07 Nov

Nadau, l’encantada en occitan

 Quand Nadau arriba en vila.

Nadau arrive en ville et il ne vient pas de nulle part. Bien ancré dans le Béarn, le groupe a écumé les campagnes, égrainant de-ci de-là 40 ans de chansons pour un public sans cesse renouvelé. Ils n’ont pas l’air du tout viril et c’est plutôt beau à voir…

 Car oui, enfin, Nadau se défait peu à peu de son image assumée de groupe rural qui conquiert difficilement les villes. En octobre dernier Nadau a été programmé à Odyssud à Blagnac. Une salle réputée et pas vraiment pour programmer de l’occitan. Résultat : premier concert sold out comme on dit en òc. Un deuxième jour en sus et une salle remplie en quelques heures. Un phénomène. « Sèm plan contents d’arribar pauc a pauc dins las vilas grandas » (Nous sommes très contents d’arriver peu à peu dans les grandes villes), nous dit Jan de Nadau.

nadauolimpiaL’Olimpia tornamai

Et puis, il y aura Paris et l’Olympia une quatrième fois le 10 mai 2014. Mais sans le train et le débarquement des Béarnais à Austerlitz comme jadis. Trop de rambalh et de soulerie. Mais la fête sera là. « 40 ans, serà la hèsta. I aurà una scèna dubèrta per totes los gropes. Per las cantas, las dansas, la musica… » (40 ans ça se fête. Il y aura scène ouverte pour tous les groupes. Pour les chants, les danses, la musique…). Jan va donc squatter l’Olympia avec ses musiciens et ses amis jusqu’à 2-3 heures du matin.

 

L’Encantada

NadauIl y aura bien sur l’Immortèla, Un trin que s’en va de Pau et bien d’autres…Mais aussi les chansons extraites du nouvel album qui sortira vers le 15 novembre. 15 chansons pour la plupart déjà étrennées sur scène, mais réenregistrées pour l’occasion. Et après le Vam caminar  de cap tà l’immortèla, Nadau a sorti un autre tube qui donne le titre de l’album : L’Encantada. Avec ce don sans pareil d’écrire des textes et des musiques auxquels s’identifient de suite les gens. Au point que beaucoup croient que ce sont des morceaux traditionnels. « L’Encantada a fat descolar lo grop dins lo Sud-Oèst cap e tot » (L’Encantada a fait décoller le groupe dans tout le Sud-ouest), nous dit le Jan. Pas une banda, pas une chorale, pas un groupe qui n’ait déjà repris ce qui est devenu le tube du Sud-ouest. « L’Encantada es vengut l’imne de las corsas landesas, del rugbí per exemple al Mont, al basquet a Pau » (C’est devenu l’hymne des courses landaises, du rugby comme à Mont De Marsan, du basket à Pau)… Et la modestie en prime : « Se sabiái cossi far un tube, ne fariái un cada matin…Vesi pas venir las causas ». (Si je savais faire un tube, j’en ferais un tous les matins. Je ne vois pas venir les choses)

Nadau, lo rocker en vèsta de cuèr

Populaire et sympathique certes, mais souvent revendicatif. L’un des nouveaux morceaux s’appelle L’adagio des abrutis. Référence à 2008 à Arbas pour le lâchage d’un nouvel ours. La Ministre de l’écologie Nelly Ollin est présente officiellement. Les opposants s’invitent. « Lo menaire (Philippe Lacube) es sortit del bòsc una esquèra a la man. A marchat cap a la caissa de l’ors…Nelly Olin los a tractats d’ases, d’imbecils ». (Philippe Lacube -le meneur- est sorti du bois une sonnaille à la main. Il a marché vers la caisse de l’ours…Nelly Olin les a traités d’ânes, d’imbéciles). Impossible à admettre pour Jan. Il en a fait un morceau instrumental vielle-cornemuse inspiré de Braveheart.

