04 Nov

L’automne dans le Néouvielle (Hautes-Pyrénées)

Une photo glanée sur twitter et postée par @Isidore27. Le lacs d’Aumar et d’Aubert photographiés le 31 octobre 2013 depuis la Hourquette d’Aubert dans le massif du Néouvielle . Tous les ingrédients y étaient : mer de nuages au loin, rayon de soleil, pins à crochet, bleu profond des lacs et un peu de neige. Que du bonheur, quoi !

 

31 Oct

Le plateau de Beille se déguste à toutes heures

Quelque soit la saison, il offre son lot de paysages et d’activités.

A l'entrée du plateau de Beille ©EG

A l’entrée du plateau de Beille©EG

  • En été, il fait le bonheur des randonneurs avides de grands espaces et de panoramas dégagés, Il attire également les VTTistes (70 km de piste et 42 km de chemin raquette) où les cyclistes qui partent à l’assaut de 15,8 km et 1255 mètres de dénivelé depuis le village des Cabannes jusqu’à l’entrée du plateau.
  • En automne, il est à lui seul un festival de couleur dont s’émerveille les promeneurs. A l’orée de ses forêts poussent sur la mousse et sous les bruyères quelques cèpes onctueux qu’il n’est pas interdit de ramasser et de consommer.
  • En hiver, le plateau est l’un des spots les plus importants des Pyrénées pour les skieurs de fond. Les randonneurs à raquettes y ont également leur place et partagent cette vaste étendue avec quelques skieurs de randonnées.
  • Au printemps, la neige fait progressivement place à un tapis de fleurs. On vient y chercher les premiers rayons de soleil et un peu d’air pur entre 1650 et 2000 en parcourant ou pas le GR10.

Samedi 26 octobre 2013, le plateau prenait toute sa mesure et nous a régalé les yeux et un peu les papilles de lumières et de saveurs. Les conditions étaient parfaites. Un temps clair un air doux, trop doux pour nos envies de ski, avec juste ce qu’il faut de vent pour que nous sentions nos corps et nos mouvements. C’était un festival de formes et de couleurs.

Visite en images avec un diaporama de toutes ses richesses. A l’exception de la senteur agréable de la résine des pins à crochets mais vous y êtes presque.

 

 

Le plateau de Beille se trouve au sud de la vallée de l’Ariège entre Tarascon et Ax-les-Thermes. Il a longtemps été un lieu d’élevage, surtout bovin. Il est récemment devenu le site d’une importante station de sports d’hiver des Pyrénées, principalement vouée à la pratique du ski de fond, avec des pistes situées entre 1650 et 2000 m d’altitude. Par ailleurs, Le chemin de randonnée 10 traverse ses pelouses et ses forêts. Enfin, depuis 1998, l’ascension depuis les Cabannes jusqu’au plateau constitue régulièrement l’ascension finale d’une étape du Tour de France.

 

Timelaps au Pic du Midi

On ne pouvait pas passer devant tant de beauté sans vous en faire profiter. Cela se passe de commentaires, vous verrez. Les images parlent d’elles même. Elles vous emmènent à 2877 mètres d’altitude où se trouve l’Observatoire du Pic du Midi. Une vue imprenable sur le massif pyrénéen et un lieu hors pair pour l’observation des étoiles.

Quatre ans de vie au sommet de 2009 à 2011 résumés dans une vidéo de 5 minutes réalisées grâce à la technique du Timelaps par un photographe passionné d’astronomie, Romain Montaigut.

Ici, vous trouverez d’autres timelaps réalisés dans les décors pyrénéens

30 Oct

Objectif : la brèche de Roland. Ambiance

 

C’était un jour sans. La météo n’y était pas mais quelle ambiance !

Ce 28 septembre 2013, le ciel bas et le vent puissant auraient pu décourager la troupe. La couleur du ciel avait été annoncée par Météo France et les prévisionnistes ne s’étaient pas trompés. Sortie de voitures au col des tentes, la réalité nous saute au visage. Il fait froid, ça souffle fort dans le goulet que forme un peu plus haut le port de Boucharo et les nuages sont à portée de main. Ambiance.

Depuis le col des Tentes, le port de Boucharo bouché

A cet instant; tout se joue. Il faut décider de renoncer ou d’affronter les éléments. Les premières minutes passées, l’envie de gravir reprend le dessus. Gore-tex, gants et bonnets vont prendre l’air pour la première fois  de l’automne. Engourdis par la voiture et saisis par le froid, les premiers pas sont raides mais décidés. C’est parti pour 2 heures de montée avec les doigts croisés pour trouver la petite fenêtre météo nécessaire.

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Une décision mesurée

Notre groupe de 10 personnes (de 3 à 73 ans) s’élance vers la mythique brèche de Roland, un lieu emblématique des Pyrénées qui ne présente pas de difficultés techniques réelles. Randonneurs néophytes ou confirmés connaissent son panorama fantastique frontière visuelle naturelle entre le versant français et le cirque de Gavarnie et le versant espagnol vers le canyon d’Ordesa.

Ce jour-là le gris dominait largement apportant des nuances infinies aux barres rocheuses et au glacier du Taillon. Que dire des alpages au vert fluo traversés par quelques rares rayons de soleil possibles à la faveur d’un nuage trop vite poussé et pas encore remplacé par le suivant.

 

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Parce que la montagne prend une toute autre dimension quand les éléments météo se déchainent.

Austère ne rime pas toujours avec hostile. Gravir les pentes par mauvais temps est certes impressionnant mais c’est se confronter à la nature dans ses aspects les plus rudes.  Les nuages menaçant tout au long du parcours  apportent  une dimension surréaliste à la progression. Paradoxalement, le panorama si vaste par temps dégagé est comme oppressé par les nuages. Les plus claustrophobes d’entre nous y sont sensibles.

