16 Jan

« Allive » la nouvelle plateforme musicale de vidéos par abonnement née à Toulouse

Sur le même principe que Netflix ou autres plateformes de streaming par abonnement, dédiée exclusivement à la musique en vidéo et au live, cette plateforme imaginée par 3 toulousains sera lancée fin janvier. Son objectif : faire connaître des artistes et leur permettre d’être rémunérés de manière équitable.

Les 3 fondateurs d’Allive Photos : Allive Palette Gaétan Guetiere

C’est l’initiative de 3 toulousains : Manuel Darrault (producteur et manager), Antoine Garcia (chef d’entreprise – conseil en communication) et Thomas Garcia (agent commercial). Une idée qui germe depuis plusieurs mois dans leur tête. La pandémie de Covid et les confinements ont accéléré les choses. Son lancement est prévu à la fin du mois.

Une plateforme vidéo de streaming musicale avec un concept équitable

Les salles de spectacles étant fermées, les vidéos d’artistes ont fleuri lors du premier confinement, puis les lives confinés en streaming lors du deuxième. Il faut désormais aller plus loin. Et les 3 toulousains vont révolutionner le principe de musique par abonnement. Rien de très nouveau pour l’abonné -il paiera un abonnement mensuel de 4,99€- mais c’est du côté des artistes que tout va changer.

C’est le principe de l’User Centric : une répartition équitable et juste des revenus des abonnements pour l’artiste. Manuel Darrault qui s’occupe du volet industrie musicale chez Allive nous explique : « Cette plateforme est un contre-pied au niveau de la technologie et de la rémunération. D’abord il n’y avait pas jusqu’à présent de plateformes vidéos dédiées à toutes les musiques. Sur 4,99€ que coûte l’abonnement, 1 € vont dans l’enveloppe artiste, soit 4 fois plus que sur un autre site. Ensuite, ces 1€ seront rétribués aux artistes en fonction du temps de visionnage et non au nombre de vues. Plus un artiste va fédérer, plus il sera rémunéré ». 

Mais ce système nouveau ne s’arrête pas là. Les artistes seront classés en 3 catégories :

  1. les émergents
  2. les indépendants
  3. les connus

L’accès est gratuit pour les 3 catégories. Pour les artistes les plus connus, ils ne seront pas rémunérés par les visionnages mais la plateforme sera un outil promotionnel. Tout l’argent généré par ces têtes d’affiche sera réinjecté pour tous les artistes. Autrement dit, Allive instaure une solidarité entre les artistes. Alors les plus connus vont-ils jouer le jeu ? Si les 3 concepteurs de la plateforme ne peuvent pas encore donner des noms un peu clinquants, ils assurent avoir des artistes connus prêts à tenter l’aventure. « Remplacer le vrai concert par un livestream, je n’y crois pas. Le marché du DVD Blu-ray musical s’affaiblit. Aujourd’hui, on prend des abonnements plutôt que d’acheter des DVD, des disques ou des films ». Manuel Darrault qui manage plusieurs artistes dont « 3 cafés gourmands », la talentueuse « Naya », ou encore la jeune Heeka et le groupe Toulousain « Entoartix » croit en ce nouveau mode de consommation de la musique vivante.

Heeka – Never Alone – Session Opus

Un seuil de rentabilité autour des 1500 abonnés

Côté contenus, la cible est plus nationale qu’internationale, plutôt French Touch et dans toutes les catégories : classique, jazz, électro, rap, métal, reggae, rock, pop etc. « Notre but est d’aider les artistes. On ne va pas mettre en avant nos goûts musicaux mais on va proposer de la qualité. Nous avons déjà des artistes qui tournent des vidéos pour nous », assure Manuel Darrault.

Pendant le deuxième confinement, beaucoup de Salles de Musiques Actuelles (il y a 1 SMAC par département) ont tourné des lives : le « Metronum » à Toulouse, le « Bolegason » à Castres. « Beaucoup d’artistes ont tourné pour leur chaîne Youtube. Plusieurs SMAC nous ont répondu ; certaines ont beaucoup de contenu. Les premiers signes sont positifs. Nous accueille avec beaucoup de bienveillance. La SACEM commence à s’intéresser à nous. Alors, pourquoi pas faire un partenariat avec eux. Netflix aussi nous a contacté. »

Ce premier cap des artistes et des salles pour filmer franchi, il faudra trouver les abonnés.

Notre seuil de rentabilité est fixé autour des 1000-1500 abonnés. Si nous proposons de la qualité, l’objectif est réalisable.

Monde d’avant, Monde d’après Covid, quoi qu’il en soit les streamings audio et vidéo sont en pleine évolution. Les artistes sont de plus en plus mécontents de la part qu’ils reçoivent des plateformes digitales. Certains comme Taylor Swift ont lâché Spotify, Deezer, Apple music et les autres. Même quand les salles de spectacles rouvriront, il y aura sans doute de la place pour des concerts de qualité diffusés via un abonnement. Surtout si les contenus sont originaux.