Notre « Robin des bois » béarnais est particulièrement affuté contre la société liberticide. « Defensa, aquela cançon l’ai arrestada en causa de la longor. Mas cada jorn se podriá ajustar un coplèt. » (« Defense », j’ai terminé la chanson à cause de la longueur. Mais chaque jour on pourrait y rajouter un couplet.) La liste des choses qui ne sont plus autorisées et des actes prohibés est en effet longue, très longue. « La libertat es tuada cada jorn. E dison que fan aquò dins lo nòstre interèst. Cal culpabilisar lo monde. Aqui lo cancèr de la societat. Fan de la securitat un business ». (La liberté est tuée chaque jour. Ils prétendent le faire dans notre intérêt. Il faut culpabiliser les gens. C’est le cancer de la société. Ils font de la sécurité un business).

Los dobridors de parapluèjas 

Et Jan de rappeler qu’il devient très difficile d’organiser un concert. A Montech dans le Tarn et Garonne : 1 500 personnes et 12 vigiles pour la sécurité. « Per fotre la paur al monde » (Pour faire peur aux gens). A Luchon : 2 000 chaises à l’extérieur, et pas aux normes. 4 000 euros pour en faire venir d’autres ! Des fois que mamies, papys et autres adolescents envoient chaises et objets volants sur scène, tel un bon vieux concert des Who. On savait Jan grand admirateur de Springsteen, mais au point de déchaîner une telle violence !

« Es la republica dels dobridors de parapluèjas » ! C’est la république des ouvreurs de parapluies !

Nadau story

nad5

Jan va donc laisser son parapluie à la maison et poursuivre son oeuvre.  » Content de la musica qu’avèm heita. Sem al servici d’una cançon, d’un repertòri. Cal anar cap a la simplificacion. L’essencial es de tocar lo monde. » (Je suis content de la musique que nous avons faite. Nous sommes au service d’une chanson, d’un répertoire).

Mission accomplie. Nadau c’est plus de 1 000 soirées, 13 albums (dont 8 en CD), 3 vidéos, 2 DVD plus de 60 000 disques vendus. Et toujours la même devise : « N’em pas aqui tà mushar que jogam plan » ! Nous ne sommes pas là pour montrer que nous jouons bien !

Benoît Roux

31 Oct

Les « Daunas de Còr » réinventent la féminité polyphonique

Dans la discographie occitane et dans la discographie tout court d’ailleurs, il est des disques qui « resclantisson » : autrement dit, qui retentissent de façon éclatante. Ces disques-là, quand on les écoute, vous donnent des petits frissons sur les bras et dans le haut du dos. Ces disques-là vous font s’envoler en un instant. C’est un peu comme un grand bol d’air frais qui vous remplit les poumons, qui vous remplit le cœur.

pochette du disque AirEtèras - Daunas de Còr

Peut-être, ressentirez-vous tout cela en les écoutant. Elles, ce sont les « Daunas de Còr », (Dames de Coeur). Et un cœur, elles en ont un de… gros.  Tellement gros qu’il est difficile de ne pas être ému par leurs vibrations chorales à l’écoute de leur premier album « AirEtèras ».

Imprégnées par la simple tradition du chant bigourdan, ces six voix inventent, réinvente une féminité polyphonique pyrénéenne. D’habitude, ce sont des hommes que l’on entend chanter, quelque fois des groupes mixtes mais des femmes et uniquement des femmes… Serait-ce presque interdit ?

Les «  Daunas de Còr  » osent et parcourent un répertoire qui part de la Gascogne et nous emmène jusque dans le Piémont Italien, du chant sacré en passant par le traditionnel et en occitan, majoritairement.

