrage : « Wallay », de Berni Golblat. Projeté en ouverture du festival, ce film a touché par sa sensibilité.

En marge du palmarès officiel, dix angevins ont pu choisir un film coup de coeur qu’ils souhaitaient voir programmé le 29 juin aux Cinémas Les 400 Coups.
C’est donc le film « L’orage Africain, un continent sous influence » de Sylvestre Amoussou qui a eu l’honneur d’être choisi.
Un long métrage fort, qui questionne, ne laisse personne indiférent et qui, surtout, est propice au débat.

Rendez-vous en 2019, pour le prochain Festival Cinémas d’Afrique.

12 Mai

Angers se met à l’heure africaine

Du 16 au 21 mai, Angers accueille la 16ème édition du festival du cinéma d’Afrique. Cet événement est l’occasion d’échanges, de rencontres avec les réalisateurs et artistes venant de tout le continent. Rencontre avec Chloé Gaugain, chargée de communication du festival.

Comment est né ce festival ?
Ce festival est avant tout une histoire de coeur avec l’Afrique. Il est né à l’initiative de deux angevins, qui, en découvrant le Bénin, se sont rendus compte du décalage entre l’image que l’on a de l’Afrique, ici en France, et les réalités du pays. Ils n’ont eu de cesse d’approfondir et de partager leurs connaissances sur ces cultures. Pour cela, ils ont fondé l’association « cinémas et cultures d’Afrique » à l’origine de ce festival. Le jumelage entre Angers et Bamako a facilité son développement.
La première édition s’est tenue en 1987.

Quelle est sa spécificité ?
La programmation de Cinémas d’Afrique se fait directement « à la source », sur le continent africain lors de festivals (comme le FESPACO de Ouagadougou) ou via nos réseaux. La volonté est de diffuser en France des films qui, bien souvent, ne sont pas vus en occident. Ils portent un regard sur l’Afrique par l’Afrique, sans intermédiaire.
Il n’y a qu’un critère : que tous les films soient tournés en Afrique, sans distinction de pays, de genre, ni de durée.
La programmation se veut au plus proche des tendances cinématographiques du continent. La part belle est faite aux courts-métrages. Cela reflète la réalité de la production en Afrique : beaucoup de jeunes se lancent dans la réalisation de films courts pour faire leurs premières armes. Le Maghreb avec la Tunisie et le Maroc notamment sont des pays dans lesquels beaucoup de films sont produits. A souligner également la présence de films du Ghana, d’Afrique du Sud, du Niger et du Mali. Partout, la jeune génération est lancée !
Côté longs-métrages, le film documentaire est toujours un genre bien représenté.
Cette année, 7 longs métrages et 10 courts métrages sont en compétition.

Deux programmations Jeune Public, pour la maternelle et le collège, sont également proposées tous les matins du festival. Ces films ne sont en revanche pas en compétition.

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09 Mai

Cannes, tapis rouge pour Raphaëlle Jean-Louis, jeune réalisatrice de Saint-Brévin

Rien ne prédestinait cette jeune infirmière à monter un jour les marches du Festival de Cannes. Sa dernière réalisation « Quand vais-je te revoir » a été sélectionnée au Short Film Corner. Rencontre avec cette artiste ligérienne quelques jours avant son départ pour la Croisette.

C’est une belle histoire de cinéma qu’est en train de vivre Raphaëlle Jean-Louis. Réalisatrice, scénariste, comédienne, cette passionnée a déjà été récompensée en 2014 par le Festival Turbofilm de Reims pour son 2ème court-métrage « Le dernier arrêt ». Mais cette année, c’est avec « Quand vais-je te revoir » que cette jeune réalisatrice de Saint-Michel-Chef-Chef a été sélectionnée au Short Film Corner du Festival de Cannes. La montée des marches va être, pour cette autodidacte, l’occasion de rencontres et d’échanges avec le milieu du 7ème art.

Infirmière à Saint-Brévin dans la vie, elle se consacre actuellement à l’écriture d’un long métrage de fiction sur un thème qu’elle connaît bien : le secteur hospitalier. Un talent à suivre …

merci au cinéma Bonne Garde de Nantes pour son accueil

Le dernier court-métrage de Raphaëlle Jean-Louis « Quand vais-je te revoir », sur le thème de la rencontre, a été sélectionné cette année au Short Film Corner du Festival de Cannes (du 17 au 28 mai 2017).

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