En tous cas les 3 toulousains voient grand. Antoine Garcia s’occupera du graphisme et de la communication, son frère jumeau Thomas prendra le volet commercial et Manuel Barrault qui a déjà pas mal d’expérience dans la production s’attachera au contenu artistique. Quant au nom ALLIVE : « On voulait du LIVE. Covid ou pas, il y a cette détresse des artistes sur le mode de rémunération. Ils sont les survivants du streaming. ALL c’est un tout pour englober le tout. »

Manuel Darrault Antoine et Thomas Garcia Photo : Allive

Une dizaine d’artistes a déjà donné son feu vert. Un appel à candidature est lancé pour tous ceux qui seraient intéressés. L’objectif est d’avoir le plus de contenu possible et que tous les styles soient représentés.

site ALLIVE

FACEBOOK INSTAGRAM

Benoît Roux

 

 

14 Jan

Nouvelle journée de mobilisation prévue pour les professions de la culture et de l’événementiel

L’Alerte Rouge des professionnels de la culture et de l’événementiel revient sur les places publiques. Une mobilisation toujours pacifique et spectaculaire qui se déroulera dans 14 villes en France au mois de février. Sur le même registre que l’impressionnante démonstration qui avait été faite en novembre dernier à Toulouse.

Photo : site Facebook Alerte Rouge

Parce que plus rien ne bouge dans le domaine culturel, les professionnels à l’arrêt vont remettre le rouge de chauffe. Tout le monde se rappelle des mobilisations précédentes. A Toulouse, l’Alerte Rouge déclenchée au Bikini à l’automne dernier et surtout le spectacle impressionnant des professions liées à la culture, l’événementiel et la restauration à Toulouse début novembre. 

Nouvelle date : le 2 février 2021

Pour cette 3ème manifestation, les artistes et professionnels du spectacle et de l’événementiel se retrouveront place du Capitole à Toulouse, sans le secteur de la restauration. Mais le principe reste le même : interpeler, parfois choquer mais toujours de manière pacifique, sur la situation que vivent toutes ces personnes à l’arrêt depuis tant de temps. Une démonstration encore une fois sans violence, sans perturber non plus le quotidien des citoyens qui n’y sont pour rien. Juste attirer l’attention et aussi faire ce qu’ils savent le mieux pratiquer et qui leur manque tant : l’Evénement et le Spectacle.


Cette nouvelle journée est toujours pilotée par le syndicat des prestataires techniques du spectacle et de l’événementiel : SYNPASE. Comme en novembre, des écrans géants seront placés au Capitole, tout le monde sera accueilli avec toutes les précautions et les gestes barrière.

Comme lors de l’exercice précédent, Toulouse ne sera pas la seule ville concernée, même si la démonstration du mois de novembre avait attiré tous les médias nationaux et locaux. La nouveauté : une prise de parole, happening, spectacle qui se fera en simultané dans les 14 villes. Comme en novembre, c’est l’homme de théâtre Gilles Ramade qui sera chargé de mettre en scène tout ça. A Toulouse comme ailleurs.

Laurent Chabaud en Alerte Rouge Photo : Facebook Laurent Chabaud

Côté toulousain toujours, Laurent Chabaud -qui était le principal instigateur de l’Alerte Rouge du Bikini- sera aux premières loges pour que cet événement soit marquant. Le réseau Alerte Rouge et le collectif EVENTS 31 seront évidemment de la partie. Les drones seront présents pour afficher et filmer des messages dans le ciel, des pyramides de matériels serviront aussi de décor. Une colère pacifique pour ne pas oublier que la culture est plus que jamais quelque chose d’essentiel et que le manque se fait criant. #Sauvonslevenementiel #Alerterouge #evenementiel

Benoît Roux 

 

11 Jan

Thylacine, un artiste qui voyage en électro

Saxophoniste, DJ, metteur en sons, Thylacine aime bien dérouter. Des espaces sonores qu’il revisite, une musique qui porte et transporte. Son nouveau disque electro Timeless revisite les grands tubes du classique avec élégance, finesse et respect.

L’artiste angevin Thylacine lors du festival des 3 éléphants en Mayenne ©PHOTOPQR/OUEST FRANCE via MaxPPP

Gérard Manset « Voyage en Solitaire », William Rezé -alias Thylacine- se balade en électro. Pas vraiment la même musique, mais sans doute une passion identique pour le son et les découvertes. Avec Thylacine, c’est de suite les grands espaces et quelque chose qui vous prend. Sur ce nouvel album, l’artiste angevin revoit ses gammes, lui qui a fait le conservatoire de musique classique. 11 morceaux où il mène au grand air les tubes des grands compositeurs. Dont ce petit chef d’œuvre d’Erik Satie.

Thylacine – Satie 2


La musique intimiste et répétitive de Satie semble écrite pour lui. Magnifique version live de la Gnossienne 1, même timbre, même jeu avec Bravin Karunanithy au piano et Thylacine au Bağlama grec qui donne un côté oriental bienvenu. L’album est du même acabit : des arrangements astucieux, un traitement hyper respectueux avec des samples habilement habillés.

Toujours inspiré sur Satie, avec un beat house très éthéré sur la Gymnopédie n° 1. Un clip très astucieux de sa complice photographe Cécile Chabert.

Thylacine – Satie 1


Thylacine bâti toute une orchestration, des nappes, des rythmes pour mieux mettre en perspective les sons initiaux, les instruments et les voix. Ainsi le titre « Mozart » (chaque morceau porte le nom du compositeur) avec le sample poignant du « Lacrymosa », composition ultime de Mozart pour son requiem.

Une vision très intelligente et sensible des compositeurs français Fauré et Debussy, des cordes splendides et magnifiquement samplées sur Schubert. Même Beethoven se retrouve allégé, aérien, avec le 3ème mouvement de sa 7ème symphonie.

