01 Juin

La réalisatrice Raphaëlle Jean-Louis revient de Cannes des étoiles plein les yeux

Avant son départ pour le Festival de Cannes, nous avions rencontré cette jeune réalisatrice ligérienne, dont  le troisième court-métrage « Quand vais-je te revoir ? »  était sélectionné au Short Film Corner.
De retour de la croisette, elle nous livre ses impressions.

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« Mon séjour à Cannes a été extra ! » se réjouit Raphaëlle, « j’y suis allée en compagnie de l’acteur principal du film Mickaël Winum »
Tout a commencé pour elle comme dans un rêve avec le choix des tenues pour la montée des marches. Pour l’occasion la marque japonaise Taé Ashida lui a prêté plusieurs robes de haute couture arrivées directement par avion. « J’étais très étonnée et si contente de commencer l’aventure ainsi. Et pour l’anecdote : j’avais essayé la robe que portait la réalisatrice japonaise Naomie KAWASE. »

Et la montée des marches ?  

« C’est une expérience inoubliable, au-delà des strass et des paillettes, c’est la fierté d’être là pour présenter mon film « Quand vais-je te revoir ? ». Je me suis dit au fond de moi :  » je me suis battue et j’y suis arrivée ». Je viens d’un milieu modeste, je suis infirmière et donc très fière d’être arrivée jusqu’ici. »

Ce fut une semaine riche pour la jeune réalisatrice, entre la diffusion des longs et courts métrages en compétition, la visite du site du festival de Cannes, le village international, la Quinzaine des réalisateurs… un moment d’émotion et de rencontre. « J’ai pu échanger avec des producteurs américains, pour inscrire mon film à des festivals là-bas. J’ai également rencontré un acteur-réalisateur-producteur coréen avec qui je garde contact. Et surtout c’est l’occasion de rencontrer des acheteurs, comme ARTE, TF1, France Télévisions, des exploitants de cinéma, des producteurs… avec qui je compte bien garder un lien pour la suite. De belles rencontres professionnelles lors du marché du film, mais aussi simplement, lorsque je prenais un sandwich sur un banc, les relations se font assez facilement. »

« Cannes, m’a donné une énergie supplémentaire pour travailler sur mon premier long-métrage que j’écris actuellement sur le thème des soignants. J’aimerais beaucoup qu’il soit fini pour la fin de l’année 2018, et j’espère que ma prochaine montée des marches se sera pour le présenter ! » nous confie-t-elle. 

Pour ce qui est de son court-métrage « Quand vais-je te revoir ? » qui était sélectionné, il est inscrit à divers festivals, une diffusion est prévue sur Reims (une des villes du tournage) et sur Paris avec certainement la présence de Chantal Lauby, qui a eu un vrai coup de cœur pour ce film, « un honneur ! »

Le retour à la vraie vie ?

« Depuis cette semaine cannoise, j’ai repris mon activité d’infirmière en Loire-Atlantique, mais je ne manque pas de penser au cinéma chaque jour. »

Retenez bien son nom, Raphaëlle Jean-Louis est un talent à suivre …

30 Mai

Saint-Sébastien-sur-Loire fait son cinéma du 2 au 5 juin avec le festival “Les Cinéphîles”

Pendant 4 jours, le 7ème art envahit l’île Forget sur les bords de Loire avec des projections, ciné-concerts, animations, spectacles…
Un festival gratuit, convivial et familial.

« Les Cinéphîles » c’est l’occasion de vivre une expérience unique : découvrir chaque soir un classique du cinéma, de « Sept ans de réflexion » à « Bagdad Café », confortablement installé sur un transat au coeur d’un écrin de verdure, la tête dans les étoiles.
Durant ces 4 jours d’animations, c’est tout l’univers de l’image et du son qui est mis à l’honneur :

  • des ciné-concerts sous chapiteau avec des performances de musiciens en live
  • des documentaires dans le cinémobile dont le remarquable « Alain Bashung, remets-lui Johnny Kidd »
  • le plus petit cinéma du monde dans la Yourte Polka
  • du doublage de films improvisés en direct
  • des animations pour les enfants : ateliers de bruitage, bar à mômes…

A la nuit tombée, un lieu de poésie au bord de l’eau prend forme avec le chant des coquelicots, véritable sculpture vivante oscillant au gré de la musique.
Voilà de quoi s’étonner, rêver… avec un programme étonnant et détonnant !

Le cinéma vous donne rendez-vous à Saint Sébastien du vendredi 2 au lundi 5 juin.

22 Mai

Angers : Palmarès du 16ème Festival Cinémas d’Afrique

C’est avec beaucoup d’émotion que le palmarès du 16e festival Cinémas d’Afrique a été dévoilé samedi soir, lors de la soirée de clôture. A l’issue de cinq jours de festival intenses, remplis d’échanges, ce sont deux courts métrages et deux longs métrages qui ont été primés par les jurés.

