17 Août

Ariège : le cheval de Mérens apprécié des centres équestres

Cheval de Merens ©Christian Watier/ MaxPPP

Cheval de Merens
©Christian Watier/ MaxPPP

On l’appelle le prince noir des Pyrénées. Le Mérens, cheval endémique de la haute Ariège a failli disparaître dans les années 70. Mais aujourd’hui on en trouve dans toute l’Europe et il est beaucoup utilisé dans les centres équestres car il est très maniable et docile. Grace à la sélection génétique et à la labellisation ce cheval montagnard a été préservé.

Le Mérens a des qualités, docilité, agilité, souplesse et de la facilité à pratiquer les chemins de montagne, qui le font apprécier des cavaliers. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi. L’équidé à la robe noire a bien failli disparaître. Afin de veiller à la conservation de la race, deux journées spéciales sont organisées chaque année afin de sélectionner les meilleurs reproducteurs.

Cette année à Bouan, les plus beaux spécimens ont fait la démonstration de leurs qualités.

Olivier Faissolle et Pascal Dussol se sont rendus sur place pour rencontrer cheveux et éleveurs et assister aux tests :

Ariège : le cheval de Merens est trés apprécié des centres équestres

16 Août

Un fauteuil tout terrain qui rend la montagne accessible à tous

Timothé installé dans le Cimgo piloté par François Boissette ©Régis Cothias

Timothé installé dans le Cimgo piloté par François Boissette
©Régis Cothias

Il s’appelle Cimgo. C’est un fauteuil tout terrain adapté aux personnes qui ne peuvent pas marcher. Grâce à cet engin et à son conducteur, Timothé 10 ans qui souffre de myopathie, a pu réaliser l’un de ses rêves, se rendre au sommet du Pic du Midi et en redescendre par le sentier de randonnée.

Une vue imprenable sur les sommets depuis le Pic du Midi de Bigorre. C’est ce dont a pu profiter Timothé. Le jeune garçon ne peut pas marcher car il souffre de myopathie. Après avoir effectué la montée à 2877m par le téléphérique, et passer quelques heures sur la terrasse à admirer sur 360° le panorama sur les Pyrénées, c’est par le sentier de randonnée qu’il est redescendu.

Une descente rendue possible grâce au fauteuil Cimgo, un fauteuil de descente tout terrain sans moyen de propulsion qui rend la montagne accessible à tous. François Laboissette était aux commandes sur le chemin caillouteux de la descente.

Régis Cothias et Emmanuel Fillon ont accompagné Timothé dans sa journée mémorable :


Pyrénées : un fauteuil tout terrain qui rend la montagne accessible à tous

14 Août

Quand l’envie de courir en montagne te prend

©EG / France 3 Ocitanie

©EG / France 3 Ocitanie

Tu as envie de te mettre à l’épreuve et le besoin de diversifier tes sensations autres que celles de la rando et ou du footing. On a testé la rando – course à pieds. Direction l’Andorre et un circuit autour du pic et du lac de Montmalus, un itinéraire sans surprise déjà réalisé l’hiver en ski de randonnée. Mais pourquoi ce besoin soudain d’explorer les Pyrénées autrement ?  Début d’explications.

Circuit du Montmalus au départ de la station de Grau Roig (Andorre) ©EG

Circuit du Montmalus au départ de la station de Grau Roig (Andorre)
©EG

Tu te dis que les autres y arrivent et ont l’air d’aimer, alors, pourquoi pas toi. L’engouement pour les trails explose à tel point qu’il est « presque » devenu difficile de s’inscrire à une compétition. Alors sans se prendre pour un athlète de haut niveau, et avec un tout petit peu d’entraînement, on ose se lancer. A cette étape, tu ne sais pas encore combien tu vas en baver !

Ne pas oublier d'admirer la vue. ©EG

Ne pas oublier d’admirer la vue.
©EG

Tu te rends vite compte de tes limites physiques. La course en montagne a peu de point commun avec le footing en plaine. Le dénivelé et l’altitude calment tout de suite tes ambitions. Souffle court, cœur au bord de l’implosion et mollets en feu, malgré toute la force de ton mental (quand tu en as), la montagne te met vite au diapason.

