04 Mai

Vélib’ : le plan d’urgence… de la dernière chance !

Au pied du mur, Smovengo a été contraint cette semaine par les élus parisiens et métropolitains de mettre en place un plan d’urgence… et de tenir une conférence de presse durant laquelle les journalistes n’ont pas ménagé les représentants de l’opérateur. L’objectif est clair : faire enfin fonctionner les stations existantes et arrêter d’en ouvrir de nouvelles non raccordées au réseau électrique. Parallèlement, Smovengo veut rendre le système vélib plus simple d’utilisation, quitte à supprimer, temporairement nous dit-on, les principales innovations techniques de ce vélib nouvelle génération : overflow et vélos électriques. Découvrez les mesures prises en détail et mon analyse ici, en vidéo.Bertrand Lambert @B_Lambert75
► Pour aller plus loin : Parigo #37 : les raisons du Vélibgate

03 Avr

Parigo #37 : les raisons du Vélibgate

Quand Vélib’ déraille, ce sont les cyclistes parisiens et franciliens qui mettent pied à terre : depuis mi novembre, rien ne va plus pour les 300.000 abonnés de vélib’ : transition déplorable, déploiement réalisé à la vitesse d’un escargot asthmatique, innombrables problèmes informatiques, mensonges éhontés… il y a longtemps que les usagers ont perdu le nord et leur patience. Pourquoi un tel chaos ? Comment est-on arrivé là ? Quelle est la part de responsabilité de Smovengo, du SMAV, des politiques, de JC Decaux, des prestataires ? Parigo mène l’enquête avec des reportages et deux entretiens exclusifs, avec Jorge Azevedo, directeur général de Smovengo, et Catherine Barratti-Elbaz, présidente du syndicat mixte autolib’ vélib’ (SMAV).Bertrand Lambert @B_Lambert75
► Pour aller plus loin : Parigo #27 : vélib’, plan vélo… les cyclistes parisiens au bord de la crise de nerfs

02 Mar

EXCLU – Les Sea Bubbles de retour pour de bon sur la Seine dès mai prochain

Depuis plusieurs mois, c’est plutôt vogue la galère pour Alain Thébault, l’inventeur des Sea Bubbles : après un premier test réussi à Paris le 16 juin 2017, ses fameux et si prometteurs taxis volants électriques n’avaient pas été autorisés à naviguer de nouveau sur la Seine. Les tests grandeur nature prévus en septembre dernier avaient même dû être repoussés à la dernière minute, sans nouvelle date précise. En cause, la vitesse maximale réglementaire autorisée sur la Seine : 12 km/h en centre-ville (18 km/h au-delà), bien en deçà de la vitesse nécessaire au « décollage » des Sea Bubbles, conçus pour naviguer à 50 km/h grâce à leurs hydrofoils capables de les soulever au-dessus de la surface.

Finalement, Alain Thébault a obtenu gain de cause, après plusieurs mois de tractations en coulisses, grâce notamment à l’appui sans faille de la Ville de Paris et au soutien du Ministère des transports. Les Sea Bubbles pourront finalement naviguer à 25 km/h, ce qui rend leur exploitation possible. Le préfet de région, Michel Cadot, vient de donner son feu vert.

Une nouvelle expérimentation, ouverte cette fois au public, va donc pouvoir débuter en mai prochain, et devrait durer deux mois.

Deux ou trois Sea Bubbles assureront un service de navettes entre un ponton principal, dont l’emplacement est encore en négociation entre les différents acteurs du dossier, et plusieurs dépose-minute. Le coût du service n’est pas encore établi : il n’est pas exclu qu’il soit gratuit le temps de l’expérimentation. Mais il est aussi question de faire payer aux voyageurs l’équivalent d’un ticket de métro. Une décision doit être prise à ce sujet prochainement. La réservation se fera en tout cas à partir d’une application dédiée en cours de développement.

Si tout se passe bien, Alain Thébault espère pérenniser rapidement ses Sea Bubbles à Paris : il compte postuler auprès de Haropa Ports (en charge de la gestion des ports de Paris Seine Normandie) pour récupérer l’emplacement qui va se libérer au pied de la Tour Eiffel. Bref, après avoir été longuement au rouge, les feux semblent enfin passer au vert pour Sea Bubbles : un bonne nouvelle pour les amoureux de la Seine et des transports propres, zéro émission.

