15 Avr

Primaires : au risque du débat ?

drapeaux et MarianneDans l’émission « La Voix est Libre » demain, on parle des primaires, à un an de l’élection présidentielle. Un tour d’horizon des positions (postures ?) des uns et des autres s’impose. Avec un seul credo pour tous : faire participer les citoyens !

Le nombre de candidats déclarés pour la primaire des droites et du centre ne cesse d’enfler. Déjà 11… en attendant Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie et peut-être même Henri Gaino. Et sans l’UDI de Jean-Christophe Lagarde qui refuse d’y participer ! Mais qui pourrait présenter son propre candidat !
Sur le plateau, pour les Républicains, Ian Boucard, secrétaire départemental pour le Territoire de Belfort, et assistant parlementaire du député Damien Meslot. Et pour l’UDI, Jean-François Longeot, sénateur du Doubs et ancien maire d’Ornans.
Pléthore de candidats à droite, donc, et autre problématique à gauche : pas de candidats (encore) déclarés officiellement mais plein de conditions posées pour l’organisation de la primaire des gauches et des écologistes.
Le Conseil fédéral du Parti Socialiste a voté samedi dernier le principe d’une primaire. Europe Ecologie – Les Verts est d’accord pour commencer à en discuter, le Parti Communiste Français aussi mais…
Pour EELV et le PCF, le plus important, c’est le programme ! Ils ne disent pas « programme commun », ça rappellerait trop les années 70. « Socle de valeurs communes » ou « plateforme programmatique » sont les expressions utilisées. Avec un bémol pour les communistes et les écologistes : ils veulent bien participer à cette primaire mais ils posent leurs conditions… sur le résultat. Si François Hollande, Manuel Valls ou tout autre membre du gouvernement, sort gagnant de ce vote, ils se retireront de la primaire. Et présenteront leur propre candidat à la présidentielle… un « vrai » de « la gauche de la gauche » et pas un « socialiste social-démocrate »
Le débat sur le plateau demain risque d’être savoureux entre Nicolas Bodin, secrétaire fédéral du Parti Socialiste du Doubs, et Brigitte Monnet, co-porte-parole d’EELV pour la Franche-Comté.

 

Et le Front National, dans tout ça ?
Soyons bien clair sur un point : si des primaires existent, une dans chaque camp, c’est bien parce que le FN sera présent au deuxième tour de l’élection présidentielle. Et que la deuxième place sera chère, très chère…
C’est la troisième fois qu’au PS une primaire est organisée. A droite, c’est une première.
Une primaire sert à éliminer les « petits » candidats, comme ceux qui ont coûté sa qualification pour le deuxième tour au candidat socialiste Lionel Jospin en 2002.
Une primaire doit mobiliser l’opinion et lancer une dynamique.
Une primaire peut aussi créer des dissensions dans le même camp et augmenter la cacophonie… tout en dégoûtant les électeurs potentiels.
Dans ce cas, le Front National se contentera de compter les points et ses bulletins de vote.

 

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