11 Fév

Dimanche 17 février à 11h30, une émission dédiée au rire

Convidats : Claude Alranc metteur en scène au théâtre T.I.O. La Rampe
Bruno Cécillon comédien théâtre T.I.O. La Rampe

RIRE OCCITAN : Umor gascon
De Denis Salles et Clément Alet

Les Béarnais ont la réputation d’être malicieux et moqueurs. Rencontre avec trois d’entre eux pour voir dans quelle mesure cette affirmation est vraie :
Alain Abadie, qui campe pendant les spectacles du groupe « Los Pagalhos » le rôle d’un homme politique malhonnête et pas très adroit.
Jean Claude Coudouy, auteur du « Hilh de puta », sketch connu de tous en Béarn.
Jan de Nadau, le chanteur auteur compositeur du groupe Nadau, qui nous expliquera comment l’humour fait partie intégrante de ses concerts…

RIRE OCCITAN : Retraches crosats Clamenç/Maya
De Sirine Tijani et Denis Hémardinquer

André Clément, dit Clamenç, et Pierrette Rodriguez, alias Maya, se consacrent totalement à leur passion : le théâtre et le spectacle occitan. Depuis leur retraite, Clamenç, du côté de Montpellier, et Maya, près de Lézignan, parcourent les scènes d’Occitanie avec leur spectacle d’humour respectif. Si Clamenç, ancien conseillé pédagogique en occitan, trouve son inspiration dans l’actualité pour alimenter son one man show, Maya puise dans ses souvenirs pour mettre en scène son personnage de mamie Fifina. Portrait croisé de deux passionnés.

RIRE OCCITAN : Umor new
D’Emilie Laulhé et Frédéric Desse

Un vent nouveau semble souffler sur l’humour occitan.
Loin des spectacles habituels, une nouvelle génération surfe sur les nouveaux outils de la communication et de l’information pour proposer des formats différents et accessibles à tous.
Une nouvelle forme d’humour qui ne se contente pas de raconter des blagues sur une scène, une nouvelle forme d’humour qui n’est pas prête de s’arrêter !

25 Jan

La langue d’oc à l’honneur dans Viure al país du dimanche 27 janvier à 11h30

La croix occitane de la Place du Capitole à Toulouse

ENQUISTA : Occitània o País Basco ?
De Denis Salle et Clément Alet

Demandez à n’importe qui où se trouvent Bayonne, Anglet et Biarritz, on vous répondra presque systématiquement : « Au Pays Basque ». La question n’est pourtant pas si simple. En fait, ces villes sont historiquement et culturellement gasconnes et ce depuis plusieurs siècles. Forts de ce constat, les membres de l’association « Aci Gasconh » entendent faire valoir un droit à l’existence de la culture et de la langue occitane sur ces villes. Pas toujours facile de faire entendre sa voix alors que la simple expression « Pays Basque » est  d’une redoutable efficacité en termes touristiques…

VIRALENGA: Alan Debru
De Myriam François et Laurence Boffet

L’année 2013 démarre sur les chapeaux de roues avec Alan Debru et son vélo qui concurrence le tramway. Le fauteuil rouge accueille cet homme engagé et comédien dans l’âme. Il nous raconte des histoires à dormir debout et nous fait découvrir les jardins ouvriers où la solidarité et le partage sont de rigueur. Il manie avec délice les chiffres mais dans le seul but de les rendre joyeux et porter haut et fort notre langue d’oc.

CRONICA : « Jan Dau Melhau canta Gaston Couté »
D’Amic Bedel et Aimat Brees

Cette semaine, Aimat Brees a écouté l’album « Jan Dau Melhau canta Gaston Couté ». Comme son nom l’indique, le chanteur du Limousin a décidé de traduire et de mettre en chanson des textes de Gaston Couté, poète libertaire de Beauce, de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

« Còp d’ala », pourrait se traduire en français par « À tire d’aile ». Avec cette nouvelle série événement, nous vous invitons à partir à la découverte de l’Occitanie, mais vue du ciel. Dans ce deuxième épisode, nous survolerons le village abbatial de Saint-Guilhem-le-Désert, dans l’Hérault. Nous vous proposons ainsi de monter sur le dos de notre oiseau pour plonger dans l’histoire et les territoires de l’Occitanie.

