06 Jan

Cossí anatz votar pel nom de la region.

Fabrice Valéry a publié un article sur le site de France 3 Midi-Pyrénées. Un article complet qui fait le point sur ce qui va se passer dans les prochains jours jusqu’au choix final.

Guy David Carole Delga à la manifestation de Montpellier. Photo : Facebook de Guy David

Guy David Carole Delga Damien Alary à la manifestation de Montpellier. Photo : Facebook de Guy David

Carole Delga, nouvelle présidente de la région, a confirmé sur France 3 que la consultation citoyenne pour le nom de la future région se fera via internet. Plusieurs noms seront proposés aux habitants de la région.

La consultation populaire que la nouvelle présidente de la Région Languedoc-Roussillon Carole Delga a proposé d’organiser pour choisir le nom de cette nouvelle région aura lieu sur internet, très probablement au printemps.

Innovante et transparente

Lors de son discours après son élection à la présidence lundi 4 janvier, Carole Delga a parlé d’une « consultation populaire (…) innovante et transparente ». Quelques heures plus tard, en direct sur France 3 dans le 19/20, elle a confirmé que cette consultation se ferait sur internet et que les citoyens n’auraient pas « une feuille blanche » mais que plusieurs noms seront proposés.

L’impossible référendum

L’idée d’organiser sur ce sujet un référendum, avec bureaux de vote, urnes et bulletins, a très vite été abandonnée. Le coût en serait gigantesque et le temps manque également. Les assemblées régionales des régions fusionnées doivent avoir délibéré avant le 1er juillet prochain sur le nom de ces régions, sinon c’est l’Etat qui le fera à leur place !

La souplesse d’internet

C’est donc sur internet que la consultation aura lieu. Peut-être sur le nouveau site internet de la grande région ou sur un site connexe créé pour l’occasion. Cela a le mérite d’être peu coûteux et de durer un certain temps, pour laisser la possibilité au plus grand nombre de se prononcer. 

Quand allons nous voter ?​

Cette consultation n’aura pas lieu tout de suite. D’abord parce que la nouvelle présidente a d’autres chats à fouetter : mettre en place la nouvelle région, l’exécutif, la répartition des rôles entre Toulouse et Montpellier… Elle a aussi promis de lancer rapidement son plan Marshall pour le BTP, doté de 800 millions d’euros dès 2016. 
Enfin, il faut le temps de mettre en place cette consultation sur le plan technique. Et de choisir les noms parmi lesquels nous allons choisir. Cela aura donc certainement lieu au printemps, entre avril et mai. 

Le choix des réponses

La liberté de choix et la participation des citoyens est une chose, la rédaction des propositions en est une autre. Ce sont les élus et l’administration de la région qui proposeront les différents noms parmi lesquels les citoyens devront faire leur choix. Et cela n’est pas anodin. On sait par exemple que Gérard Onesta (EELV), membre de la majorité de Carole Delga, penche fortement pour que le nom contienne la notion d’Occitanie. Cette proposition ne pourra pas être absente des choix proposés aux internautes, sous peine de clash avec les écologistes. 

Un nom pour quoi faire ?​

Le nom de la nouvelle région n’est pas un simple gadget. Il sera le vecteur commun de près de 5 millions d’habitants répartis auparavant dans deux régions, qui, bien que voisines, ne travaillaient pas forcément ensemble. Il sera un mode d’identification et d’appartenance. Il ne doit pas non plus être trop long pour ne pas devenir un boulet à traîner.

Quelles propositions ?​

Il ne s’agit pas ici de lister les noms qui seront proposés aux internautes. Mais de voir les avantages et les inconvénients des uns et des autres.

  • Certains penchent pour un mix entre les noms des deux anciennes régions : Languedoc-Pyrénées par exemple. Sans doute un peu artificiel.
  • La proposition Sud de France a été repoussée. Elle rappelle la marque commerciale des produits du Languedoc lancée il y a quelques années par Georges Frêche. Et ses initiales sont… SDF !
  • L’Occitanie fâche les Catalans qui se sentent exclus.
  • Languedoc également. Même s’il exprime une situation géographique et linguistique, il ne retiendrait qu’une partie du nom d’une des deux régions et aucun élément de l’autre.
  • Certains proposent un nom court et facile à retenir. Sud se voit reprocher d’être une simple notion géographique en fonction de la situation de la région par rapport à Paris. Et alors ? Il y a bien le Nord ! Quant au Midi poussés par d’autres, il engloberait une notion qui irait jusqu’à la Provence.

Une chose est sûre. Comme dans toutes les consultations, une majorité choisira pour l’ensemble des citoyens. Il y aura donc des mécontents. Forcément. 

