27 Mar

Pyrénées : les gypaètes barbus sous haute surveillance

Les gardes du parc National du parc des Pyrénées surveillent discrètement les gypaètes barbus. ©Régis Cothias / France 3 Occitanie

Les gardes du parc National du parc des Pyrénées surveillent discrètement les gypaètes barbus.
©Régis Cothias / France 3 Occitanie

S’il est le plus grand des vautours, le gypaète barbu n’en est pas moins très fragile. C’est pour cette raison, que les gardes du Parc National des Pyrénées, assurent sa surveillance dans la plus grande discrétion en évitant tout dérangement pendant la période de couvaison.

Le gypaète barbu est connu pour son régime alimentaire particulier, il casse les os avant de les ingérer. Cette année les quatorze couples qui vivent dans le Parc national des Pyrénées semblent en bonne voie pour apporter de nouveaux gypaétons. Douze d’entres eux couvent leur oeuf.

C’est la période de la couvaison, l’une des étapes à haut risque pour le développement de l’oisillon.
Les couples sont observés de loin à la jumelle par les agents du parc et les hélicoptères sont systématiquement interdits de vols dans environs immédiats des nids. Les parents dérangés n’hésitent pas à abandonner leur progéniture en cas de dérangement.

17 Fév

Ça va bien pour les gypaètes barbus des Pyrénées

Couple de gypaètes barbus en couvaison en vallée d'Ossau ©Didier Peyrusqué

Couple de gypaètes barbus en couvaison en vallée d’Ossau
©Didier Peyrusqué

Douze des quatorze couples qui vivent dans le Parc National des Pyrénées couvent leur oeuf. Une bonne nouvelle pour l’avenir de cette espèce, fragile et menacée. Il semble que les rapaces aient trouvé des conditions de vies idéales pour construire « leur nid ».

Il faut savoir que le nombre de naissance chez les gypaètes barbus est faible. En moyenne, un couple donne 1 jeune à l’envol tous les 3 ans. Ce qui fait de ces douze couples en couvaison une excellente nouvelle pour le maintien de la population dans les Pyrénées. 

Les oiseaux vivent plus de trente ans, mais ils ne commencent à vivre en couple qu’à partir de 6 ou 7 ans et ce n’est qu’alors qu’ils entament les cycles de reproduction qui durent 10 mois. Quand à l’oeuf il faut entre 52 et 53 jours de couvaison pour éclore. Les naissances sont attendues pour le mois de mars. 4 mois seront nécessaires avant que le gypaéton ne puisse prendre son envol.

4 couples vivent en vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques) et 3 autres en vallée d’Aure (Hautes-Pyrénées). En tout ce sont quatorze couples qui sont suivis par la Ligue de Protection des Oiseaux des Pyrénées en partenariat avec le Parc National des Pyrénées. Un quinzième couple a également été détecté par les gardes moniteurs dans le Béarn.

17 Nov

Le Parc National des Pyrénées préfère les mules au tracteur pour le débardage d’une parcelle de forêt près du cirque de Gavarnie

Les mules ©Stlvain Rollet

Les mules
©Sylvain Rollet, chargé de mission Eaux et forêts au Parc national des Pyrénées.

Afin préserver le sous-bois, le Parc National des Pyrénées a mené en collaboration avec l’Office National des forêts une opération d’afflouage, d’abbatage d’arbres. Le débardage de la parcelle située à proximité du cirque de Gavarnie a été effectué par deux mules.

Les mules se subtituent aisément au tracteur pour effectuer les opérations de débardage (transport des arbres abattus sur le lieu de coupe) quand il s’agit de zone difficile d’accès et de territoires protégés par la convention du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Après une sélection minutieuse des arbres, réalisée à la fin de l’été par les agents de l’office national de la forêt (les arbres présentant des atouts de biodiversité (cavité par exemple) ont été préservés). Les autres ion été abattus. Les arbres coupés sont transportés depuis leu lieu de coupe jusqu’à la piste avec l’aide de deux mules Tartine et Loura, les mules de Julien Latapie.

Les impacts du débardage notamment aux abords de la piste qui mène au cirque de Gavarnie sont ainsi minimisés. Les bois seront ensuite récupérés par les affouagistes de Gavarnie.
Cette opération qui intervient dans le cadre de la Convention interrégionale du massif Pyrénées doit s’étaler sur deux ans pour un montant global de 3 400€.