17 Jan

De la basse Navarre aux Hautes-Pyrénées, on parle occitan, dimanche 20 janvier à 11h30

Cóp d'Ala, la nouvelle série de VAP

Cette semaine, petit détour dans une enclave gasconne en Pays Basque, visite anthropologique et ethnographique dans les Hautes-Pyrénées et survol de l’Occitanie dans la nouvelle série « Cóp d’Ala »

TERMIERAS : Bastida gascona en Pais Basc
De Denis Salles et Didier Bonnet

La Bastide Clairence est une ville de Basse Navarre très particulière : on y parle occitan. Pour expliquer cette enclave gasconne en Pays Basque, il faut remonter à la création de La Bastide il y a 700 ans, et à sa position stratégique pour le roi de France et de Navarre… De cette histoire, les « bastidòts » on conservé une identité gasconne forte, même si la langue est moins parlée par la jeune génération. Pour avoir un témoignage de l’occitan de La Bastide Clairence, une campagne de collectage a été lancée…

RETRACH : Un Petiteau en Vath D’Aura
De Clément Alet et Jean-Luc Pigneux

Cette vallée d’Aure, il en connaît les moindres recoins. Depuis qu’il est enfant, Frantz Petiteau n’a jamais cessé de s’intéresser, de questionner, de rencontrer, de toucher de près tout ce qui représente le patrimoine matériel et immatériel de cette vallée des Pyrénées centrales. Originaires de Guchen, Frantz a ainsi compilé une multitude d’informations et collecté des centaines de personnes. A 40 ans, après avoir publié une vingtaine d’ouvrage quasiment tous consacrés à la vallée, il termine un master dont le thème de recherche est « l’anthropologie historique de la famille en Hautes-Pyrénées » et espère publier un dictionnaire français-occitan du parlé dans la vallée d’Aure. Un parlé gascon qu’il comprend parfaitement, qu’il lit mais qu’il ne pratique pas, à son grand désespoir.

CRONICA : Entre vits e cèu
D’Amic Bedel et Aurelia Lassaque

Aurelia Lassaque présente un recueil de récits à valeur ethnographique et linguistique dans le canton de Castelnau-Rivière-Basse (Hautes-Pyrénées). Des extraits des témoignages d’une trentaine d’habitants sont présentés et traduits. Les clichés sont signés du photographe gascon Maurice ROUX.

COP D’ALA : Portisson
D’Amic Bedel et Pierre Brun

« Còp d’ala », pourrait se traduire en français par “À tire d’aile”.
Nous vous invitons à partir de ce dimanche à découvrir une contrée mal connue, une terre historique, une curiosité de pays, un terroir : l’Occitanie.
Embarqué sur le dos d’un rapace, ces petits films auront pour but de vous faire découvrir un lieu ou une région, guidés par l’écriture et la voix de Pierre Brun.
Ce premier épisode est une introduction aux 20 étapes aériennes qui nous mèneront tout au long de la saison pour porter un regard sur l’urbanisation à partir du Xème siècle.
Amic Bedel son réalisateur sera en plateau pour nous en parler.

13 Déc

Traditions et culture occitanes dans l’émission Viure al país du dimanche 16 décembre à 11h30

 

HESTENAU : Bibli’òc Thèu
De Denis Salles et Didier Bonnet
A La Réole, en Gironde, avait lieu la première édition du festival Bibli’oc. Au programme : expositions, rencontres, théâtre, ou encore découverte des trésors cachés de ces bibliothèques… Toutes les bibliothèques du réolais sont mobilisées autour de la culture occitane jusqu’à la fin décembre. Nous découvrirons entre autres « Thèu », spectacle pour enfants en occitan et français programmé à cette occasion…

