07 Avr

Fòto d’òc : Especial La Guepia e « Lenga Viva » !  (Episode 2)

Le Fòto d’Òc s’est installé sur la place du Village de Laguépie dans le Tarn et Garonne (82) pour photographier l’ambiance qui anime ce village le temps de l’Université Occitane d’été Lenga Viva du 11 au 15 juillet. Depuis 2001, cette association et ses bénévoles organisent cet événement occitan : une semaine estivale animée par des conférences, des ateliers de langue (4 niveaux), de danse ou de chant, de concerts et de rencontres. Tout cela se déroule dans une ambiance à la fois studieuse et décontractée, les pieds au frais dans l’eau du Viaur et de l’Aveyron avec la conscience de préparer l’avenir de l’Occitanie. Pour ce second volet Naoko la Japonaise, Laurence la nordiste, Claire, Marie-José et Marie-Anne ont répondu présentes.

Fòto d’òc : Especial La Guepia e « Lenga Viva » !  (Episode 2)
De Myriam François et Laurence Boffet


FOTODOC à Laguepia (épisode 2) par france3midipyrenees

06 Avr

Fòto d’òc : Especial La Guepia e « Lenga Viva » !   (Episode 1)

Le Fòto d’Òc s’est installé sur la place du village de Laguépie dans le Tarn et Garonne (82) pour photographier l’ambiance qui anime ce village le temps de l’Université Occitane d’été Lenga Viva du 11 au 15 juillet. Depuis 2001, cette association et ses bénévoles organisent cet événement occitan : une semaine estivale animée par des conférences, des ateliers de langue (4 niveaux), de danse ou de chant, de concerts et de rencontres. Tout cela se déroule dans une ambiance à la fois studieuse et décontractée, les pieds au frais dans l’eau du Viaur et de l’Aveyron avec la conscience de préparer l’avenir de l’Occitanie. Pour ce premier volet du Fòto d’Òc Manu Théron, Xavier Vidal, Clémentine Bancarel et d’autres ont répondu présent.

Fòto d’òc : Especial La Guepia e « Lenga Viva » !   (Episode 1)
De Myriam François et Laurence Boffet


FOTODOC à Laguepia (épisode 1) par france3midipyrenees

@la Vicenta

BIAIS : Jacques Laniès dins lo Carcin Blanc

BIAIS : Produit par Piget
eau de vie

eau de vie

Pour ce 23ème épisode de la série Biais produite par Piget et réalisée par Amic Bedel, nous voici en Quercy Blanc dans le sud ouest du département du Lot avec Jacques Laniès, distillateur ambulant.

L’eau de vie de Jacques nous l’avons gôutée il y a un an, nous dit Amic, cette fois-là à l’est du département, dans le Causse de Limogne où nous avions tourné l’épisode consacré à la recette traditionnelle du pastis avec Christiane et Jacqueline. Rappelez-vous le biais : Et hop un petit verre d’eau de vie pour agrémenter la pâte !

Pour ce qui est de l’eau de vie, l’aigardent, Jacques s’y connaît puisqu’il en est distillateur, il a hérité ce savoir-faire de son père et grand-père.

Jacques est aussi le président du syndicat des distillateurs ambulants du département. Son métier, il en parle tellement bien qu’en 2006, à l’invitation de la Région Midi-Pyrénées et dans le cadre de partenariats internationaux, Jacques a exporté son savoir faire et sa technique au Vietnam. Une drôle d’aventure démarrée en 2004, qui a nécessité 2 ans de tracasseries administratives, pensez-donc : déplacer son alambic jusqu’au Vietnam, du jamais vu du côté des douanes !

Depuis, il continue de s’y rendre tous les ans pendant un mois. Il adore voyager et se rendre là-bas où le climat permet de distiller toutes sortes de fruits, tout au long de l’année, contrairement à chez lui où la période propice est l’hiver. Tout cela Jacques, aime à le raconter.

