21 Juin

Du soutien pour le nom Occitanie

Hier matin, représentants du monde catalan et acteurs occitans étaient ensemble pour une conférence de presse a l’Ostal d’Occitània. Histoire de montrer que Catalans et Occitans pouvaient faire cause commune sur le nom de la Région. Un peu plus tard, un communiqué est intervenu avec une cinquantaine de personnalités et chefs d’entreprises qui s’engagent pour Occitanie

Une cinquantaine de chefs d’entreprise disent OUI à l’Occitanie pour la région LRMP

En réponse à Jean-Louis Chauzy et le bureau du CESER qui ne veulent pas de cette dénomination, mais aussi d’un milieu économique censé ne pas se reconnaître dans Occitanie, le collectif « J’ai choisi Occitanie » à fait part de la liste contenant plusieurs dizaines de noms de chefs d’entreprise favorables à OCCITANIE.

Liste (non définitive) des chefs d’entreprise favorables au nom “Occitanie” pour notre région:

  1. René BOUSCATEL, Président du stade Toulousain.
  2. Gerard GELIS, Président de la briqueterie GELIS (Colomiers).
  3. Georges DULAC, Président de Dulac et Nozieres (Tôlerie industrielle Cornebarieu).
  4. Claude ZANINI, membre de l’équipe dirigeante du labos PIERRE FABRE (Castres).
  5. Jean-Louis PECH, Président du directoire du groupe ACTIA (Toulouse).
  6. François CANTIER, Président fondateur d’Avocats sans frontières, fondateur de l’Ecole Internationale des Droits de l’Homme.
  7. Alain GARCIA, ancien Directeur Technique d’Airbus Group, vice-Président de l’Académie de l’Air et de l’Espace (Toulouse).
  8. Aymeric BARTHÈS et Gaétant SÈVERAC, Président et Directeur Général de Naio Technologie (start up en robotique Ramonville).
  9. Jean-Luc PETIT, gérant de l’entreprise de sonorisation et éclérage “AUDIO LUM” (Dremil Lafage).
  10. Alain PEYROUTON, gérant des chocolateries Dardenne (Luchon).
  11. Gilbert MÉRIC-AVONDO, Président du syndicat national des industriels forains (Toulouse – Paris).
  12. Nicolas MORVILLIERS, dirigeant d ucabinet d’avocat international “Morvilliers & Sentenac” (Toulouse et Bordeaux).
  13. Jacques RAINBAULT, ancien Président du Tribunal de Commerce de Toulouse.
  14. Nicolas JOEL, ancien directeur du Capitole de Toulouse et de l’Opéra de Paris.
  15. Jean Claude CAYLA, sous-traitant dans le domaine de l’aviation, PDG de “PIEM industrie peinture” (Toulouse).
  16. Julien ROUMAGNAC, délégué de l’Union des Metiers de l’Industrie Hôtelière de Haute Garonne (Toulouse).
  17. Patrick COMBEAU, Président de la société d’éxpertise immobilière “ EFIDIAG” (Toulouse).
  18. Jean Bernard VALADE, Président de l’institut Français du Réméré (Carbonne).
  19. Nicolas ROUMAGNAC, gérant du domaine de Roumagnac vins de Froton (Villematier).
  20. Michel SANTALUCCIA, Sous-traitant Airbus, Président de SA CEE (Grisoles).
  21. Benoit GAUDE, PDG de “PAPREC Midi Pyrénées”.
  22. Didier ROSSI, équipe dirigeante de “LOGIDIS COMPTOIR MODERNE”, logistique.
  23. Eric SALABERT, gérant de CARREFOUR PROXIMITE.
  24. Jean-Nicolas PIOTROWSKI, gérant de  “I TRUST”.
  25. Rédha LAHIANI, gérant de SUD GRAPHIE.
  26. Régis MICHEL, gérant du Groupe SPE.
  27. Frédéric LEBRUN, gérant de “UUDS AERO”.
  28. Frédéric MACIA, gérant de la société “LAGON VERT”.
  29. Michel DELPECH, Président du groupe immobilier “DEMEURES D’OCCITANIE”.
  30. Antoine VIEU, dirigeant de la société de transport “TRANSPORT VIEU”.
  31. Michel DE VOITIN, président de la société “AMDS”.
  32. Didier CAUSSANEL, membre de l’équipe dirigeante “MINCO CORPORATE”. 
  33. Jean BRODU,  dirigeant de la société “AVIFRANCE”.
  34. Gaëlle BARRE, dirigeante de la société “SEDB”.
  35. Eric VIALAS-JAUSSELY, dirigeant de “PORTES A SECTIONS”.
  36. Marc LABARBE, Commissaire-priseur.
  37. Hervé JOUVE,  Président du groupe “LAF CONSULTING RESEAX PHARMACIE ET OPTIQUE”. 
  38. Michel RIVIÈRE, président du groupe “RIVIERE MAISON DU CASSOULET”.
  39. Remi POPOFF, directeur général de l’entreprise “Jedo Technologies”.
  40. Cédric CABANES, Président “Agro Nutrition”.
  41. Jean Noel BOUSQUET, gérant du domaine “chateau Grand Moulin”.
  42. Jerome TOCANNE, PDG de la société “DECIVISION”.
  43. Gilles BOURGUIGNON, PDG de la société “Le Fournil de Gilles”.
  44. Joël CASTANY, Président de la Coopérative “Cap Leucate”.
  45. Jean CAIZERGUES, Président de la Chambre de Commerce Carcassonne-Limoux-Castelnaudary.
  46. Christophe BARBIER, Dirigeant de la Coopérative “La Belle Aude”.
  47. Philippe LACUBE, Eleveur- Restaurateur en Ariége.
  48. Laurent SPANGHERO, PDG de la société “Nutrinat”.
  49. Frantz VENES, propriétaire du domaine “Château Massamier la Mignarde” (Lauréat du « London Wine « ).
  50. Yannick SÉGUIER, Directeur de la Société “Histoires en Spectacles”.
  51. Michel NOZERAN, Directeur de la société “Initial Project”.
  52. Michel CANO, Directeur de la société “Global Développement”.
  53. Jean-François BRACHOTTE,  PDG du groupe “MAPAERO” (Pamiers).
  54. Conférence de presse à l'Ostal d'Occitània