Forte pente dès le départ. On est tout de suite dans le rouge ©EG

Forte pente dès le départ. On est tout de suite dans le rouge ©EG

Tu profites du paysage quand tu peux te permettre de ne pas regarder où tu dois poser les pieds. Impossible d’avancer sans regarder le chemin. Pierres, trous, pentes sont autant de pièges pour les chevilles et les genoux. Mais à courir en montagne autant profiter du paysage. Alors débutant ou pas, les pauses s’imposent pour se remplir des beaux paysages et de ses jeux de lumière uniques.

Le chemin ici bien tracé et facile est bien souvent escarpé surtout à l'approche des cols et vers les sommets. ©EG

Le chemin ici bien tracé et facile est bien souvent escarpé surtout à l’approche des cols et vers les sommets.
©EG

Tu sais que tu vas faire du bien à tes poumons, certes, mais surtout à ta tête. Loin de la circulation, tu peux enfin enlever le casque de tes oreilles pour écouter le vrai bruit de la nature. Et ainsi te reconnecter avec un environnement naturel pur et brut et retrouver un sens à courir et plus encore.

©EG

Moi, contente d’être au sommet mais loin d’être au bout de mes peines. ©EG

Tu vas de surprise en surprise. Chaque sortie est unique, en fonction de la saison, de la météo. Chaque course apporte sa part de nouveauté. Et tu trouveras même la plage de sable fin paradisiaque et l’eau limpide que l’on te fait miroiter dans les catalogues de vacances pour les Caraïbes.

Petite récompense après une heure et demi de course, plonger les pieds dans l'eau glacée. ©EG

Petite récompense après une heure et demi de course, plonger les pieds dans l’eau glacée.
©EG

Tu te sens léger et libre. Au placard les lourdes et rigides chaussures de montagne et le sac de 15kg. Tu pars léger et « court vêtu » pour une course rapide. Et là, tu remercies Kilian Jornet d’avoir révolutionné la façon dont tu peux aborder la montagne.

Si ta première tentative côté plaisir et expérience sportive est réussie. Tu seras volontaire pour renouveler l’expérience tout en restant lucide sur tes ambitions. Car ce qui compte c’est avant tout de courir pour te faire plaisir et non de courir pour courir après… on ne sait quoi.

12 Juil

Un guide de randonnées pour tout comprendre de la géologie des Pyrénées

©France 3 Occitanie

©France 3 Occitanie

Des géologues de la région viennent de sortir un guide  qui permet de comprendre la formation des Pyrénées. Il les présentent sous forme de randonnées dans des coins des Hautes-Pyrénées qui permettent aussi un voyage dans le temps jusqu’au primaire, il y a 300 millions d’années.

Pour comprendre la formation des Pyrénées, il ne faut pas forcément marcher des heures. Parfois il suffit de s’éloigner de quelques mètres du bitume et savoir regarder à ses pieds.
Dans la station de ski de Gavarnie, sous la ligne haute tension, sur le liapaz du plateau de Saint André le randonneur peut faire de drôles de découvertes. Le livre s’intéresse aussi à la faune et à l’économie des Pyrénées contemporaines où le tourisme compte beaucoup.


Un guide pour comprendre la formation des Pyrénées

Le guide géologique des Hautes-Pyrénées d’Alain Péré, Yves Hervouët et Dominique Rossier propose 10 itinéraires de randonnée pour découvrir les différents environnements : le Massif du Pibeste, le cirque de Gavarnie, la brèche de Roland, Cauterets, les anciennes mines d’Estaing accompagnés de  10 fiches découvertes pour apprécier les spécificités régionales : les tourbières d’altitude, la flore, le pastoralisme, le thermalisme, les séismes en Bigorre.

En 10 randonnées accessibles à tous le Guide Géologique des Hautes Pyrénées permet de saisir l’histoire des Pyrénées et fonctionne comme une machine à atteindre les temps immémoriaux.

07 Juil

Deux, trois petites choses à savoir pour passer de bonnes vacances dans les Pyrénées

Refuge du Maupas CC : Joan Simon

Refuge du Maupas
CC : Joan Simon

Cet été destination les Pyrénées pour les vacances. On vous donne quelques conseils afin que tout se passe au mieux parce que les vacances, c’est sacré !

