06 Nov

TPM#9 : le stationnement version 2.0 arrive en ville

Vous en avez marre de galérer pour vous garer ? Et si votre téléphone était LA solution pour ne plus tourner en rond à la recherche d’une place… comme 20% des voitures à Paris ! Cette semaine, Transportez-moi, l’émission, vous explique comment l’arrivée des outils numériques va vous faciliter la vie mais aussi vous contraindre à payer nos heures de stationnement.

Pour en savoir plus sur les trois applications testées :
Be Park : permet d’accéder à des places vacantes dans des parkings privés
Path to Park : géolocalisation des places libres. Cette application permet, grâce à de calculs statistiques de prédire et de localiser les zones de stationnement disponibles à proximité … et vous oriente pour y accéder !
Pay by phone : plus de monnaie ni de ticket : paiement direct via son portable

Bertrand Lambert

► Pour revoir TPM #3 consacrée à la place de la voiture à Paris, cliquez ici
► Pour revoir TPM #4 consacrée à la voiture électrique, cliquez ici

11 Oct

Quand Autolib’ se transforme discrètement en panneau publicitaire à roulettes

autolibDans une ville qui souhaite rendre la publicité moins envahissante, la nouvelle a de quoi étonner : la pub débarque sur les Autolib’ ! Les premières voitures parées de visuels publicitaires circulent déjà dans Paris, sans que la municipalité ni le syndicat mixte n’aient vraiment communiqué sur ce qui est pourtant une petite révolution.

L’objectif est très clair : renflouer les caisses, alors que le service d’auto-partage n’est toujours pas rentable, contrairement à ce que les attaché(e)s de presse du groupe Bolloré s’évertuent à nous affirmer à chacune de nos rencontres. Récemment, ce sont les clients d’Autolib’ qui ont dû mettre la main à la poche, à l’occasion de la refonte de la grille tarifaire : les 30 premières minutes sont ainsi passées de 5 à 6€ pour les détenteurs d’un abonnement annuel, soit tout de même 20% d’augmentation ! La hausse est significative, mais toujours insuffisante pour mettre Autolib’ à l’équilibre. Il restait alors deux solutions : faire payer les collectivités ou collecter de nouveaux revenus. C’est la deuxième option qui a été retenue, malgré l’opposition – en coulisse – du propre adjoint aux transports de la Maire de Paris, Christophe Nadjovski (EELV).

Officiellement, il ne s’agit que d’un coup d’essai : 400 voitures, soit 10% de la flotte tout de même, vont tester pendant trois mois les portières et la lunette arrière avec des visuels publicitaires. Mais pas n’importe lesquels (ouf, rassurez vous…) : les marques seront « sélectionnées selon une charte éthique restrictive« . Pas question donc d’arborer – pour le moment – les couleurs ou le logo d’un hypermarché ou d’un constructeur automobile.

Si tout se passe bien, et que personne ne réagit, il est fort à parier que l’expérimentation deviendra la règle. Affaire à suivre. En tout cas, petite suggestion à nos amis d’Autolib, puisque les recettes « permettront de poursuivre le développement du réseau et des services« , je leur propose, par exemple, de financer la réparation de la station Paris/Harpignies/3 située dans le 20eme et hors service depuis plus d’un an, ou encore celle de Paris/Plantes/56, située dans le 14eme et indisponible depuis plus de 6 mois, sans raison apparente. Merci 🙂

Bertrand Lambert @B_Lambert75

IMG_0900MAJ 16/02/2017 : après discussion avec des maires concernés, il se trouve que la publicité sur les voitures est dûment réglementée (code de l’environnement article L581-15 et décret n°1982-0764). Tout véhicule (excepté les fourgonnettes des artisans ou similaires) qui comporte une publicité a ainsi interdiction de :

1/ stationner sur une voie ouverte à la circulation publique, ce qui signifie que le propriétaire peut seulement s’arrêter dans une cour intérieure ou dans un parking souterrain

2/ circuler dans les zones protégées où la publicité est interdite, comme aux abords des monuments historiques

Les Autolib’ 100% publicitaires (comme celle-ci) sont donc bien illégales…

► Sur le même thème : Les stations Autolib’ se parent de mystérieux atours métalliques
► Pour aller plus loin : Notre enquête : Bolloré, roi de Paris ?
► Notre émission dédiée : TPM#20 : Autolib’, un modèle dans l’impasse ?