Son biais pour réaliser une bonne aigardent :  il faut utiliser la prune, la reine des fruits. Mais le vrai Biais, c’est avant tout de prendre son temps : le temps de distiller, le temps de partager, le temps de parler avec son client. Le client, c’est ce qu’on appelle le bouilleur de cru…

Et, contrairement à l’idée reçue tout le monde peut  être bouilleur de cru, légalement il suffit d’être propriétaire ou locataire d’au moins un arbre fruitier et/ou d’une vigne, et de distiller dans un atelier déclaré (communal, associatif). Il faut juste avoir effectué au préalable une déclaration aux Douanes et s’acquitter ensuite des droits de distillation adéquats auprès de l’administration fiscale. Par contre, la distillation à domicile est interdite, sauf à faire appel à un distillateur ambulant, comme notre Jacques.

  • Voici Jacques qui nous distille son savoir-faire :

BIAIS 23 : Aigardentpar france3midipyrenees

  • Prochain épisode de Biais le dimanche 30 avril 2017 à 10h 45

    Plantar las cebas amb Francis Missonnier a Tolosa

05 Avr

Espelida

L’Espelida (l’éclosion, la naissance) est un jeu littéraire et artistique en langue occitane né sous l’initiative de l’association culturelle Albi OCcitana : A-OC per viure amb l’occitan !
Il invite chacun à jouer ou à s’exprimer en occitan sous une forme littéraire ou artistique à partir d’un corpus de 13 mots : 6 en occitan, 6 en français et 1 mot mystère dans une autre langue. A partir de là, les participants, sur le support de leur choix (littérature, audio, arts plastiques, vidéo…) sont invités à créer.

Le jeudi 30 mars 2017 a eu lieu la 1ère édition de L’Espelida : une journée festive à la ferme de Pratgraussals d’Albi où ont été exposées les oeuvres réalisées, offrant une belle occasion d’échanges en occitan entre plusieurs générations .

L’équipe du JT OC s’est rendue sur place à la découverte des oeuvres et de leurs auteurs.
Rencontre avec les organisateurs de A-OC et les auteurs des oeuvres : calandrons des écoles de Rodez, Castres, Gaillac et Albi ; ainsi que les aînés de l’EHPAD de Briatexte, (près de Graulhet )et de la maison de retraite de Lisle-sur-Tarn.

Un beau projet pour une belle réussite :

Reportage : S. Tijani J. Levé M. Blasco La Rossèla M.P. Fournier


Espelida à Albi par france3midipyrenees

@ la Vicenta

04 Avr

Hautes Pyrénées – Occitan et Bilinguisme

L’enseignement bilingue occitan est menacé dans les Hautes-Pyrénées tant au niveau des écoles que des collèges. Compte tenu des besoins réels, il manque actuellement six enseignants dans ce département, et aucune ouverture de poste n’est prévue.

Le JT occitan s’est rendu à l’école maternelle Henri Duparc de Tarbes où le professeur oc de cette école bilingue n’a pas été remplacé durant les deux  premiers mois de son absence. Et, si à la rentrée des vacances de février une solution est enfin trouvée, elle n’est que très peu satisfaisante puisque le remplacement ne s’effectue que sur 1 jour contre les 4 jours 1/2 du titulaire absent ; voire pas satisfaisante du tout, dans la mesure où l’on a déshabillé Pierre pour habiller Paul : la remplaçante n’est autre que l’animatrice qui assure d’habitude l’éveil à l’occitan des élèves de la petite section qui se voient ainsi privés de cette nécessaire initiation.

S’il existe bien plusieurs écoles bilingues dans les Hautes-Pyrénées, dans la plupart des cas, les élèves occitans, au sortir du primaire, se retrouvent en classe de sixième dans des cours d’initiation avec des débutants. Ainsi, quatre collèges affichant pourtant une section bilingue, ne disposent pas des moyens pour l’assurer.

La continuité souhaitée n’existe pas et décrédibilise fortement les parcours bilingues.

