22 Jan

Parigo #66 : et si on se mettait enfin au covoiturage pour aller travailler ?

Grâce à BlaBlaCar, le covoiturage longue distance est clairement entré dans les mœurs… celui de courte distance peine, lui, à décoller : seuls quelques milliers de franciliens y ont recours quotidiennement pour rejoindre leur lieu de travail. Les avantages sont pourtant conséquents. Gain de pouvoir d’achat pour le conducteur, de temps pour le covoituré, convivialité…et même disparition des embouteillages si tout le monde s’y mettait. Nous sommes en effet 1,1 en moyenne par véhicule, autrement dit nous sommes tout seul ou presque ! D’où les 400 km de bouchons quotidiens, matin et soir. Nous serions 1,7, même pas 2, il n’y aurait plus de bouchons dans la région ! Le jeu en vaut clairement la chandelle …

Alors que faut-il pour développer le covoiturage domicile / travail ? Plusieurs solutions existent … parmi elles, les voies réservées. Plusieurs expérimentations sont actuellement menées en France… et ça marche !  Justement, à quand des voies dédiées sur les autoroutes franciliennes ? Quelles aides financières pour soutenir ce secteur encore très fragile ?

Mes invités : Stéphane Beaudet, le vice-président de la région Ile de France en charge des transports, et Olivier Binet, cofondateur de Karos, l’appli n°1 en Ile de France.

Bertrand Lambert @B_Lambert75
► Sur un même thème : Parigo #59 : les automobilistes franciliens dans la ligne de mire
► Voir aussi : Parigo #3 : comment faire sauter les bouchons ?
► Pour aller plus loin : Automobilistes parisiens : ces privilégiés qui s’ignorent

19 Nov

11 parkings relais pour lâcher sa voiture aux portes de Paris

On ne les attendait plus. Annoncés à la fois par la ville de Paris et par IDF Mobilités depuis près de deux ans, les parkings relais ouverts aux portes de Paris deviendront enfin réalité le 1er décembre prochain. Une bonne nouvelle pour les automobilistes franciliens, habitués à plutôt être dans la ligne de mire.

11 parkings, situés pour la plupart à l’entrée de la capitale, soit 1.220 places seront ouvertes à ce dispositif, destiné aux Franciliens venant travailler à Paris en voiture. L’idée est de les inciter à « lâcher » leur véhicule à l’entrée de la capitale puis de poursuivre leur route en bus / métro / RER. Deux conditions principales pour bénéficier du tarif « parking relais », négocié auprès des opérateurs : posséder un passe Navigo, mensuel ou annuel, et s’engager à n’utiliser ce parking que pour des déplacements domicile-travail (avec une seule entrée et sortie par jour, entre 5 h 30 et 23 h 59).

Le tarif défie toute concurrence : 75€/mois, à payer bien-sûr en plus du passe Navigo. Soit entre -30% et -50% de remise par rapport à un abonnement classique, selon les parkings. Ce tarif n’est pas subventionné, ni par la ville de Paris, ni par IDF Mobilités. Les opérateurs ont d’abord accepté de baisser leur tarif pour remplir leurs parkings, trop rarement complets. Ils ont donc tout à gagner au succès de ce dispositif.

A terme, ce sont 3.000 places qui pourraient être concernées

Cette première phase a été lancée alors que tout n’est pas encore prêt techniquement, à la demande express de la Maire de Paris, lassée d’attendre la mise aux normes des bornes de péage des parkings partenaires, attendue seulement pour mars prochain. C’est à cette date seulement que les automobilistes pourront rentrer dans le parking en bipant directement à l’entrée leur passe Navigo. D’ici là, ils devront aller récupérer une carte d’accès spécifique, délivrée directement au guichet d’un des 11 parkings concernés. La mise aux normes coûtera la bagatelle de 1M€, somme colossale financée à 70% par IDF Mobilités et 30% par la ville de Paris.

