14 Déc

Les régionalistes et l’exception corse

Peu présents dans ces élections régionales, les régionalistes ont frappé un grand coup grâce à la victoire de Gilles Simeoni (candidat Pè a Corsica) qui remporte la Collectivité territoriale de Corse. Une victoire dûe en partie à la personnalité du maire de Bastia, figure emblématique et fin stratège de l’échiquier politique corse. Une victoire qui contraste avec le résultat des autres régionalistes. Notamment côté occitan où l’on passe de 5 élus à un seul : Patric Roux

Gilles Simeoni, 48 ans, devrait donc être élu jeudi président du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale, où il est entré en 2010. Fils du docteur Edmond Simeoni qui a complètement fait évoluer le nationalisme corse, Gilles Simeoni a créé une première surprise il y a quelques mois en devenant maire de Bastia grâce à une alliance défaite par la suite. Chef de la coalition autonomiste Femu a Corsica (Faisons la Corse) à l’Assemblée de Corse, adversaire déclaré de l’action violente clandestine, le natif de Bastia est aussi l’avocat tenace et combatif du peuple corse, de sa langue et de sa culture tout autant que d’Yvan Colonna dont il fût le défenseur. Portrait de celui qui vient de créer une seconde surprise en remportant les élections régionales. (France 3 Corse)


Territoriales : portrait de Gilles Simeoni, candidat nationaliste Pè a Corsica

Avec 24 élus régionalistes (contre 12 pour la gauche, 11 pour la droite et 4 pour le FN), Gilles Simeoni dispose d’une majorité relative lui permettant de gouverner. Un élu régionaliste président d’une région où le FN réalise son plus mauvais résultat national, double motif de satisfaction pour les régionalistes.

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