@fabvalery

09 Déc

Langues régionales et région Provence

Aprèp Aquitània, Alsàcia, Bretanha, Miègjorn-Pirenèus, Lengadòc-Rosselhon, Auvèrnha, aquí la responsa de Provença. E de precisions de la lor part per començar. Mas pas de responsa sus la destinacion de l’argent : pel provençal? Per l’òc? Per quicòm mai… 

Photo : Conseil Régional

Photo : Conseil Régional

L’esprit de ce secteur des Cultures régionales est de concilier un principe de valorisation de la mémoire et de l’identité en développement de la région avec leurs interprétations artistiques et culturelles contemporaines. Compte tenu de la diversité des pratiques linguistiques en Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Région soutient des initiatives artistiques et culturelles en respectant la richesse que représente ces diverses traditions. Dans cette perspective, toutes les actions qui incitent à la pratique de la langue ou les projets de création qui mobilisent la langue comme héritage régional d’une histoire et d’un imaginaire peuvent être retenus. Qu’ils se réclament d’une tradition occitane, provençale, gavote ou nissarte…. Ce respect de la diversité de notre patrimoine immatériel et de ses spécificités locales, dans toute leur richesse et leur pluralisme, est la marque de notre politique culturelle régionale en la matière.

Miqueu Montanaro Photo : Conseil Régional

Miqueu Montanaro
Photo : Conseil Régional

1. Quels sont les montants précis ou estimatifs du budget global et quelques postes significatifs pour l’occitan ou autre(s) langue(s) régionale(s) ?
En 2015, le soutien s’est élevé à 1,5 M € répartis selon trois orientations :
-l’aide à un projet de création : 120 000 €
-la valorisation et la transmission de la langue : 500 000 €
-la diffusion culturelle, les festivals et les spectacles : 500 000 €

2. Il y-a-t-il dans votre département un(e) élu(e) ou chargé(e) de mission pour la (les) langue(s) régionale(s) ou une personne qui s’en occupe particulièrement ?
Jusqu’en 2009, les demandes faites à la Région dans le domaine « Culture régionale et cultures régionales » étaient dispersées dans divers secteurs : spectacle, livre, langue… Afin de coordonner l’action régionale dans ce domaine, un élu membre de la Commission Culture de la Région a été nommé par le Président de la Région pour dynamiser la politique régionale en la matière. Un poste de chargé de mission à la « Culture régionale et aux cultures régionales » a par ailleurs été créé en février 2009 afin « de coordonner les politiques régionales en faveur du développement de la culture régionale et des cultures régionales ».

3. Cette langue régionale est-elle langue officielle dans la Région ?
La langue régionale est très répandue dans la signalétique des noms de communes (traduction sur les panneaux routiers…) mais aussi dans les noms de rues (traduction ou persistance du nom traditionnel).

André Gabriel Photo : Conseil Régional

André Gabriel
Photo : Conseil Régional

4. Des actions spécifiques sont-elles menées en matière d’éducation, de transport, de culture ou de media occitan ?
-En matière d’éducation : le secteur des Cultures régionales a été intégré aux conventions de partenariat culturel entre la Région, le Ministère de la culture, et les deux académies d’Aix-Marseille et de Nice. Ainsi, dans le cadre de conventions « Vie lycéenne et apprentie », dispositif d’action éducative de la Région, les chefs d’établissement peuvent présenter des actions de valorisation des cultures régionales.
-En matière de culture : la Région soutient les créations des artistes de son territoire dans les domaines du spectacle vivant et les éditeurs de textes patrimoniaux ou de création dans le cadre du Conseil d’Aide à la Création. Chaque année, plus de trente projets sont soutenus ainsi que de nombreux festivals de danses et de musiques traditionnelles et du monde.
-En matière de médias : la Région apporte notamment son soutien à l’émission Vaqui, magazine itinérant en langue d’Oc, diffusé sur France 3 dans le cadre d’un partenariat établi avec France Télévisions. Des aides sont également octroyées à des associations qui développent la présence des langues régionales sur Internet en numérisant des textes ou des archives.

5. D’autres initiatives sont-elles menées ?
Des opérations de valorisation et de sensibilisation à la diversité culturelle régionale sont régulièrement organisées en partenariat avec la Régie culturelle régionale, établissement public présidé par la Région. La plus symbolique des manifestations s’est déroulée dans le cadre de Marseille-Provence 2013 à Aubagne (Le Monde est chez nous) puis à Digne en 2014 (Le Monde est en région), toutes deux rassemblant, dans le cadre de la même programmation, des artistes du monde et de la culture d’Oc.
« Le Monde est chez nous » : une programmation artistique précédée d’ateliers mobilisant les acteurs régionaux et de nombreux amateurs.
« Le monde est en région » : 250 artistes réunis dans la continuité du « monde est chez nous »

20131002111944-87724a32Les orientations du secteur des Cultures régionales.
Pour structurer le dialogue avec les acteurs de ce secteur, trois orientations ont été retenues :
-la consolidation et la valorisation des créations et des expressions artistiques de la culture et des cultures régionales dans l’ensemble des pratiques : musicales, théâtrales, littéraires…,
-le développement de pôles de référence consacrés à la rencontre entre pratiques artistiques traditionnelles et contemporaines ou à la conservation de la diversité des mémoires culturelles de la région,
-le dialogue entre les diverses cultures régionales dans le cadre d’actions culturelles conçues dans une perspective de rencontre et d’échange.