Pour en arriver là, à ce degré de maîtrise et de rendu, Thylacine a parcouru beaucoup de choses, découvert de nouveaux espaces pour se réinventer. Il va dans la profondeur, l’essentiel, l’extase et la retenue. Un savoir-faire sans pareil pour sublimer les silences, casser les rythmes, créer une dimension pour un son et une voix. A l’image du très beau « Debussy ».

Très inspirés, les 11 titres sont de véritables re-créations à partir d’originaux. Avec une très belle ouverture inspiré du compositeur russe Alexander Sheremetiev, piano et chœurs d’hommes. Le cristallin qui s’allie au grave, mélange d’espoir et douce mélancolie où se glissent des petits airs d’Amélie Poulain.  

Thylacine – Sheremetiev


Avant ce périple, Thylacine s’était lancé dans des road trips musicaux, à bord d’un train, sur Transsiberian (2015), ou dans une caravane en Amérique du Sud sur les deux volumes de Roads (2019-2020). Tel un chef d’orchestre sur ses machines, il compose et décompose, façonne les ambiances, structure les montées en puissance, prépare les ruptures de grand silences. L’équilibre est souvent surprenant et parfait.

En plus de cet album, son actualité est aussi la BO qu’il signe pour la nouvelle série de Canal + « d’OVNI(s) » diffusée à partir de ce soir lundi 11 janvier 2021. Encore un nouvel espace pour ce grand artiste voyageur qui sera bientôt en tournée si…

Le nom « Thylacine » vient d’un loup marsupial de Tasmanie aujourd’hui disparu. Il pourrait bien permettre à l’artiste de se faire grandement connaître. 

SITE OFFICIEL

Benoît Roux

08 Jan

Zik Occitanie, la plateforme qui met en lien les acteurs de la musique en Occitanie

Musiciens, groupes, techniciens, festivals, professeurs, luthiers, tourneurs, salles de concert… beaucoup sont référencés sur la plateforme Zik Occitanie. Une initiative personnelle et jusqu’à présent non subventionnée de Pierre-Marie Meekel pour soutenir le spectacle vivant et mettre en relation les différents acteurs liés à la musique en Occitanie.

Pierre-Marie Meekel

C’est une plateforme accessible à tous et consultable gratuitement. Dans un monde digital et connecté, il semblerait que les acteurs de la musique ne soient pas suffisamment interconnectés. C’est donc un portail de la musique qui existe depuis 2017 pour faciliter l’accès aux artistes en leur donnant de la visibilité. Présentation de ce nouveau média régional de référencement avec son fondateur Pierre-Marie Meekel.

Zik Occitanie à vue le jour en 2017. D’où vient cette idée ?

C’est une Initiative personnelle. Je suis musicien et artiste depuis l’adolescence.  J’ai voulu apporter ma pierre à l’édifice pour les artistes émergents. Je me suis aperçu que les gens -aussi bien les artistes que le grand public- passent à côté de plein de possibilités. J’ai voulu créer ce trait d’union entre les micros-réseaux existants, mettre en visibilité les artistes pour les faire connaître. Et puis j’avais absolument besoin de trouver du sens à cette création de job.

Quel est ton parcours ?

Je suis originaire du Territoire de Belfort. Je suis guitariste et bassiste rock et pop depuis longtemps. J’ai fait le Ciam à Bordeaux pour mes études musicales. J’ai réussi à être intermittent en 92 jusqu’en 2005. J’ai crée un trio « Les cigales de la crise » pendant la première guerre du Golfe en 91. Je suis arrivé dans le Languedoc en 2006. Maintenant je suis basé à Montpellier. D’ailleurs au départ le site s’appelait « Zik à Montpel ». Puis en 2017 avec la fusion des 2 régions et le nouveau nom, c’est devenu « Zik Occitanie ».

Comment être référencé sur Zik Occitanie ?

On travaille aussi bien avec les artistes qu’avec tous les professionnels du spectacle. Pour les artistes, il faut à minima être présent sur les réseaux sociaux, avoir éventuellement des images sur Youtube, un peu de visuel, un communiqué de presse… Sur le site, nous mettons tous les contacts et liens fournis par les intéressés. Il faut bien sûr avoir un répertoire mais nous ne jugeons pas sur la qualité ou le style musical. Nous proposons un référencement par groupe et par profil  : par exemple batteur, bassiste, technicien son…etc.

Nous n’avons aucune subvention pour l’instant. Seulement des adhésions et la communication que l’on vend. Nous demandons une cotisation de 30€ par an pour les artistes, 50 € par an pour les structures. Les groupes ont la possibilité de payer 100 € de plus pour rester en tête de leur catégorie. Mais nous voulons que tout ceci reste accessible. De plus, tous les référencés défilent dans le slider sur notre page d’accueil et c’est gratuit.

Combien de références en 2021 ? 

Il y a plus de 1000 projets artistiques (artistes solos et groupes), ce qui représente plus de 4 000 personnes. En 4 ans, nous avons réalisé 2000 référencements, établi une dizaine de partenariats avec des médiathèques, médias, salles de spectacle (L’espace Cathare à Quillan, le Jam à Montpellier). On va faire des captations, avec des concerts streaming et des interviews d’artistes.