D’une force délicatesse, Nosta Dama de Varètja (Notre Dame de Barèges) introduit l’album et pose tout de suite un cadre : sans inutile fioriture, avec une multitude de dynamiques vocales et harmoniques. L’acre mélodie du Kyrie, interprété en suivant, nous transporterait presque dans les Balkans. Il s’agit pourtant d’un chant transmis par Nadeta Carita, une des six chanteuses du groupe, d’après la messe de Dumont en version polyphonique traditionnelle d’Ayros Arbouix en Bigorre. Puis des Landes en vallée d’Aspe, AirEtèras file son chemin vocal en toute liberté. Comme cette suite de bourrées auvergnates chantées « spontanément » par les filles. Les voix hautes, basses et normale  « s’entremesclan » généreusement et même si les mains qui piquent les trois temps pour danser « la borèia » manque de précision, la diction rouergate elle, est parfaite.  L’univers sonore qui enveloppe tous ces chants fait respirer l’album. Enregistrés en prise directe dans l’Eglise d’Arcizans-Avant, dont on entend la cloche sonner l’heure, à table, au restaurant, ou encore au coin d’une cheminée dont le feu crépite naturellement, les 18 chants s’achève au sommet : Montanhas sus Montanhas. Là, dans ces montagnes pyrénéennes où vivent Nadèta Carita, Anne Enjalbert, Valeria Vedere, Mimi David, Laurence Benac et Emilie Manescau : Les « Daunas de Còr ».

Clément Alet

Les "Daunas de Còr"  au Théâtre des Nouveautés à Tarbes lors du tournage de l'émission spéciale de "Viure al País" du 9 décembre 2012 dédiée au chant polyphonique pyrénéen - © Amic Bedel

Les « Daunas de Còr » au Théâtre des Nouveautés à Tarbes lors du tournage de l’émission spéciale de « Viure al País » du 9 décembre 2012 dédiée au chant polyphonique pyrénéen – © Amic Bedel

Les « Daunas de Còr » présenteront leur premier album, le samedi 16 novembre à la Collégiale d’Ibos pour un concert exceptionnel.

Vous retrouverez ci-dessous un extrait de « Viure al país » du 9 décembre 2012 dans lequel les « Daunas de Còr » interprètent « Nosta Dama de Varètja« .


Extrait de Viure al pais du 2 décembre 2012 par france3midipyrenees

01 Oct

Moussu T en virada al Japon

Moussu T e lei Jovents en virada al Japon

 

On savait la culture occitane très prisée au Japon… L’Ariégeoise Rosina de Peira est même une véritable reine là-bas. Beaucoup d’Occitans ont aussi croisé Naoko Sano, professeur de français à Nagoya et auteur d’un dictionnaire japonais-occitan…

Voilà que Moussu T et ses Jovents viennent eux aussi entretenir ces relations privilégiées entre Occitanie et Japon.

Il aura fallu 5 ans pour que le projet aboutisse. 5 c’est aussi le nombre de dates que le groupe de La Ciotat vient de réaliser là-bas dont la dernière le lundi 30 septembre.

La formation était au grand complet avec leur dernière recrue : le bassiste Fred Simbolotti. A la clé, deux concerts à l’Institut Français de Tokyo et trois du côté d’Osaka avec en première partie Saigenji un auteur japonais de musique brésilienne.

Coma a la Ciotat

Dans une interview donnée au magazine occitan Aquò d’Aqui, l’un des chanteurs du groupe (Tatou) apprécie de jouer à Osaka : « C’est le Marseille des Japonais, une ville-port où l’on parle plusieurs langues, où l’accent est différent et dont les habitants sont considérés comme le sont les Marseillais par le reste des Français. » 

De bons amics

Moussu T 2

© Manivette records

C’est grâce à deux personnes qui travaillent dans les Musiques du Monde au Japon que cette mini-tournée a pu se faire : « Tatsuya et Yoshiko sont venus nous voir jouer, ainsi que Massilia Sound System il y a longtemps et ce sont maintenant des amis. »

Des amis qui devront se résoudre à ne pas profiter très longtemps de leurs hôtes. Dès vendredi, le groupe donnera un concert à La Spezia en Italie pour la Festa della Marineria.