Dans ce cadre, quatre axes de travail ont été mis en oeuvre :
-le soutien à la création : le « Conseil d’Aide à la Création pour les cultures régionales » examine, au même titre que dans les autres secteurs culturels, les projets de création des acteurs du secteur,
-le soutien au réseau régional des centres et manifestations de référence des cultures régionales : pour la diffusion artistique (par exemple, le Chantier de Correns, MCE à Marseille) ou pour la valorisation de la mémoire régionale et/ou de la langue (Le Felibrige, les Calandretas…),
-le soutien à un projet régional de valorisation et de diffusion des cultures régionales,
-le soutien à l’investissement pour les projets de création ou de valorisation des mémoires régionales.

Benoît Roux et Vicenta Sanchez

08 Déc

Le langage sifflé d’Aas

Depuis le mois d’octobre 2015, un enseignement unique en Europe est dispensé à l’université de Pau et des Pays de l’Adour : un cours de langage sifflé, une pratique que l’on retrouve dans la vallée d’Ossau.

Une tradition mise en lumière dans les années 50 par l’acousticien René-Guy Busnel qui a réalisé la première étude sur le langage sifflé d’Aas. Ainsi, les habitants du village d’Aas avaient pour habitude de communiquer à grande distance, notamment d’un flanc de montagne à un autre, grâce à des sifflements qui articulent la langue béarnaise et qui peuvent s’entendre à près de 2 km de distance.

Aujourd’hui, l’association « Lo Siular d’Aas » protège et développe cette pratique qui se retrouve également dans plusieurs pays méditerranéens : les Îles Canaries, la Grèce, la Turquie ou encore le Maroc.

Le président de l’association, Philippe Biu, professeur d’occitan à l’université, dispense les cours de langage sifflé à l’université de Pau mais aussi au collège de Laruns et à l’école primaire de Bilhères-en-Ossau. Pour enseigner, le professeur s’appuie sur une méthode pédagogique développée dans les Îles Canaries. Un projet de correspondance entre les collégiens de Laruns et des collégiens canariens est d’ailleurs en préparation.

A la faculté, si l’enseignement est pour le moment complémentaire, l’année prochaine un Mooc va être mis en ligne: un enseignement numérique qui pourra être choisi par des étudiants de toute la France.

Une équipe du Jornalet est allée à la rencontre de Philippe Biu lors de ses cours au collège et à l’université.

 


Le langage sifflé d’Aas par france3midipyrenees

Reportage de Sirine Tijani, Denis Hémardinquer, Michel Blasco. Montage de Charlotte Willocq

Vicenta Sánchez

07 Déc

Les Occitans dans les élections régionales.

Nous vous avons présenté sur ce blog les propositions pour l’occitan de 4 candidats dans la nouvelle région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon. Avec des colistiers pas forcément affiliés à des formations politiques occitanes que sont le Partit Occitan ou le Parti de la Nation Occitane. Voici un panorama des résultats obtenus par ces listes où figuraient des Occitans. Las chifras son del Ministèri de l’interior.

Miègjorn-Pirenèus Lengadòc Rosselhon 

-Lo Partit Occitan fasiá lista ambe lo Monde Novèl de Gérard Onesta. 2 candidats : Patric Roux cap de lista dins Aude e Guilhèm Latrubesse en Garona-Nauta. La lista arriba  4ena ambe 10,26% dels vòtes expremits.

-Lo Partit de la Nacion Occitana èra present sus la lista de Christophe Cavard, le « Bien Commun » ambe Jérôme Piques, cap de lista en Tarn-e-Garona e autres 7 candidats. La lista arriba 8ena ambe 1,70%.

I aviá d’autres candidats sus las listas de Carole Delga (Guy David), Dominique Reynié (Philippe Rodriguez-Jauze) et Philippe Saurel (Patricia Rosenthal).

Aquitània Lemosin Peitau Charenta

-Lo Partit Occitan èra pas ambe EELV mas ambe la lista « Faisons ensemble » de Joseph Boussion : 7ena ambe 1,85%. Dàvid Grosclaude èra cap de lista en Pirenèus-Atlantics ambe Thérèse de Boissezon (2,71%). Marie Bové cap de lista en Gironda (1,71%).

