15 Déc

Municipales à Besançon, Jean-Louis Fousseret : son œuvre, sa candidature et Alexandra Cordier

Jean-Louis Fousseret Maire LREM de Besançon invité de « Dimanche En Politique »

Jean-Louis Fousseret, maire LREM de Besançon, était l’invité de « Dimanche En Politique » en direct à 11 heures 25. Il a défendu bec et ongles la candidate dissidente LREM, Alexandra Cordier, qui a annoncé sa candidature hier. On le disait fatigué, usé. Il a retrouvé sa pugnacité pour justifier la candidature de son ex-attachée de presse.

Jean-Louis Fousseret avait annoncé qu’il ne se représenterait pas en 2020.

Il avait dit aussi, la preuve par l’image dans l’émission, qu’il soutiendrait le candidat désigné par LREM. Même si c’était Eric Alauzet.

Finalement, il rempile mais pas sur la liste officielle de LREM, celle d’Eric Alauzet, désigné en juillet par le parti. Non, il sera dernier sur celle d’Alexandra Cordier, ancienne attachée de presse, ancienne référente En Marche pour le Doubs.

Dernier, peut-être avant-dernier, en fait : si l’ordre femme-homme est respecté (comme le prévoit la loi) la dernière sera une femme, Jean-Louis Fousseret occupant l’avant-dernière position, celle de 54 ème sur la liste. « Un point de détail, pas très important » selon lui.

« Ensemble ! » n’est pas une liste dissidente, c’est une liste « différente » voire « autrement » et « avec des visages neufs » affirme Jean-Louis Fousseret. Si le maire actuel (36 ans de vie politique) y figure, ce n’est pas pour combler le manque de notoriété de la tête de liste mais montrer « de façon claire et sans ambiguïté que je la soutiens. » On a compris qu’il la soutient !

Le point de blocage

Oui, Alexandra Cordier a exigé le poste de première adjointe et c’était donc « le point de blocage » avec Eric Alauzet. Que le député LREM ait fait d’autres propositions à Melle Cordier, Jean-Louis Fousseret balaie tout ça d’un revers de main. Il insiste : « Je ne suis pas venu ici pour parler contre Eric Alauzet. » Mais quand même, quand il peut tacler le candidat LREM, il ne s’en prive pas, nommément ou pas… Il ne se retient pas, non plus, de critiquer La France Insoumise à propos du  chantier des Vaîtes. Un dossier exploité à des fins politiques, toujours selon lui. D’ailleurs, s’il a un regret c’est celui de n’avoir pas suffisamment expliqué cet éco-quartier : « plus de pédagogie et moins de démagogie ». En rappelant que toute sa majorité a voté pour ce projet… dans le genre suivez mon regard…

« En politique, il faut tenir ses promesses. »

Justement, c’est peut-être pourquoi il ne dira rien sur des points importants concernant des alliances possibles à venir.

Catherine Comte-Deleuze et Philippe Gonon (AGIR) conseillers municipaux de droite et donc de son opposition, sont aujourd’hui partants avec Alexandra Cordier. Il n’est pas gêné par cette situation ? Il rétorque que Alauzet est bien allié au MoDem de Laurent Croizier !

Ces deux premiers noms présagent-ils une fusion entre les 2 tours en mars prochain ? « Je ne suis pas tête de liste. » Un peu facile comme réponse… Pas possible d’en savoir davantage.

Il avait déclaré en avril dernier dans l’Est Républicain : « Si la ville passait à droite, ce serait dur. Je vais tout faire pour que ça n’arrive pas. »

Un téléphérique contreversé

Un mot sur le projet de la liste « Ensemble ! » avec le téléphérique. Jean-Louis Fousseret s’était moqué d’un projet de téléphérique allant des Près de Vaux à la Citadelle présenté par la liste de droite en 2014. Le jugeant « pharaonique ». Pour environ 500 mètres.

Aujourd’hui, il soutient le téléphérique d’Alexandra Cordier, plus de 3000 mètres, allant du plateau de Saône au centre ville en faisant une halte à la Citadelle… Son coût ? 50 millions. Le fonctionnement ? Impossible d’avoir un chiffre.

Mais d’après Jean-Louis Fousseret, ce n’est pas du tout le même projet. Avant, c’était seulement touristique, ce projet-là permettrait de résoudre les difficultés de transports aux heures de pointe.

 

L’exclusion ? Quelle exclusion ?

Avec cette liste dissidente, Jean-Louis Fousseret et Alexandra Cordier « se mettent de fait en dehors du mouvement. » constate un responsable du parti présidentiel, joint par téléphone hier soir.

« Je ne suis pas venu parler d’exclusion. Je reste un fidèle supporter d’Emmanuel Macron et je continuerai de militer auprès de lui. Le président sait qu’il peut compter sur ma totale fidélité. »

 

Stanislas Guérini, secrétaire général de LREM qui a en charge les élections, est venu inaugurer la permanence d’Eric Alauzet, le 9 novembre dernier.

Selon Jean-Louis Fousseret, Stanislas Guérini a son numéro de portable.

Toujours selon le maire actuel, le président aussi.

Mais pas certain que si le président l’appelle, Jean-Louis Fousseret nous dira ce que « Manu » lui aura dit…

 

 

Revoir l’émission ici.