COSINA : Lo trenèl de Causse
D’Aymeric Jonard et Eric Foissac

Cinq boucheries de Millau préparent encore le trenel de façon traditionnelle. Le trenel est le cousin du tripou auvergnat, la différence essentielle est que le trenel se prépare à partir de la panse d’agneau et non pas de bœuf. La saveur du trenel réside en grande partie de l’élevage extensif de brebis Lacaune qui pâturent la plupart de l’année sur les causses de Séverac et du Larzac. Le trenel se prépare toujours de façon traditionnelle et ne pourrait connaître une évolution industrielle car la plupart des panses d’agneau quittent le département de l’Aveyron. Les millavois et les caussenards sont très fiers de leurs produits régionaux, non seulement le trenel mais également leurs fromages et leur vin des côtes de Millau. Certains d’entre eux se sont regroupés dans la confrérie des taste-trenels qui s’efforce de promouvoir les produits locaux. Sur les causses, le trenel est le symbole d’une production artisanale d’une terre où les paysans savent ce qu’ils font.

CREACION : Convidança mondina
De Benoît Roux et Christian Bestard

En septembre 2011, le Conservatoire à Rayonnement Régional, en lien avec le Centre Occitan des Musiques et Danses Traditionnelles et la Ville de Toulouse, ont mis en place une formation en musiques traditionnelles. Là-dessus, s’est greffée une demande du festival Occitània de Toulouse d’une création pour chaque édition. Convidança Mondina, est la création 2012 où l’ensemble des artistes et des étudiants du CRR se sont retrouvés sur scène pour un dialogue autour des cultures occitane, orientale, basque et flamenca. Supervisé par Xavier Vidal, cette création permet de retrouver Vicente Pradal et sa fille Paloma, les chanteurs Pascal Caumont et Beñat Achiary, les musiciens Dominique Regef, Alberto Garcia et José Sanchez et la danseuse Fani Fuster.

VIRA LENGA : Francis Benne
De Myriam François et Laurence Boffet

Le fauteuil rouge est allé se poser sur les berges du canal du Midi à Montgiscard et Ramonville (31) pour accueillir Francis Benne, ingénieur d’études à l‘INRA et passionné d’occitan. Originaire de Montflanquin dans le Lot est Garonne, il se souvient des histoires que lui racontait sa grand-mère et c’est avec beaucoup d’entrain et de bonne humeur qu’il se plait à nous les transmettre. Depuis toujours, il s’investit avec une âme d’artiste dans des associations culturelles occitanes : les troubadours de Guyenne où il a appris le chant et la danse, une quinzaine d’années avec le groupe Heth esclops bathmalons et aujourd’hui avec La flor d’agram à Auzeville. Sa retraite sera bien remplie et nous pouvons compter sur un militant de première.

04 Déc

Viure al País spécial Chant Pyrénéen dimanche 9 décembre

Pour cette dernière émission thématique de l’année, nous vous proposons un « Viure al País » entièrement consacré au chant polyphonique Pyrénéen. Cette tradition orale, expression populaire d’une culture, d’une langue.

C’est au Théâtre des Nouveautés de Tarbes, en compagnie d’un groupe de chanteuses polyphonique « Las Daunas de Còr« , que nous avons posé notre plateau. Las Daunas nous accompagneront tout au long de cette émission, dont voici le programme :

CANTA :  « Canta se Gausas » De  Denis Salles et Didier Bonnet

Cela se passe deux fois par an, tour à tour en Bigorre et en Béarn : « Canta se gausas » est une soirée de chant lors de laquelle les participants sont tirés au sort pour former des trios inédits. L’objectif est de bousculer les habitudes et de faire vivre cette tradition pyrénéenne qu’est le chant polyphonique. Nous découvrons l’une des éditions de cette soirée, à Bedous, dans le cadre magnifique de la vallée d’Aspe…

CANTA  : « De Canta, Hèra ! » De Benaset Roux et Denis Hémardinquer

Depuis 4 ou 5 ans, le chant polyphonique pyrénéen connaît un véritable renouveau, notamment chez les jeunes. La tradition a été maintenue grâce à des manifestations comme l’Hesteyade d’Ibos (Bigorre) ou le festival de Siros (Béarn). Désormais, la canta a investi les conservatoires à rayonnement régional où les cours connaissent un engouement. La transmission passe aussi par les familles. La canta est devenue un élément naturel, de convivialité et de partage. On peut l’entendre sur les marchés, à l’occasion d’événements, ou bien sûr lors des cantèras organisées très régulièrement dans les bars bigourdans ou béarnais. C’est la vitrine du chant polyphonique, le lieu par excellence de transmission de cet art populaire. Porteuse d’esthétique, de culture et de lien social, souvent vibrante et émouvante, la polyphonie regroupe les générations, attire les novices et retient les spécialistes autour d’une création collective constamment renouvelée.