La lista ecologista menada Françoise Coutant comptava d’Occitans ( Estela Parot Urroz conselhèra regionala sortenta) e de basques : 4ena 5,60%.

Provença

Lo Partit Occitan s’es pas aligat ambe los Verds mas ambe lo PS Christophe Castaner. La lista arriba en numèro tres ambe 16,59%. Una lista que se retira donc pel torn segond.

Per çò qu’es de Christian Estrosi, de ligams se son fach ambe lo Collectiu Provença que va contra l’occitan. Lo 24 d’octobre, una crida se faguèt en Arle pel provençal (e non pas per l’occitan) ambe dins lo cortègi Christophe Castaner (PS), Christian Estrosi (Les Républicains) et Marion Maréchal-Le Pen (FN).

 En Auvèrnha Droma Ardecha Ròse Aups

Pas cap de formacions politicas occitanas ni mai de candidats occitanistas. Gustau Alirol conselhèr regional sortent del Partit Occitan se tornava pas presentar.

Lo Benaset

 

18 Nov

Era Pastorala de Nadau s’en tòrna

L’idée cheminait dans la tête de l’homme de Luret depuis belle lurette : revisiter la Nativité en gascon du Comminges. Alors l’an dernier, Jan de Nadau a pu concrétiser ce rêve de gosse avec une série de 6 pastorales dans 6 églises différentes du Commingeois. Un père Noël providentiel aidé par une centaine de lutins : des amis musiciens traditionnels et une chorale composée des Fils de Luchon, des Chanteurs du Comminges, des Chanteurs du Mont-Royal, Es Corbilhuèrs de Lès (Val d’Aran) et du chœur du Conservatoire de musique Guy Lafitte. Mais aussi de simples participants.

Photo Pastorala luchon

Le succès est au rendez-vous, dans une grande ferveur populaire. Cette année, Jan a retroussé les manches et repoussé les murs. Il y aura bien 4 concerts dans 4 églises mais aussi au Parc des expositions de Saint-Gaudens durant 2 jours (soit 2400 personnes). Le spectacle lui aussi évolue avec 3 chansons supplémentaires dont le Aqueras Montanhas et 2 créations : Ding, Dong e Som som. Mais attention ! N’allez pas croire qu’il s’agisse d’une simple adaptation fidèle, trop fidèle. C’est mal connaître notre Béarnais désormais établi a Cier-de-Luchon. Point question de Nazareth mais de Pointis-de-Rivière, et Bethléem est devenu le nom ancien de Valentine (près de Luchon)… On y retrouve aussi Gouaux-de-Luchon le village du fils « spirituel » (Prodige ?) de Jan : Mathieu Barès. Jan le connaît depuis l’âge de 10 ans. Il lui a appris l’accordéon et le chant. Il interprète dans la pastorale l’une de ses compositions : « Sent Andreu ». 

Dans la hotte de ces Òmes de Nadau, un livret bilingue gascon-français distribué avec le billet d’entrée à tous les participants pour chanter ensemble. Tout l’argent récolté permet à l’association « Pastorale » d’acheter du matériel, de financer des cours d’occitan et de faire vivre cette langue et cette culture en Comminges. C’est quasi complet partout, sauf à Gaint-Gaudens. Dans la tradition mais pas complètement, cette pastorale ne fait plus un Misteri pour vous !

Lo Benaset

Nous avions suivi la répétition générale l’an dernier à Pontis-de-Rivière.

Reportage Jornal occitan de France 3 Sirine Tijani Eric Foissac Pierre Barguisseau Michel Blasco Montage : Sophie le Béon

Pastorala par france3midipyrenees
Era pastorala de Nadau :

  • 5 décembre à 16 heures, à l’église de Saint-Girons
  • 6 décembre à 16 heures, à l’église de Carbonne
  • 12 décembre à 17 heures, à l’église de Lès (Val d’Aran)
  • 13 décembre à 16 heures, à l’église de Luchon
  • 19 et 20 décembre à 16 heures, Saint-Gaudens au Parc des Expositions du Comminges.
  • Prix : 10€.

L’Ostau Comengés e l’associacion Pastorala venon de sortir un DVD del concèrt de la Pastorala de 2014, dins la glèisa de Sent Gaudenç. Serà disponible a comptar del 1èr de decembre.

13 Nov

La ville de Toulouse s’engage pour l’occitan

« Continuité » et « transversalité », voici la ligne de conduite fixée par la nouvelle municipalité de Toulouse qui a tenu à faire un bilan d’étape mercredi dernier, après 19 mois de mandat. Continuité dans le train de mesures engagé par l’ancienne majorité de gauche (signalétique bilingue, annonces bilingues dans le métro…) et transversalité pour que l’occitan ne soit pas un ilot mais qu’il circule en périphérie dans tous les services.

