21 Jan

TPM#20 : Autolib’, un modèle dans l’impasse ?

Son succès populaire est indéniable : il se loue une Autolib’ toutes les 5 secondes ! Succès technique et technologique, Autolib’ s’avère pourtant un véritable gouffre financier, avec potentiellement 179 M€ de déficit d’ici 2023. Qui va payer ? Bolloré ? Les 97 communes adhérentes ? Les abonnés ? La publicité ? Pourquoi le nombre de locations diminue-t-il (-8 % en 2016) alors que le nombre d’abonnés, lui, s’envole (+30% en 2016). Comment expliquer ce paradoxe ? Le modèle d’exploitation d’Autolib’ est-il à revoir ? 5 ans après son lancement en fanfare à Paris, Transportez-moi mène l’enquête. Et pour la première fois, le maire de l’une des 97 municipalités adhérentes s’exprime face caméra : sa petite ville pourrait avoir à débourser 800.000 € pour éponger les dettes d’Autolib’ !Bertrand Lambert @B_Lambert75

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11 Oct

Quand Autolib’ se transforme discrètement en panneau publicitaire à roulettes

autolibDans une ville qui souhaite rendre la publicité moins envahissante, la nouvelle a de quoi étonner : la pub débarque sur les Autolib’ ! Les premières voitures parées de visuels publicitaires circulent déjà dans Paris, sans que la municipalité ni le syndicat mixte n’aient vraiment communiqué sur ce qui est pourtant une petite révolution.

L’objectif est très clair : renflouer les caisses, alors que le service d’auto-partage n’est toujours pas rentable, contrairement à ce que les attaché(e)s de presse du groupe Bolloré s’évertuent à nous affirmer à chacune de nos rencontres. Récemment, ce sont les clients d’Autolib’ qui ont dû mettre la main à la poche, à l’occasion de la refonte de la grille tarifaire : les 30 premières minutes sont ainsi passées de 5 à 6€ pour les détenteurs d’un abonnement annuel, soit tout de même 20% d’augmentation ! La hausse est significative, mais toujours insuffisante pour mettre Autolib’ à l’équilibre. Il restait alors deux solutions : faire payer les collectivités ou collecter de nouveaux revenus. C’est la deuxième option qui a été retenue, malgré l’opposition – en coulisse – du propre adjoint aux transports de la Maire de Paris, Christophe Nadjovski (EELV).

Officiellement, il ne s’agit que d’un coup d’essai : 400 voitures, soit 10% de la flotte tout de même, vont tester pendant trois mois les portières et la lunette arrière avec des visuels publicitaires. Mais pas n’importe lesquels (ouf, rassurez vous…) : les marques seront « sélectionnées selon une charte éthique restrictive« . Pas question donc d’arborer – pour le moment – les couleurs ou le logo d’un hypermarché ou d’un constructeur automobile.

Si tout se passe bien, et que personne ne réagit, il est fort à parier que l’expérimentation deviendra la règle. Affaire à suivre. En tout cas, petite suggestion à nos amis d’Autolib, puisque les recettes « permettront de poursuivre le développement du réseau et des services« , je leur propose, par exemple, de financer la réparation de la station Paris/Harpignies/3 située dans le 20eme et hors service depuis plus d’un an, ou encore celle de Paris/Plantes/56, située dans le 14eme et indisponible depuis plus de 6 mois, sans raison apparente. Merci :-)

Bertrand Lambert @B_Lambert75

IMG_0900MAJ 16/02/2017 : après discussion avec des maires concernés, il se trouve que la publicité sur les voitures est dûment réglementée (code de l’environnement article L581-15 et décret n°1982-0764). Tout véhicule (excepté les fourgonnettes des artisans ou similaires) qui comporte une publicité a ainsi interdiction de :

1/ stationner sur une voie ouverte à la circulation publique, ce qui signifie que le propriétaire peut seulement s’arrêter dans une cour intérieure ou dans un parking souterrain

2/ circuler dans les zones protégées où la publicité est interdite, comme aux abords des monuments historiques

Les Autolib’ 100% publicitaires (comme celle-ci) sont donc bien illégales…

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