L’OPLO (Office Public de la Langue Occitane) devrait rencontrer ces prochains jours la rectrice et le directeur académique pour parler des difficultés de l’enseignement occitans dans les Hautes-Pyrénées … à suivre …

Reportage : S. Tijani J. Levé M. Blasco La Rossèla M.P. Fournier


Bilinguisme dans les Hautes-Pyrénées par france3midipyrenees

@ la Vicenta

02 Avr

L’accent accentué

« Le tien c’est le tien et le mien c’est le mien »,

signé Fabulous Troubadors. Tandis que Zebda se demande dans « L’accent tué » où est passé l’accent des mamies à Toulouse? A-t-il été donné aux gens de l’académie ?

L’accent moqué, troqué, caricaturé, surjoué « marseillais », « parisianié »,  ultime résurgence des langues régionales? Minvielle y a consacré une sonothèque et un livre magnifique : « Gueules de voix ». Mais à part eux, qui s’en soucie ?

On ne le perçoit presque plus, on ne l’entend quasiment pas dans les médias… Pourtant souvenez-vous, il y a une dizaine d’année…le profeseur Furgaret avait inventé le Regiovox pour que tous les acents régionaux soient enfin accentués et non plus tués.

Reportage France 3 Midi-Pyrénées Y. Garric J. Levé Montage E. Varignon


2881506 par france3midipyrenees

Antoine Bourrasol mi professeur Tournesol, Germain Furgaret, un « sanaire » toujours à « furguer », toutes les facéties d’Yves Garric, journaliste à France 3, souvent moqué lui aussi pour son accent mais qui n’a jamais abdiqué. Il a signé pour France 3 des poissons d’avril mémorables, envoyant des vaches dans l’espace ou rendant son accent à Laurent Bignolas qui débuta sa carrière en Auvergne…

D’ailleurs, ironie du sort, Yves a connu ses heures de gloire aussi avec un reportage -qui n’était pas un poisson d’avril- sur la fameuse mobylette de Léonce Rudelle !

La télé était certainement plus drôle à cette époque où l’on savait mettre l’accent sur l’humour.

Lo Benaset @Benoit1Roux

31 Mar

L’occitan veut s’inviter à la présidentielle

S’il y a bien 11 postulants pour l’Elysée, on ne peut pas dire que les propositions soient nombreuses sur le sujet des langues régionales. Christian Troadec-le seul candidat régionaliste- ayant jeté l’éponge, depuis c’est le vide sidéral…

Plusieurs organisations occitanes ont décidé d’envoyer un questionnaire aux candidats. Les questions et les réponses -si réponse il y a…- sont consultables sur un site dédié. Par ailleurs, le Réseau Européen pour l’Egalité des Langues et l’Institut d’Etudes Occitanes ont aussi interpellé les candidats sur plusieurs objectifs.

Sans titre

Un site pour les présidentielles

https://www.2017oc.fr/

Dans la requête des 11 fédérations et organismes œuvrant pour la langue et la culture occitanes, il y a 7 points d’interrogation.

  1. mise en œuvre d’une politique linguistique pour l’occitan ?
  2. quid de la proposition de loi n° 4096, relative à la promotion des langues régionales ?
  3. quelle politique pour l’enseignement ?
  4. quel financement et quel périmètre pour l’Office Public pour la Langue Occitane ?  
  5. quelle politique dans le domaine du patrimoine, de la création et de la diffusion ?
  6. des représentants des langues régionales dans les différents Conseil économique social et environnemental ?
  7. quelles propositions pour la valorisation et transmission des langues et cultures régionales et notamment de l’occitan ou langue d’oc ?

Pour chaque domaine, plusieurs questions sont posées et les candidats sont priés d’y répondre. Le champs est parfois élargi aux langues régionales, parfois réservé à l’occitan. Un exercice toujours difficile à mettre en oeuvre mais au travers des questions, on voit biens quels sont les organismes ou fédérations concernés. On y retrouve l’Institut d’Etudes Occitanes, le Félibrige, la Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc, la Confédération Calandreta, le président fdu CIRDOC (Patric Roux), l’InÒc, les Centres de Formation Professionnelle en langue et culture Occitanes, la Fédération interrégionale des Médias Occitans, Oc-Bi, OcProd, le Congrès permanent de la langue occitane.

