28 Juin

Crozada d’Uèi du samedi 30 juin à Rabastens (81) : ANNULATION suite au décès de l’un de ses musiciens !

Suite au décès du musicien Marc Bellity, la représentation du samedi 30 juin de Crozada d’Uèi à Rabastens (81) est vraisemblablement reportée à la première semaine de septembre. 

Annulation Crozada


Patrick Hutchinson, le créateur du spectacle vient de nous informer à l’instant du décès du guitariste Marc BELLITY, un coup terrible pour toute l’équipe de Crozada d’Uei et au delà pour le monde de la création occitane contemporaine. C’est le cœur déchiré et après délibération, que le groupe a décidé de renoncer à jouer à Rabastens ce samedi.

Voici la lettre poignante que Patrick Hutchinson vient de nous adresser, et dont nous nous faisons écho auprès de vous : 
Pour Marc.


En hommage à Marc, un grand guitariste sur scène :

 

@Vicenta

 

 

 

 

 

 

 

 

21 Déc

Le groupe polyphonique Lo Barrut participe au concert en hommage à Pierre Perret

Marius Blénet vous en a parlé lors du dernier JT OC, le samedi 16 décembre  : Le groupe polyphonique montpelliérain Lo Barrut a participé en occitan au disque et au concert en hommage à Pierre Perret.

Un documentaire consacré à cette aventure est à regarder sur le site de France 3 (cliquer sur l’mage) :

Pierre Perret très entouré © Milgram Productions

 

@ Vicenta

 

 

 

21 Avr

Omenatge a Marcela Delpastre : dissabte 22 d’abrial de 2017 a l’Espaci Occitan Carcinòl a Sant Seren (46)

Samedi 22 avril de 17h à 23h à l’Espace Occitan Quercynois à Saint-Céré (46) :

L’association AQUÍ L’ÒC, en partenariat avec Les Films du Horla et Les Films du Genièvre, vous invite pour une soirée en hommage à la grande poète et écrivaine limousine : Marcelle Delpastre.

Cet événement est accompagné d’une exposition qui lui est consacrée. Cette exposition prêtée par la Bibliothèque Multimédias de Limoges est visitable du 18 avril au 22 mai.

@ Patrick Cazals

Photo de Patrick Cazals

Marcelle Delpastre est une auteure majeure de la littérature occitane du 20ième siècle. Elle a passé presque toute sa vie dans la ferme familiale de Germont en Corrèze où elle est née en 1925 et décédée en 1998.

A la fois poète, conteuse et romancière, mais aussi agricultrice, son œuvre témoigne de la vie paysanne et des traditions de son Pays Limousin, ce qui fait d’elle une grande ethnologue.

Pour en savoir plus :
www.espacioccitancarcinol.com
aqui.loc@laposte.net

 

@ la Vicenta

17 Déc

Mort de l’éditeur Francis Loubatières

Hier soir nous avons appris la mort de l’éditeur Francis Loubatières. Il avait fondé La Carterie Occitane et les éditions Loubatières dans les années 70, au moment où il n’existait pas grand chose au niveau régionaliste. Il n’a cessé de publier ce qui lui plaisait, dans tous les domaines, sans chercher une quelconque rentabilité. On lui doit beaucoup de livres en français sur l’occitan et sur l’Occitanie en général qu’il a beaucoup contribué à faire connaître.

Dessin de l'illustrateur Guibillon

Dessin de l’illustrateur Guibillon

Un éditeur éclectique

1974-77, c’est le tout début des éditions Loubatières. Avant que la société Macarel n’existe, Francis Loubatières a créé La Carterie occitane, toute une cartographie avec les emblèmes de la région. On lui doit les premières cartes postales, autocollants et autres écussons régionalistes, avec tout ce qui représente sa région.

 

Notamment une belle collection de cartes « ethnographiques » avec les peintures de Paul Sibra. Plus tard viendront les livres. Il n’a pas hésité à publier Claude Marti, Marie Rouanet, Charles Mouly, Anne Brenon et plus tard Yves Rouquette avec son magnifique Cathares. A une époque où l’occitan ne faisait pas beaucoup vendre.

On lui doit aussi A bisto de nas de Bernard Vavassori, La croix occitane de Bertran de la Farge, plusieurs livres de vulgarisation (au sens noble du terme) liés à la langue et la culture occitanes. Citons encore des ouvrages de Rémy Pech comme Toulouse au temps des Trente glorieuses, et enfin Le dictionnaire de Toulouse en 2004. Des oeuvres grand public mais toujours de grande qualité.

