19 Déc

Estudiants del Miralh : OSCA!

 

La facultat del Miralh aviá ja son siti bilingüe occitan/francés (de fintar lo nòstre pòst del 2 d’octobre), aqui qu’a tanben dempuèi aièr una associacion d’estudiants que se sonarà : OSCA !

Dimècres, èran un bon vintenat en licéncia de letra, master e doctorat de la facultat tolosenca a s’acampar per decidir del nom e de çò que volrián far. Ne son arribats a OSCA, una associacion d’estudiants, mas dubèrta a totes. Pas de president, ni mai de responsable designat mas l’enveja de far conéisser l’occitan a la facultat.

 

E los projèctes mancan pas.

Fa un an qu’un talhèr de danças tradicionalas vira plan coma cal. Va contunhar e far saure qu’es aqui. De d’aprèp, un acamp mesadièr va permetre de caminar. A començar al dintre de la fac que l’occitan i es pas plan visible e quitament de còps que i a tirat de las afichas o del pauc de senhalitica occitana presenta.

De d’aprèp, se parla de repais a l’Estanquet (un bar occitan) de Tolosa per partajar e escambiar. D’un festenal sus una setmana (en abrial ?) coma s’en fasiá un a Pau (« A Pau qu’ei e qu’ei a Pau »). E per de que pas un blòg de l’associacion…

Aprèp un brave moment de sòm dempuèi que lo MED’OC exista pas mai a Tolosa, veire venir una associacion estudianta numerosa e plena de vam es una plan bona causa. OSCA per eles !

 

Benoît Roux

 

02 Oct

La Fac du Mirail se met à la page occitane

C’est LA dernière nouveauté du site internet de l’Université du Mirail à Toulouse : le site a sa version occitane.

Le nouveau site de la fac du Mirail, mis en ligne au début du mois, a rajouté le 27 septembre dernier une 4ème langue à son portail.
En plus du français, de l’anglais et de l’espagnol, la langue occitane (languedocien) est donc proposée dès la page d’accueil. Ce sont les professeurs d’occitan de la fac, mestrejats per Joëlle Ginestet et Patrick Sauzet qui ont impulsé la démarche et ce sont eux également qui en ont supervisé la traduction. La quasi-totalité du site est donc revirat en lenga, sauf l’onglet qui concerne les formations. Tot aquò es de descobrir aquí !

Clément Alet

28 Mai

Les sénateurs sur le chemin de l’école

Après l’Assemblée Nationale le 19 mars, c’est dans la nuit de vendredi à samedi dernier que les sénateurs ont adopté en première lecture le projet de loi de Refondation de l’Ecole. Le texte revient donc en seconde lecture devant les députés avec quelques modifications, notamment concernant les langues régionales. La veille du vote général, les sénateurs ont adopté un article qui n’a rien à voir avec la version provenant de l’Assemblée puisque l’accord préalable des parents pour utiliser une langue régionale en classe a disparu. Le Parti Occitan se réjouit du « pas très positif » fait par le Sénat et estime que cet article permet enfin « la reconnaissance par la loi de l’enseignement des langues, et dans les langues, puisqu’il consacre l’existence du droit à l’enseignement bilingue français-langue régionale. »

La version de l’article 27 bis adoptée par les sénateurs est la suivante :

Article 27 bis

I (nouveau). – L’article L. 312-10 du code de l’éducation est ainsi rédigé :

« Art. L. 312-10. – Les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé prioritairement dans les régions où elles sont en usage.

« Cet enseignement peut être dispensé tout au long de la scolarité selon des modalités définies par voie de convention entre l’État et les collectivités territoriales où ces langues sont en usage.

« Le Conseil supérieur de l’éducation est consulté, conformément aux attributions qui lui sont conférées à l’article L. 231-1, sur les moyens de favoriser l’étude des langues et cultures régionales dans les régions où ces langues sont en usage.