Pour l’instant, pas l’ombre d’une réponse et sans doute y en aura t-il guère plus d’ici le premier tour. Seul le candidat Dupont-Aignan est coché « sans réponse ». Il a du faire savoir qu’il ne voulait pas répondre. Les autres prendront-ils la peine d’au moins répondre que ce questionnaire ne les intéresse pas ?

https://www.2017oc.fr/Lettre-aux-candidats.php

Le Réseau Européen pour l’Egalité des Langues lui aussi sur les rangs

téléchargementLa France est souvent épinglée par l’Europe en matière de droits linguistique et de pluralité. Ce qui ne l’a pas vraiment fait dévier d’un iota dans sa trajectoire centraliste et mono linguiste. Ce que ne manque pas de rappeler l’introduction à la lettre rédigée par Alexis Quentin, vice-président de l’IEO et par les représentants du Réseau Européen pour l’Egalité des Langues ELEN-EBLUL. Une France qui prône la diversité à l’extérieur mais qui ne ratifie pas la Charte Européenne des Langues Minoritaires. Dans un préambule très documenté et juridique, les auteurs rappelle tous les manquements de l’Etat français. Avant de demander aux candidats de se prononcer sur leur conception de la société qu’ils entendent promouvoir. Voici ce qu’ils demandent :

  1. Mise en conformité de la France avec les textes européens et internationaux fondamentaux concernant les droits des peuples autochtones et des personnes appartenant à des groupes linguistiques régionaux ou minoritaires
  2. Établissement d’un cadre constitutionnel et législatif reconnaissant la pluralité de la société française et les droits de ses diverses composantes linguistiques et culturelles 
  3. Mettre en place les moyens nécessaires pour assurer la prise en charge du service public assuré par les établissements scolaires associatifs de langue régionale en immersion conformément aux recommandations des Nations Unies
  4. Mettre en place des services complets dans le domaine des médias, notamment de télévision en langue régionale permettant l’expression réelle de la diversité des groupes linguistiques régionaux et territoriaux (information, formation, création, divertissement)
  5. Permettre la généralisation de la langue régionale dans la vie publique et la coofficialité des langues là où la demande sociale existe et en fonction des réalités
  6. Établir des régions et des entités territoriales dont le dynamisme et l’efficacité se fondent sur les réalités historiques, culturelles et linguistiques en prenant en compte les souhaits des populations concernées.

En tout, 2 initiatives louables qui -vu le profil des 11 candidats- risquent bien de rester lettres mortes. Il n’y aura pas comme en 2012, des manifestations pour interpeller le monde politique sur ces questions. Il faudra donc trouver d’autres moyens pour peser.

Et pour terminer, un petit clin d’œil trouvé sur Le Parisien où Jean-François Laffont se prête au jeu de « Moi président »…en occitan.

Si j’étais président… en langue occitane… par leparisien

Lo Benaset @Benoit1Roux

Photo : Denis Cantournet

Photo : Denis Cantournet

 

 

28 Mar

BIAIS : Amb Hélène e la Bajeleta en Tarn e Garona

BIAIS : Produit par Piget


En occitan, la pelle à feu se dit : la rispa. Dans cet épisode n°2 de la nouvelle saison, « BIAIS au coin du feu », nous avons rendez-vous avec deux amies : Hélène et Renée qui vivent en Tarn et Garonne, à 50 km l’une de l’autre.

Hélène, nous montre comment faire griller l’orge dans una rispa pour en faire une tisane

Amic Bedel (Piget) a rencontré Hélène Séguela via les opérations de collectage « Al Canton » en Tarn et Garonne, qui sont destinées à recueillir des témoignages écrits et oraux de notre passé sur le territoire d’un canton.