 

Des curiosités également comme Amour courtois et libertinage de Didier Alibeu ou encore le très beau Dessin baroque en Languedoc et Provence avec le musée Paul Dupuy. Il donna ses premières lettres à Marie Rouanet pour  La cuisine amoureuse courtoise et occitanePlusieurs livres également du dessinateur Jean-Claude Pertuzé : la série sur Pyrène, Les Contes de Gascogne, Mirguette et Toustounet. Francis Loubatières ne publiait jamais pour des raisons mercantiles mais simplement sur des coups de coeur.

 

Un homme passionné

Francis Loubatières était passioné par sa région, ses terres du Lauragais, l’art et le patrimoine, un amoureux du verbe et des lettres. Il a plusieurs fois participé au Marathon des mots de Toulouse. C’était un militant occitaniste à sa façon et sans répit. Il n’hésitait pas à donner des coups de mains quand il le fallait comme quand le carnaval de Toulouse avec le COCU étaient en difficulté et qu’il publia un bel ouvrage. Il a contribué à une prise de conscience de ce qu’est et représente l’occitan et l’occitanité. Son audace et son coeur énorme lui ont causé quelques soucis économiques. Les ventes n’ont pas toujours été au niveau des espérances et il a dû se séparer de son entreprise. Les Nouvelles éditions Loubatières ont ainsi vu le jour en 2001.

Atteint d’une grave maladie, ses dernières passions étaient le jardinage et flâner dans Toulouse. Il s’est éteint à 72 ans et laissera l’image d’un homme d’une grande sensibilité, à l’esprit curieux et profond.

Lo Benaset @Benoit1Roux

27 Mai

PARIS FÊTE l’OCCITAN : Concert en hommage au poète occitan JASMIN

PARIS – Jeudi 2 juin 2016 à 19 h30
Le 16ème arrondissement rend hommage au poète occitan : JASMIN

Précurseur du Félibrige, l’agenais Jacques Boé dit « Jasmin » (6 mars 1798 – 5 octobre 1864),   poète s’exprimant en langue occitane eut un succès populaire dans tout le sud de la France, puis auprès des élites parisiennes qui succombèrent aux charmes de sa poésie. Il se rendit à Paris en juin 1842, invité par son ami Sylvain Dumon, ministre, originaire d’Agen, et fut reçu par le Roi Louis-Philippe à Neuilly.

Depuis 174 ans, pour la 1ère fois, suite à la venue de Jasmin à Paris en 1842. La Mairie du 16ème  propose le spectacle : « Que chantait-on au temps de Jasmin ? ».
Un hommage sous forme de concert le 2 juin, dans le cadre du festival Le Printemps dans le 16ème qui aura lieu cette année du 31 mai au 21 juin.

Le concert est composé des chansons en occitan de Jasmin, ainsi que d’autres chansons françaises de son époque. Elles sont interprétées par le chanteur lyrique Christian Moulié, accompagné des musiciens classiques d’Opérial : Jean-Michel Martinez au piano et Didier Fornt-Torres à l’accordéon.

Au programme pour la partie en occitan tirée de l’œuvre de Jasmin : Me cal mouri (1822) – Sereno al co de glas en Occitan (1844) – Lou Poutou (1830).

Pour en savoir + sur Christian Moulié : http://pari47.fr/christian-moulie

Me cal mouri par Christian Moulié

Pour en savoir plus sur JASMIN, nous vous proposons de relire l’article suivant publié sur notre blog en 2014 Jansemin torna florir 

Vous pouvez retrouver un dossier très complet concernant Jasmin à Paris et le spectacle : « Que chantait-on au temps de Jasmin ? » en cliquant  ici

Mairie du 16ème arrondissement
71, Avenue Henri Martin 75116
Jeudi 2 juin 2016 19 h30
Réservation obligatoire au 01 40 72 16 35
Que chantait-on au temps de Jasmin ?

par Vicenta Sánchez

Jasmin par france3midipyrenees

25 Jan

L’anthropologue occitan Daniel Fabre est mort

L’oeuvre de Daniel Fabre est immense. Plusieurs de ses publications ont porté sur le domaine occitan comme :

Photo : Wikipédia

Photo : Wikipédia

    • 1969 Jean de l’Ours : analyse formelle et thématique d’un conte populaire, Carcassonne, Éd. de la revue Folklore
    • 1970 Una contairina populara audenca, Obradors, Centre d’études occitanes, Université Paul Valéry
    • 1973 La tradition orale du conte occitan : les Pyrénées audoises, Paris, Presses universitaires de France
    • 1973 La vie quotidienne des paysans du Languedoc au xixe siècle, Paris, Hachette-Littérature
    • 1977 La Fête en Languedoc : regards sur le carnaval aujourd’hui, Toulouse, Privat, 220 p., (photographies de Charles Camberoque)
    • 1978 Dans le Narbonnais, vol. 3, Gallimard
    • 1987 Histoires et Légendes du Languedoc mystérieux, en collaboration avec Jacques Lacroix, Sand
    • 1990 La Fête en Languedoc, Privat
    • 1992 Carnaval ou la Fête à l’envers, Gallimard