« L’enseignement facultatif de langue et culture régionales est proposé dans l’une des deux formes suivantes :

« 1° Un enseignement de la langue et de la culture régionales ;

« 2° Un enseignement bilingue en langue française et en langue régionale.

« Les familles sont informées des différentes offres d’apprentissage des langues et cultures régionales. »

II. – L’article L. 312-11 du même code est ainsi rédigé :

« Art. L. 312-11. – Sans préjudice des dispositions de l’article L. 121-3, les enseignants du premier et du second degré sont autorisés à recourir aux langues régionales, dès lors qu’ils en tirent profit pour leur enseignement. Ils peuvent également s’appuyer sur des éléments de la culture régionale pour favoriser l’acquisition du socle commun de connaissances, de compétences et de culture et des programmes scolaires. »

 

Clément Alet.

08 Mai

La chasse au patois à l’Ecole est-elle de retour ?

©MaxPPP

Pendant que certains députés ferraillent avec le gouvernement concernant la ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales, des sénateurs vont désormais devoir prendre le relais sur une autre question : celle de l’enseignement des langues régionales. Le 15 mai prochain, le projet de loi de Refondation de l’Ecole arrive en seconde lecture et avec l’espoir d’une réécriture pour de nombreux enseignants. L’enjeu n’est autre que de faire modifier l’article 27 bis, voté à l’Assemblée qui remet clairement en cause l’enseignement des langues dites « régionales ». Jusqu’à ce jour, la loi laissait la possibilité aux maîtres de maternelle ou de primaire d’utiliser ces langues au profit de l’enseignement et notamment de l’étude du français. En clair, les enseignants pouvaient, s’ils le souhaitaient, utiliser l’occitan ou le breton en classe. Désormais, selon l’article modifié en première lecture, ils ne pourront le faire que si les parents en sont d’accord. Dans un courrier du 5 avril dernier, Philippe Martel, président de la F.E.L.C.O. (Fédération des Enseignants en Langues et Culture d’Oc) interpelle directement celui qui a soutenu cette modification, le Ministre de l’Education, Vincent Peillon lui-même : Actuellement et depuis 62 ans les enseignants étaient « autorisés »… Demain avec votre loi ils devraient demander une autorisation pour continuer de faire ce qu’ils peuvent faire aujourd’hui…? On serait ainsi plus près de la chasse au patois de jadis que de la « promotion des langues régionales » et de la diversité culturelle attendue aujourd’hui ! Cette « innovation » est catastrophique, et nous vous demandons solennellement de supprimer cet article quand votre projet de loi d’orientation viendra en débat au Sénat.

Engagés depuis plusieurs mois dans la bataille, les membres de FELCO ainsi que ceux de 17 autres associations de professeurs ou d’enseignants en langues régionales en France n’ont pas l’intention de lâcher maintenant. Depuis le début de la 14ème législature, près de 50 questions écrites ou orales ont été posées par des députés ou des sénateurs à propos des langues régionales. La quasi-totalité de ces questions concerne l’enseignement et sont le fruit du travail mené dans l’ombre par ces enseignants et ces professeurs. La prochaine interrogation est donc fixée au 15 mai et le gouvernent est prié cette fois-ci de relire sa copie avant de la rendre.

Clément Alet

02 Avr

Diwan en haut du tableau

Dans la famille « classement des meilleurs », je demande… les lycées ! Certes c’est un palmarès qui revient chaque année avec son lot de critiques et de remises en cause mais c’est un classement qui fait parler. Non, les Occitans n’ont rien à voir avec ce classement des meilleurs établissements de la seconde à la terminale établi le 27 mars dernier par nos confrères du Figaro. Non, les Occitans n’y figurent pas mais les Bretons décrochent eux la timbale. Tout en haut du tableau, la place du meilleur lycée de France est donc attribuée au lycée Diwan de Carhaix Plouguer dans le Finistère. Diwan ? Qu’es aquò ? A cette question, les Occitans savent répondre, à la différence du Figaro qui ne donne aucune précision sur l’établissement. Diwan n’est autre que l’équivalent breton des Calandretas, les écoles laïques privées occitanes. Un lycée breton où l’on pratique le bilinguisme entre le français et une langue régionale qui passe devant les lycées parisiens Louis Le Grand et Henri IV ? Macarel ! Sur ce coup-là, les Bretons ont donc pris une petite longueur d’avance sur les Occitans d’autant qu’il n’existe pas encore de lycée Calandreta en Occitanie.