Si la notoriété des Pyrénées est moindre que celle du massif alpin, il n’en reste pas moins que vous êtes nombreux à choisir ces montagnes comme destination vacances. L’engouement pour la randonnée est tel qu’il vaut mieux anticiper car vous serez probablement très nombreux sur les sentiers cet été.

Réserver sa nuit en refuge

La quarantaine de refuges des Pyénées est située sur des axes connus de randonnée et ont une capacité d’accueil limitée. Pour y passer une ou plusieurs nuitées en période de vacances estivales, il est plus prudent de réserver et même de s’y prendre en avance. Certaines structures proposent de passer la nuit sous une tente commune faute de places suffisantes pour accueillir les nombreux randonneurs. L’autre possibilité, s’il est trop tard pour trouver un matelas, les aires de bivouac. Elles sont généralement limitées autour des refuges. On peut y planter la tente, à condition toutefois de respecter les règles. Les tentes ne doivent être installées qu’à partir de 19h et doivent être démontées au plus tard à 9h du matin le lendemain.

Se renseigner sur la réglementation et les accès aux parcs et réserves naturelles

La faune et la flore de la chaîne des Pyrénées sur son versant français est protégée par le Parc National des Pyrénées. Versnat espagnol, il existe deux parcs nationaux, le parc national d’Aigüestortes et lac Saint-Maurice en « Encantats » et le parc national d’Ordesa et du Mont-Perdu, frontalier avec la France. À cela, s’ajoute le parc naturel régional des Pyrénées catalanes, le Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises et des réserves naturelles nationales comme celle du Néouvielle, du Soussouéou dans la vallée d’Ossau dans les Pyrénées occidentales, ou les nombreuses réserves naturelles catalanes (Prats-de-Mollo, Nohèdes, Py, Mantet, Vallée d’Eyne, Jujols, Conat, La Massane). Il existe enfin des réserves naturelles régionales en Ariège (Embeyre), dans les Pyrénées-Orientales (Nyer) et dans les Hautes-Pyrénées (Pibeste).

Sur ces territoires, les accès sont réglementés. Au Pont d’Espagne par exemple, un parking payant permet de laisser son véhicule aux portes du parc national. Dans la réserve du Néouvielle, comme celle des Bouillouses, un système de bus (payant) permet d’accéder au lac des Bouillouses.
Faire une sortie montagne peut rapidement devenir un casse tête, si l’on n’a pas anticipé. En effet, randonner en été, nécessite de partir tôt le matin, quand les températures sont encore supportables et de rentrer avant les premiers orages de la fin d’après-midi.

Dans ces zones, la nature fait l’objet d’une attention toute particulière. Des panneaux indiquent les restrictions et les règles à respecter, notamment concernant les chiens, mais aussi la cueillette, les feux, les zones de bivouac… Des panneaux indicateurs informent le public en bordure du parc ou de la réserve.

Connaître le vocabulaire pour s’y retrouver

Dans les Pyrénées, lacs et étangs sont très nombreux. C’est le pays des 2000 lacs mais ils ne sont jamais très grands (comparés à ceux du massif alpin). Ils sont alimentés par de nombreux torrents de montagne qui dans la vallée prennent le nom de gaves ou de nestes.

Les cols, peu nombreux, se trouvent à des altitudes élevées (pour les Pyrénées). Leur accès peut être escarpé. Sur les cartes et les panneaux indicatifs vous les trouverez aussi sous les mentions ports, portillons, hourquettes. Ils sont les passages obligés pour atteindre les sommet et l’un des 212 trois mille que compte la chaîne.
 Sachez aussi que le parc national d’Ordesa et du Mont-Perdu est inscrit depuis 1997 sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des paysages naturels et des paysages culturels.

En savoir plus sur ses animaux emblématiques

Isard vs chamois. Les deux cervidés font partie de la même famille et ont de nombreuses caractéristiques physiques communes. L’isard est un peu plus petit et svelte que son homologue alpin. Il peut facilement être observé dans les réserves où il vit en nombre protégé des chasseurs.

