13 Sep

Signalétique, mobilier, quai… les futures stations du Grand Paris Express se dévoilent

C’est un lieu atypique, qui nous propulse dans un futur pas si lointain : la Fabrique du Métro vient d’ouvrir ses portes à Saint-Ouen et nous téléporte au cœur du Grand Paris Express. C’est là que les ingénieurs, architectes… réfléchissent et imaginent concrètement à quoi vont ressembler les quais, la signalétique, le mobilier ou encore les ascenseurs des 68 gares à venir de ce nouveau réseau souterrain. Et miracle, ce lieu, est aussi ouvert au public.

Visite guidée en compagnie de Bernard Cathelain, membre du directoire de la société du Grand Paris.

La Fabrique du métro sera ouverte à tous, sans réservation, le samedi 15 septembre 2018, de 14 h à 18 h dans le cadre des JEP.

A partir du 18 septembre, groupes scolaires, étudiants et passionnés des transports publics pourront visiter la fabrique sur réservation, via un formulaire d’inscription accessible sur la page web de la Fabrique : https://www.societedugrandparis.fr/gpe/visiter-la-fabrique-du-metro

Adresse de la Fabrique du métro :
Bâtiment 563, travées E-F, VALAD Parc des Docks
50, rue Ardoin, Saint-Ouen

Bertrand Lambert @B_Lambert75

► Pour aller plus loin : Grand Paris Express : découvrez in situ les 16 futures gares de la ligne 15 sud
► Sur le même thème : Grand Paris Express : la ligne 15 sud comme vous ne l’avez jamais vue !

10 Sep

Parigo #50 : quelle place pour les animaux dans les transports ?

Pour lancer cette saison 3, Parigo fait la part belle aux animaux : nous sommes de plus en plus nombreux à posséder des chiens, des chats ou autre et se déplacer avec eux n’est pas toujours simple. Réglementation complexe et/ou obscure, accueil incertain des autres voyageurs… rien n’est épargné aux amis des bêtes. Parigo fait le point sur leurs droits et leurs devoirs, avec l’aide de la Fondation 30 M d’amis.

Vous découvrirez aussi le succès des taxis animaliers et la place prépondérante des chevaux dans la mobilité urbaine jusqu’en 1913, date de l’arrêt du dernier omnibus hippomobile. Paris a compté jusqu’à 130.000 chevaux pour tirer les fiacres, bus et mêmes les tramways ! Retour en images avec notre historien préféré, Clive Lamming.

Et bonne nouvelle, désormais le replay est en HD 🙂

Bertrand Lambert @B_Lambert75

04 Sep

EXCLU Vélib : comment Smovengo a sauvé sa tête cet été

L’été aurait pu être meurtrier pour Smovengo : fin juillet, Anne Hidalgo n’y croyait plus. Quelques semaines plus tôt, dans son bureau, elle avait passé un savon à Arnaud Marion, le nouveau président de Smovengo, recruté tel le capitaine Flam par des actionnaires déboussolés par l’incroyable échec industriel du Vélib 2. Une fois passé 20 minutes de colère froide bien légitime, Anne Hidalgo avait exigé des améliorations rapides. Mais là, fin juillet, la Maire de Paris ne voit rien venir : le tableau est toujours aussi noir et les rapports qui lui sont faits par les deux expertes de la ville de Paris chargées d’y voir plus clair dans la nébuleuse Smovengo sont tout aussi alarmants. On se dirigeait alors tout droit vers une exécution en place publique de Smovengo à la rentrée et à la résiliation du contrat, quitte à ranger Vélib au rayon des souvenirs du Paris d’avant. Une issue inimaginable lorsqu’on se souvient qu’en octobre dernier l’ensemble des élus de la métropole nous présentait fièrement le nouveau Vélib. Et puis Paris sans Vélib, ce n’est plus tout à fait Paris.