    Conférence de presse à l’Ostal d’Occitània

Catalans et Occitans se mettent d’accord

Réunis à l’Ostal d’Occitània de Toulouse les Catalans Pere MANZANARES (Président de Radio Arrels et porte-parole du collectif SEM regroupement de plusieurs associations culturelles et partis politiques de Catalogne-Nord) Brice LAFONTAINE, président du parti politique Unitat Catalana et adjoint au maire de Perpignan (Perpignan), Enric Vilanova, Président d’Esquerra Republicana Catalogne Nord, Jaume ROURE, fondateur du parti politique Unitat Catalana et les Occitans Jean-François LAFFONT, Président de Convergéncia Occitana, fédération de 85 associations culturelles occitanes (Toulouse), Jacky GRAU, Mouvement Pais Nòstre et un représentant du mouvement calandretas (écoles immersives en occitan). Malgré des divergences avant le résultat de la consultation « l’ensemble des participants s’accorde à dire que si la Région est nommée Occitanie le 24 juin prochain, ce qui serait logique au regard des résultats de la consultation, il est toutefois impensable que le pays catalan soit oublié et ne puisse obtenir des avancées significatives dans la prise en considération de la « catalanité » au sein de la nouvelle région, nous serons donc auprès d’eux pour appuyer leurs demandes ! » Un communiqué commun qui augure d’un travail commun jusqu’au 24 juin, vote du nom en Assemblée Plénière.