Les Occitans réunis par Jean-Michel Lattes mercredi 4 novembre 2015 Fòto : Benaset

Les Occitans réunis par Jean-Michel Lattes mercredi 4 novembre 2015
Fòto : Benaset

De simbèus

La grande réussite de ce bilan, c’est certainement la 20ème édition du Rio Loco avec un plateau occitan conséquent le dernier jour, des animations en amont et un guide bilingue. « Le samedi, le site a été saturé dès l’après-midi. C’est la journée où il y a eu le plus de monde et c’était pour des artistes occitans. Cette réussite me sert pour appuyer d’autres actions ». Jean-Michel Lattes, premier adjoint en charge de l’occitan, savoure cette réussite. Elle servirait presque à lui faire oublier « les critiques qui ont suivis les quelques mots supplémentaires en occitan dans le métro depuis quelques mois. J’ai été surpris par la vigueur de certaines réactions ». Simplement pour « Attencion, davalada a esquèrra » et « Estacion terminus, totes los passatgiers son convidats a quitar lo tren ». Comme quoi, tout n’est pas encore gagné. Comme le tramway par exemple où l’ancienne comme la nouvelle municipalité se sont cassées les dents. Officiellement pour des raisons techniques… Ce qui fait dire à Jean-Charles Valadier, lui aussi chargé de l’occitan pour Pierre Cohen : « Aquel tramvia qu’es lo d’Alsthom parla araba a Dubai, chinés a Shanghai e l’espanhòl en Argentina. Mas parla pas occitan a Tolosa. Es pas êr de rasons tecnicas. Es simplament un blocatge. Una fòrta resisténcia dels tecnicians que vòlan pas que parlèsse occitan. Esperavi lo Joan-Miquel lattes aquí dessus. Mon amic Stéphane Coppé (president de Tisseo en 2008) impausèt l’occitan dins lo metro tre la debuta, en 2009. E Joan-Miquel Lattes a pas sachut far aquòp tre la debuta pel tramvia. Ara, serà pas de bon far vist lo nivèl de resisténcias ».

Côté signalétique, le cœur historique de la ciutat mondina a désormais ses plaques de rues bilingues. Mais pas trop au-delà. En revanche, leur installation est automatique dans les nouveaux quartiers comme Borderouge. Dans la symbolique et la continuité, c’est aussi Magalie Blénet qui a animé cette première réunion. Recrutée comme chargée de mission auprès des services culturels de la Ville par Pierre Cohen, elle est restée en place. 

De mesuras

La mairie entend poursuivre la socialisation de la langue. En rééditant son guide de la culture occitane distribué dans les offices de tourisme et autres centres culturels. Mais aussi dans sa communication institutionnelle pour noël par exemple ou encore pour l’Euro 2016 où la Joventut Mondina est intervenue pour que la langue soit présente, notamment pour le guide du supporter.

 

Côté équipements, le collègi calandreta a été relogé à Jolimont où un projet de cité scolaire plus complète est à l’étude. Le CFPO est lui aussi relogé à Arnaud Bernard et la calandreta de Còsta Pavada elle aussi trouvera un nouveau nid à la rentrée prochaine. Quand à l’Ostal d’Occitània, la mairie veut en faire un lieu de vie plus quotidien, avec l’aménagement d’un espace restauration. Les études de faisabilité ont été faites et le restaurant devrait ouvrir début 2016.

De partenaris

La mairie développe aussi une politique partenariale. Jean-Michel Lattes assure que tout se passe bien avec la région, mais aussi avec le conseil départemental qui compte désormais un élu chargé de l’occitan. Une réflexion est menée au niveau de la métropole où Jean-Michel Lattes est le vice-président. Pour l’instant c’est un peu le néant mais le premier adjoint entend y reproduire certaines actions de la ville. Des opérations vont être menées avec le CIRDOC de Béziers. Benjamin Assié était d’ailleurs présent mercredi dernier lors de cette réunion où le monde occitan était convié.

Rosalis, bibliothèque numérique. Site en occitan.

Rosalis, bibliothèque numérique. Site en occitan.

Le CIRDOC a traduit le système Rosalis (bibliothèque numérique de Toulouse) qui permet à tout un chacun d’avoir accès à certains documents libres de droits dont le plus ancien (La vie de Sainte marguerite) qui remonte au XIVème. Les livres occitans sont plus présents et peuvent être prêtés, ainsi que des méthodes d’apprentissages dans les 22 bibliothèques municipales. Une formation initiation à l’occitan est d’ailleurs proposée au personnel communal. C’est l’IEO qui a remporté le marché. Une journée en 2016 y sera consacrée dans le cadre du Droit Individuel à la Formation.