Je pense que nous sommes à peine à 20% de ce qui existe en Occitanie. Tous les jours, entre 500 et 1 200 référencements sont consultés. Nous avons plus de 13 000 « j’aime » sur Facebook, avec plus de 22 000 followers. Tous les styles sont représentés. Très peu de rap et de musique urbaine car c’est un peu une chapelle qui fonctionne à part. C’est plus difficile pour les faire venir. Nous avons beaucoup de groupes pop, rock, blues, jazz. De plus en plus de musique électro qui reste dans l’univers pop. Un peu de classique, pas mal de world, de la musique occitane aussi.

Quels sont les projets à venir ?

On va changer le site dans les prochains mois. Il aura plus de fonctionnalités, plus monétisé pour les artistes mais aussi pour nous. Sans devenir pour autant un site exclusif pour les pros. Il sera toujours accessible à tous. Mais il va falloir créer des emplois pour le faire vivre. Ca fait 4 ans que je suis entièrement bénévole. Je voudrais pouvoir compter aussi sur des référents dans chaque département pour aller à la rencontre des artistes émergents, instaurer des partenariats.

L’idée c’est aussi de créer un Zik pass, une carte de réduction pour aller voir des artistes mais aussi acheter un instrument, louer un studio d’enregistrement. Rentrer en contact avec le Pass culture pour les jeunes pour qu’ils puissent en bénéficier. Nous aurons aussi un agenda général pour annoncer les manifestations. A terme, nous voudrions aussi avoir des échanges avec les autres régions. Le grand rêve serait de monter un événement phare qui pourrait se déplacer dans chaque département pour faire rayonner les groupes en dehors de leur secteur d’origine et d’attirer l’attention d’autres régions. Un festival qui servirait de vitrine pour l’Occitanie tout en permettant d’accueillir d’autres artistes.

Quelles sont les découvertes musicales que t’as pu faire avec Zik Occitanie ?

Je dis toujours que pour tout type de musique, il y a un auditeur. Je suis super éclectique. C’est intéressant de ne pas être trop spécialisé. J’écoute de tout mais bon, voici ma petite sélection.

  • Simcha qui est un duo toulousain de chanson française
  • Deleo pop electro, darkwave

Zik Occitanie est une belle initiative. Si vous n’êtes pas encore référencé, il est temps de le faire. Ce site permet aussi au grand public d’avoir un contact direct avec les artistes. En espérant que les concerts et le partage de la musique reviennent très vite sur le devant de la scène.

ZIK OCCITANIE

FACEBOOK

Benoît Roux

31 Déc

Le nouveau clip quizz d’Helena Noguerra très original réalisé par un toulousain

« La reine de la piste » est le dernier single d’Helena Noguerra. Conçu comme un quizz musical, le clip fourmille de pochettes de disques revisitées par un jeune illustrateur. Plus punchy qu’un livestream, plus hypnotique qu’une boule à facettes, le réalisateur toulousain Patrice Masini s’est amusé. Nous aussi.

La musique doit s’inventer de nouvelles formes, de nouveaux moyens d’exister. Patrice Masini s’est donc creusé la tête pendant le second confinement pour proposer quelque chose d’orignal à la chanteuse Helena Noguerra. « Je suis la reine de la piste » évoque les artistes, les influences musicales qui ont fait danser la chanteuse comédienne et écrivaine. Le grand jeu : deviner les pochettes de disques qui apparaissent dans le clip.

Helena Noguerra – La reine de la piste

Rendez-vous chez MM. Bricolage Gondry & Averty

Ca commence par un coup de fil d’Helena à Patrice Masini. Sa nouvelle chanson est prête. « La reine de la piste » est l’occasion d’évoquer son côté bon(ne) vivant(e) danseuse, mais aussi des clins d’œil au parcours musical. Nous sommes en plein confinement d’octobre. Les salles sont fermées, les déplacements limités. Le réalisateur toulousain va devoir être créatif. « Je voulais quelque chose d’inventif, avec un côté un peu bricolo comme les incrustations légendaires de Jean-Christophe Averty et les clips bidouillés façon Michel Gondry. J’ai donc recréé une ambiance discothèque des années 80-90. J’ai fait venir Helena pour danser et on a incrusté sa silhouette et ensuite j’ai mis des transparents des dessins des pochettes d’albums qui ont jalonné son parcours musical. «  Patrice Masini qui vit désormais à Paris sort d’un clip Noir et Blanc tout en élégance du pianiste Silas Bassa avec la danseuse Sofia Boutella.

Silas Bassa – Katia the runaway starring Sofia Boutella 


Pour Helena, ce sera un clip vitaminé et coloré où elle va démontrer qu’elle est bien la « Reine de la piste ». « C’est assez second degré, ça guinche, ça fait du bien en ce moment car la musique doit inventer d’autres moyens d’exister. Cela change un peu des live streaming de salon ! »

Quand il n’est pas en voyage pour les tournages de ses documentaires pour TF1 et France Télévisions, Patrice Masini travaille entre Toulouse et Paris. Il a déjà tourné pour Helena Noguerra. C’est un passionné de musique. Il est l’auteur d’un 52’ sur le contre-ténor Philippe Jaroussky pour France Télévisions, ainsi qu’un documentaire sur la danse HIP HOP pour la série Fleurs de Bitume pour France 3 qui met en avant les initiatives culturelles positives des banlieues. Beaucoup de projets à Paris, moins à Toulouse où il aimerait bien collaborer plus souvent avec des sociétés de productions. A bon entendeur!