Bertrand Lambert @B_Lambert75
► Pour aller plus loin : TPM#21 : Transports sur la Seine… Sea Bubble se dévoile en avant première

 

 

 

03 Fév

Parigo #29 : les transports décarbonés, ça bouge en Ile de France !

Après plus d’un siècle de pétarade et de règne sans partage, le moteur thermique n’est plus en odeur de sainteté : interdiction programmée, normes de plus en plus restrictives… constructeurs et opérateurs sont bien obligés de se tourner vers d’autres modes de propulsion. Et l’Ile de France n’est pas en reste : les bus zéro émission sont ainsi de plus en plus nombreux dans la région. Exemple avec la ligne 341 de la RATP, qui ne compte plus aucun bus essence ou diesel depuis plus d’un an. D’ici 2025, la RATP a même prévu d’être équipée à 100% de bus « propres », à savoir électriques ou biogaz. Une compagnie de taxi parisien roule, elle, à l’hydrogène depuis plusieurs mois. Quant aux centres de recherche des constructeurs français, pour la plupart situés en Ile de France, ils travaillent d’arrache-pied à développer des véhicules électriques plus performants et plus abordables.

Parigo vous dévoile les coulisses de cette transition énergétique majeure, à la fois du côté des transports en commun que des voitures individuelles.
Bertrand Lambert @B_Lambert75
► Sur le même thème : Parigo #4 : l’électrique s’invite en ville

22 Jan

Parigo #27 : vélib’, plan vélo… les cyclistes parisiens au bord de la crise de nerfs

Deux semaines après sa mise en service, le nouveau vélib’ ne compte toujours qu’une petite centaine de stations, bien loin des 700 promises au 1er janvier par Smovengo, le groupement qui a succédé à JCDecaux. Alors que l’ensemble des 1 400 stations du service, dont 350 sont situées hors de Paris, devaient avoir été mises en place d’ici au 31 mars prochain, il est question aujourd’hui du printemps, voire de juillet. Ajoutez à cela des problèmes en cascades sur l’appli, des bugs à répétition sur les bornes (certains abonnés ont la surprise d’avoir accès aux données personnelles d’autres clients), un service client aux abonnés absents… et vous obtenez le plus beau raté de la décennie. Un accident industriel hors norme, pénalisant au quotidien plus de 300.000 abonnés et des milliers d’utilisateurs occasionnels. Ce qui n’arrange rien, c’est que l’ensemble des acteurs du dossier mènent clients et journalistes en bateau, comme vous le découvrirez dans l’émission. Vous découvrirez également la toute première interview fantôme de l’histoire de Parigo, symptomatique d’une communication de Smovengo pas vraiment à la hauteur des enjeux.

Deux ans après le vote du plan vélo, en 2015, où en sont les aménagements prévus ? Là aussi, les retards s’accumulent. C’est en tout cas le constat de l’association Paris en Selle, qui a lancé son observatoire du vélo. Des accusations auxquelles répondra Christophe Najdowski qui, lui, ne s’est pas défilé 😉

Bertrand Lambert
► Sur le même thème : Parigo #23 : la révolution vélib’ débarque le 1er janvier
► Pour aller plus loin : Parigo #19 : la révolution du free floating arrive en Idf

17 Déc

Parigo #22 : les nouveaux modes de déplacement urbain

Hoverboard, monoroue, skate électrique, gyropode … la mobilité urbaine se réinvente sous nos yeux. Chaque semaine ou presque de nouveaux modèles débarquent sur nos trottoirs, non sans poser certains problèmes.

Parigo mène l’enquête : prix, maniabilité… ces nouveaux moyens de transports sont-ils vraiment accessibles à tous ? Faut-il les bannir des trottoirs ? Que prévoit le code de la route ?