CONVIDATS : Jean-Jacques Casteret et le groupe « Las daunas de Còr »

Parmi les invités de cette émission thématique spéciale, nous retrouverons également Jean-Jacques Casteret, ethnomusicologue, spécialiste du chant polyphonique pyrénéen en compagnie de « Las daunas de Còr ».

de mancar pas ce Viure al País spécial ce dimanche 9 décembre à 11h25 !

19 Nov

L’Europe, la France et les langues régionales

C’est en quelque sorte… l’arlésienne pour les défenseurs des langues et cultures régionales.

Voici donc que la fameuse « Charte Européenne des langues régionales ou minoritaires » apparue dès 1992 refait surface en France.

A la question posée par le sénateur socialiste Courteau auprès de la ministre de la Culture concernant sa position et ses intentions sur cette charte, la réponse parue le 15 novembre dernier au JO du Sénat est claire : « La France mettra en œuvre le processus de ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, conformément à l’engagement du président de la République. Ce travail sera fait de manière transversale et coopérative, et visera, en liaison étroite avec les parlementaires et l’ensemble des élus, à assurer un plein développement aux langues de France. »

Si l’on en croit cette affirmation, la Charte, signée le 7 mai 1999, serait donc sur le chemin de la ratification, ce qui rendrait enfin applicable tout ou partie de ses 98 dispositions. Si l’intention est bien là, on peut toutefois se poser la question de sa réelle mise en œuvre.

En 1999, c’est le Conseil Constitutionnel qui avait empêché la France de ratifier ce texte Européen parce qu’il l’estimait contraire à l’Article 2 de la Constitution qui stipule que « Le français est la langue de la République ». Depuis, les langues régionales ont fait leur entrée cette fameuse constitution, avec le nouvel article 75-1  voté en 2008, qui précise bien qu’elles appartiennent au « patrimoine de la France ». C’est cette même année que le Conseil économique et social des Nations Unies a « suggéré » et « recommandé » à la France d’« envisager » la ratification de la Charte.

Tout cela suffira-t-il pour lever les derniers obstacles ? Le congrès est-il enfin prêt et disposé à s’engager dans une telle ratification ? De nouvelles questions qui pourront peut-être alimenter les conversations des Eurodéputés membres de l’intergroupe sur les langues régionales. Pour la première fois, ce jeudi, l’occitan sera au centre de la session des parlementaires à Strasbourg.

Clément Alet

l’ensemble de la question et de la réponse parue au JO du 15 novembre 2012 :

http://minu.me/7i2x

Euròpa, França e las lengas regionalas

N’es una mena d’arlatenca pels aparaires de las lengas e culturas regionalas. Aquí doncas que tòrna venir en França la famosa « Carta Europenca de las lengas regionalas o minoritarias », nascuda en 1992.

A la question pausada pel senator socialista Courteau al prèp de la Ministra de la Cultura per connéisser sa pausicion e sas intencions sus aquèla Carta, la responsa pareguda lo 15 de novembre al JO del Senat es clara : « La França se va atalar al processús de ratificacion de la Carta europenca de las lengas regionalas o minoritarias, conformament a l’engatjament del president de la Republica. Aquel trabalh se farà d’un biais transversal e cooperatiu e visarà, en ligason estrecha ambe los parlamentaris e l’ensemble dels elegits, a assegurar un desvelopament plen a las lengas de França ».