Benoît Roux

 

 

19 Sep

40 ans de Pagalha…

© Association Los Pagalhós

L’histoire commence en 1972. Une bande de huit jeunes hommes originaires d’Artix en Béarn, se retrouve invitée au mariage de l’un d’entre eux. Jusque-là, rien d’exceptionnel sauf que dans ce pays où le chant, la Canta en occitan, est un peu ce que le sein est au nourrisson, rien d’étonnant à ce que le groupe de jeunes chanteurs improvisant pour la noce décide de ne plus se séparer. Un an plus tard, au Festival de Chant de Siros, (vérritapple institution du chant béarnais), nos acolytes poussent à nouveau la canta. Dès le lendemain, un journaliste écrira à leur propos qu’il s’agissait d’une équipée charmante mais « hèra pagalhosa »… Une équipée très « pagailleuse » : « Los Pagalhós » étaient nés. Depuis, la recette n’a pas changé. Alain Abadie, un des membres fondateur du groupe n’en revient toujours pas alors qu’il s’apprête à fêter dignement les 40 ans des Pagalhós ce week-end aux arènes d’Arzacq. « La recette ? Je ne la connais pas. Je crois que c’est avant tout une histoire de rencontre, d’amitié… Et puis ce n’est pas du folklore, ni une mode. On vit comme ça, on est comme ça ». Chanter, faire rire, faire passer quelques messages au passage, voilà leur devise, leur identité, à ces pagailleux. Sur scène, c’est un méticuleux mélange de chants traditionnels, de sketches, de parodies finement piquantes, de contes, de musique. Una pagalha qui se joue à 17 sur scène désormais. Tous sont bénévoles et sont aux Pagalhós par plaisir et passion. « De toute façon, quand quelqu’un nous rejoint dans le groupe, avant même de parler de chanter ou autre, on parle. Chacun doit trouver sa place, et partager nos idées progressistes. Y compris celle sur l’occitanisme. Notre vision de la langue et de la culture est à l’opposée des traditionnalistes et des conservateurs, » explique Alain Abadie. Après 5 albums et des centaines de spectacles un peu partout en France depuis 40 ans, Los Pagalhós entendent bien marquer le coup et fêter fièrement leur anniversaire. Ils ont prévu de retrouver tous leurs amis mais également les anciens chanteurs du groupe à Arzacq per un còp de mai : ne cantar una…

Clément Alet

17 Sep

Rodin l’Indignat, l’Occitan inattendu


New-York, fin de journée. Au 22ème étage d’un building, un homme, peut-être employé de banque attend qu’on vienne le chercher. Dans une télé, des images de manifestations défilent. Ce sont des Indignés : Indignats, le nouveau clip de Rodín, diffusé sur internet depuis le 11 septembre dernier.

Dès les premières secondes on s’attend à tout sauf à entendre un flow d’occitan se déverser entre du dubstep et du trapstep, dérivatifs électros du hip-hop. Le pari est très osé, risqué même.