► Prix Jury Jeunes :
Le Jury Jeunes, composé de dix personnes de 16 à 30 ans et de tous horizons, a récompensé :

Court-métrage : « L’arbre sans fruit », réalisé au Niger par Aïcha Macky. Un film fort et poétique sur la situation « hors-norme » des femmes nigériennes qui ne peuvent pas avoir d’enfants.

Long métrage : « L’île de Perejil », réalisé par Ahmed Boulane. C’est ici l’humour et la justesse des promos qui ont touché les jeunes jurés.

► Prix Public :
Les membres du public ayant acheté un passeport ont eux aussi élu leurs films favoris.

Court-métrage : « Les larmes aux yeux », réalisé par Aïcha Macky, qui, les larmes aux yeux, est montée sur scène pour recevoir son trophée.

Long-métrage : « Wallay », de Berni Golblat. Projeté en ouverture du festival, ce film a touché par sa sensibilité.

En marge du palmarès officiel, dix angevins ont pu choisir un film coup de coeur qu’ils souhaitaient voir programmé le 29 juin aux Cinémas Les 400 Coups.
C’est donc le film « L’orage Africain, un continent sous influence » de Sylvestre Amoussou qui a eu l’honneur d’être choisi.
Un long métrage fort, qui questionne, ne laisse personne indiférent et qui, surtout, est propice au débat.

Rendez-vous en 2019, pour le prochain Festival Cinémas d’Afrique.

12 Mai

Angers se met à l’heure africaine

Du 16 au 21 mai, Angers accueille la 16ème édition du festival du cinéma d’Afrique. Cet événement est l’occasion d’échanges, de rencontres avec les réalisateurs et artistes venant de tout le continent. Rencontre avec Chloé Gaugain, chargée de communication du festival.

Comment est né ce festival ?
Ce festival est avant tout une histoire de coeur avec l’Afrique. Il est né à l’initiative de deux angevins, qui, en découvrant le Bénin, se sont rendus compte du décalage entre l’image que l’on a de l’Afrique, ici en France, et les réalités du pays. Ils n’ont eu de cesse d’approfondir et de partager leurs connaissances sur ces cultures. Pour cela, ils ont fondé l’association « cinémas et cultures d’Afrique » à l’origine de ce festival. Le jumelage entre Angers et Bamako a facilité son développement.
La première édition s’est tenue en 1987.

Quelle est sa spécificité ?
La programmation de Cinémas d’Afrique se fait directement « à la source », sur le continent africain lors de festivals (comme le FESPACO de Ouagadougou) ou via nos réseaux. La volonté est de diffuser en France des films qui, bien souvent, ne sont pas vus en occident. Ils portent un regard sur l’Afrique par l’Afrique, sans intermédiaire.
Il n’y a qu’un critère : que tous les films soient tournés en Afrique, sans distinction de pays, de genre, ni de durée.
La programmation se veut au plus proche des tendances cinématographiques du continent. La part belle est faite aux courts-métrages. Cela reflète la réalité de la production en Afrique : beaucoup de jeunes se lancent dans la réalisation de films courts pour faire leurs premières armes. Le Maghreb avec la Tunisie et le Maroc notamment sont des pays dans lesquels beaucoup de films sont produits. A souligner également la présence de films du Ghana, d’Afrique du Sud, du Niger et du Mali. Partout, la jeune génération est lancée !
Côté longs-métrages, le film documentaire est toujours un genre bien représenté.
Cette année, 7 longs métrages et 10 courts métrages sont en compétition.

Deux programmations Jeune Public, pour la maternelle et le collège, sont également proposées tous les matins du festival. Ces films ne sont en revanche pas en compétition.

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09 Mai

Cannes, tapis rouge pour Raphaëlle Jean-Louis, jeune réalisatrice de Saint-Brévin

Rien ne prédestinait cette jeune infirmière à monter un jour les marches du Festival de Cannes. Sa dernière réalisation « Quand vais-je te revoir » a été sélectionnée au Short Film Corner. Rencontre avec cette artiste ligérienne quelques jours avant son départ pour la Croisette.

C’est une belle histoire de cinéma qu’est en train de vivre Raphaëlle Jean-Louis. Réalisatrice, scénariste, comédienne, cette passionnée a déjà été récompensée en 2014 par le Festival Turbofilm de Reims pour son 2ème court-métrage « Le dernier arrêt ». Mais cette année, c’est avec « Quand vais-je te revoir » que cette jeune réalisatrice de Saint-Michel-Chef-Chef a été sélectionnée au Short Film Corner du Festival de Cannes. La montée des marches va être, pour cette autodidacte, l’occasion de rencontres et d’échanges avec le milieu du 7ème art.

Infirmière à Saint-Brévin dans la vie, elle se consacre actuellement à l’écriture d’un long métrage de fiction sur un thème qu’elle connaît bien : le secteur hospitalier. Un talent à suivre …

merci au cinéma Bonne Garde de Nantes pour son accueil

Le dernier court-métrage de Raphaëlle Jean-Louis « Quand vais-je te revoir », sur le thème de la rencontre, a été sélectionné cette année au Short Film Corner du Festival de Cannes (du 17 au 28 mai 2017).

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