A destinations du jeune public, la ville organise aussi des parcours urbains. Des parcours éducatifs où les enfants font connaissance avec l’occitan comme à Jolimont, ou lors de séjours découverte à Saint-Laurent de Neste (65). Il existe aussi des passeports pour l’art avec les mêmes objectifs réalisées par le COMDT ou l’association d’Arts et d’oc. Le temps périscolaires est aussi propice à des activités occitanes. 8 CLAE y participent.


Toulouse et occitan par france3midipyrenees*

2018 annada occitana a Tolosa.

Dans cette voie de popularisation de l’occitan, l’idée a été lancée de fêter l’anniversaire de la mort de Simon de Monfort. Un projet quelque peu saugrenu mais qui ne se limitera pas à la seule journée du 25 juin 2018. « Il y aura des événements sur toute l’année. Imprégner la ville de l’occitan dans tous les domaines. Pourquoi pas un tournoi de soule pour le sport, un opéra occitan côté musique. Lors de la fête du 14 juillet, nous pourrions mettre des artistes occitans sur la grande scène… Nous avons 3 ans pour nous préparer. J’ai déjà écrit à toutes les délégations municipales ».  Jean-Michel Lattes et les occitans ne manqueront pas d’idées. « Notre bilan vient très largement de leurs idées. L’enjeu c’est que nous ayons des rendez-vous réguliers qui permettent au monde occitan de mesurer les progrès réalisés ».

2018 comme une sorte de point d’orgue d’un encrage politique qui semble sincère, à quelques encablures de nouvelles élections municipales. Entre temps, la mairie compte bien rendre compte régulièrement de ses actions en faveur de l’occitan. Au vu de l’affluence lors de ce premier rendez-vous mercredi, la mairie et son premier adjoint peuvent y voir un encouragement certain.

Lo Benaset

09 Nov

Comunitats occitanas istóricas als Estats- Units

Tre lo sègle XVIII e dusca- z a la primièra meitat del sègle XX, de centenats de millierats d’immigrants occitans s’installan als Estats-Units: om pót supausar que la lenga d’ó es alara la lenga mairala de l’immensa majoritat d’ aquela populacion. Encara uèi, los noms de luócs d’origina occitana son fórça corrents dins lo pais coma per exemple Luverne en Alabama que vèn de l’aubre « lo vern ».
Om pót tanben citar los famós « Rockfeller » que lo nom vertadièr es « Roquefeuille », d’origina roergassa. D’autres immigrants occitans fogueron plan coneissuts dins lo pais coma los « orsalhèrs » d’Arièja venguts de la val de Garbet e que comptan encara mantuns descendants dins los estats de New York e de New Jersey.
Mantuns estatjants de la val de Champsaur, en Delfinat, s’installeron en California e ai de sovenirs personals dels « americans » que tornavan veïre lo pais qu’avian quitat dins la lor enfança. Avian pas desoblidat la lor lenga maïrala qu’avian l’abituda de parlar entre eles. Mantuns erèn especièrs dins la region de Los Angeles.
Als Estats- Units, las comunitats occitanas istóricas las mai conegudas e documentadas son los valdès d’Italia: aquela religion anciana foguet persecutada durant de sègles e a calgut esperar 1848 per qu’aquela fe sià autorisada. Los Valdès erèn particularament nombrós dins la region de Torre Pellice, dins las Alpas italianas, ont las condicions de vida erèn dificilas. Mantuns emigraran.
valdese-north-carolina-grading-haulingLa vila de Valdese en Carolina del nord tèn son nom dels valdès. Foguet fondada per un grop de valdès en 1893. Incapables de menar una vida agricóla coma dins lo Pemont italian, los immigrants començaran de travalhar dins l’industria de manufactura.
Un cóp per an « the trail of faith » ( camin de la fe) consacra l’ eretatge religiós de la vila. Lo vinhièr de la vila mantèn tanben lo ligan de la ciutat ambe l’istória: lo vin es produit exactament coma era en Italia.
Sembla malurósament que los darrièrs locutors naturals occitanofóns an desapareissut a la debuta de las annadas 80, ara lo museu valdès presenta d’objèctes tradicionals ambe lors noms en occitan.
Aqueles que son interessats per aquel sicut podèn ensajar de se procurar l’obratge de Francis Ghigo, the provençal speech of the waldensians colonists of Valdese, North Carolina. Historic valdese foundation, 1980. University of Michigan.
Una autra vila foguet fondada dins l’estat de Missouri: Monett.