Le reportage de Régis Cothias et Emmanuel Fillon :


Des mules pour préserver l’environnement dans le Parc National des Pyrénées

15 Sep

Le refuge de la Brèche de Roland – Sarradets, un abri providentiel par temps d’orages

Refuge de la brèche de Roland - Sarradets © France 3 Midi-Pyrénées

Refuge de la brèche de Roland – Sarradets
© France 3 Midi-Pyrénées

Randonner en montagne c’est s’adapter en permanence aux conditions météorologiques. Les orages fréquents en altitude poussent les randonneurs à s’abriter dans l’un des refuges gardés répartis sur la chaîne des Pyrénées. Ils trouvent un abri confortable pour se réchauffer, prendre des renseignements, se restaurer et trouver de la compagnie. Nous étions au refuge de la Brèche de Roland – Sarradets lors d’une nuit fort agitée.

On ne le dira jamais assez, mais s’adapter à la météo fait partie des préalables incontournables pour tout randonneur. Ces derniers jours, de nombreux et violents orages ont accompagné les marcheurs, comme c’est souvent le cas en été oue en début d’automne. Les plus prudents ont programmé leurs parcours pour être au sec en fin d’après-midi. D’autres se sont laissés surprendre et ont trouvé au refuge des Sarradets, un abri providentiel pour passer la nuit au chaud.

Tangi Kermarrec et Marc Raturat vous racontent une soirée et une nuit de mauvais temps à 2587m :


Une soirée au refuge de la Brèche de Roland

Le refuge de la brèche de Roland – Les Sarradets fait face à la légendaire brèche que Roland de Roncevaux, un site incontournable du Parc National des Pyrénées. Cette véritable porte naturelle taillée dans une muraille de 100 m de hauteur donne accès, dans un décor minéral, à de nombreux 3000 ainsi qu’au Parc National d’Ordesa et ses canyons (Espagne).

29 Août

[Feuilleton] Immersion au cœur du parc national des Pyrénées

Paysages du Parc National des Pyrénées ©France 3 Midi-Pyrénées

Paysages du Parc National des Pyrénées
©France 3 Midi-Pyrénées

Une de nos équipes a passé cet été quatre jours sur les hauteurs de Cauterets à la rencontre des randonneurs et bivouaqueurs.

Célèbre pour ses cascades, le Pont d’Espagne, un des grands sites de Midi-Pyrénées est le point de départ de nombreux sentiers pour aller découvrir le Vignemale (3298 mètres, le plus haut sommet des Pyrénées françaises), le lac de Gaube ou la vallée du Marcadau et son refuge Wallon. Randonneurs belges partis de Hendaye pour rallier Gavarnie, pêcheurs à la truite, patron de refuge et familles venues se ressourcer à l’air pur… cette série de 5 reportages est le fruit de rencontres impromptues au grès des chemins et une invitation à découvrir par soi-même que « la montagne offre à l’homme tout ce que la société moderne oublie de lui donner ». Série signée Tangi Kermarrec, Emmanuel Fillon, Sophie Le Béon

Rencontre à Cauterets avec Pablo et Florian, deux jeunes randonneurs belges

Deux jeunes Belges à l’assaut des Pyrénées (1/5)

La montée vers le lac de Gaube avec Pabloe et Florian

Arrivée au lac de Gaube, au coeur du Parc National des Pyrénées (2/5)

Les pêcheurs à la truite

Les pêcheurs à la truite sont souvent des bivouaqueurs (3/5)

Une nuit au refuge Wallon

Le refuge une autre solution pour passer une nuit en montagne (4/5)

Les bivouaqueurs et le lac d’Opale

Le lac d’Opale, un des joyaux du PNP (5/5)

20 Juil

Sur les sentiers de randonnée du cirque de Gavarnie

Site remarquable, le cirque de Gavarnie ©MaxPPP

Site remarquable, le cirque de Gavarnie
©MaxPPP

Le cirque de Gavarnie fait partie des sites les plus visités des Pyrénées. Les touristes viennent en nombre de France et de bien plus loin pour découvrir ses paysages façonnés par l’activité glaciaire. Visite guidée avec un des gardes du Parc National des Pyrénées.