Pas de pas de travers ou de chemins de traverse surtout lorsque les conditions météo sont limites. L’heure est au sérieux sur le chemin suspendu, le passage dans la cascade nécessitant parfois de s’aider de ses mains puis le cheminement face au glacier du Taillon et enfin le passage de la crête jusqu’au refuge de la brèche de Roland. Les rafales poussent ou ralentissent la progression. Nous finissons par en jouer à chaque enjambée. Les nuages tiennent leur promesse, ils se retiennent encore.  Le refuge des Sarradets est en vue. Il était temps.

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@EG

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La grimpette de la cascade ©EG

La grimpette de la cascade©EG

 

La traversée de la cascade ©EG

La traversée de la cascade©EG

En bordure du glacier sous le Taillon ©EG

En bordure du glacier sous le Taillon©EG

Derniers mètres en crête avant l'arrivée au refuge de la Brèche de Roland

Derniers mètres en crête avant l’arrivée au refuge de la Brèche de Roland

Pourquoi tout ça ?

Dans la chaleur du refuge, les doigts engourdis reprennent vie. Les joues se colorent, la faim est enfin assouvie. C’est un moment de joie intense pour les jeunes (3, 6 , 7 et 9 ans et les plus vieux 70 et 73 ans). Le dernier « rapaillou » ne sera pas pour aujourd’hui, les nuages ont cédé et la pluie fait luire la pierre.

Montée finale ©EG

Montée finale©EG

Il est décidé collectivement de prendre le chemin du retour. Lentement, prudemment pour éviter les glissades. Les paysages changent encore. Les  reliefs se couvrent d’humidité dévoilant d’autres couleurs et une autre de leur facette.

Descente prudente ©EG

Descente prudente©EG

  • la Brèche de Roland c’est toujours magique.

  • la lumière de l’automne était fantastique entre ruban de nuages,  vert fluo des alpages et rouge des fougères

  • marcher sous la pluie c’est une expérience différente. On apprécie d’autant plus le retour aux vêtements secs et à la chaleur de la voiture

  • les paysages prennent une autre dimension. Avec les couleurs austères, les sommets en imposent plus.

  • le vent nous rappelle à chaque instant combien il est important d’avoir les deux pieds bien à plat. Ça fait froid aux joues mais chaud au coeur de se bagarrer contre les éléments.

  • en montagne les conditions météo sont souvent difficiles voires extrêmes

  • plus c’est difficile et plus on aime ça comme un challenge personnel

  • et puis nous ne pourrons pas rester ainsi, nous avons maintenant  une bonne raison pour retenter l’ascension sous des ciels plus cléments.

Nota bene : En montagne, on ne badine pas avec la sécurité. Quand les conditions sont trop mauvaises il est intelligent de renoncer. Bien entendu, chacun en fonction de son expérience et de ses aptitudes trouve ses limites. Renoncer c’est savoir reporter intelligemment son excursion.

Dans la situation décrite ci-dessus, il n’y avait pas de réel danger. Le chemin était dégagé, il était emprunté par d’autres randonneurs, le groupe était composé de randonneurs entrainés et connaissant l’environnement montagnard. Par ailleurs nous disposions du matériel pour nous protéger du froid et de la pluie.

La brèche de Roland est une impressionnante trouée naturelle de 40 m de large et de 100 m de haut s’ouvrant dans les falaises situées au-dessus du cirque de Gavarnie dans les Pyrénées. Située à une altitude de 2 807 m, elle marque la frontière entre la France et l’Espagne. Cette véritable porte naturelle donne accès, dans un décor minéral, au Parc National d’Ordesa en Espagne et à ses somptueux canyons. La brèche est encerclée de plusieurs sommets culminant à plus de 3000 mètres d’altitude.
On peut accéder à la brèche depuis le  refuge des Sarradets, en 45 minutes d’ascension environ.
La Brèche de Roland une légende : Roland de Roncevaux l’aurait ouverte grâce à sa célèbre épée Durandal … Voyant qu’elle ne cassait pas, il l’aurait envoyée de toutes ses forces  et elle se serait fichée dans une falaise à Rocamadour dans le Lot.

 

28 Oct

Des fourmis dans les spatules ?

Cc Anders Ljungberg

Cc Anders Ljungberg

C’est un phénomène connu des amateurs de glisse en tous genres. Vers la fin de l’automne, des démangeaisons sporadiques s’invitent sous votre plante de pied. Vous ne l’avez peut-être pas encore identifié mais il se pourrait que vous souffriez de skiite aiguë.

Les symptômes sont annonciateurs d’une montée en pression jusqu’à ce les pentes soient revêtues d’un manteau bien blanc.

Certains ont des hallucinations. La preuve sur cette image.

Une photo de Maxime Coyola

Une photo de Maxime Coyola

A ce jour aucun remède n’a prouvé son efficacité. La consultation des photos et des vidéos des saisons passées risquent même d’aggraver votre cas.

Toutefois en attendant l’or blanc, il est vivement conseillé de :

  • Préparer votre matériel. Fartez et aiguisez à volonté
  • Passer en revue tous les lieux que vous aimeriez explorer spatules aux pieds
  • Vous entraîner sur la WII pour patienter efficacement
  • Rassembler les contacts de vos amis partageant le même trip. Organisez des rencontres entre personnes ayant les mêmes crises d’angoisse prè-neige. Cela s’appelle la thérapie de groupe.
  • Repérer les promos d’avant saison que proposent les stations
  • Implorer le ciel pour que la neige arrive vite, ça urge !

Heureusement l’issue est proche, l’hiver est annoncé pour bientôt. Les stations tablent même sur une ouverture le 30 novembre.

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