Le talent d’Achille

Revenons au clip. Il y a bien 37 pochettes d’albums à deviner, dont une particulièrement difficile. On doit ces magnifiques œuvres d’art à un jeune étudiant de 17 ans. « Helena a flashé sur les dessins d’Achille qui est dans une école d’art à Paris. Helena m’a demandé de faire le clip autour de ses dessins. C’est toute la générosité de cette artiste. Faire confiance à un jeune de 17 ans en lui donnant une visibilité. «   De quoi combler son père puisque Ash_masini n’est autre que le fils de Patrice.

 

« Sergent Peppers » revisité @ash_masini

A 17 ans, Achille a une vraie patte, un style perso déjà bien aiguisé. Très inspiré par toutes ces pochettes alors qu’il n’était pas encore né lors des sorties d’albums. Achille est doté d’une belle culture musicale et cinématographique. Il affectionne particulièrement la pop culture et l’esthétique punk. Il dessine des affiches de films cultes, des pochettes de disques mythiques. Dans le clip, il croque des artistes mais aussi des films avec les réalisateurs qu’il admire.

Dessin @ash_masini

« Easy Rider », « Le Parrain » côté réalisateur, et une multitude d’artistes sont aussi revisités par Achille : Lou Reed, Janis Joplin, Sex Pistols, Velvet Underground, Blondie, Daft Punk, Prince, le roi Michaël Jackson, Gainsbourg et son mythique album…

Gainsbourg et Jane par @ash_masini

Autant de noms presque tous disparus à la naissance d’Achille. Des dessins colorisés qui s’harmonisent parfaitement avec l’univers éclairé et coloré du clip. Ce jeune illustrateur passionné de rock a été repéré par Helena mais pas seulement. Avec la maison de disque « Cézame Agency » à Paris il a réalisé toute une série de personnages singuliers : THE SMOLS. « Des musiciens, acteurs, célébrités avec un petit corps et la grosse tête » comme il les définit lui-même.

Les discothèques sont dans le noir, la culture dans le rouge. « La Reine de la piste » revient donner des couleurs, de l’inventivité et l’envie de bouger. Allez, on se lâche sur le « dance floor ». Et si l’envie ne vous vient pas, tentez donc de retrouver les 37 albums mythiques dans le clip.

HELENA NOGUERRA Youtube

PATRICE MASINI Instagram

ASH MASINI Instagram

 

Benoît Roux

 

 

23 Déc

Toulouse : Concert en ligne Harry Potter en direct par le Neko Light Orchestra

Le groupe toulousain Neko Light Orchestra spécialisé dans les reprises de musique de film se produit au studio Grand 7 de Colomiers. 2 concerts événements ce mercredi  23 décembre 2020 à 18H et 21H. Un spécial JK Rowling avec des musiques d’Harry Potter et des Animaux Fantastiques à suivre gratuitement sur la plateforme Twitch du groupe.

Répétition The Neko Light Orchestra © Benoît Roux

Le monde de la culture est à l’arrêt : salles fermées, pas de concerts, très peu de sorties d’albums. Mais la solidarité est toujours là. Ce mercredi 23 décembre 2020, les société Master Films et Concept Group de Laurent Chabaud (Monsieur « Alerte Rouge » à Toulouse et co-organisateur du spectacle impressionnant des professions liées à la culture, l’événementiel et la restauration à Toulouseont mis en place un show assez exceptionnel pour le groupe Neko Light Orchestra. Le concert est gratuit mais tout les internautes peuvent se montrer solidaire via un financement participatif.

Neko Light Orchestra en direct avec un financement participatif

Le Neko Light Orchestra est un collectif de compositeurs français, orchestre rock mélodique qui s’est spécialisé dans la ré interprétation des musiques des cultures de l’imaginaire, notamment les musiques de film. Ce soir, c’est un cadeau de Noël avant l’heure pour vous, mais que vous pouvez faire aux artistes et techniciens. Il suffit de définir le prix de la place que vous auriez payé si vous aviez assisté à un concert normal, et ensuite de vous montrer solidaire via le financement participatif envers le groupe et les structures qui le soutiennent. 

C’est ouvert à tous, sur simple lien, vous pouvez aussi vous abonner à la chaîne du groupe et voir le concert en replay. L’événement dure une heure et demie, c’est le 3ème sous cette formule. Le premier concert avait eu lieu le 14 juin avec des reprises de musiques de Miyazaki. Le 4 octobre, place au « Seigneur des Anneaux » et « Harry Potter ». Pour le 23 décembre, JK Rowling est à la fête avec les musiques d’Harry Potter et des Animaux Fantastiques.

Tout est filmé par Master Films, les lumières et les équipements pour le son proviennent de Concept Group, tout est enregistré au studio Grand 7 à Colomiers où le groupe a crée aussi sa propre chaîne TV : BlueNekoTV.

Son binaural, décor féerique et 13 musiciens

Sur scène, le groupe toulousain compte 13 membres. Pas de superstition, Harry Potter veille. Il y a Nicolas -le fondateur du groupe- au piano, 4 musiciens aux cuivres, 1 harpiste, 1 flûtiste, 3 cordes au féminin qui font aussi les chœurs , et ensuite le « classique basse-guitare-batterie. Le décor est magique, en pleine féerie de Noël. Tout est filmé depuis un studio de cinéma, avec de belles lumières et de nombreuses caméras.