01 Oct

#TPM4 : le boom de la voiture électrique, et si on roulait propre ?

Samedi 1er octobre à 12h05 sur France 3 Ile de France, Transportez-moi – l’émission – s’est intéressée aux voitures électriques présentées au Mondial de l’Automobile (1er – 16 octobre) : autonomie accrue des batteries, prix en baisse, multiplication des bornes de recharge… et si vous franchissiez le pas ?
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Bertrand Lambert

► Pour revoir TPM #1 consacrée à la mobilité connectée, cliquez ici
► Pour revoir TPM #2 consacrée à un siècle de transports, cliquez ici
► Pour revoir TPM #3 consacrée à la place de la voiture à Paris, cliquez ici

25 Sep

#TPM3 : quelle place demain pour la voiture à Paris ?

Samedi 24 septembre à 12h05 sur France 3 Ile de France, Transportez-moi – l’émission – s’est intéressée à la place de la voiture à Paris. Au programme : reportages (quel bilan de la fermeture des quais rive gauche ? Une semaine sans voiture, le test), statistiques étonnantes et entretien vérité avec la bête noire des automobilistes parisiens : Christophe Nadjovski, l’adjoint à la maire de Paris chargé des transports.
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Bertrand Lambert

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22 Sep

Quelques stats étonnantes sur la voiture à Paris…

Samedi 24 septembre à 12h05 sur France 3 Ile de France, Transportez-moi s’intéresse à une question sensible, très sensible : la place de la voiture dans Paris… En guise de mise en bouche, quelques chiffres qui ne manqueront pas de vous étonner. Savez vous, par exemple, que les voitures roulent en moyenne à seulement 15 km/h, c’est moins que la vitesse du dernier vainqueur du marathon de Paris !

► Pour en savoir plus : le site de l’émission

Bertrand Lambert

16 Sep

En prenant le RER, vous faites du sport sans le savoir !

Vive les correspondances ! Si l’on en croit la dernière étude menée par le STIF et l’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, prendre les transports en commun génère quotidiennement chez les Franciliens 27 minutes d’activité physique ! A croire que tout le monde emprunte les couloirs sans fin de Châtelet – les Halles ou d’Auber… Plus surprenant encore, les 29% de Franciliens qui utilisent au quotidien les transports en commun dépensent finalement plus de calories (180 kcal) que ceux qui se déplacent uniquement à pied : ces derniers réalisent en moyenne seulement 16 minutes d’activité physique par jour dans le cadre de leurs déplacements, soit 11 de moins que les détenteurs du Pass Navigo.

etude INSERM

Sans surprise, le vélo est le mode de déplacement à l’origine de l’activité physique (dite modérée ou vigoureuse) la plus importante : 48 minutes par jour… contre seulement 8 petites minutes pour les accrocs de l’auto ou de la moto (le temps en gros de descendre à leur parking et de prendre leur véhicule).

Comme le rappelle l’INSERM, plus nous pédalons, plus nous marchons, plus nous bougeons, plus nous diminuons le risque de développer cancers et maladies cardiovasculaires, lesquelles représentent tout de même plus de 55% des 550 000 décès annuels en France. Pass Navigo et vélo riment donc avec santé maousse costaud.

Les Parisiens sont les plus actifs lors de leurs déplacements quotidiens

Autre enseignement, la durée moyenne d’activité physique réalisée par les Franciliens pour leurs déplacements diffère sensiblement selon leur lieu de résidence. Parce qu’ils sont ceux qui se déplacent le plus et ont le plus souvent recours aux modes de transports alternatifs à la voiture, les Parisiens s’avèrent être les plus actifs avec 29 minutes d’activité physique effectuées chaque jour lors de leurs déplacements. Logique : 30% de leurs déplacements se font en transports en commun et plus de la moitié à pied. Quant aux Franciliens de la petite et grande couronne, ils effectuent respectivement 22 minutes et 18 minutes d’activité physique pendant leurs trajets journaliers.

Bertrand Lambert

07 Sep

Rendez-vous chaque samedi à 12h05 sur France 3 IDF pour « Transportez-moi », l’émission

Après le blog, Transportez-moi se décline désormais à la télé ! Avec toujours le même soucis, celui de vous faciliter vos déplacements quotidiens. Tous les samedis à 12h05, sur France 3 Ile de France, pendant 10 à 12 minutes, nous vous proposerons des entretiens vérités avec la SNCF, la RATP, le STIF etc… et des reportages exclusifs autour d’une seule et unique thématique.