Se l’òm crèi a n’aquèla afirmacion, la Carta, signada lo 7 de mai de 1999 seriá doncas sul camin de la ratificacion, aital rendriá applicable tot o tròçes de sas 98 dispausicions. Se l’intencion es plan aquí, l’òm pòt çaquelà se pausar la question de la vertadièra mèsa en òbra. En 1999, n’es lo Conselh Constitucional qu’aviá empachat la França de ratificar aquel tèxt europenc perçòque pensava qu’anava a la revèrs de l’Article 2 de la Constitucion que dís que « lo françés es la lenga de la Republica ». Desempuèi aquèl temps, las lengas regionalas dintrèron dins la famosa Constitucion, ambe lo novèl Article 75-1 votat en 2008, e que precisa plan que fan partida del « patrimòni de la França ». N’es justament a n’aquèla annada 2008 que lo Conselh economíc e social de las Nacions Unidas « prepausèt » e « recomandèt » a la França de « considerar » la ratificacion de la Carta.

N’i aurà pron ambe tot aquò per far tombar las darrièras cledas ? Lo Congrès françés seriá de biais per s’encaminar dins una tala ratificacion ? De questions novèlas que faran conversa dels Eurodeputats, membre de l’intergrope sus las lengas regionalas. Pel primièr còp, aqueste dijous 22 de novembre, l’occitan serà al mièg de la cession dels parlamentaris a Estrasborg.

Clamenç Alet

15 Nov

Joanda à la Grande Battle

Sélectionnés parmi des milliers de candidats sur internet, le chanteur occitan Joanda et ses musiciens ont participé, mardi soir en direct à l’émission la Grande Battle de France 2, le concours qui revisite les œuvres de musique classique.
Le Biterrois et son groupe ont interprété le Libiamo de Verdi avec des instruments traditionnels. Une prestation en occitan, une grande première à une heure de grande écoute sur une chaîne nationale.
Après son passage en direct, Joanda était soulagé : « Cela passe très vite. Le public était à fond, on s’est très bien sentis. » Nicolas Desvenain, le joueur de craba, qui arborait fièrement un drapeau occitan sur son instrument, était tout simplement « heureux d’avoir pu représenter l’Occitanie » et d’avoir fait découvrir au grand public les instruments traditionnels: « On a joué sereinement, avec cœur. On pensait à toutes les personnes qui ont voté pour nous. »
S’il n’a pas gagné – le concours a été remporté par les Picards de Zic Zazou – Joanda était pourtant satisfait : « Le principal, c’est que la langue et la culture occitanes soient passées à la télévision, en prime-time. C’est cela notre victoire. »

Un reportage dans les coulisses de cette soirée est à découvrir samedi 17 novembre dans l’édition occitane de France 3 Midi Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Seleccionats demest de milierats de canditats sus internet, lo cantaire occitan Joanda e sos musicians participèron, dimars al ser, en dirècte, a l’emission la Grande Battle de França 2, lo concors que torna visitar las òbras de musica classica.

Lo Beserienc e son grop interpretèron lo Libiamo de Verdi amb d’instruments tradicionals. Una prestacion per màger part en occitan, una primièra bèla a una ora de granda escota sus una cadena nacionala.

Aprèp son passatge en dirècte, Joanda èra solatjat : « Aquò passa fòrça lèu. Lo public èra a fons. Nos sèm sentits plan. » Nicolas Desvenain, lo jogaire de craba, qu’arborava una bandièra occitana sus son instrument, èra tot simplament « content d’aver pogut representar Occitània » e d’aver fach descobrir los instruments tradicionals. « Avèm jogat serenament, amb còr. Pensàvem a totas las personas qu’an votat per nosautres. »
Se ganhèt pas – los primièrs foguèron los Picards de Zic Zazou – Joanda èra satisfach pr’aquò : « Lo principal, es que la lenga e la cultura occitanas siàgan passadas a la television, en prime-time. Es aquò nòstra capitada. »

Un reportatge dins las colissas d’aquela serada es a descobrir dissabte 17 de novembre dins l’edicion occitana de France 3 Miègjorn-Pirenèus e Lengadòc-Rosselhon.