Lo Benaset

17 Juin

Occitanie devenue incontournable pour LRMP

On peut la tourner dans tous les sens, la victoire du terme Occitanie est nette et sans bavure. Avec 45% des suffrages, elle ne souffre aucune contestation. Si c’était pour ne pas en tenir compte, il ne fallait pas faire une consultation. On peut aussi la relativiser par rapport au nombre de participants, mais c’est le cas pour toute élection, et tous les sondages allaient aussi dans la même direction. Occitanie est devenue incontournable. C’est ce que semble avoir compris les dirigeants de la Région. Alors que ce nom divise au sein de sa propre majorité, Carole Delga semble avoir tranché.

La position est la suivante : les élus régionaux doivent tenir compte -et c’est indispensable- du vote des citoyens qui met en numéro 1 Occitanie.


Occitanie : réaction de Carole Delga présidente PS de la région

« Il faut voter pour un nom fédérateur »  –  S. Ratinaud/F.Jobard

Lors de sa conférence de presse, la présidente a mis l’accent sur un nom qui doit fédérer et non diviser. Susceptible de diviser : un certain milieu économique et touristique (mais pas dans son entier) et les Catalans un peu déçus aux entournures avec Occitanie-Pays Catalan qui arrive seulement 4ème. La semaine prochaine sera donc consacrée au dialogue avec les élus, les acteurs économiques et touristiques pour trouver un compromis et expliquer le choix. Mais comme l’a écrit ce matin Laurent Dubois sur le blog Politique : « Occitanie c’est validé, Carole Delga s’occupe des Catalans ».  Et elle aura avec elle son meilleur ambassadeur : Gérard Onesta qui les as toujours suivis, lui qui a proposé le nom Occitanie-Pays Catalan


Occitanie : réaction de Gérard Onesta EELV

« Occitanie oui mais il faut trouver une place pour les catalans »  –  S.Ratinaud/F.Jobard

Les Catalans ne font pas du nom de la région une priorité mais seraient sensibles à ce que la région les soutienne pour que leur département des Pyrénées-Orientales s’appelle « Pays Catalan ». D’autre part la région proposerait de nommer l’Euro-Région « Occitanie-Catalogne » avec le siège à Perpignan; plus d’autres mesures en termes de signalétique. Discussions il y aura donc et pas exclusivement avec les Catalans, mais visiblement pas de changement. La présidente aurait tranché : pas question de remettre le choix des électeurs pour cette première consultation et alors que d’autres se profilent.

On ne prendra pas un nom arrivé 3 ou 4ème… Ni autre chose que les 5 noms soumis à la consultation.

Toujours Carole Delga hier lors de la conférence. On se destine donc -sauf retournement d’ici le 24 juin- vers Occitanie avec une dénomination en sous-titre, comme cela s’est fait pour les nouvelles régions « Hauts de France » et « Grand-Est ». Pourquoi pas « Languedoc-Pyrénées » en sous-titre. Pourquoi pas avec « Méditerranée » en plus, pour fédérer.

Une réunion des présidents de groupes pourrait entériner la chose lundi matin. Avec un certain courage et pas toujours suivie par sa garde rapprochée, Carole Delga peut désormais rentrer dans l’histoire en devenant la première présidente d’Occitanie.

Lo Benaset

Carole Delga à hôtel de Région de Montpellier pour le résultat de la consultation citoyenne sur le nom de la nouvelle région le 16 juin 2016 © France 3 LR

© France 3 LR Carole Delga à hôtel de Région de Montpellier pour le résultat de la consultation citoyenne sur le nom de la nouvelle région le 16 juin 2016

10 Juin

Consultation sur le nom de la région : démocratie confisquée ?