Et c’est précisément quand plus personne n’y croyait – et surtout pas les utilisateurs, dépités ou remontés selon les cas – que le service reprit du poil de la bête. Pas du jour au lendemain bien sûr. Mais progressivement, dans la torpeur du mois d’août. C’est à ce moment-là que les décisions et les priorités définies par Arnaud Marion fin juin, peu de temps après son arrivée, ont commencé à porter leurs fruits.

Avec Arnaud Marion, Smovengo modifie totalement sa stratégie de déploiement

La ligne définie par le nouveau PDG est claire : terminé le « quantitatif », place au « qualitatif ». Fini donc le déploiement à marche forcée, tel que pratiqué jusqu’au printemps par Smovengo (qui visait surtout à minimiser les pénalités de retard en livrant le maximum de stations le plus vite possible, ce qui ne faisait qu’empirer la situation), avec des totems, des bornes et des vélos pas ou peu opérationnels. Place à un resserrement du périmètre et une résolution prioritaire des problèmes les plus handicapants, à l’origine de 80% des dysfonctionnements : l’électrification des stations, la décharge de la V-Box et bien sûr le fameux bug cadenas.

Après les cales, dont je vous avais déjà parlé dans de précédents posts, ce sont des guide-roues (la version parisienne de la bornette imaginée par Smoove était la seule dépourvue de guide roue) qui sont testés, puis installés sur les bornettes. Aujourd’hui, 25% des stations sont équipées de guide-roues, et 30% de cales (avce un objectif à terme de 100%). Parallèlement, une version 3.16 est installée sur les V-Box. Et 25% des fourches sont remplacées par une version 4 plus robuste. Continuer la lecture

30 Juin

Parigo #49 : qu’ont-ils fait de leurs promesses ?

Avant de tirer le rideau pour quelques semaines de vacances, Parigo consacre son dernier numéro de la saison à un petit tour d’horizon de l’actualité transports en Ile de France, une sorte d’état des lieux de ce qui marche et de ce qui ne va pas… Pour faire le point, et revenir sur les nombreuses promesses qui nous ont été faites cette année dans l’émission, je me suis entouré de femmes et hommes de terrain :
– Simon Labouret, porte-parole de Paris en Selle
– Marc Pélissier, Président de la FNAUT IDF
– Arnaud Bertrand, Président de Plus de trains
– Lorelei Limousin, responsable des politiques de transport Réseau Action Climat

Au menu : 4G dans les transports, plan vélo, vignette Crit’air, ponctualité du RER A, vélib, nouveaux horaires de Saint Lazare, pollution de l’air …

Bertrand Lambert @B_Lambert75

29 Juin

EXCLU ► VELIB : les bricolages de Smovengo

Au lendemain d’une réunion à l’hôtel de ville  – entre Arnaud Marion, le nouveau président exécutif de Smovengo, et les élus parisiens – qui ne nous aura rien appris, il est temps de refaire un point sur ce qui se passe réellement, en coulisses.

Accusée de faire l’autruche depuis des semaines, en gros depuis le lancement du plan d’urgence début mai, la ville de Paris n’en est pas pour autant restée inactive. Deux personnes, inspectrices de la ville habituées des situations de crise, ont été envoyées dans les locaux de Smoove, à Montpellier, et Smovengo. Leur mission : démêler le vrai du faux et remonter les infos jusqu’au bureau de la Maire. Car clairement, la confiance s’est envolée. Il faut dire que la nouvelle équipe dirigeante de Smovengo continue de propager de fausses infos (comme un entretien en tête à tête entre Arnaud Marion et Anne Hidalgo, certes prévu, mais qui n’a encore jamais eu lieu). Clairement, la crédibilité accordée à la parole de Smovengo par la ville est à l’image de la qualité de service du vélib’ : inexistante. L’ultimatum posé publiquement par la municipalité cette semaine est on ne peut plus clair : elle donne jusqu’à septembre à Smovengo pour corriger les multiples dysfonctionnement que je vous révèle assez régulièrement. Et pas un jour de plus.

Venons-en justement à ce que j’ai appelé dans un précédent papier les chantiers quasi insurmontables de Smovengo. Concrètement, où en est-on ?