Un mot particulier sur le son. Pas moins de 54 micros ont été placés. Car la diffusion se fait en son binaural, c’est à dire pour schématiser, l’équivalent de la 3D pour le son. Le tout mixé en direct par Johnny Torchy.

Johnny Torchy en plein mix © Benoît Roux

Tout ceci a nécessité de nombreuses semaines de résidence pour le Neko Light Orchestra et l’ingénieur du son pour optimiser ce son binaural.

Un show magnifique pour l’image et le son, preuve de l’inventivité des artistes en ces temps moroses. La magie de Noël que l’on aimerait voir se poursuivre les prochains mois.

LIEN CONCERT

LIEN GROUPE

Benoît Roux

21 Déc

La voix et la musique envoûtante de Lindçay Love à Toulouse

Une voix grave très belle, des guitares qui montrent les voies, Lindçay Love sort un premier EP en solo après une aventure en groupe. Elle n’est pas encore très connue mais son univers dark envoûtant et des ballades folk-blues très bien écrites devraient lui permettre de trouver son public.

Du noir aux bleus très profonds, la pochette de son premier EP « Chasing Light » fait penser aux sombres couleurs de David Lynch ou Jim Jarmusch pour les lumières. Côté son : du rock blues, folk un peu Chris Isaak et Alain Bashung (« Bleu Pétrole »).

Imaginary Romance : sensualité, pulsions et émotion

Dès les premières images du clip, sensualité et mystère sont au rendez-vous. Cette vidéo à l’atmosphère sensuelle et onirique a été tournée à Tepoztlán, dans les montagnes magiques du Mexique. Elle captive direct.

Des trémolos égrainés à la guitare électrique, une rythmique à la guitare acoustique, on ne sait pas trop à quoi s’attendre. « Imaginary Romance », la voix arrive, ajoutant du mystère, de la noirceur et de la beauté dans les graves. Une voix basse explorée sous toutes les coutures, une profondeur des tessitures assez rare en France. Et dans ce côté sombre caverneux, les lumières s’infiltrent. On sent que Lindçay aime jouer avec, suggérer, faire naître l’émotion, l’obsession parfois. Tout ceci fait penser à plusieurs morceaux du dernier album de Bashung.

Le clip réalisé au Mexique par Léa Soler joue sur ces atmosphères mystérieuses et envoûtantes. Dans une interview à Phenixwebzine, elle explique son attachement à ce pays. « J’y suis allée pour la première fois en 2009, j’en suis tombée profondément amoureuse, j’y suis donc retournée presque chaque année. C’est un pays très fort, mystique, puissant. Plein de contrastes, et d’une grande beauté́. J’y ai plusieurs de mes meilleurs amis, dont Léa qui a réalisé́ plusieurs de mes clips. Le Mexique est dans mon cœur, je rêve souvent que je suis là- bas ». 

Lindçay Love – Imaginary Romance

L’Occitanie, les voyages, Aretha Franklin, Lana del Rey et November Ultra

Lindçay est née à Nîmes d’une mère française et d’un père pakistanais. Elle voyage beaucoup et ses oreilles aussi : Maria Carey, Céline Dion, Juliette Armanet mais encore Agnès Obel, Aretha Franklin, Leonard Cohen ou sa dernière trouvaille : November Ultra. Un morceau ouaté à écouter en boucle pour adoucir les journées rugueuses.

November Ultra – Soft & Tender

D’où la richesse de ses univers musicaux dark folk rock blues nourries au road-trip. Elle apprend l’anglais toute seule dès 8 ans en traduisant des chansons. Aujourd’hui sa couleur musicale va de pair avec la langue anglaise qu’elle maîtrise vocalement.

A Toulouse, elle suit pendant trois ans des études d’anthropologie. Elle découvre aussi la photographie, la poésie, une curiosité au naturel nourrie par les voyages. Assez timide, elle finit par se faire confiance et se lance pour vivre sa passion. Elle reste 7 ans au sein d’un groupe blues-rock des années 50 : Jerry Khan Bangers. Chanteuse autodidacte, elle prend des cours de chant Jazz et Tzigane à Music’Halles (Toulouse). Après avoir sillonné différentes scènes -dont une apparition au Montreux Jazz Festival en 2016- elle quitte son groupe en 2019 pour son projet solo. Mais elle garde certains musiciens pour son premier EP. 

Lindçay Love © Théo Berchet

Chasing Light

Son premier EP « Chasing Lignt » (une référence à la photographie) regroupe 4 morceaux. Telle une photo argentique, elle développe son univers dans le noir, crée des fissures où se glissent la lumière. Une réalisation impeccable signée une fois de plus par le toulousain Serge Faubert. 4 titres à la fois de la même veine, mais avec un sang intérieur différent. Il y a déjà beaucoup d’assurance dans la voix, des certitudes aussi sur une vraie personnalité artistique.

Les références musicales restent les mêmes (ballades folk, rock, soul), sa voix qui creuse dans les graves prend parfois un peu de hauteur, comme dans le titre « Fear », un hymne à l’espoir. Tout coule parfaitement, travaillé aux guitares aux sonorités « classiques » qui rappellent les grands espaces de certains artistes américains comme Chris Isaak ou Ry Cooder. 

Ensuite, sa voix fait la différence. Tout est chanté intelligemment, sans maniérisme, avec souplesse, pour une osmose quasi parfaite entre le chant et la musique. Simple, efficace, touchant, une vraie personnalité musicale, tout ceci donne envie d’en connaître plus sur Lindçay. Hâte de découvrir davantage cette artiste prometteuse. 