« Et il faudra veiller que cette démocratie ne soit pas confisquée. »

C’était la conclusion de l’article « Je choisis Occitanie » sur le blog occitan en date du 8 juin. Il semblerait que tout ceci se confirme. La Région avait pourtant fait mieux et plus démocratique que les autres. Une consultation large, innovante, citoyenne, contrôlée, techniquement inattaquable, devant aboutir sur un résultat fiable. Pas un simple sondage où l’on clique plusieurs fois, juridiquement pas un vote, mais une vraie consultation citoyenne validée. Seulement voilà, la fiabilité et la démocratie semblent s’arrêter là : sur la consultation mais pas forcement sur le résultat !

En hauts-lieux la Région ne veut pas du nom « Occitanie »

Très clairement, le choix est déjà fait à la tête de la Région : c’est « Languedoc-Pyrénées ». Certains ne s’en cachent pas dans les couloirs du Conseil Régional, encore très récemment. Alors quand des fuites laissent entendre (Info ou Intox?) qu’ Occitanie est en tête, les choses se crispent un peu. Sur le blog politique de France 3, Laurent Blondiau -le Directeur de Cabinet de Carole Delga- croit bon de se justifier. Il précise qu’il n’a « évidemment pas accès aux résultats mais je connais les chiffres de la participation… » La transparence n’est décidément pas de mise. Il aura fallu les révélations de France 3 et l’intervention d’un membre du Comité du Nom pour que la Région dise enfin qu’il y aura un huissier ce soir à Toulouse vers minuit pour la clôture des votes électroniques et un autre mercredi 15 juin pour le vote papier. De manière étrange, rien ne semblait prévu. Pas de quoi être rassuré sur la suite du processus.

Un vote sérieux et encadré de plus de 200 000 citoyens finalement occulté ?

La consultation est large (sans doute plus de 200 000 participants), exemplaire, elle a un coût non négligeable, et elle ne serait pas plus décisive que l’avis du CESER ou la consultation menée auprès des maires et des lycéens ? Alors pourquoi se donner autant de mal si c’est pour traiter cette consultation comme un simple sondage ? C’est en tous cas la réponse que fait Laurent Blondiau au blog politique : « la consultation est là pour éclairer l’exécutif. Elle vient compléter les autres consultations. Celle du CESER (ndlr Conseil Economique, Social et Environnemental), des maires. L’ordre d’arrivée de la consultation populaire ne sera pas forcément celui des élus régionaux ». Ah, bon, il y aurait eu d’autres consultations ? Lesquelles? Pour le CESER, c’était un avis formulé par le bureau; concernant les maires et autres propositions institutionnelles ou consulaires, la région a reçu environ 200 réponses, avant que le Comité du Nom ne se prononce… On ne peut pas mettre sur un même plan d’égalité la consultation et le reste. Selon Gérard Onesta, président du Bureau de l’Assemblée, cette improbable synthèse « n’a jamais été présentée et encore moins décidée ainsi (il suffit de réécouter les débats de Plénière et de relire les textes qui lui ont été soumis)… » 

On a quand même l’impression que tout est bon pour écarter tout nom choisi par la population qui ne serait pas celui des dirigeants de l’assemblée régionale. Surtout si c’est « Occitanie » !

24 juin : résultat de la consultation et vote des 158 conseillers régionaux

Les votes seront clos ce soir à minuit pour la partie électronique et le cachet de la poste fera foi pour les votes papiers qui continueront d’arriver en début de semaine prochaine. Il y aurait plus de 158 000 votes électroniques et environ 43 000 votes papiers. Mais il semblerait que les résultats ne seront pas rendus public avant le vote en assemblée plénière. Toujours la transparence. Les élus en auront la primeur et donc l’exclusivité. Toujours la transparence.