© Corentin Laborde

Dans ce clip, le chanteur occitan Rodín  vient se frotter au rappeur new-yorkais Shon. « On échange nos paroles dans le refrain. Ce qu’il dit, c’est ce que je dis et inversement » précise Rodin. Et ce qu’ils disent à tour de rôle n’est autre que la dénonciation d’un système capitaliste à bout de souffle, qui fait se lever des Indignats à travers le monde mais qui revient toujours à son point de départ et continue ses ravages. « Le clip est une parabole du capitalisme. Dans la trame narrative, l’homme détaché de toute interaction avec l’être humain est malade, il vomit. Dans le gros quatre-quatre qui l’emmène à travers les rues de New-York, même les call-girls qu’il fait monter n’ont aucune prise sur lui. Il vomit encore. Et revient finalement à son point de départ » résume Rodín. « Le clip est très engagé et j’ai voulu utiliser l’esthétique de l’univers de la consommation, avec tous les symboles américains qui vont avec pour parler de l’exact opposé ». Aux antipodes des rappeurs américains bling-bling « de droite » comme l’indique Rodín, son co-équipier Shon est la preuve qu’il y a encore un discours conscient et engagé dans ce milieu musical. Double tour de force mené par Rodin qui a convaincu Shon de participer au single et de tourner ce clip à New-York : « J’ai grandi en écoutant de la musique américaine bien avant d’écouter de la musique occitane. Avant de chanter en oc, je faisais déjà du rap en français. Mais pour moi c’est un pas énorme que d’avoir réussi à produire ce clip. Je voulais aller au bout d’un parti pris et je voulais le faire méticuleusement ». Avec finesse et puissance, ce single est simplement unique et totalement inattendu de la part d’un artiste occitan. Et il ne s’agit là que d’un avant-goût. Rodin n’a probablement pas fini de nous surprendre puisque son album « Pantais Clus » devrait sortir dans le courant de l’année prochaine. Une trentaine de personnes collaborent à ce futur opus que Rodín définit « autant comme un objet poétique qu’un album concept des années 70 ». Seule certitude, ce sera en occitan. « Chanter dans cette langue, c’est une évidence. Je ne l’imagine pas autrement, ça ne se négocie pas ».

Clément Alet

16 Sep

La pop occitane de Joanda infuse les ondes

© France 3 Midi-Pyérénées

Vous vous rappelez surement de ce chanteur occitan, qui, un soir de finale de « Grande Battle » sur France 2 en novembre dernier a claqué le poutou en direct à Naguy (c’était son anniversaire, à l’animateur). Vous vous rappelez surement de la prestation télévisuelle, lors de l’émission sus-citée, de ce même artiste si prometteur, qui a revisité EN OCCITAN et pour le bonheur de nos oreilles, la « Traviata » de Verdi. Eh bien… oui ! OUI : Joanda revient une nouvelle fois sur le devant de la scène et reprend la route. Cet été, si vous avez eu l’occasion d’emprunter une des autoroutes du Sud de la France et d’écouter la radio de ce réseau d’autoroutes, vous ne pouviez pas y échapper. Au coeur de l’été, la voix de Joanda, admirablement orchestrée dans son dernier tube intitulé « Gosta la Vida« , vous aura forcément fait passer un bien meilleur voyage. A raison de 5 diffusions du single chaque jour, nul doute que les automobilistes ont amélioré leur niveau d’occitan en écoutant le refrain.
Mais ce n’est pas tout. Tel une fusée propulsée à la pop occitane, Joanda vient de décrocher la nouvelle timbale. « Gosta la vida » a été nommé « tube de l’été » par l’ensemble des stations du réseau France Bleu en Méditerranée. Et alors là moi je dis : chapeau l’artiste.
Clément Alet

en vidéo, le reportage sur Joanda à la Grande Battle de France 2, diffusé dans l’Edition Occitane du 17 novembre 2012

edition occitane du 17 novembre 2012 par france3midipyrenees

15 Nov

Joanda à la Grande Battle

Sélectionnés parmi des milliers de candidats sur internet, le chanteur occitan Joanda et ses musiciens ont participé, mardi soir en direct à l’émission la Grande Battle de France 2, le concours qui revisite les œuvres de musique classique.
Le Biterrois et son groupe ont interprété le Libiamo de Verdi avec des instruments traditionnels. Une prestation en occitan, une grande première à une heure de grande écoute sur une chaîne nationale.
Après son passage en direct, Joanda était soulagé : « Cela passe très vite. Le public était à fond, on s’est très bien sentis. » Nicolas Desvenain, le joueur de craba, qui arborait fièrement un drapeau occitan sur son instrument, était tout simplement « heureux d’avoir pu représenter l’Occitanie » et d’avoir fait découvrir au grand public les instruments traditionnels: « On a joué sereinement, avec cœur. On pensait à toutes les personnes qui ont voté pour nous. »
S’il n’a pas gagné – le concours a été remporté par les Picards de Zic Zazou – Joanda était pourtant satisfait : « Le principal, c’est que la langue et la culture occitanes soient passées à la télévision, en prime-time. C’est cela notre victoire. »

