14 Fév

Accusé de « se servir sur la bête » par le MoDem Christophe Grudler, Florian Bouquet (LR) révèle ce qu’il gagne

Florian Bouquet (LR) et Christophe Grudler (MoDem) (©f3fc)

Florian Bouquet (LR) et Christophe Grudler (MoDem) (©f3fc)

Comme nous vous le révélions ici même dès vendredi, Florian Bouquet (LR) est resté 11 mois assistant parlementaire de Damien Meslot après son élection à la présidence du conseil départemental du Territoire de Belfort. Une situation qui a fait sortir de ses gonds l’opposition, du MRC Bastien Faudot (lire ici) au MoDem Christophe Grudler. Ce week-end, ce dernier dénonce des « faits graves »: « Financièrement, n’y a-t-il « rien d’immoral » à « se servir sur la bête » en cumulant les indemnités publiques ? », demande l’élu centriste dans un communiqué. M. Bouquet « chercherait-il à prendre les gens pour des imbéciles en leur faisant croire que la fonction de Président du Conseil départemental du Territoire de Belfort est compatible avec un poste d’assistant parlementaire », poursuit l’ancien RPR.

4250 euros nets aujourd’hui

Face à ses accusations, Florian Bouquet n’a pas manqué de réagir.

Lundi, il révèle dans un communiqué l’intégralité de ses revenus:

« Lorsque j’ai continué à travailler pendant 10 mois [11 mois en fait, du 2 avril 2015 au 1er mars 2016, ndlr] aux côtés de Damien Meslot, mon salaire a été diminué à 2000 euros net », assure le président du Département. Les fiches de salaire établissant les faits sont à disposition de tous ».

« Au total, mes rémunérations s’élèvent à 4250 euros net par mois, 3600 euros au titre de Président du Conseil Départemental et 650 euros net au titre de Président du SDIS », indique Florian Bouquet, qui précise qu’il assure la présidence de Territoire Habitat « sans toucher un centime ».

Jusqu’au 31 décembre 2016, il percevait également, d’après L’Est Républicain, une indemnité supplémentaire de 1.256,24 euros pour sa vice-présidence à l’agglomération de Belfort.

Une « volonté de cacher cette rémunération »

De son côté, Christophe Grudler n’en démord pas: « Il y a un autre problème, et les faits sont là aussi très graves. Pour moi, il y a eu volonté de cacher cette rémunération et ce lien à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique ».

Et le conseiller départemental MoDem de proposer la création d’un poste de « contrôleur aux fraudes d’indemnités d’attaché parlementaire »: « Le Conseil départemental du Territoire de Belfort a mis en place un « contrôleur aux fraudes RSA »; très bien. Mais je pense qu’il faudrait créer nationalement un poste de « contrôleur aux fraudes d’indemnités d’attaché parlementaire » : je crois qu’il y aurait là quelques millions d’euros à récupérer, en exigeant le remboursement des sommes dont on prouverait qu’elles ont été détournées ».

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  • <span class="author">MICHELE SOLER</span>

    que Grudler cesse de vouloir faire parler de lui, il n’a aucune conviction politique, il joue les justiciers sans même chercher à savoir ce qu’il est lui même, il attaque afin qu’on parle de lui, il a un réel problème d’égo.