Une consultation, aussi sérieuse soit-elle, n’a pas force de vote. Mais elle engage, inversement de l’écart qu’il y aurait entre le premier nom et les suivants : plus l’écart est faible, plus grande est la liberté des conseillers régionaux. Si un nom se détache très clairement, la marge de manœuvre sera très étroite. Les 158 conseillers régionaux prendraient-ils alors le risque de confisquer la démocratie et jeter ainsi un peu plus de discrédit sur la politique et les politiques. Ils feraient ainsi le jeu d’un populisme très ambiant et nauséabond qui veut que les élites dirigeantes se sont détournées du peuple. Un très mauvais signal pour un début de mandature…

Lo Benaset

 

14 Mai

Festenal Occitano-Pradettes

Vendredi 20 et samedi 21 mai, le quartier des Pradettes de Toulouse va vivre à l’heure occitane. À l’initiative du Collectif des Associations des Pradettes et de l’association occitane Los Pradelons, ce tout nouveau festival veut mettre l’occitan à l’honneur mais aussi le vivre ensemble dans ce quartier à la grande mixité.

Au programme : du théâtre le vendredi soir avec la compagnie de théâtre amateur occitan « Lo Teatre del Platanièr ».
De nombreuses festivités sont prévues le samedi 21 mai à partir de 12h30 sur la place des Pradettes avec l’inauguration du festival en présence des deux parrains : Christophe Alvès, maire du quartier des Pradettes et Alem Sure Garcia. Une inauguration suivie d’un apéritif musical et d’un repas partagé. L’après-midi, Georges Labouysse animera une conférence sur l’histoire de Toulouse. Ensuite, danses traditionnelles et chants polyphoniques feront vibrer la place des Pradettes. Un festival qui se terminera en beauté avec le groupe Du Bartàs.

Une équipe de l’Edicion occitana a suivi pendant toute une journée les bénévoles qui se boulèguent pour mettre sur pied ce nouveau festival.


Occitano-Pradettes

Reportage de Sirine Tijani, Denis Hémardinquer, Michel Blasco. Montage de Charlotte Willocq.

Cossí votar pel nom de la Region

La consultation citoyenne pour le nom de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées a commencé lundi 9 mai.

L’engouement est tel que les serveurs ont saturé les premiers jours. Samedi, ils étaient plus de 49 640 à s’être prononcés pour Occitanie, Occitanie-Pays Catalan, Languedoc, Languedoc-Pyrénées ou Pyrénées-Méditerranée avec la possibilité de voter sur internet ou par coupon de presse.

L’Edicion occitana vous explique comment tout cela fonctionne.

 

Comment voter pour le nom de la région

Reportage de Sirine Tijani, Denis Hémardinquer, Michel Blasco. Montage de Charlotte Willocq.

21 Mar

L’Institut d’Estudis Occitans e las regions novèlas

Dins un comunicat en data del 2 de març, l’IEO interpèla l’ensemble dels elegits -e de primièr los Presidents de las 4 regions occitanas novèlas- per demandar una reconeissença , mercés a una declaracion particulara, de la lor apartenéncia a un ensemble mei bèl, que s’apèla Occitània. E l’IEO de far passar son eslogan : « Occitània es 4 regions ». Pas un pausicionament dirèct sus lo nom que poiriá prene la region novèla Lengadòc-Rosselhon Miègjorn-Pirenèus, mas un biais d’afortir son ròtle de federacion de tot l’espaci occitan. Lo comunicat fa quand meme debat en LRMP.

IEO Autocollant Occitania-BR FTVc

Un corrièr als elegits regionals

Abans las eleccions regionalas e quitament al moment de la crida de Montpelhièr, l’IEO mandèt un corrièr als candidats. Ven de far de mème als elegits de las 4 regions occitanas : Lengadòc-Rosselhon Miègjorn-Pirenèus, Provença-Aups-Còsta d’Azur, Aquitania Peitau-Charantas Lemosin, Auvèrnha Ròse-Aups. Totes an recebut una letra e la brocadura « L’Occitan qu’es aquò ? » Un comunicat per explicar çò qu’es Occitània e anar cap a mai de politicas entre las regions sus aquesta question de la lenga e de la cultura. An recebut quauquas responsas mas pas cap d’engajament per ara dels 4 presidents : Carole Delga, Alain Rousset, Laurent Wauquiez e Christian Estrosi. Lor van benlèu prepausar tanben un texte per far adoptar. Mas l’IEO vòl pas s’engatjar directament sul nom de la region LRMP, la sola ont Occtània poiriá figurar. Son director Laurenç Gòsset qu’avèm sonat duèi de matin nos a donat quauquas precisions.