En 1875, la congregacion de Monett foguet demest las primièras congregacions valdesas de s’establir als Estats-Units per 40 immigrants. Aquel contingent quitet l’America de sud al moment de la guerra civila en Uruguay. La congregacion originala era principalament compausada d’immigrants piemontès occitanofóns. De valdès d’Alpas italianas continhuaran d’emigrar dusca debuta 1900.
La colonia originala foguet aumentada per de protestants francofóns de França e de Suissa.

environs d'Houma (Louisiane)

environs d’Houma (Louisiane)

Enfin, om pót citar lo cas particular de Louisiana: la vila d’Arnaudville foguet fondada per Jacme Arnaud, originari de Jausiers dins Alpas de Provença nauta. Alentorn de las vilas d’Houma e Baton-Rouge, se pót encara benlèu ausir una varietat d’occitan « creolisat » ambe lo parlar « cajun »de Louisiana.
Es actualement fórça dificila d’establir un estat de la practica de la lenga dins aquelas comunitats istóricas: dins cada comuna americana, un recensament linguistic es efectuat mai la lenga d’ ó es enclausada dins los « french patois », ço melhor es encara d’anar sus plaça e de menar una enquista vertadièra !

Aimeric Jonard

03 Nov

La Charte européenne au Sénat : les réactions politiques

Mardi 27 octobre le Sénat, à majorité à droite, rejetait un projet de loi constitutionnelle permettant la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Au-delà des arguments juridiques et constitutionnels avancés pour justifier ce vote, l’explication est aussi à chercher du côté du politique et de l’imminence des élections régionales. Une équipe de France 3 était au Sénat mardi pour recueillir les réactions.


La Charte européenne au Sénat

Le lendemain, Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois de l’Assemblée (PS) s’est exprimé sur ce sujet lors des questions au gouvernement de l’Assemblée Nationale. Le premier Ministre Manuel Valls lui a répondu :


Q° au gouv – Langues régionales – Jean-Jacques… par jjurvoas

27 Oct

Charte européenne : chronique d’une mort renouvelée

Cet après-midi, un débat était prévu au Sénat suite au texte déposé par Christiane Taubira visant à ratifier la Charte Européenne des langues minoritaires. Mercredi dernier, la droite majoritaire a déposé une motion de rejet en commission des lois. Il ne fait aucun doute que cette motion sera votée et donc le débat sur le texte de Taubira occulté.

Énième rebondissement, la droite a finalement déposé un autre texte. Elle ne veut pas être accusée d’être le fossoyeur des langues régionales. Imbroglio juridique et manœuvres politiciennes, Jean-Jacques Urvoas -qui porte la proposition 56 de François Hollande depuis le début- apporte quelques éclairages.

Jean-Jacques Urvoas (Maxppp)

Jean-Jacques Urvoas (Maxppp)

La Proposition de Loi Constitutionnelle votée en janvier 2014

Jean-Jacques Urvoas est un député PS breton convaincu. Il a toujours défendu les langues régionales et obtenu l’oreille du président sur la question. C’est également lui qui  a fait un courrier au président pour relancer le processus de ratification en juin dernier. Premier élément : pourquoi le PS a t-il attendu tant de temps alors qu’il avait la majorité au Sénat en début de mandat ? « Avec François Hollande nous avons toujours été clairs sur la question : il y avait besoin que les énergies aboutissent; nous cherchions le terrain le plus praticable. » Et le gouvernement Ayrault trouvait le terrain glissant. Lorsque le premier texte a été fait, le gouvernement a demandé l‘avis du Conseil d’Etat début 2013. Cet avis n’a pas été publié mais selon Urvoas : « il était extrêmement réservé. Ce qui a refroidi le gouvernement ». Plusieurs députés ont donc fait une Proposition de Loi Constitutionnelle (PLC) pour tâter le terrain. Ils ont entamé un travail de conviction auprès du gouvernement, mais aussi de leurs collègues. « A l’Assemblée, nous avons un groupe d’étude sur les langues régionales, avec des membres de tout bord, et une présidence tournante (NDR : Paul Molac pour l’instant). C’est grâce à cette structure que nous avons pu travailler et emporter l’adhésion ». Et le député PS de déplorer l’absence d’un tel groupe au Sénat. Bruno Le Roux et Jean-Jacques Urvoas ont donc déposé cette PLC fin 2013. Elle a été votée à l’Assemblée le 28 janvier à une large majorité (361 pour, 149 contre). « Nous avons été surpris par l’ampleur du score. Démonstration était faite qu’il y avait une majorité pour la ratification. » Seulement voilà, une PLC ne peut-être validée que par référendum. Et la gauche, à juste titre, n’a jamais voulu aller jusque là craignant que l’on réponde plus à celui qui pose la question (le président) qu’à la question elle-même. 