Lors de cette rencontre, il la trouve fort sympathique, et, c’est tout naturellement qu’il pense à la contacter pour la série « Biais ».

Pendant leur discussion en occitan sur la transmission d’une éventuelle recette, d’un savoir-faire… Hélène lui parle de sa fameuse tisane d’orge. Mais de l’orge, elle n’en a point.
Aussi, Amic décide de s’en acquérir. Il revient et ils se rendent ensemble dans l’ancienne maison d’Hélène, juste à côté de celle où elle habite aujourd’hui. Une maison centenaire, toute en terre qui appartenait à sa belle famille et où elle a plaisir à se rendre régulièrement.
C’est dans la cheminée de celle-ci qu’avec une rispa (pèle à feu en occitan), elle fait griller l’orge. Une torréfaction maison qui lui permet ensuite de confectionner une tisane.  Hélène raconte comment par temps de guerre c’est ce breuvage qui venait remplacer le café.
Une tisane parfaite pour soigner les maux de gorges, les maux de tête, et qui a très bon goût. Cette tisane est également désaltérante et se consomme beaucoup au Japon en été.

orge grillée

orge grillée

Renée-La Bajeleta, elle aussi avec una rispa chauffée dans la braise nous fait découvrir : « las domaiselas »

La séquence en compagnie d’Hélène a été tournée pendant l’hiver 2016.  Quelques mois plus tard, Amic rencontre Renée Bagelet dite « La Bajelata » qu’il avait déjà filmé en 2004 dans un film en occitan appelé « Las 4 sasons de la Renada ». A revoir : ICI

Renée Bagelet, c’est une star dans la région de Moissac où elle a participé à plusieurs films dont celui cité plus haut. Elle fait aussi l’objet d’un livre paru en décembre dernier : Renée Bagelet, paysanne du Quercy, dernière bouvière de France . Jacques Laporte l’a suivi pendant quinze ans afin d’immortaliser dans un ouvrage, le dur labeur de cette agricultrice « Paysanne ». Il lui dédie ainsi 72 pages et 148 photos.
Renée à 86 ans passés, vit encore avec ses bœufs. Et même si depuis 5 ans elle ne les amène plus aux champs pour labourer, il lui faut encore de l’énergie pour en prendre soin. Un caractère explosif, comme nous dit Amic, qui fait de Renée, un personnage unique.

Rénée-La Bajeleta a elle aussi une recette confectionnée sur le feu à l’aide de la rispa : las domaisèlas (demoiselles en occitan), comme les appelait sa maman, plus connues pour nous sous le nom de « pop-corn ».

 las domaiselas

las domaiselas

C’est ainsi, que par hasard, Amic se retrouve avec deux biais autour de la rispa, de quoi réaliser ce numéro.
Et, encore un hasard, la Renée et l’Hélène se connaissent. Amic prévoit de les faire se rencontrer très bientôt, et, qui sait, peut-être pour un nouvel épisode de Biais.


Voici votre « Biais » N°22 avec Hélène et Renée : 


Biais N°22 – La Rispa par france3midipyrenees

Lo Biais a venir

Viure al Pais Occitan du dimanche 2 avril 2017 – Amb Jacques dins lo Carcin Blanc.
Une rencontre avec Jacques Laniès, distillateur ambulant dans le Quercy Blanc, vers Montcuq
eau de vie

eau de vie

@La Vicenta

27 Mar

Comment fonctionne une école calandreta ?

La première école immersive calandreta a vu le jour en janvier 1980 à Pau. Aujourd’hui, il existe 63 écoles et 3 collège où l’occitan est la langue enseignante. Les 3797 calandrons scolarisés cette année l’ont apprise en immersion, avec la pédagogie Freinet. A presque 40 ans, Calandreta est devenu un acteur majeur dans le paysage occitan. Tout le monde a entendu parler de ces écoles rattachées au Ministère de l’Education Nationale. Mais qui les connaît vraiment ? Nous leur avons consacré un Jt oc spécial.