Tout d’abord, remarquons que le plan d’urgence lancé il y a tout juste deux mois a fait un flop retentissant. De l’aveu même de Smovengo, il ne reste plus que 2.000 à 3.000 Vélib’ en circulation, dont une bonne partie ne sont toujours pas empruntables. Les autres sont en réparation ou privatisés. Quant au nombre de locations quotidiennes, il est plus proche des 12.000 que des 30.000 espérées. Seules le nombre de stations ouvertes correspond aux objectifs : les 800 sont atteints, mais elles ne sont électrifiées qu’à 69%, et non pas à 80% comme imaginé.

Au delà de l’électrification et du nombre de stations, le problème principal du Vélib’ version Smovengo reste toujours le même : la fourche et le fameux bug du cadenas. Et dans ce domaine, l’heure est au bricolage intégral ! Continuer la lecture

26 Juin

Les premières portes palières arrivent sur la ligne 4

C’est le préalable à l’automatisation de la ligne, prévue à l’horizon 2022. Des portes palières sont posées, les unes après les autres, depuis quelques jours, sur les quais de la station Mouton Duvernet, dans le sud de Paris. C’est le début d’un long chantier, mené exclusivement de nuit, sans interruption de service : ce sont au total 1062 portes qui vont être installées durant les deux années qui viennent, sur l’ensemble des 59 quais de la ligne. Il est temps car, d’ici 4 ans, il est censé ne plus y avoir aucun conducteur sur la ligne 4, la deuxième plus fréquentée du réseau, avec 700.000 voyageurs/jours. C’est la seconde ligne existante – après la Une – à être ainsi modifiée pour passer en mode tout automatique.

Lorsque ce chantier sera achevé, Paris comprendra alors trois lignes de métro totalement automatisées, avec les lignes 1 et 14.

Une fois la pose achevée à Mouton Duvernet, d’ici quelques semaines, ce sera au tour de Raspail de recevoir ses portes palières.

Écoutez le chef de projet, Edgar Sée.Bertrand Lambert @B_Lambert75

25 Juin

Parigo #48 : trottinettes électriques, gyropodes, monoroues… les nouveaux modes de transport urbain au crible

Trottinette électrique, hoverboard, monoroue, skate électrique, gyropode … ces nouveaux modes de transports ont littéralement envahi nos trottoirs, pour le meilleur et pour le pire. A Paris, la mobilité urbaine se réinvente chaque jour ou presque, sous nos yeux. Pas une semaine sans qu’un nouveau modèle ne fasse son apparition. Il y a quelques jours, ce sont ainsi les trottinettes électriques en libre service de Lime qui ont débarqué dans les rues de la capitale.

Parigo mène l’enquête : prix, maniabilité… ces nouveaux moyens de transports sont-ils vraiment accessibles à tous ? Faut-il les bannir des trottoirs ? Que prévoit le code de la route ?

Nous ferons également le point sur l’expérimentation lancée l’été dernier à Malakoff et à St Denis : les trottinettes électriques, en libre-service avec stations (contrairement à celles de Lime qui fonctionnent en free floating), à l’image de ce qui se fai(sai)t avec vélib’ ou autolib’ (paix à leur âme) ont rencontré leur public.

Bertrand Lambert @B_Lambert75

22 Juin

Quelqu’un se soucie t-il encore des usagers de Vélib et/ou Autolib ?

Avec la fin d’Autolib’, c’est un nouveau coup dur pour la mobilité partagée, domaine dans lequel Paris a été longtemps précurseur : imaginez, l’an dernier, à la même époque, nous avions dans Paris environ 100.000 locations / jour de Velib et 14.000 locations d’Autolib’… Un an plus tard, où en sommes-nous ? On est revenu 15 ans en arrière, et même plus : Vélib compte ces jours-ci seulement 2.000 locations/ jour, un chiffre jamais vu depuis le lancement du service ! Quant aux Autolib’, elles vont cesser de rouler d’ici quelques jours, suite au vote, jeudi dernier, du Syndicat Mixte Autolib Velib en faveur de la résiliation du contrat avec Bolloré. C’est juste sidérant. Entre les abonnés Vélib et Autolib’, ce sont donc près de 450.000 Parisiens qui sont désormais privés de leur(s) mode(s) de transport habituel et/ou secondaire. C’est 1 Parisien sur 5, voire même 1 sur 4 ou 3 si on excepte les mineurs. C’est complètement fou !