Un reportage dans les coulisses de cette soirée est à découvrir samedi 17 novembre dans l’édition occitane de France 3 Midi Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Seleccionats demest de milierats de canditats sus internet, lo cantaire occitan Joanda e sos musicians participèron, dimars al ser, en dirècte, a l’emission la Grande Battle de França 2, lo concors que torna visitar las òbras de musica classica.

Lo Beserienc e son grop interpretèron lo Libiamo de Verdi amb d’instruments tradicionals. Una prestacion per màger part en occitan, una primièra bèla a una ora de granda escota sus una cadena nacionala.

Aprèp son passatge en dirècte, Joanda èra solatjat : « Aquò passa fòrça lèu. Lo public èra a fons. Nos sèm sentits plan. » Nicolas Desvenain, lo jogaire de craba, qu’arborava una bandièra occitana sus son instrument, èra tot simplament « content d’aver pogut representar Occitània » e d’aver fach descobrir los instruments tradicionals. « Avèm jogat serenament, amb còr. Pensàvem a totas las personas qu’an votat per nosautres. »
Se ganhèt pas – los primièrs foguèron los Picards de Zic Zazou – Joanda èra satisfach pr’aquò : « Lo principal, es que la lenga e la cultura occitanas siàgan passadas a la television, en prime-time. Es aquò nòstra capitada. »

Un reportatge dins las colissas d’aquela serada es a descobrir dissabte 17 de novembre dins l’edicion occitana de France 3 Miègjorn-Pirenèus e Lengadòc-Rosselhon.

Sirine Tijani

08 Nov

Claude Sicre chante Obama

C’est une sorte de… « come back ». On ne l’avait pas entendu chanter depuis quelques lunes, le Claude Sicre. Il aura donc fallu qu’une élection américaine passe par là pour le refaire chanter, mais pas en occitan cette fois. Et non, ce n’est pas de Mitt Romney dont Claude Sicre s’est inspiré mais bien de Barack. Une chanson Obamesque tout en anglais, petit clin d’œil amusant et décalé.
Clamenç Alet

Aquí una mena de « Come Back » coma se dis. L’aviam pas ausit cantar dempuèi qualquas lunas, lo Claudi Sicre. Calguèt esperar qu’una eleccion americana passèssa per aquí per lo tornar far cantar, mas pas en occitan aqueste còp. E non! N’es pas lo Mitt Romney qu’inspirèt lo Claudi Sicre, mas puslèu lo Barack, Una cançon Obamesca, tot en inglés, còp d’uèlh risolièr e descabestrat.

Clément Alet

13 Sep

ZEBDA et PATRIC Roux à l’ESTIVADA et VIURE AL PAIS

ZEBDA c’était l’une des têtes d’affiche de la dernière édition de l’ESTIVADA de Rodez. Mouss et Hakim Amokrane sont des enfants de la Kabylie qui ont grandi en Occitanie, sur la rive gauche et gasconne de la Garonne. Leur présence dans un festival occitan semble à la fois naturelle de par leurs engagements et plus surprenante sur un plan culturel.
Nous vous proposons d’écouter en intégralité leur interview pour expliquer leur présence à Rodez, leur enfance, leurs combats, en quoi ils se sentent Occitans…

PATRIC ROUX le Directeur de ce festival parle aussi des choix qu’il fait pour l’ESTIVADA : l’ouverture, la gratuité, la nécessité de financements extra-publics, etc…
Vous retrouverez Zebda et Patric Roux lors du magazine consacrée à l’identité de l’Estivada dimanche 16 septembre à partir de 11H25 sur France 3.

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