Samedi 10 septembre, pour la 1ere, gros plan la mobilité connectée : 4G, wifi… Où en sommes-nous dans les transports de la région parisienne ? Dans le métro, le RER, pourquoi est-il toujours aussi difficile de se connecter ? Pourquoi tant de retard ? Quels sont les travaux en cours ?

Nous poserons les questions que vous rêvez de poser à la RATP et à la SNCF. Nous vous ferons également découvrir où sont installés les antennes relais en sous-sol, et les innombrables difficultés rencontrées pour les déployer dans le réseau si particulier du métro parisien. Enfin, nous irons faire un tour du côté des taxis qui, pour une fois, sont à la pointe de l’innovation avec du wifi embarqué !

Rendez-vous, samedi, dès 12h05, sur France 3 Paris Île-de-France.

► Les invités :
Marie-Caroline Benezet, directrice digitale Gares&Connexions (SNCF)
Thien Than-Trong, directeur du département système d’information et télécommunications (RATP)

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Bertrand Lambert

17 Juin

Les stations Autolib’ se parent de mystérieux atours métalliques

autolib vanves2Petite surprise hier à l’heure du déjeuner : un ouvrier installe autour de chacune des 6 bornes de recharge de l’une des stations de Vanves, dans les Hauts de Seine, une nouvelle protection métallique aux formes arrondies. L’idée est sans doute de protéger les bornes en cas de créneau douteux (il faut dire que les places sont plutôt ric rac) ou de marche arrière non maîtrisée, bref de consolider l’ensemble face aux dégradations volontaires (ou pas) subies ces derniers mois. Un peu comme les potelets installés sur certaines stations vélib’ pour renforcer la protection des stations les plus vandalisées.

Pour l’heure, impossible d’en savoir plus auprès du service de presse d’Autolib’ : cette station est-elle une exception, une expérimentation ou une première étape avant généralisation dans le reste du réseau ? Mystère, mystère. « Nous ne communiquons pas sur le sujet pour le moment » m’a t-on simplement répondu.

Bertrand Lambert

► Pour aller plus loin, notre analyse : Paris, plus que jamais vitrine industrielle de Bolloré
► Sur le même thème : Avec Belib’, Paris facilite l’usage de la voiture électrique en ville
► Sur le même thème : Notre test : recharger sa voiture électrique dans Paris

16 Juin

Journée sans voiture du 25/09/2016 : périmètre élargi mais toujours autant de dérogations

On se souvient tous de la 1ere journée sans voiture du 27 septembre dernier : succès populaire indéniable, surtout sur les Champs-Elysées, mais aussi polémique à tous les étages : entre la mairie de Paris et la préfecture de police, entre pro et anti, entre cyclistes, piétons et automobilistes… avec comme sujet de discorde principal le périmètre de l’opération. Il faut dire que celui de la 1ere édition était peau de chagrin : pour schématiser, seul l’hyper centre ville était véritablement concerné. La faute, selon Anne Hidalgo, à la mauvaise volonté de la préfecture de police. Cette fois, la ville a su se montrer plus convaincante : le 25 septembre prochain, tous les arrondissements de la capitale seront concernés (au moins en partie), soit 650 km de chaussées. C’est 5 fois plus que l’an dernier ! 45% du territoire parisien intra-muros (environ 38 km2) sera au calme (la zone vert foncé), débarrassé de la pollution et du bruit des voitures. Miracle, nous entendrons de nouveau chanter les oiseaux sans avoir à tendre l’oreille et nous pourrons parler à notre voisin sans avoir besoin de hausser le ton. De quoi redécouvrir la ville tout autrement. Apaisée. Civilisée. Humaine. L’initiative est évidemment positive. Elle vise, comme l’an dernier, à sensibiliser les Parisiens à la nécessité de modifier leur comportement vis-à-vis de la voiture. Sauf que…

