20 Sep

Orléans : nouveau numéro du Cacograph, la revue de poésie et d’humour

Le dernier numéro du cacograph #39 est paru et en ces temps de records, la chaleur s’est invitée comme thème caniculaire…

Revue orléanaise, de poésie et d’humour, le cacograph se retrouve en librairie et aussi sur la toile. Constitué de deux grandes feuilles au format A3 (42 x 29.7 cm), le Cacograph se plie en six, s’imbrique pour donner un livret carré qui a l’air petit, mais qui cache bien une multitude de textes et de dessins. Quelque part, LE UN est son grand frère, et lui le petit potache.

Les textes n’ont d’autre souci que de vous faire vous désopiler. Dessins, poèmes, épigrammes, blagues, pastiches et jeux de mots, tout est mis en œuvre pour vous dérider. Précision, le Cacograph se lit aussi bien à l’envers qu’à l’endroit…

C’est également, au détour d’une page, les « Histoires de bouilloire et de frigo » :
« De sang froid un soir                               
   De canicule, Bouilloire et
   Frigo s’entretiturent »
   […]
   Il réclame sa chaleur,
   Elle ricane froidement
   Il déclame son ardeur,
   Elle suffoque séchement
   Il proclame
   L’effervescence,
   Elle siffle l’évanescence.
st

Cette revue bien pensée, plaisamment conçue, se lit à toute heure, le temps d’un trajet en tram, ou pour éclairer une fin d’après-midi désenchantée, le Cacograph #39 comme remède au pot-au-noir, aux dimanches qui n’en finissent pas, le temps de sourire et de découvrir les facettes de son humanité. On le trouve dans les bons kiosques, les librairies et sur sa page dédiée. Dépliez le Cacograph !

Bernard Henninger

 

 

20 Jan

A Orléans, cacophonie au Cacograph ! (poésie et burlesque)

Nouveau venu dans la lignée des revues de poésie, le CACOGRAPH c’est une vingtaine de poètes et d’illustrateurs qui s’associent tous les mois autour d’un thème, et s’efforcent de le faire transpirer, rugir et sourire, de façon à lui faire rendre l’insensé potentiel d’humour qu’il nous cachait…

D’un format presque carré, le CACOGRAPH est un petit livret presque carré tenu par un collant, qu’il faut enlever pour découvrir l’existence d’une seconde feuille pliée :

  1. un rabat à droite,
  2. un rabat à gauche,
  3. déplier vers le haut
  4. déplier vers le bas

et vous voilà avec en mains deux grandes feuilles imprimées recto-verso au format A3, un beau papier agréable à manipuler et à lire…

Les co-auteurs se réunissent chaque mois, et définissent ensemble un thème, charge à chacun avec ses moyens, langue, dessin, graphisme et tout ce qui peut leur passer par la tête de donner vie à ce thème. Leurs productions relèvent du plaisir de créer et se distinguent par la liberté du ton :

« Publication texto-picturale mensuelle, fruit multisaveur issu de la réunion d’Orléanais producteurs de gribouilles en tout genre, le cacograph poursuit son exploration décalée, erronée, absurde, conceptuelle, illustrative des mots de notre société et des êtres qui la composent. »

Par exemple, le CALCUL est le thème ce numéro #34 : parti d’un simple calcul, représentation des chiffres, des nombres, nous passons à l’impossible calcul de nombre de Gilets Jaunes dans une manif, puis au pathologique calcul rénal, avant de culminer avec ce portrait d’une calculatrice prodige autour de laquelle papillonnent les prétendants et qui affirme avec hauteur : « Je n’en calcule aucun ! »

Le jeu et la fantaisie sont le guide, le sourire et le calembour de rigueur… Mensuel, le cacograph nous invite à partager sa cacophonie débridée. Il a déjà atteint le numéro 34, et fêtera bientôt sa troisième année, pour mieux en profiter, je vous invite à visiter leur page Facebook Cacograph ou Instagram Cacograph. Le Cacograph a une adresse :  27, rue Greffier 45000 Orléans. Deux euros le numéro.