Les sentiers de randonnée du cirque de Gavarnie sont adaptés à toute la famille. Elles sont nombreuses chaque année à programmer la visite de ce lieu emblématique des Pyrénées pour les vacances d’été. Il faut dire que le cirque a des atouts évidents. L’activité glaciaire, il y a plus de 50 000 ans, lui a donné les reliefs que l’on connait aujourd’hui.
La faune et la flore sauvages y sont protégés et gardés par les gardes moniteurs du Parc national des Pyrénées. Des contraintes qui sont largement acceptées par les visiteurs.

Visite guidée avec l’un d’entre eux :

A la décourverte du cirque de Gavarnie

19 Juil

Des images de drone pour sublimer des sites du Parc national des Pyrénées

Capture écran

Capture écran

Voir le cirque de Gavarnie, le lac de Gaube ou encore le pont d’Espagne filmés quelques mètres au-dessus du sol, c’est juste magique. C’est ce que vous verrez dans ce film composé d’images tournées grâce à un drone proposé par la société Atlantis Informatic . C’est beau et rafraîchissant en ces temps de fortes chaleurs.

Rien de tel qu’une petite escapade au fil des rivières, torrents cascades et lacs du Parc National des Pyrénées pour retrouver un peu de souffle. Pendant quatre minutes vous aurez une vision aérienne et en même temps relativement proche du cirque de Garvanie, du Pont d’Espagne, du lac de Gaube autant de lieux phares des Pyrénées.
Le drone vous emmène tout en douceur en altitude et vous offre des perspectives inhabituelles.

C’est parti pour la visite !

Voir les autres films de la société Atlantis Informatic basée à Thiviers

13 Juil

Les bouquetins ibériques prospèrent dans les Pyrénées

©PNP / Jean-Paul Crampe

©PNP / Jean-Paul Crampe

Le printemps 2016 a été un bon cru pour la famille des Bouquetins ibériques. Le Parc National des Pyrénées a enregistré 9 naissances intervenues entre mai et juin derniers. Deux cabris sont malheureusement décédés, effet de la sélection naturelle.  La population est à ce jour estimée à environ 70 individus.

Les mois de Mai et de Juin correspondent à la période des naissances chez les ongulés. Avec 9 naissances naturelles, moins deux décès la population des bouquetins ibériques implantée dans le Parc national des Pyrénées s’accroît à un bon rythme. A ce jour, et avant de prochaines réintroductions, un peu plus de 70 individus évoluent désormais essentiellement dans une zone couvrant le Péguère et  le Soum de Grum/Barbat et le lac d’Estaing.

Trois noyaux constituent l’ensemble de la population dans les Pyrénées. L’un récent constitué d’une dizaine d’individus dans le secteur de Gavarnie, l’autre dans le Couserans en Ariège qui compte également une 60 aine d’individus.

La reproduction naturelle ainsi que les apports d’individus venus de la sierra de Guadarrama en Espagne doivent atteindre 200 bouquetins pour que leur survie soit assurée de façon pérenne.

LIRE ICI LE DOSSIER SUR LES BOUQUETINS DES PYRENEES

01 Juin

La caravane du Desman fait étape dans les Hautes-Pyrénées, l’occasion de découvrir le rat-trompette, animal emblématique des Pyrénées

Caravane du Desman ©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Caravane du Desman ©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

A l’aide d’une épuisette, des enfants attrapent des larves dans le petit ruisseau du parc thermal d’Argelès-Gazost, d’autres réalisent un moule de desman ou une sculpture de la bestiole réalisée en papier journal, ainsi les bambins parcourent une quinzaine d’atelier. Point commun de chaque halte : le desman.

Caravane du Desman ©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Caravane du Desman ©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Ce petit mammifère semi-aquatique fait l’objet d’un plan national d’action à l’égal de l’ours, du gypaète barbu, des espèces protégées et véritables symboles des Pyrénées. Peu connu, plutôt disgracieux mais atout aussi emblématique des Pyrénées, le desman bénéficie d’un programme life+ et de fonds européens pour son étude mais aussi sa protection. Appelé aussi rat-trompette en raison de son appendice nasal, le desman est un animal discret par ses mensurations : 25 cm de long et 60 g tout mouillé. « Il y a davantage d’observations d’ours que de desman » s’amuse Yannick Bielle du Parc National des Pyrénées.