Sirine Tijani

08 Nov

Claude Sicre chante Obama

C’est une sorte de… « come back ». On ne l’avait pas entendu chanter depuis quelques lunes, le Claude Sicre. Il aura donc fallu qu’une élection américaine passe par là pour le refaire chanter, mais pas en occitan cette fois. Et non, ce n’est pas de Mitt Romney dont Claude Sicre s’est inspiré mais bien de Barack. Une chanson Obamesque tout en anglais, petit clin d’œil amusant et décalé.
Clamenç Alet

Aquí una mena de « Come Back » coma se dis. L’aviam pas ausit cantar dempuèi qualquas lunas, lo Claudi Sicre. Calguèt esperar qu’una eleccion americana passèssa per aquí per lo tornar far cantar, mas pas en occitan aqueste còp. E non! N’es pas lo Mitt Romney qu’inspirèt lo Claudi Sicre, mas puslèu lo Barack, Una cançon Obamesca, tot en inglés, còp d’uèlh risolièr e descabestrat.

Clément Alet

06 Nov

La question des langues régionales

La place de l’enseignement des langues régionales au sein de l’Education Nationale est une nouvelle fois posée, à l’occasion de la future loi de programmation et d’orientation pour l’école. C’est le sénateur socialiste de l’Hérault Robert Navarro qui a interpellé le ministre Vincent Peillon le 1er novembre dernier par le biais d’une question écrite.

Le sénateur parle bien sûr des langues encore parlées dans les régions comme l’occitan, le breton, mais il évoque aussi les langues de France qui sont également en usage… en région parisienne.

Clamenç Alet

Retrouvez l’ensemble de la question parue au JO Sénat du 1er novembre ici :

http://www.senat.fr/questions/base/2012/qSEQ121102867.html

La question de las lengas regionalas

La plaça de l’ensenhament de las lengas regionalas al dintre de l’Educacion Nacionala es tornamai pausada, dins l’encastre de la lèi de programacion e d’orientacion per l’escòla. Aquò’s lo senator socialista d’Erault Robèrt Navarro qu’agafèt lo ministre Vincent Peillon lo 1er de novembre passat amb’una question escricha.

Lo senator parla plan segur de las lengas encaras parladas dins las regions coma l’occitan o lo breton, mas evòca tanben las lengas de França que son en usatge … en region parisenca.

Tornatz trapar tota la question pareguda al JO Sénat del 1er de novembre aquí :

http://www.senat.fr/questions/base/2012/qSEQ121102867.html

01 Nov

L’offensive occitane de Toulouse Mag

Tremblez braves gens… les Occitans passent à l’offensive!

C’est Toulouse Mag qui l’affirme sur sa une, dans son numéro de novembre. Un morre de jovenòta tout sourire, aux couleurs de l’Occitanie adoucit ce titre ambitieux. Le mensuel consacre une nouvelle fois son dossier central de 12 pages à ce que l’on appelle : les Occitans.

L’enquête menée par nos confrères Jean Couderc et Sébastien Vaissière est construite en quatre parties autour de la politique, l’économie, l’éducation et la culture.

Leur postulat de départ est clair concernant les Occitans : « Ils ont surtout réussi à faire taire (quasiment) toutes formes de contestation. »

Toute la partie politique du dossier revient d’abord sur l’évolution récente de l’occitanisme politique toulousain, depuis la croix occitane, emblème du Conseil Régional, jusqu’à l’ouverture de l’Ostal d’Occitania en 2006. Un caminament politique décrit, analysé et alimenté par les témoignages de Jean-François Laffont (homme clé de ce dossier qui pourrait presque passer pour le chef de la tribu occitane), mais également Guilhem Latrubesse, Alain Alcouffe, Marçal Girbau, ou encore Gérard Onesta. Le contexte politique est bien cerné et les encadrés sont plutôt pertinents. A la question de gauche ou de droite ? La réponse apportée par les journalistes a le mérite d’être assez juste : « Pragmatiques, les Occitanistes semblent enclins à se vendre au plus offrant pourvu que leurs revendications soient prises en compte ».