Lors d’un entretien passionnant sur le conte paru sur ethnographiques.org, il explique pourquoi son intérêt pour la littérature orale, l’a mené vers l’occitan :

« Je suis né en 1947 à Narbonne dans un quartier populaire. Je me souviens, dans ma maison, il y avait au rez-de-chaussée une épicière qui ne parlait pas un mot de français mais catalan. Au 1er étage, une languedocienne mélangeait l’occitan et le français et un couple d’italiens parlaient italien. A l’étage au-dessus où nous nous trouvions, ma mère employait beaucoup le catalan parce qu’elle avait été élevée par sa grand-mère, une catalane de Lérida, Lleida en catalan, et elle connaissait aussi l’occitan. Mes oreilles ont été habituées très jeunes à l’écoute de toutes ces langues et vers 18 ans l’envie m’était venue de vraiment apprendre à les parler. Surtout, je passais chaque année de très longues vacances dans un village de la Montagne noire où les adultes parlaient tous occitan. Il n’y a pas de meilleur chemin pour apprendre profondément une langue que d’écouter des conteurs. Je me souviens d’avoir découvert, à l’époque, des récits en occitan que je lisais à haute voix. Je retrouvais une langue qui m’imprégnait depuis l’enfance mais qui n’avait jamais réussi à complètement éclore et je la retrouvais à travers les contes. C’était une expérience que j’ai ensuite revécue au cours des enquêtes ethnographiques puisque je ne connais enquête plus gratifiante que l’enquête de littérature orale. C’est le chemin du plaisir de la vie.  »   

Il a été assistant de sociologie, maître de conférences en anthropologie à l’Université de Toulouse III. En 1978 il fonde avec l’archéologue Jean Guilaine, le Centre d’Anthropologie des Sociétés Rurales devenu ensuite le Centre d’Anthropologie de Toulouse qu’il dirigera jusqu’en 1997. Il travaille dans plusieurs organismes et collabore à différentes revues en France et en Italie.

Après avoir poursuivi des recherches sur la littérature orale, la ruralité et l’anthropologie des écritures ordinaires, ses intérêts portent aussi sur la théorie de l’initiation, les formes modernes du culte de l’artiste et de l’écrivain, l’anthropologie de l’art… Son dernier essai paru en 2014 : « Comment l’art préhistorique apparut aux enfants ». 

Nous l’avions rencontré à Carcassonne pour parler de son ami, presque son double : René Nelli. C’était un homme d’un grand savoir et d’une extrême gentillesse qui vivait et travaillait souvent en Italie et s’exprimait parfaitement dans cette langue.

Certains se souviendront longtemps des carnavals de Carcassonne dans les années 70-80 où il présidait le jugement avec Mans de Breish, Marti et d’autres. Il était devenu le grand spécialiste des carnavals et des fêtes du Languedoc en général. Il s’est éteint dimanche à l’âge de 68 ans.

Lo Benaset

 

14 Jan

Lectura en omenatge a l’Ives Roqueta

Le 4 janvier 2015, nous quittait Yves Rouquette, écrivain, poète et grand défenseur de la langue occitane. Pour lui rendre hommage, jeudi 7 janvier, a été organisée à la médiathèque José Cabanis de Toulouse en partenariat avec la librairie Ombres Blanches une lecture à deux voix autour du livre « Le goût des jours ; chroniques de La Dépêche du Midi (2013-2014) » en présence de Laurent Rouquette, son fils, et Marie Rouanet, sa femme.

Des chroniques choisies par son fils

L’ouvrage « Le goût des jours » regroupe des chroniques écrites par Yves Rouquette la dernière année de sa vie. De 1998 à fin 2014, l’écrivain a en effet tenu une chronique tous les dimanches pour le journal La Dépêche du Midi sous le titre « Accent d’Oc ». Sur plus d’un millier de textes, son fils a en choisi une quarantaine qu’il a regroupée dans cet ouvrage paru aux éditions Mare Nostrum.

 

14 Déc

Auròst tà Patrick Cadeillan

Divendres passat, un crane musicaire nos quitèt : lo Patrick Cadeillan. Lo dels Perlinpinpin Folk, un grop famós occitan de las annadas 70-80. Aquí remplacèt un autre crane acordeonista : Marc Perrone, son modèl. Jogarà amb elses pendent mai de 15 ans. Faran de viradas un pauc de pertot : Euròpa, Índia, Africa, Americas…mas tanben en gasconha ont encontrarà dos musicaires de gèni : Ernest Lurde (de Castelnau Manhoac) e Léa Saint Pé (de Polastron dins Gèrs). De que li donar un estili plan personal fach de tradicion e d’invencions.