Calandreta, employeur occitan majeur

Mine de rien, la structure calandreta emploie 532 personnes dont 216 enseignants, la plupart étant payés par l’Etat après la contractualisation de l’école. Rien que sur l’académie de Montpellier, calandreta compte 110 professeurs. Calandreta, c’est aussi l’ISLRF (Institut Supérieur des Langues de la République Française) qui forme les futurs professeurs des écoles immersives, le centre Aprene qui lui est affilié , mais aussi le CFPO (Centre de Formation Professionnelle Occitan). Ces employés viennent s’ajouter aux 532 personnes. Le Budget global est de 17,4 M d’€.

Reportages : B. Roux J. Levé P. Barguisseau C. Willocq M.P. Fournier


Calandreta emplegaire par france3midipyrenees

Calandreta et ses éternels problèmes de locaux

Monter un calandreta, c’est toujours compliqué. Car il faut trouver un local pour accueillir les enfants, payer un loyer, ou acheter un terrain, bâtir une école… Mais faire vivre et se développer une calandreta, c’est un vrai casse-tête. Dans 45% des cas, calandreta est propriétaire, soit du terrain, soit de l’école. Ce qui, selon son président Jean-Louis Blenet, constitue un échec.

Voici l’exemple de la calandreta de Sigean, dans des locaux vieillissants, menacée de fermeture à plusieurs reprises, et qui ne peut pas se développer en accueillant plus d’enfants. Heureusement, il existe un beau projet à Port-la-Nouvelle, dans un ancien mas qui appartient au conservatoire du littoral…

Calandreta bastiments par france3midipyrenees

Calandreta et la problématique du secondaire

Pendant longtemps, calandreta a un peu négligé le secondaire, pensant que l’enseignement public prendrait le relais. Résultat : seulement 3 collèges et aucun lycée. 210 collégiens répartis à Montpellier, Pau et Toulouse. Il n’y a donc pas de cursus complet pour l’occitan de la maternelle à l’université. la présidente de la Région Occitanie Carole Delga s’est engagée sur 2 lycées avant la fin la mandature : 1 à Toulouse et l’autre à Mpontpellier. En attendant, calandreta cherche aussi des locaux pour le collège toulousain hébergé pour l’heure… dans une école publique primaire !


Calandreta secondari par france3midipyrenees

Lo Benaset @Benoit1Roux

23 Mar

Les langues régionales passent à l’agrégation

Lors de sa visite en janvier dernier pour signer une convention portant sur l’enseignement de l’occitan, Najat Vallaud-Belkacem l’avait promise. C’est aujourd’hui officiel, 7 langues régionales dont l’occitan auront bien une agrégation.

Hélène Bernard (rectrice de l'académie de Toulouse) et Najat Vallaud-Belkacem Photo : France 3

Hélène Bernard (rectrice de l’académie de Toulouse) et Najat Vallaud-Belkacem Photo : France 3

Une information dont se félicite la FELCO (Fédération des enseignants de langue et culture d’Oc ) qui a beaucoup œuvré en ce sens avec d’autres associations.

http://www.felco-creo.org/

« Cette agrégation concerne un certain nombre de langues de France (basque, breton, catalan, corse, créole, occitan-langue d’oc, tahitien). La maquette associe, intelligemment, une épreuve commune en français sur un sujet d’histoire ou de sociolinguistique, et des épreuves par option (= par langue), épreuves classiques (dissertation, traduction, leçon…), avec pour chaque option un programme. Reste à voir comment s’organise le jury, en liaison, ou pas, avec les jurys du CAPES. »

Une bonne nouvelle pour l’occitan, sa langue, sa culture et ses enseignants. Ceci va permettre à ces derniers d’avoir des perspectives de carrières égales à celles de leurs collègues des autres disciplines.

L’information a été publiée au Journal Officiel du 23 mars. L’arrêté définit les épreuves d’admissibilité et d’admission. La première session pourrait avoir lieu en 2018.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034258671&dateTexte=&categorieLien=id

Lo Benaset @Benoit1Roux

RSS