Sul nom de la region LRMP : pas « Occitània » solet

unnamedL’IEO participèt pas fa un an al collòqui sus la fusion de las regions a Tolosa, ni mai als acamps per discutir del nom organizats dempuèi per Païs Nòstre e Convergéncia Occitana. Las aficas « Notre région c’est l’Occitanie » faguèron sortir l’IEO de sa resèrva. Alèra lo comunicat « Occitània, es 4 regions » sona un pauc coma un avertiment. L’IEO es pas tanpauc representat dins lo « Comitat del Nom de la Region » que ven de se metre en plaça en LRMP, alèra que i a al mens 3 personas conegudas coma occitanas.

Laurenç Gosset nos dís que i a ben un debat en intèrn sus l’utilizacion del nom d’Occitània. L’IEO vòl pas qu’Occitània siague utilizat solet mas « l’ajustament d’una qualificacion seriá compatibla se designa explicitament una partida de l’espaci occitan » segon son director. Mas i aurà pas de causida sus un nom en particular. L’IEO compta quicòm coma 2 000 membres; la mitat son en Miègjorn-Pirenèus Lengadòc-Rosselhon. L’afar del nom es donc pas anecdotic.

Ara, l’IEO va prene lenga amb aqueste « Comitat del Nom » e se consacrar a de trabalhs jujats « mai utiles » tals coma d’accions interregionalas sus la petita enfança o encara las revendicacions de portar per las eleccions de 2017.

Lo Benaset

 

27 Fév

L’occitan à l’Euro 2016

Alors que le championnat d’Europe de football se prépare à Toulouse, la fédération occitane « La Joventut Mondina » a décidé de s’investir pour que l’occitan ne soit pas oublié de la compétition.

Toulouse accueillera 4 matchs du 13 au 26 juin. Des supporters venus d’Italie, de Suède, du Pays de Galles ou encore de Russie sont attendus dans la ville rose. Un « guide du supporter », traduit dans plusieurs langues par des étudiants de l’université Jean-Jaurès, leur sera distribué.

Pour la Joventut Mondina, ce guide est une opportunité à ne pas manquer pour y faire la promotion de la lenga nòstra : une présentation de l’occitan devrait ainsi être incluse dans le guide ainsi qu’un plan d’accès à la Maison de l’Occitanie de Toulouse qui accueillera une exposition mise en place par le Cirdoc sur les jeux traditionnels du Languedoc.

Mardi 23 février, « La Joventut Mondina » a organisé une conférence à la Maison de l’Occitanie avec Toulouse Métropole (en charge de l’événement) et les étudiants en langues volontaires pour participer aux traductions. L’occasion de présenter le projet de l’Euro à Toulouse mais aussi de faire la promotion de l’occitan. Une équipe de l’Edicion Occitana y était.

 

L’occitan à l’Euro 2016

Reportage de Sirine Tijani, Jack Levé et Christian Pelhate. Montage d’Ana Luisa Ruppert

15 Fév

Quel nom pour la nouvelle région ?

Quel nom choisir pour la nouvelle région qui réunit Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ? Si certains se mobilisent pour Occitanie (à l’image de Romain Quiles qui a lancé la pétition « Dîtes Oui à l’Occitanie »), d’autres militent pour « Occitanie-Catalogne » comme País Nòstre et le collectif Catalan SEM. Une pétition a également été lancée (« Notre Région, c’est Occitanie-Catalogne ») et une réunion est prévue le 20 février à l’Ostal occitan de Narbonne à partir de 14h30.

Au programme : discussions autour du nom et du drapeau, réflexions sur les actions à mener pour promouvoir au mieux le nom « Occitanie-Catalogne » avant de terminer en musique avec le chanteur occitan Joanda et le chanteur catalan Pere Figueres.