Clamenç Alet

19 Fév

Calandreta à l’heure chinoise

Du mandarin dans une classe occitane : une première pour les élèves de calandreta autant que pour les enseignants chinois qui ont traversé la moitié de la planète pour quinze jours d’immersion en Occitanie. Vanessa, Shikun et deux autres collègues ont quitté leur classe d’Hangzhou pour effectuer un voyage professionnel au cœur des calandretas et plonger dans la pédagogie Freinet. Une pédagogie participative centrée sur l’enfant qui n’est pas celle pratiquée dans l’Education Nationale. Depuis plus de 30 ans, les écoles occitanes utilisent cette forme d’apprentissage dans les classes et apparaissent aujourd’hui comme un véritable modèle dans la pratique de cette pédagogie. Dans l’ombre du géant calandreta avec ses 3300 élèves et ses 55 établissements, Shikun et ses collègues sont donc venus prendre note. Il y a deux ans, ils ont ouvert à Hangzhou, en Chine, la seule école qui utilise la pédagogie Freinet. Quinze élèves sont pour l’heure inscrits dans cet établissement trilingue : mandarin, anglais et français. « Nous ne savons pas vraiment si nous utilisons correctement la pédagogie Freinet dans notre classe en Chine car nous n’avons pas d’autres exemples. On a lu, on a appris la pédagogie Freinet mais on a des doutes. On est donc venus vérifier nos méthodes et en apprendre de nouvelles », résume Shikun Lu, le responsable du site de l’école d’Hangzhou.

Sur le terrain, la délégation chinoise a donc poussé les portes des calandretas de Nîmes, Bésiers, Toulouse et de Montpellier avant de faire un détour par le centre de formation Aprene qui forme les professeurs qui enseignent dans les écoles occitanes. « Nul n’est prophète en sont pays. Voilà plus de trente ans qu’on enseigne avec la pédagogie Freinet en Calandreta et on ne peut pas dire que les autorités en général ou l’Education Nationale en particulier fassent preuve d’enthousiasme à notre égard. C’est une forme de reconnaissance de voir que ce sont des gens qui sont à l’autre bout de la planète qui s’intéressent à nous » résume Patrice Baccou, le responsable du Centre Aprene.

Une reconnaissance réciproque puisque Shikun Lu l’affirme sans retenue : « j’ai été très surpris par l’autonomie des enfants de calandreta en classe. Nous avons du mal à gérer une classe de 15 élèves avec deux ou trois professeurs alors qu’ici, un seul enseignant gère parfaitement 25 enfants ». Peut mieux faire donc… mais, faire vite ! Dès l’année prochaine, une seconde école Freinet devrait voir le jour à Shanghai avec 70 élèves.

Clément Alet

> lien internet pour découvrir le site du Freinet Education Center

> reportage sur la visite de la délégation chinoise dans l’édition occitane de ce samedi 23 février à 19h15 sur France 3 Midi-Pyrénées et Languedoc Roussillon.

06 Nov

La question des langues régionales

La place de l’enseignement des langues régionales au sein de l’Education Nationale est une nouvelle fois posée, à l’occasion de la future loi de programmation et d’orientation pour l’école. C’est le sénateur socialiste de l’Hérault Robert Navarro qui a interpellé le ministre Vincent Peillon le 1er novembre dernier par le biais d’une question écrite.

Le sénateur parle bien sûr des langues encore parlées dans les régions comme l’occitan, le breton, mais il évoque aussi les langues de France qui sont également en usage… en région parisienne.