Plus que le loup, c’est l’ours qui fait le plus parler de lui. La présence du loup est confirmée dans les Pyrénées. Mais c’est celle de l’ours qui alimente la rubrique environnement et élevage du massif. En 2017, 39 ours ont été détectés. Les éleveurs sont nombreux à s’élever contre l’ursidé qui commet des prédations contre leurs troupeaux ou les ruches. Cependant, il est aussi l’emblème de la biodiversité dans le massif. Les ours ont été presque totalement éradiqués au fil des siècles au point qu’aujourd’hui, il n’existe plus d’ours de souche 100% pyrénéenne. Canelle, la dernière représentante a été abattue par un chasseur en 2004.
Plus de 20 ans après sa réintroduction, sa présence fait encore l’objet de polémique. Mais le randonneur, peut se promener tranquillement. Le plantigrade ne cherche pas sa présence bien au contraire.

05 Juil

« On s’y col » 4 dates pour grimper à vélo 4 cols mythiques des Pyrénées

Col du Soulor 2016 ©CDT 64

Col du Soulor 2016
©CDT 64

L’opération « On s’y col » permet aux cyclistes amateurs de vivre une expérience unique en grimpant les cols mythiques des Pyrénées fréquemment empruntés les cyclistes du Tour de France à l’assaut des Pyrénées. 4 cols pour 4 ascensions dont une nocturne. Premier coup de pédale le 9 juillet à la Pierre Saint-Martin. 

L’opération « On s’y col » créée en 2015 rencontre un succès croissant. 600 participants en 2015 et 1200 en 2016.  La troisième édition propose pour la première fois une ascension nocturne du col du Soulor, une nuit de pleine lune.

Le principe est simple et se veut convivial. C’est gratuit, les inscriptions sont ouvertes à tous, quelque soit son niveau. Les routes des cols sont pour l’occasion fermées à la circulation, ce qui permet d’aborder la montée à son rythme tout en profitant des paysages pittoresques des Pyrénées, du passage dans les villages aux lacets les plus hauts. Après l’effort un repas festif, accompagnés d’une la remise de tee-shirts et de diplômes, et pour la première fois l’organisation d’un jeu concours avec séjour à la clé.

4 cols des Pyrénées à grimper à vélo pour le plaisir :

  • Col de la Pierre-Saint-Martin, le dimanche 9 juillet
  • Col du Soulor en version nocturne, le samedi 22 juillet
  • Col de Bagargui, le dimanche 27 août
  • Col d’Aubisque, le dimanche 10 septembre

 

 

04 Juil

En 2018, le parc National d’Ordesa et du Mont-Perdu va fêter ses 100 ans d’existence

Le parc est surmonté au Nord par le massif des Trois Sœurs (Tres Sorores en espagnol, Tres Serols en aragonais) constitué par le Mont-Perdu (3355 mètres), le Cylindre (3 327 m) et le Soum de Ramond (3260m). ©Capture vidéo

Le parc est surmonté au Nord par le massif des Trois Sœurs (Tres Sorores en espagnol, Tres Serols en aragonais) constitué par le Mont-Perdu (3355 mètres), le Cylindre (3 327 m) et le Soum de Ramond (3260m).
©Capture vidéo

Après l’anniversaire des 50 ans du Parc National des Pyrénées, ce sera au tour du Parc National d’Ordesa et du Mont-Perdu (Espagne) de célébrer en 2018 son siècle d’existence. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1997, il est l’un des plus anciens parcs d’Espagne. Retour en images sur 100 ans d’histoire.

Le Parc National d’Ordesa et du Mont-Perdu se trouve dans les Pyrénées aragonaises dans le Sobrarbe. Il a été créé en 1918 par un décret royal. A son origine, il incluait la vallée d’Ordesa, mais en 1982 il a intégré la vallée de Pineta, les gorges d’’Escuaín et le Canyon d’Anisclo. Le territoire forme le grand massif calcaire du Mont-Perdu représentant une superficie totale de 15 608 hectares.
La préservation de son environnement, la diversité de ses paysages font de du parc transfrontalier avec la France, une merveille du massif des Pyrénées où glaciers, forêts de hêtres et de sapins, cascades au fond des vallées et déserts offrent des paysages montagnards extraordinaires et différents de son pendant français le cirque de Gavarnie.