Nous ferons également le point sur l’expérimentation en cours depuis l’été dernier, à Malakoff mais aussi à St Denis : les trottinettes électriques, en libre-service, disponibles 24h/24, à l’image de ce qui se fait déjà avec vélib’ ou autolib’ ont visiblement rencontré leur public.
Bertrand Lambert @B_Lambert75

27 Nov

Parigo #19 : la révolution du free floating arrive en IDF

Les vélos, scooters, et peut-être bientôt automobiles, en libre service sans borne se multiplient à Paris après avoir conquis la plupart des grandes villes de la planète. Le principe est simple : des véhicules géolocalisés que l’on déverrouille à l’aide de son smartphone et c’est parti pour un trajet facturé à la minute. Difficile de faire plus simple…
Pour autant, ces nouveaux modes de transports sont-ils sans danger ? L’expérience à l’étranger incite à la méfiance, avec parfois des trottoirs devenus inaccessibles pour cause de montagnes de vélos inutilisés. Que vont devenir les services de partage à l’ancienne, avec des bornes, tels Autolib’ et Vélib’ ? Ses entreprises peuvent-elles durer malgré un modèle économique introuvable : le PDG de Cityscoot, fort de ses deux ans d’expérience dans Paris avec ses scooters bleus et blancs, répond à toutes nos questions.

Bertrand Lambert @B_Lambert75

25 Oct

J’ai testé pour vous : le nouveau vélib’

Il sera électrique ou mécanique, vert ou bleu : le nouveau Vélib’ est plein de promesses. Plus léger (1 ou 2 kilos de moins pour le classique, mais 1 kilo de plus pour l’électrique), apparemment plus résistant, bien plus ergonomique au niveau du guidon, le vélo, doté d’un cadre aluminium gris, est bien évidemment équipé d’un panier avant, d’ailleurs plutôt ample, et d’une protection de la roue arrière de couleurs différentes selon son modèle, classique ou électrique.

Le vélib’ version smoovengo est aussi équipé sur son guidon d’une VBox, un boîtier électronique qui permettra de décrocher ou raccrocher le vélo, comme je vous le montre dans la vidéo ci-dessous. Cet écran indiquera également à l’utilisateur son trajet, son temps de location, la distance parcourue… le tout grâce à une simple connexion bluetooth avec son portable.
Vélib' Métropole - Carte Communes (oct 2017)Le nouveau vélo du service de vélo-partage parisien sera déployé progressivement entre le 1er janvier (50% des vélos et des stations) et la fin mars avec de nombreuses nouveautés : Continuer la lecture

02 Oct

Parigo #12 : peut-on se passer de voiture dans Paris ?

A l’occasion de la troisième édition de la Journée sans voiture, Parigo met les mains dans le cambouis, alors que les querelles se multiplient entre cyclistes et automobilistes. Au cœur de l’émission, une seule question – qui fâche : peut-on se passer de voiture dans la capitale ?

Au programme cette semaine :

  • Se passer de voiture, c’est le défi relevé depuis trois semaines par une cinquantaine de Franciliens. Alors cap ou pas cap ? Nous avons suivi des participants à l’initiative lancée par la ville de Paris.
  • L’association 40 millions d’automobilistes passe sur notre grill : entretien vérité avec son directeur général, Pierre Chasseray.
  • Et si le vélo supplantait la voiture ? Notre second invité, Julien Demade, chercheur au CNRS en est convaincu, statistiques à l’appui. Pour lui, la bascule se fera en 2025

Bertrand Lambert @B_Lambert75
► Sur le même thème : Quelques stats étonnantes sur la voiture à Paris…
► Pour aller plus loin : Automobilistes parisiens : ces privilégiés qui s’ignorent

22 Sep

Journée sans voiture : ce qui vous attend le dimanche 1er octobre

Cantonnée ces deux dernières années à certains quartiers de Paris, la journée sans voiture revient le dimanche 1er octobre en version XXL. Scooters, motos et voitures (y compris électriques) sont priés de rester au parking… ou aux portes de Paris. Seuls les taxis, les VTC, les bus et les véhicules d’urgence pourront y pénétrer, à la vitesse maximale de 30km/h. 113 barrage filtrants seront mis en place de 11h à 18h.

282081-journee-sans-voiture-aucune-voiture-dans-paris-le-1er-octobre-2017Oubliés les 125 km de chaussées sanctuarisés de 2015, les 650 km de 2016 (soit une surface de 38 km2)… cette fois la mairie de Paris a vu grand, très grand : ce sont 105 km2 qui sont concernés (c’est 3 fois plus que l’an dernier), autrement l’ensemble de la capitale, périphérique et bois exclus. Parallèlement se tiendront les habituelles opérations « Paris respire », avec à la clé des quartiers entièrement piétons (le Marais, autour du Panthéon, de Montmartre…). Continuer la lecture