FACEBOOK

EP CHASING LIGHT

Benoît Roux

20 Déc

La vidéo du jour : le Live Session de RoSaWay

Extrait de leur second EP, la vidéo de « Dreamer » en live par le groupe RosaWay. Filmée dans de très bonnes conditions à L’Oreille Cassée, en partenariat avec « Du SON dans mon SALON ». L’occasion de découvrir tous les talents musicaux de Rachel Ombredane et Stéphane Avellaneda. 

RoSaWay @AUDREY+WANDY

C’est une découverte récente. Un jeune groupe émergent, même si ces 2 artistes sont dans la musique depuis belle lurette. De l’électro pop élégante, riche, encore plus prenante en live.

Le duo est donc allé enregistrer ce morceau à la MJC L’Oreille Cassée en banlieue parisienne, grâce aux moyens de la structure « Du SON dans mon SALON », un programme court de découvertes musicales que l’on retrouve ensuite sur les TV, Radios, Web. 

RoSaWay – Dreamer Live Session


Une version à la fois proche de l’EP mais avec le groove et la batterie de Stéphane plus présents et la voix encore plus souple et expressive de Rachel. Un titre tout aussi efficace que le premier single « On Your way Up », roulements de caisse claire sonnants et flûte aux épices sauvages et exotiques. Une chanson écrite dans les bouchons de Los Angeles qui évoque les envies d’ailleurs, un nouveau destin, une aventure… Une vie en mode robot, répétitive, empreinte de solitude qui n’est pas sans évoquer certaines situations actuelles.

Quoi qu’il en soit, cette vidéo rappelle quelques évidences : la complicité des deux artistes, l’originalité de leurs univers musicaux, leur aisance et leur plaisir dans le live.

FACEBOOK ROSAWAY

DU SON DANS MON SALON

L’OREILLE CASSÉE

Benoît Roux

17 Déc

Roselyne Bachelot a du mal à convaincre les acteurs de la culture sur France Inter

Roselyne Bachelot était l’invitée de Léa Salamé et Nicolas Demorand sur France Inter ce jeudi matin. La question n’est pas la sincérité des propos mais les actions qui suivront. Durant cette interview, plusieurs acteurs culturels se sont exprimés et quelques annonces ont été faites.

Olivier Veran, Barbara Pompili et Roselyne Bachelot ministre de la Culture a la sortie du conseil des ministre le 16 décembre 2020 ©Sebastien Muylaert/MAXPPP

Ca a été un crève-cœur épouvantable de prendre cette décision, de trouver les mots devant tant de souffrance

Lors du grand entretien de France Inter, la Ministre a fait preuve de compassion. Mais le monde de la culture attend des mesures. Que faut-il retenir de son intervention sur la radio publique?

  • « Nous sommes en guerre » et l’esprit de résistance

Plusieurs auditeurs de France Inter en appellent à l’esprit de résistance vu que « nous sommes en guerre » selon la terminologie présidentielle. Dans le Tarn, la Scène Nationale d’Albi sera ouverte ce jeudi pendant 2 H pour accueillir du public. « Ce n’est pas un geste de désobéissance mais de résistance » selon sa directrice Martine Legrand qui a publié une lettre pour alerter sur la situation catastrophique que traverse le spectacle vivant. « Je comprends ce geste mais j’en appelle à la prudence », répond la Ministre.

Le directeur du Théâtre de la Closerie en Bourgogne Gérard André a interpelé en direct la ministre « Je ne suis pas absolument pas convaincu par votre intervention… Vous être en train de vendre la culture aux sites internet! »

Les artistes veulent travailler sur scène, Madame. Pas en streaming!

  • Les plateformes de streaming vont payer

C’est l’annonce principale de la Ministre ce matin. Des négociations ont eu lieu entre les professionnels du cinéma, les plateformes de streaming et l’audiovisuel. « Nous avons abouti à un accord qui vient d’être transmis à Bruxelles! ». Résultat : le géant Netflix par exemple va débourser environ 150 M € par an pour outenir la création.

  • Pourquoi les églises sont ouvertes et pas les salles de spectacle?

Si les églises sont aujourd’hui ouvertes, c’est une décision du Conseil d’Etat sur le principe de la liberté de culte. C’est un droit constitutionnel.

Les professionnels du cinéma et du théâtre ont saisi le même Conseil d’Etat pour demander une réouverture des salles. C’est une procédure en « référé liberté ». Une décision est attendue sous 48H. La Ministre apporte  une précision : « Je n’ai pas à en juger. Mais si la décision était favorable, les salles resteraient soumises au couvre-feu à partir de 20H. » 

  • Les cinémas ont perdu 1 Milliard avec la crise. Quelles sont les aides?