 

Las obsèquias se faran aqueste dimarç 15 de decembre a Lafocs dins Òlt e Garona. Li fasèm omenatge ambe aquel reportatge en doas partidas que li faguèt lo nòstre Maurici Andrieu, ambe sonses companhs musicaires.

Lo Benaset

07 Déc

Hilh de puta ! Jean-Claude Coudouy nos ven de quitar

Immortalizat amb son famós « Hilh de puta » dins totas las salsas sus mai de 7 menutas, lo carnsaladèr poèta, contaire Jean-Claude Coudouy es mòrt duèi de matin a 69 ans. Era rosigat per un cancre del ren e lutava ambe vam e umor. Sa bocariá de Laruntz èra devenguda un teatre. Sa reputacion dins la Vath d’Aussau, dins Biarn e plan pus luènh, èra crana. Lo jornal Sud-Ouest li faguèt un article en octobre de 2014 :  » Et là, après son opération, il monte une soirée béarnaise à midi. Allongé près de son fil à oxygène, à la demande générale, il rejoue « Le Hilh de pute », créé en 1970 au Festival de Siros. Les infirmières l’’enregistrent sur leur portable pour l’envoyer aux familles. À la maison de repos, à Gan, le soutien ne faiblit pas. Arrive sa garde rapprochée, les irréductibles de Los de Laruns, qui maintient le patrimoine du chant spontané en altitude. »

Puslèu que de ne dire mai, una brava pensada a sa familha e sonses amics e gardarem lo plaser de l’escotar.

Lo jornal la  République des Pyrénées li far omenatge. Aquí son famós « Hilh de puta » revelat al festenal de Sirós en 1970.

Omenatges

France Bleu

Sud Ouest

La République des Pyrénées

06 Oct

Joan-Pèire Belmon : l’omenatge d’Eliane Tourtet

Una letra per Joan-Peire

Eliane Tourtet Ais 2006 Fòto Aquò d'Aqui

Eliane Tourtet Ais 2006 Fòto Aquò d’Aqui

40 ans d’engatjament per la lenga d’Oc, 30 ans de television, 20 ans de radio : Siás estat, Joan-Peire, de totei les combats per l’occitan d’aquesta man de Ròse.

Eres tombat pichòt dins l’ola de la lenga, a Miramas onte viviá la familha coma  au Molinet, pròchi lo Còl dau Turini, d’onte sortián.

Tota Provença a encar ta votz en testa : sus Radio Vauclusa, chasca dimenja, fasiás parlar lo monde dau país, tre 1981 a la naissença de la radio.

Totes a egalitat : paisans, elegits, obriers, vinhairons, artistas.

Siás coma aquò, Joan-Peire : fau balhar la paraula a n-aqueles que l’an pas totjorn – çò qu’incuei apelan « les vrais gens ».

Es totjorn çò que fagueres a la television, a FR3 piei França 3.

« A Cor dubert », « Midi Méditerranée, « Mistral Gagnant » fins a ton darrier « Vaqui » en junh de 2013 davans de te retirar.

Coma aquò siás vengut una figura de la tele regionala en françés e en occitan, tu que trantalhavas totjorn entre « sol y sombra », totjorn un pauc dins la lutz, un pauc d’escondons.

Se pòt pas far lo compte : tan d’entrevistas, tan de gents, de memeis e de pepeis de la lenga rufa, de joines apreneires, d’artistas venguts chantar especialament per Vaqui.

Son tan de locutors occitanofòns sens lo saupre que son estats ansín confortats dins la dignitat de sa lenga.

Fòto : Liza

Fòto : Liza

Avinhon, Marsilha, Briançon mai pereu Tieric, Crevos, Fraisse, tan de vilas e de vilatges que l’i siás passat.

Les tecnicians nos disián « sabiam pas qu’existavan ». Vesián totjorn debarcar la tele coma un miracle.

Te demandaviam : « Me fau anar dins aqueste país perdut, l’i coneisses quauqu’un ? ».

Rares les còps que sabiás pas que nos dire.

Un temps ensenhaire, un torn dau monde, una familheta, de libres encar d’estampar, lo temps passèt e lo vegueriam pas passar.

Nòstre colega Andriu Abbe disiá sovent : «  Crese qu’avem fach una bela emission ».

As menat, Joan-Peire, un beu pretz-fach.

Coma ditz Massilia : Maximum de respect.

Eliane Tourtet Vaqui