Le projet de Loi Taubira

Juin 2015, Urvoas relance Hollande. Le moment semble favorable. Le président charge Christiane Taubira de rédiger un texte très simple, permettant toujours cette ratification. Le 31 juillet, ce texte émanant du gouvernement (projet de loi) et non plus des parlementaires (proposition de loi) est déposé. Il passera d’abord par le Sénat. « Nous savions que nous avions la majorité à l’Assemblée. Donc autant aller au Sénat pour commencer. » Le 21 octobre dernier, ce texte passe devant la commission des lois au Sénat, présidée par le sénateur LR (les Républicains) Philippe Bas. Il dépose une motion de rejet qui est adoptée. Une mort avant l’heure étant donné que si cette motion est votée par les sénateurs cet après-midi, il n’y aura pas de débat. La ratification sera une fois de plus enterrée. Le motif : le texte de Taubira serait anti-constitutionnel. « Philippe Bas s’appuie sur le fait que le Conseil Constitutionnel dira que le texte n’est pas compatible avec constitution… Ben oui, c’est bien pour ça que nous voulons changer la constitution ! Une motion de rejet, c’est très rare au Sénat. Refouler un tel texte c’est un peu fort pour des élus qui prétendent être la voix des territoires » ! Mercredi, les couloirs du Sénat ont quelque peu tremblé de quelques déclarations fracassantes de la gauche. Mais le mal est fait : il n’y aura pas de discussion au sénat cet après-midi, sauf coup de théâtre peu probable. 

Et maintenant ?

Sans doute pour pallier toutes critiques et pour se dédouaner, les sénateurs de droite et du centre ont déposé une nouvelle proposition de loi pour défendre les langues régionales. C’était mercredi dernier, au moment du passage en commission des lois. L’info a été rendue publique hier.

A gauche, on a lancé une consultation sur les 39 articles de la charte signée par la France. Le sondage est clos mais on ne connaît toujours pas les résultats. La garde des sceaux a fait une réunion à la chancellerie la semaine dernière sur le sujet. Jean-Jacques Urvoas continue de se battre. « J’ai écrit au conseil de l’Europe pour demander un avis au comité d’expert de la Charte. A ma connaissance, c’est le seul texte -ou un ds seuls- que la France ait signé mais pas ratifié. » Une formalité qui ne changera pas la donne.

Alors faute de Charte Européenne, qui reste plus dans le domaine du symbolique que dans celui d’un droit contraignant, la gauche pense aussi à une loi qui permettrait de faire avancer les choses. Et pourquoi pas se servir du travail du Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne mis en place par Aurélie Filippetti en juillet 2013 et qui était resté lettre morte ? « Oui, il faut contourner les obstacles. Mais nous ne voulons pas qu’un nouveau texte se fasse retoquer devant les tribunaux. «  Avem pas acabat !

Lo Benaset

 

07 Oct

De l’occitan al Monegue (Monaco)

Monéguier o Munegascu ?

Se Monegue es plan conéissut coma una plaça de la jet-set internacionala ont se parla un fatras de lengas, la principautat abriga pasmens encara dos lengas indigènas practicadas per una bona partida de la populacion.
La situacion particulara d’aquelas lengas es ligada a l’istória agitada de la principautat :
Lo « munegascu » es plan la primièra lenga conéissuda aici, en 1215, los genovès prenan possession del  » Rocàs » e amenan la lor lenga amb eles. Es un dialècte ligure, pron proche del parlar intemelian de Ventimiglia different del parlar mentonasc vesin.

La familha Grimaldi crompa Menton en 1346 e Roccabruna en 1355, a comptar d’aquel perióde, lo parlar local vèn mai influençat per la lenga d’ó utilisada dins aquelas dos localitats.
En 1793, Monegue es annexat a França e lo françès vèn lenga officiala mai la lenga comuna demóra lo monegasc. la situacion cambia pas en 1814 ambe la restauracion dels Grimaldi.
La presència de locutors occitans es atestada al sègle XIX e XX. Dins las annadas 1940, Raymond Arveiler evoca l’existéncia dels parlars vivaro-aupencs e niçart a Monegue: un vintenat de fogals originaris de Nissa, de Caup d’Alh, de Turbia, de Roccabruna e de Beusoleu. En 2006, om compta 15% de locutors occitans a Monegue.

Lo barri de la Condamina vist del "Rocàs".

Lo barri de la Condamina vist del « Rocàs ».

A costat del munegascu et dels parlars d’ó existis tanben lo « monéguier »: un parlar intermediari entre lo monegasc offical e l’occitan aupenc-maritime: es sonat tanben  » patouès de la carrièra ». Aquela lenga mescla los apórts monegascs e occitans istórics mas tanben los parlars venguts de l’immigracion coma lo piemontès o lo genovès del pais de Ventimiglia.
Uèi, parlars d’ó e monegasc coexistan totjorn a Monegue: la lenga d’ó es sobretot parlada dins lo barri de La Condamina. Lo monegasc es parlat pèr 17 % de la populacion. A trobat un second buf dempuei la sua introduction dins las escólas dins las annadas 1970. Son ensenhament es obligatóri al collègi. Lo comitat nacional de las tradicions monegascs publica cada annada un « calendari » ( calendièr).

Aymeric Jonard


Vaqui le monegasque au Lycee par france3midipyrenees