Le problème dans cette affaire, c’est que personne ne semble se mettre à la place des usagers, en tout cas visiblement pas les élus ! On met à fin à Autolib’, qui pourtant fonctionne techniquement très bien, mais on laisse Smovengo tranquille, alors même que six mois après l’arrivée de Smoove, Vélib est en état de mort clinique, victime de problèmes et de bugs quasi insurmontables, avec des abonnés excédés. Tout ça est incompréhensible, et sans aucune logique. En tout cas, les Parisiens adeptes d’une mobilité multimodale semi-publique, ont compris le message : désormais c’est rentre avec tes pieds ! Ou en trottinette électrique, avec le lancement, juste au même moment, du service proposé par Lime, dans les 1er et 6eme arrondissements.

Bertrand Lambert  @B_Lambert75

18 Juin

Parigo #47 : les secrets de l’info voyageurs

Cette semaine dans Parigo, gros plan sur la manière dont l’information trafic/voyageur est fabriquée.

Comment les bouchons, ou les problèmes sur les rails, finissent-ils sur notre smartphone ? Comment les applis arrivent-elles à nous indiquer l’itinéraire le plus fluide, le plus rapide ?

Parigo vous emmène en coulisses, à la fois chez Waze France, c’est une première pour une télé, Via Michelin, la radio des autoroutes, 107.7, Sytadin ou encore le PC info de la SNCF.Bertrand Lambert @B_Lambert75

EXCLU : les chantiers quasi insurmontables de Smovengo pour tenter de ranimer vélib

Plus de 6 semaines après le lancement du plan d’urgence exigé par la ville de Paris, jamais le nombre de vélib disponibles à la location n’a été aussi riquiqui : à peine 2.000 vélos sont actuellement présents en station. Et encore, les sites alternatifs, souvent plus fiables que le site vélib lui-même, estiment le nombre de vélib à seulement 1919 (velib.nocle.fr), un chiffre qui tombe même à 450 (velib.philibert.info) si l’on considère uniquement les vélibs empruntables : de ce point de vue, nous voilà revenu aux heures sombres d’avril quand l’ensemble du système était totalement en carafe. Il suffit d’ailleurs de se balader dans Paris pour constater l’absence flagrante de vélos en station. Mais où sont passés les vélibs ?

C’est très simple, ils sont en réparation ! Plus de 6.000 vélos sont dans ce cas. Et le service maintenance, pas du tout configuré à l’origine pour de tels flux, est totalement débordé. Comme prévu, au début du plan d’urgence, Smovengo a retiré en quelques jours la totalité des 3.000 vélibs alors présents en station mais in-empruntables, car déchargés. Rapidement, ils ont été remplacés par 3.000 vélos neufs : une bonne partie des problèmes informatiques et/ou techniques ayant conduit la précédente flotte à se décharger ayant été, soit disant, réglés, ces nouveaux vélos devaient pouvoir rouler un bon moment sans aucun problème. Que nenni. Ils ont dû être retirés à leur tour, comme on peut le constater sur cette photo (sans pour autant être volé, direction le Tiers Monde, hein…). Mais que se passe t-il donc ?

En fait, les maux dont souffrent les vélibs version Smovengo sont profonds, et toujours pas réglés aujourd’hui, même si les équipes s’y attèlent, avec des recrues en nombre, notamment dans le département informatique. Et comme Smovengo n’a plus en stock de vélos neufs, ceux qui tombent en rade ne sont plus remplacés. Continuer la lecture

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