L’enquête met presque d’accord l’élu UMP Sacha Briand et l’élu du Parti de Gauche Jean-Christophe Sellin autour d’une chose : leur méfiance vis-à-vis des Occitans. Le conseiller régional de droite est clair : « derrière l’apparence culturelle qui leur permet de récolter des subventions, on voit bien la réalité du discours politique qui s’appuie sur une vision anti-étatique. » L’élu de gauche, par ailleurs directeur du Conservatoire Occitan, enfonce le clou : « je ne suis pas sûr que le fait de valoriser des situations particulières aille dans le bon sens ». Que ces élus de la République jacobine une et indivisible soient rassurés, Jean-François Laffont, le chef des Occitans est clair : « nous n’avons jamais été sécessionnistes, ni souhaité créer un Etat. Nous sommes des fédéralistes convaincus ». Petite perle politique parfaitement mise en exergue par l’enquête : « l’épisode de la salle du Sénéchal ». Nous sommes à quelques semaines des élections municipales de 2008 et tous les candidats à l’élection ont répondu présent à l’invitation de Convergencia Occitana, afin de connaître leur position par rapport à l’occitan. Tous, sauf un : Jean-Luc Moudenc. Jean-François Laffont, revient sur cet épisode : « en envoyant Marie Déqué, il est évident qu’il a perdu des voix de jours-là ». Voilà qui est dit. Nos confrères rapportent également les propos d’un « avocat occitaniste » qui a également assisté à cette soirée : « Quand on voit qu’il a échoué à 600 voix près, on peut effectivement penser que Moudenc a perdu les élections de 2008 en ne venant pas salle du Sénéchal ».

Les occitans auraient donc un poids dans une élection locale, à défaut d’en avoir sur le plan économique. Cette partie de l’enquête est très instructive et l’on retiendra surtout la « gêne » ou le « désintérêt » de la CCI qui « ne souhaite pas s’exprimer  sur le sujet » : « Interrogée sur l’existence de décideurs favorables à la cause, la CCI botte en touche, arguant de l’absence d’éléments tangibles ». La réalité est là, l’occitan est quasi inexistant économiquement. Nos confrères semblent avoir lu et relu l’annuaire du label « Oc per l’occitan », et notent « qu’à l’exception de quelques avocats de l’hypermarché Auchan de Périgueux, les adhérents sont artisans ou agriculteurs ». Alors pour convaincre les milieux économiques de l’intérêt occitan, il ne reste plus qu’à faire partie du cercle de « la mesadièra ». « Chaque premier vendredi du mois, ils se retrouvent dans une salle de restaurant de la place Wilson » nous apprennent nos confrères. « Avocats, écrivains, artistes, chefs d’entreprise », l’un de ses membres témoigne sous couvert d’anonymat : « il ne s’agit pas d’un cercle d’influence mais d’un cercle de réflexion ouvert où des idées circulent, s’élaborent ».

La troisième partie dédiée à l’enseignement revient d’abord sur l’engouement des filières occitanes dès le plus jeune âge. Il y a deux fois plus d’élèves en section bilingues qu’en 2006. Mais ce qui retient l’attention concerne justement les (presque) trop bons résultats de ces élèves. Ils se distinguent, leur niveau est au-dessus des élèves monolingues ce qui finirait par inquiéter l’Education Nationale engagée dans « la lutte contre l’élitisme et les inégalités ». Nos confrères posent la question d’un « élitisme déguisé » à travers l’enseignement en classes bilingues.

La dernière partie de cette enquête donne la parole à Alem Surre-Garcia. « Personnage influent et charismatique ». L’interview est plutôt riche et éclairante sur un monde occitan qui cherche encore comment se positionner entre le local et l’international. A ce titre, une page entière est réservée aux relations que tentent d’établir les Occitans avec leurs voisins Catalans. Le titre de cette page 21 est très clair : « Rêve occitan, réalités catalanes ». L’article repose surtout sur l’analyse de Jerôme Ferret, maître de conférences en sociologie à Toulouse. Sans illusion il donne sa vision sur l’avenir de cette langue : « La tendance historique est clairement défavorable aux langues régionales en France. Je connais bien la Catalogne, et je sais tous les éléments sociologiques, historiques et politiques qui sont nécessaires à l’ajout d’une langue officielle supplémentaire ».

 

Una lèi per l’occitan. C’était pourtant une des revendications majeures des 30.000 occitans qui ont défilés dans les rues de Toulouse le 31 mars dernier, à la veille des échéances électorales. L’enquête ne revient pas sur cette mobilisation historique pour les Occitans qui s’est pourtant déroulée à Toulouse. Mais que cela ne vous empêche pas de lire ce dossier, plutôt bien mestrejat.

Clamenç Alet

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