Le massif des Trois Sœurs (Tres Sorores en espagnol, Tres Serols en aragonais) constitué par le Mont-Perdu (3355 mètres), le Cylindre (3 327 m) et le Soum de Ramond (3260m) domine la partie nord du parc. On y trouve aussi de nombreux 3000 mètres, comme le Marboré, le Taillon, le Petit et le Grand Astazou, les pics des Gabiétous, la Tour et le Casque. qui sont situés sur la crête frontière entre l’Espagne et la France, dont l’un des lieux les plus emblématiques est la brèche de Roland.

27 Juin

Pyrénées : la randonnée, une pratique de plus en plus tendance

MaxPPP / Gaétan Bally

MaxPPP / Gaétan Bally

Se couper du monde, vivre hors du temps, éprouver l’effort d’un plaisir simple : la randonnée est une tendance. Plus de 18 millions de Français pratiquent la marche à pieds, et avec eux, c’est tout un secteur de l’économie qui se met en marche. Un feuilleton signé Marc Raturat et Elise Laperdrix.

Banyuls dans les Pyrénées-Orientales. Départ depuis Banyuls sur le sentier du GR10. Le chemin de grande randonnée qui traverse d’est en ouest le massif sur lequel se croisent des milliers de randonneurs à la belle saison.

Col de Pailhères dans l’Ariège. Courir en montagne a longtemps été considéré comme sacrilège. Le montagnard devait avoir un pas mesuré pour marcher longtemps, ne pas se blesser…
Depuis une petite dizaine d’années le randonneur traditionnel voit apparaître une nouvelle sorte de montagnard, le Trailer, le coureur de montagne en français qui le laisse dubitatif.

Tourneboup. Lac Dets Coubouts dans les Hautes-Pyrénées. Le Col du Tourmalet a gagné sa réputation grâce au tour de France, mais la montagne ne se résume pas à la seule route.
Perpendiculaire au col, la vallée de Lagaubie a su préserver un aspect glaciaire.

Col du Portet-Etang de l’Oule dans les Hautes-Pyrénées. A cet endroit le GR ressemble à une allée de parc. Plat, peu de dénivelé, ni de trop gros caillou.
Cette portion dessinée dans les estives rejoint en 2km le lac de l’Oule.
La Fédération de la Randonnées Pédestre en a la charge.

22 Juin

Les questions (pas si bêtes) que vous vous posez avant de partir en randonnée pour la première fois

Comme toute chose nouvelle, faire sa première randonnée en montagne et de préférence dans les Pyrénées, ne s’improvise pas. Vêtements, parcours, météo, nourriture sont autant de sujets pour lesquels il est indispensable de se renseigner. On fait le point.

Comment choisir ses chaussures ?

Des chaussures à votre pied

Sans chaussures, pas de randonnée possible. C’est le matériel indispensable sur lequel il faut porter toute son attention. On déconseille les chaussures neuves sorties de la boîte sans jamais avoir été essayées pour un premier départ. Prenez le temps de les tester pas nécessairement sur terrains accidentés. Si les nouveaux matériaux ont progressé, certains modèles trop rigides et certains pieds plus fragiles souffrent encore d’ ampoules et divers bobos. Une entrée en matière décourageante pour des premiers essais de marche en montagne. Faites-vous aider pour votre premier achat, il en existe pour tous les niveaux et toutes les ambitions.

Quels sont les vêtements dont on ne peut pas se passer ?

Des vêtements choisis en fonction de la saison

Sans pour autant se ruiner avec l’achat de vêtement très techniques, il faut est préférable de partir avec des affaires adaptées à l’effort physique. Un tee-shirt respirant, une laine polaire, un pantalon léger et dans lequel on est confortable. Un vêtement pour se protéger du vent et de la pluie. En montagne le temps change rapidement et il faut pouvoir se protéger rapidement. Dans le sac, on laisse une paire de gants et un bonnet. En altitude, il fait vite froid. Le thermomètre perd 1°C environ tous les 100m d’altitude. De la même manière, il faut toujours avoir avec soi des lunettes, un chapeau et une crème solaire.
Le sac à dos doit être adapté à votre morphologie. Inutile de prendre trop grand au risque de le charger et de caler en cours de randonnée, épuisé par le poids du sac-à-dos.

Comment choisir son parcours ?