Samedi 13 février, l’Edicion Occitana est revenue sur la question :

Quel nom pour la région ?

Reportage de Sirine Tijani, Jack Levé et Michel Blasco. Montage Christelle Lacroix.

08 Fév

Révision constitutionnelle : baroud d’honneur socialiste sur les langues régionales

Alors que les discussions se poursuivent à l’assemblée et que le débat n’en finit plus de s’enliser, des députés socialistes ont bien fait une proposition d’amendement pour ratifier la charte européenne des langues minoritaires. Histoire de rajouter un peu plus de confusion ou pour faire oublier le ratage du 14 janvier dernier.

Un groupe de 24 socialistes a déposé l’amendement N°86 permettant d’autoriser la ratification de la charte européenne des langues régionales. On y retrouve quelques figures connues comme Colette Capdevielle (député des Pyrénées-Atlantiques), Messieurs Pellois et Rouillard (Bretons), Mme Berthelot (Guyane), Mme Florence Delaunay (Landes), Mme Marie-Hélène Fabre (Gironde), Pascal Terrasse (Ardèche) ou encore l’ancienne maire de Pau Martine Lignières-Cassou. Le texte n’a aucune chance d’être voté car tout ce qui ne concerne pas l’état d’urgence et la protection de la nation devrait être banni. Alors pourquoi le faire? Sans doute pour faire oublier l’énorme couac du 14 janvier. On se demande d’ailleurs que faisaient tous ces députés au moment du vote? Pascal Terasse fait d’ailleurs partie des fameux 4 absents qui ont retourné le vote contre la Proposition de Paul Molac. Un texte similaire avait été porté par Christiane Taubira et retoqué au sénat en octobre par les sénateurs Les Républicains. Le nouveau garde des sceaux Jean-Jacques Urvoas, défenseur des langues régionales y sera peut-être sensible.

Pour compléter le tour des amendements, l’ancien président du conseil exécutif de Corse, Paul Giacobbi, soutenu en partie du groupe radical, propose que l’île de Beauté soit reconnue dans la Constitution (Amendement N°53). Un amendement en tous points identique a été déposé par le socialiste François Pupponi. Le même Pupponi qui veut aussi reprendre à son compte l’amendement de Paul Molac qui prévoyait de modifier l’article 2 de la constitution « La français est la langue de la République » en y rajoutant : « Dans le respect des langues régionales de la France ». Un baroud d’honneur à forte dose d’illusionnisme.

Lo Benaset

06 Fév

David Grosclaude quitte l’OPLO

En novembre dernier, l’Office Public de la Langue Occitane était officiellement installé à Toulouse.

La création de ce Groupement d’Intérêt Public, chargé de proposer et de mettre en œuvre une politique linguistique en faveur de l’occitan, avait été votée par les Assemblées régionales d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées en juin 2014, puis publiée au Journal Officiel plus d’un an après, en septembre 2015.

Pour obtenir cette publication qui se faisait trop attendre, le conseiller régional d’Aquitaine David Grosclaude avait dû entamer une grève de la faim du 27 mai au 3 juin 2015. C’est donc tout naturellement David Grosclaude qui avait été élu président de l’OPLO lors du Conseil d’administration et de l’Assemblée générale le 12 novembre dernier.

Mais depuis, les élections régionales sont passées par là et David Grosclaude n’a pas été réélu au Conseil régional d’Aquitaine. Il ne peut donc plus assurer ses fonctions puisque le président de l’OPLO doit être un élu. Dans cet entretien diffusé dans l’Edicion occitana du 30 janvier, David Grosclaude nous explique la situation et nous parle de l’avenir de l’Office Public de la Langue Occitane.

Entretien avec David Grosclaude

Reportage de Sirine Tijani, Jack Levé et Michel Blasco. Montage de Marie-Pierre Duvivier