 

Bernard Henninger

25 Mar

La Bouinotte : numéro de printemps

Parution du numéro de printemps de LA BOUINOTTE avec un dossier sur Paul Duris, le marin enterré aux Antipodes, Saint-Georges-sur-Arnon, une commune en pointe sur l’énergie verte et un portrait de Germaine HUGNET, égérie des surréalistes, au destin hors du commun…

La région Centre, comme tant d’autres, manque d’une identité culturelle claire et facile à claironner, et se définit plutôt comme la somme des territoires et cultures qui la constituent. L’aura culturelle sans doute la plus célèbre se concentre sur la plaine du Berry, riche d’un passé prestigieux et qui témoigne aujourd’hui encore d’un bouillonnement littéraire singulier en particulier grâce à la médiation de la revue LA BOUINOTTE qui vient d’éditer son numéro de printemps.

D’un sommaire très riche, un coup de projecteur sur :

  • La tombe aux antipodes du marin oublié : Paul DURIS, un marin, fit partie d’une expédition scientifique en Nouvelle-Zélande qui avait pour but d’observer et de mesurer le transit de Vénus devant le soleil, (grâce à laquelle on détermine la distance de la Terre au Soleil). Tombé malade de la fièvre typhoïde, il décède sur l’île Campbell où l’équipe avait installé son campement. Sa tombe vient d’être retrouvée sous 35 centimètres de tourbe.
  • Saint-Georges-sur-Arnon, la belle verte : est une commune dynamique, décidée à prendre le tournant du XXIème siècle avec, pour 638 habitants, 14 éoliennes (bientôt 23), 4 installations photovoltaïques et un maraîchage bio…
  • La Maison des droits de l’enfant à Châteauroux
  • La révolution des rivières
  • Les amitiés surréalistes de Germaine HUGNET

Revenons sur le destin hors du commun de Germaine HUGNET : née à Paris d’un père originaire de Sainte-Gemme : elle grandit entre Paris et le Berry où elle passe ses vacances. Après un premier mariage malheureux, elle fait la connaissance du surréaliste Georges HUGNET vers 1935-1936, fréquente Eluard, qui lui dédie un collage, Man RAY qui la photographie… Exclus des surréalistes, ils poursuivent une vie artistique dense, Picasso séjournera à plusieurs reprises à Sainte-Gemme. Suite à l’entrée en guerre, ils se marient en 1940 avant d’entrer dans la résistance des poètes, hébergeant des juifs, et Georges Hugnet, depuis son atelier de reliure, fabrique des faux papiers, et sera co-fondateur des éditions de Minuit…

Le couple entrepose à Sainte-Gemme l’énorme collection amassée par le mari qui contenait des lettres de Max Jacob, des ouvrages rares du XIXème et XXème siècle, de Sade… auquel les allemands, en se repliant vont mettre le feu accidentellement… Un destin hors du commun.

Et toutes les rubriques de la revue qui se lit comme un feuilleton passionnant…

Bernard Henninger

 

18 Mar

Céleste et Lulu magazine pour enfants gratuit.

« Céleste et Lulu », nouveau magazine pour enfants,  gratuit, diffusé sur Orléans  avec des histoires, une bande dessinée, des jeux et des idées d’animation est une mine d’idées pour les petits et les moins petits.

 

D’un format carré (21 cm environ), d’un papier facile à manipuler, le magazinel compte une vingtaine de pages, couverture comprise. La première histoire raconte, sous forme de bande dessinée, Céleste et Lulu à la chasse aux œufs au Parc Floral.

Nous enchaînons avec l’histoire d’Arthur un petit cochon qui ne veut pas prendre son bain et l’histoire du coquelicot qui voulait déménager, deux histoires écrites et illustrées avec une partie de jeu des 7 erreurs intercalée entre les deux.

Suivent :
. un mot croisé,
. un jeu d’affirmations : Vrai ? Faux,
. des conseils shopping,
. un « tuto» pour réaliser des figures en chocolat,
. le coloriage d’un gros œuf de Pâques

En quatrième de couverture, des liens pour retrouver Céleste et Lulu dans les réseaux sociaux complètent le magazine qui se révèle un outil ludique, — dans le temps on disait : récréatif — tout en étant éducatif.

Gratuit, le magazine est joliment illustré, par plusieurs graphistes qui en font un bel objet, convivial et modulable par les enfants suivant leurs envies. L’idée est encore nouvelle : jusqu’à présent, seule la ville de Montpellier possédait un magazine gratuit pour les enfants.

Points de diffusion : les bibliothèques municipales, les piscines, la libraire Chante-livres place du Martroi, et les cinémas de l’agglomération. D’autres points de distribution devraient se mettre en place dans les mois à venir sur l’Agglomération d’Orléans. Souhaitons longue vie à cette jolie innovation…

Bernard Henninger