Clamenç Alet

Retrouvez l’ensemble de la question parue au JO Sénat du 1er novembre ici :

http://www.senat.fr/questions/base/2012/qSEQ121102867.html

La question de las lengas regionalas

La plaça de l’ensenhament de las lengas regionalas al dintre de l’Educacion Nacionala es tornamai pausada, dins l’encastre de la lèi de programacion e d’orientacion per l’escòla. Aquò’s lo senator socialista d’Erault Robèrt Navarro qu’agafèt lo ministre Vincent Peillon lo 1er de novembre passat amb’una question escricha.

Lo senator parla plan segur de las lengas encaras parladas dins las regions coma l’occitan o lo breton, mas evòca tanben las lengas de França que son en usatge … en region parisenca.

Tornatz trapar tota la question pareguda al JO Sénat del 1er de novembre aquí :

http://www.senat.fr/questions/base/2012/qSEQ121102867.html

31 Oct

L’occitan dès la maternité

On connaissait l’occitan à l’école, sur les panneaux routiers, dans le métro… il faudra désormais compter avec la langue d’òc à l’hôpital. Depuis quelques semaines, les mamans de la maternité d’Auch reçoivent autre chose que des couches, biberons ou échantillons de lait en guise de cadeau de naissance. « Un, dus, tres », c’est ainsi que s’intitule le livre-disque de comptines destiné aux tout-petits et leurs parents,  et qui est désormais offert dès qu’un petit Gersois voit le jour.

A l’initiative du Conseil Général du Gers, cette action vise bien sûr à sensibiliser dès le plus jeune âge à l’occitan et développer le bilinguisme précoce. Quoi de mieux que de se plonger dans une langue dès la toute petite enfance lorsqu’on sait que les capacités d’apprentissage sont totales entre 0 et 3 ans. « Un, dus, tres » voit donc le jour à la maternité, mais le livre-disque devrait bientôt être distribué dans les structures de la petite enfance et les réseaux d’assistance maternelle du département.

Clamenç Alet

13 Juin

Cambiaments a Calandreta

Bonne nouvelle pour les élève du collège Calandreta Leon Cordas : à l’étroit dans leur locaux de Grabels, dans la proche périphérie montpelliéraine, ils devraient déménager dans un collège plus spacieux d’ici la rentrée 2013. Pour Patrick Albert, chef d’établissement, ce déménagement est indispensable au développement du collège : « Nous changeons de lieu parce que là où nous sommes, les locaux sont bien pour accueillir quatre-vingt enfants, mais il est clair que pour se développer, il nous faut un plus grand espace. Aujourd’hui, nous sommes quatre-vingt, l’an prochain, nous passons à une centaine. Le but, au final, est d’arriver à doubler l’effectif. »
Le nouveau collège, qui devrait s’installer pas loin de l’actuel, dans l’agglomération de Montpellier, pourra donc accueillir plus d’élèves mais aussi un internat, indispensable pour que le seul collège calandreta de Languedoc-Rousillon (le deuxième en tout avec celui de Pau) puisse recevoir tous les élèves de la région voire même d’ailleurs.

Enfin un lycée calandreta
Autre changement majeur : ces nouveaux locaux plus spacieux devraient également accueillir le premier lycée calandreta. Le dossier est désormais entre les mains de la Région Languedoc-Roussillon, mais Jean-Louis Blénet, le président de la confédération des Calandretas, est confiant : « Le projet du lycée est avancé. Normalement la Région a donné son accord. » Le président reconnaît d’ailleurs que la Confédération a quelque peu négligé la question du secondaire : « Calandreta va évoluer sur ce point. Nous allons même changer de nom parce que nous sommes la Confédération des écoles, mais dans « écoles », il n’y a pas le collège ni le lycée. »
Si tout va bien, à la rentrée 2013, une classe de seconde pourrait donc voir le jour.