C’est un excellent bio-indicateur, poursuit le garde moniteur, quand l’eau est de bonne qualité, que des larves sont présentes dans l’eau pour son alimentation, le desman est présent. Si le milieu est pollué ou dégradé, le desman disparaît

Caravane du Desman ©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Caravane du Desman ©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

« Les effectifs sont en régression, indique de son côté Mélanie Némoz, du conservatoire d’espaces naturels midi Pyrénées. Impossible d’établir un recensement des desmans mais son aire de répartition diminue en particulier à l’ouest de la chaîne des Pyrénées ; à l’est : Pyrénées orientales, Ariège, Aude, le desman est davantage présent. L’animal peut se rencontrer dès 300 m d’altitude, il n’est pas spécifiquement lié à un environnement de montagne mais on le trouve surtout entre 500 et 1.500 m d’altitude et dans des zones préservées».
Pour une meilleure connaissance et la préservation de ce drôle d’animal, moins photogénique que d’autres espèces protégées, Galemys Pyrenaicus (le nom savant du desman) profite d’une vaste opération de découverte : la caravane du desman. La roulotte tirée par un cheval invite les habitants des vallées autour d’Argelès-Gazost à participer gratuitement à des animations avec comme vedette le desman. Une trentaine d’animations avec du théâtre, des contes, des ateliers d’écriture et bien sûr des sorties sur le terrain, composent le programme cette caravane jusqu’au 5 juin.

Caravane du Desman ©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Caravane du Desman ©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

« Si on fait que du naturalisme, de l’approche environnementale pour ne pas dire écolo du desman, on touche ceux qui s’y intéressent déjà. » indique Gwenaelle Plet, du réseau Education Pyrénées vivantes, autre partenaire de la caravane. « Cette initiative a également une approche culturelle, artistique. On utilise la convivialité avec des spectacles et un aspect festif pour que tout le monde puisse connaître le desman et aider à sa protection. » Une sculpture géante du desman sera ainsi inaugurée samedi 4 juin à 20 h 30 à la maison du Parc National de Luz Saint Sauveur.

Caravane du Desman ©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Caravane du Desman ©Régis Cothias / France 3 Midi-Pyrénées

Régis Cothias

25 Mai

La marque « Esprit Parc national – Pyrénées » officiellement lancée

Le 16 mai, lancement officiel de la marque "Esprit Parc National -Pyrénées" ©Régis Cothias / France 3

Le 19 mai, lancement officiel de la marque « Esprit Parc National -Pyrénées »
©Régis Cothias / France 3

Le 19 mai la marque « Esprit Parc National -Pyrénées » a été lancée dans le Val d’Azun. Son objectif à l’instar de la marque « Esprit Parc National » donner un label de qualité reconnu parmi les professionnels du tourisme a des structures qui respectent un code de bonne conduite.

Avec la création de la marque le Parc National des Pyrénées entend mettre en valeur des produits et des services qui travaillent selon certains critères de qualité. Un code de bonne conduite doit être respecté pour obtenir le label. Label qui existe au niveau national et qui a été lancé l’été dernier. Il regroupe les 10 parcs nationaux français.

Une attitude éco-responsable est exigée notamment en matière de gestion des déchets et de l’énergie par les professionnels du tourisme et de l’artisanat. Ils doivent œuvrer pour la préservation et la valorisation du patrimoine.

La marque a d’ores et déjà 55 dépositaires de produits et services dans les filières de l’hébergement (chambre d’hôte et camping), des produits de la ruche, des sorties découvertes et patrimoines proposées par des accompagnateurs en montagne et des produits de l’artisanat. Le Parc se donne pour objectif d’augmenter son catalogue à 150 dépositaires en 2017.

VIDEO / Régis Cothias et Jean-Yves Bascands étaient présents pour le lancement de la marque :


Adhérer au label « Esprit Parc National des Pyrénées » c’est respecter un code de bonne conduite

Voir toutes les offres labellisées sur la catalogue en ligne