Un parcours à votre portée

Il ne faut pas croire que la montagne plus c’est haut plus c’est beau. Et l’envie de grimper jusqu’au sommet donne des ailes. Pour la première fois, il vous faudra peut-être modérer vos envies. Se lancer dans l’ascension d’un sommet même de moyenne altitude peut vite se révéler au-dessus de vos limites. C’est aussi le cas des animaux domestiques qui vous accompagnent en sortie. L’objectif est de se faire plaisir, pas d' »en baver » au point de ne plus vouloir recommencer. Alors renseignez-vous sur le parcours. Le nombre de mètre de dénivelé permet d’établir le niveau de difficulté. On compte 300 m/heure pour un randonneur moyen (non débutant). Quand les distances à parcourir sont importantes, il faut pondérer la montée avec le dénivelé.

Comment consulter la bonne météo ?

La météo à évaluer avant le départ

Premier réflexe à avoir pour préparer sa sortie, consulter le bulletin montagne de Météo France sur le site ou par téléphone 08 99 71 02 XX. Les deux chiffres sont ceux du département dans lequel vous comptez randonner. La précision est importante car d’un bout à l’autre du massif des Pyrénées, les conditions météorologiques peuvent être radicalement différentes.
Si la météo est mauvaise (pluie, orage, neige) autant renoncer tout de suite à la randonnée et la programmer ultérieurement. S’il y a bien des éléments contre lesquels on ne peut lutter ce sont ceux-là. Pour un randonneur débutant, il s’agit tout simplement de bon sens. Déraisonnable de se mettre dans une situation galère dès son premier essai.

Alimentation, de quoi ai-je besoin ?

De l’eau et de la nourriture pour la balade et un tout petit peu plus

Qui dit effort, dit carburant. En montagne, les besoins en calorie augmentent avec la difficulté de la course et les conditions météo. S’il fait froid, l’organisme est mis à rude épreuve et prendre le temps de bien se nourrir est indispensable. Quand il fait chaud et avec la montée en altitude, les besoins en eau croissent. Pour que les muscles fonctionnent normalement, il ne faut pas être déshydraté. De l’eau dans des bouteilles plastiques, des encas énergétiques et un pique-nique pour les sorties à la journée sont suffisants. Choisissez des emballages légers et surtout pensez à les ramener dans la vallée. Et gardez quelques réserves au cas où la promenade durerait plus longtemps que prévu.

 

Parmi les autres précautions, prévenez vos proches de votre destination. Si vous avez les genoux fragiles, des bâtons vous aideront dans les descentes. Et prenez votre téléphone portable, il peut être d’un grand secours pour alerter. Et aussi faire quelques photos souvenirs.

 

21 Juin

Le Parc National des Pyrénées fête ses 50 ans avec les enfants

Au lac de Payolle, les enfants sont sensibilisés à la protection de la nature par les gardes moniteurs du Parc National des Pyrénées. ©Régis Cothias / France 3 Occitanie

Au lac de Payolle, les enfants sont sensibilisés à la protection de la nature par les gardes moniteurs du Parc National des Pyrénées.
©Régis Cothias / France 3 Occitanie

Le Parc National des Pyrénées fête cette année un demi-siècle d’existence. Un cinquantenaire fêté durant tout l’été avec une foule d’animations : expos, rencontres mais aussi des randonnées. En point d’orgue une traversée à pied de la réserve naturelle. Ce mardi, les élèves à cet anniversaire avec des journées de découverte comme ici au Lac de Payolle, à 1.200 m d’altitude, sur les pentes du col d’Aspin.

Décrire, raconter la nature c’est le travail de David Rouanet, garde moniteur à St-Lary. Le Parc National étudie, préserve, protège les montagnes des Pyrénéees. Dans sa mission figure également le partage de ces connaissances auprès du public et notamment auprès des enfants.

Créé en mars 1967, le Parc célèbre cette année ses 50 ans.  Il s’étire sur 100 km et 6 vallées, 45.000 ha dans sa zone coeur et renferme de véritables joyaux de la nature comme le cirque de Gavarnie, les cascades du Pont d’Espagne, le Pic du Midi d’Ossau, des lacs, des fleurs uniques comme l’aster des Pyrénées, des animaux emblématiques gypaète, isard, grand tétras…

Consultez ici l’intégralité du programme des festivités :