« Moi j’ai fait le bilan, nous avons apporté 1,1 milliard d’aides au monde du cinéma et de l’audiovisuel », répond Roselyne Bachelot. « Il y a aussi 535 millions d’euros de prêt garanti par l’Etat, 400 millions d’euros de mesures fiscales. On a été à leurs côtés pour surmonter cette crise ! »

  • Sur la définition de « Commerce essentiel » et sur des réouvertures « sur mesure »

« C’est une définition purement administrative s’insurge la Ministre. Évidemment que la culture est essentielle, elle est au cœur du projet politique français et ça dépasse même les clivages politiques. Y’a pas un pays qui fait autant pour les artistes !  » Roselyne Bachelot répondait ainsi au fait que dans d’autres pays, les lieux culturels sont restés ouverts. En Belgique, en Irlande par exemple, mais aussi en fonction des régions en Espagne ou au Portugal. Il y a 2 jours, la comédienne Jeanne Bélibar avait clamé son incompréhension sur la même antenne : « Je m’envole tout à l’heure pour aller jouer au Portugal, un pays qui n’a jamais fermé ni ses cinémas, ni ses théâtres, ni ses musées, ni même ses restaurants depuis le 1er juin ». Il faut tout de même préciser qu’au Portugal le nombre de morts de la Covid y a été multiplié par six entre le 1er juin et aujourd’hui. 

Mais pourquoi pas faire du sur mesure en France ? « On y travaille mais attention sur les mesures géographiques. Un secteur protégé aujourd’hui peut devenir à risque. Il faut éviter le stop and go. Rouvrir pour refermer quelques semaines plus tard serait dramatique pour les artistes. Et les situations sanitaires peuvent évoluer très vite ».

  • Réouverture le 7 janvier 2021?

La ministre de la Culture est restée plus que prudente quant à une hypothétique réouverture des lieux culturels le 7 janvier. Cette date est une simple « clause de revoyure » pour savoir si les conditions sanitaires sont suffisamment bonnes pour autoriser ou non les cinémas, théâtres et musées à accueillir à nouveau du public.

ECOUTER ROSELYNE BACHELOT SUR FRANCE INTER

Benoît Roux

16 Déc

Furax Barbarossa en direct du Bikini à Toulouse ce soir

Le rappeur toulousain Furax Barbarossa sera sur la scène du Bikini de Toulouse ce mercredi 16 décembre 2020 et en direct sur sa chaîne Youtube dès 21H. Le troisième épisode de son Digital Tour entamé le 25 novembre. Le feu sur scène et sur les réseaux pour réchauffer une période un peu refroidie.

Furax Barbararossa & 10Vers à l’isolement au Bikini

Ses freestyles ont animé les réseaux sociaux dès le premier confinement. « On a commencé sur un projet de disque dénommé « A l’isolement ». Nous avons eu d’énormes retours. Furax Barbarossa a été très soutenu par son public. Nous avions envie de recommencer sur cette lancée ». Gaël Duveau son producteur du label toulousain «  »Jardins Noirs » retrouve des couleurs. A défaut de public dans la salle mythique du Bikini de Toulouse, les fans pourront suivre la performance en direct depuis Youtube. Première éclaircie le 25 novembre dernier avec un concert filmé depuis le studio Rimshot. 

Furax barbarossa – Digital Tour#1

Ce nouveau rendez-vous au Bikini permet de mettre à l’honneur une partie de la discographie du membre de la Bastard Prod. Une série de concerts en digital poursuivie le 2 décembre avec son complice MC 10Vers, retransmis en live gratuitement, une démarche 100% Hip-Hop, qui permet de sortir un temps de l’isolement grisant. « C’est l’opportunité de créer de l’actualité culturelle. C’est un artiste qui fait beaucoup de scène. C’était l’occasion pour lui d’en refaire et de retrouver indirectement du public. » L’artiste en tous cas prévoit des surprise pour ce feu d’artifice final du Digital tour. Dans une interview à La Dépêche, il envoie le flow : : « Je ne veux pas trop en dire. J’ai envie que ce soit le bouquet final de ce Digital Tour. Je veux envoyer une gifle. Comparé aux deux concerts précédents, c’est un autre niveau. Visuellement, mon public va être choqué. Musicalement, ça sera la même chose. c’est une rétrospective de ma carrière. Il se peut que certains invités surprises soient à mes côtés… »

SUJET FRANCE 3 OCCITANIE S. Pointaire C. Romain S. Fabre


Ce sera le premier concert du Digital tour sur une scène.

Quand le Digital devient tendance

La culture étant toujours confinée, les mondes artistique et économique doivent s’adapter. C’est ainsi que les projets fleurissent. Après les lives confinés de l’épisode 1 désormais oubliés, place aux concerts en live stream. Le français Dazzle a lancé sa plateforme de streaming payante pour certains concerts et gratuite pour d’autres dont le premier d’Alicia Keys. A Toulouse, c’est carrément une plateforme vidéo dédiée à la musique qui se met en placeSon nom : « Allive ». Ce nouveau venu sera dédié principalement aux artistes indépendants et émergents. Un modèle équitable pour redistribuer les recettes générées par des abonnements mensuels qui coûteront moins de 5€ et moins de 50€ pour un an. Le lancement est prévu dès janvier. 

L’ancien monde n’est heureusement pas encore mort mais le nouveau se prépare. « Je suis sûr que ça va prendre de l’ampleur, déclare Gaël Duveau, le producteur de Furax Barbaroosa. Il faut trouver le bon moyen de le faire. Le public est prêt. Je sais que dans le milieu de l’opéra certains réfléchissent à ce nouveau procédé. Ca va permettre à des gens de s’intéresser plus facilement à des domaines où ils n’avaient pas la possibilité d’aller. « 

Pas si facile. Mais en tous cas, il devient vital d’inventer de nouveaux modèles.

DIGITAL TOUR #3 Mercredi 16 décembre 21H depuis le Bikini

FACEBOOK

Benoît Roux

RSS