  • Le jour du Seigneur
    Organiser une journée sans voiture un dimanche, pourquoi pas, c’est bon pour le tourisme, ça permet de profiter de l’évènement en famille et d’éviter des embouteillages monstres en périphérie, mais ce n’est malheureusement pas ce jour là que les Parisiens ou banlieusards vont apprendre à penser autrement leur trajet domicile/travail, principal source de trafic routier dans Paris. On est donc encore loin du véritable moment pédagogique à destination des accrocs de l’auto souhaité par la ville.
  • Des dérogations à gogo
    Attention, « Journée sans voiture » ne veut pas dire « Paris sans voiture ». Comme l’an dernier, il y aura potentiellement des voitures en circulation partout, y compris dans les secteurs dits « piétons ». Ainsi, si vous habitez dans une zone a priori fermée aux voitures, vous aurez le droit de prendre votre véhicule comme bon vous semble. Les taxis (mais pas les VTC), les véhicules d’urgence, estafettes des commerçants (les marchés auront bien lieu ce jour là), camions de déménagement (ayant demandé une autorisation au préalable ici) ou encore, fort heureusement, les bus de la RATP (au contraire des cars de tourisme ou de type Ouibus qui seront bannis des zones piétonnes) pourront, eux aussi, circuler librement. Seule obligation, valable pour tout le monde : rouler au pas, à 20 km/h.
  • Une journée riquiqui
    11h-18h, soit 7 heures sans voiture, c’est ce qui s’appelle réduire une journée à sa portion congrue !


Pour rester positif, la deuxième édition est tout de même bien plus ambitieuse que la première, gageons que celle de 2017 sera encore plus radicale avec des quartiers entiers réellement piétons. Vivement Paris délivrée de l’emprise sonore et olfactive des moteurs à explosion !

Bertrand Lambert

► Pour se balader dans la carte interactive, cliquez ici.
► Sur le même thème : Journée sans voiture du 27 septembre : de qui se moque-t-on ?

18 Avr

Le covoiturage de courte distance, domicile – travail, a le vent en poupe

covoiturageEn l’espace de quelques années, le covoiturage est clairement entré dans les mœurs : partir en vacances, en week-end ou traverser la France en partageant à plusieurs le même véhicule n’a jamais été aussi simple. Merci Blablacar ! Aujourd’hui, la plateforme lancée en France en 2012 (et même en 2006 avec le site covoiturage.fr, renommé ensuite pour faciliter son développement hors de France) compte 25 millions d’utilisateurs dans une vingtaine de pays : 10 millions de personnes utiliseraient ses services chaque trimestre. Son concept est très bien connu : mettre en relation des conducteurs qui proposent un itinéraire spécifique avec des passagers. Tous peuvent ainsi partager les coûts comme l’essence ou le péage.

Ce qui marche pour la longue distance peut-il fonctionner au quotidien, sur des trajets plus courts, entre le domicile et le travail ? C’est le challenge que tentent de relever une demi-douzaine de start-up en Ile de France. Les obstacles auxquels elles font face sont nombreux : besoin de flexibilité dans les horaires, établissement d’une masse critique suffisante, mise en relation de covoitureurs proches l’un de l’autre, imprévus liés au travail ou à la vie privée, tarification du service… Que ce soit Wayz-up, Citygoo, ou encore IDVroom, la filiale de la SNCF, les start-up dédiées au co voiturage de courte distance ont des idées pour surmonter tous ces obstacles… et ça semble fonctionner ! Grâce notamment à l’appui des entreprises, comme vous pouvez le découvrir dans notre reportage.

Nous avons suivi deux salariés du technicentre de Renault, dans les Yvelines. Chaque matin, à 7h30, Guillaume quitte son appartement parisien pour rejoindre son lieu de travail à Guyancourt. Un trajet de 45mn qu’il a longtemps fait seul, mais depuis quelques semaines, ce n’est plus toujours le cas. Il fait désormais du covoiturage avec un collègue qui habite à 500m de chez lui. Grâce à l’application Wayz-up, fondée par de jeunes parisiens, Guillaume a pu déterminer que Didier faisait le même trajet que lui.

Didier est donc devenu le covoituré occasionnel de Guillaume. « Ça permet de voir quelqu’un, de discuter, c’est aussi un confort une fois de temps en temps pour aller au travail. Sinon je n’ai pas de voiture et je vais en transport en commun« , témoigne-t-il. Les deux hommes travaillent tous les deux sur le même site Renault, où travaillent 10 000 salariés. La direction du technicentre a décidé de favoriser le covoiturage : en moins de deux ans, elle a convaincu 850 employés, soit 8,5% de ses effectifs. Un succès fou.


Covoiturage : ça fonctionne aussi pour aller travailler

Bertrand Lambert