Si le succès est au rendez-vous, d’autres parkings parisiens seront estampillés « parking relais », avec un potentiel de 3.000 places aux portes de la capitale.

Les 11 parkings concernés, dès le 1er décembre : bibliothèque François-Mitterrand (XIIIe, 200 places), Université Diderot (XIIIe, 200 places), Charléty Coubertin (XIIIe, 60 places), Porte d’Orléans (XIVe, 40 places), Foch (XVIe, 150 places), Porte de Saint-Cloud (XVIe, 150 places), Porte de Champerret (XVIIe, 100 places), Porte de Saint-Ouen (XVIIe, 50 places), Marigny-Vincennes (Vincennes, 30 places), Bercy Seine (XIIe, 40 places) et Bercy Saint-Emilion (XIIe, 200 places).

Bertrand Lambert @B_Lambert75
► Sur le même sujet : Parigo #59 : les automobilistes franciliens dans la ligne de mire

 

 

 

Parigo #59 : les automobilistes franciliens dans la ligne de mire

Hausse du prix des carburants, projet de péage urbain, instauration de la vignette Crit’air en petite couronne, piétonisation programmée du centre ville de Paris… la chasse aux automobilistes est ouverte à Paris, mais aussi en Ile de France. Comme à son habitude, Parigo pose les questions qui fâchent et prend un peu de hauteur vis à vis de toutes ces mesures destinées à limiter la congestion mais aussi la pollution. Est-ce efficace ? Est-ce juste socialement ? Quelles sont les aides mises en place pour rouler plus propre ? Le côté coercitif peut-il durablement faire évoluer nos comportements ?  Bertrand Lambert @B_Lambert75

05 Nov

Parigo #57 : les véhicules 100% autonomes, un rêve bientôt réalité ?

La voiture autonome n’est plus un scénario de science-fiction. Pour 67 % de Français*, c’est même une issue réaliste. Si la technologie prend le relais sur la conduite, les conducteurs d’aujourd’hui gagneront du temps qu’ils pourront utiliser à d’autres fins. La question de la mise à profit du temps gagné se pose alors pour les utilisateurs : l’éventail des possibilités est des plus larges. Pour autant, le rêve des véhicules autonomes est-il vraiment pour demain ? La RATP vient en tout cas d’annoncer un premier test de bus 100% autonome sur la ligne 393, dès l’an prochain, en 2019 ! Une vraie révolution.

Navette, bus, taxi ou encore voiture individuelle… les véhicules autonomes sont tels un Graal derrière lequel courent constructeurs et exploitants, à coup d’annonces spectaculaires mais souvent prématurées. Réellement, où est-on ? Techniquement d’abord. Mais aussi règlementairement. Dans la région, les navettes autonomes sont devenues une réalité : les tests grandeur nature se multiplient, que ça soit à la Défense, à Roissy, au bois de Vincennes…que teste t-on ? A quand une ligne pérenne ?

L’annonce récente de la RATP a en tout cas fait l’objet d’une petite bombe : dès l’an prochain, en 2019, la ligne 393, entre Thiais et Sucy Bonneuil, accueillera ses tout premiers bus autonomes, donc sans chauffeur ! L’occasion pour Parigo de faire le point sur les voitures et véhicules autonomes, déjà très présents dans la région ou encore à l’état de projet, plus ou moins avancé.

Mes deux invités : Mathieu Dunant, directeur de l’innovation de la RATP & Guillaume Duc, enseignant chercheur à Paris Tech

* Enquête réalisée en septembre 2017 par l’Institut Fraunhofer et les partenaires du réseau de cabinets de conseil Cordence Worldwide auprès de 2 500 personnes représentatives.

Bertrand Lambert @B_Lambert75

10 Oct

J’ai testé pour vous Moovin.Paris, les ZOE en freefloating lâchées dans la capitale

Pour réserver, c’est assez simple. Il suffit de s’inscrire via l’application Moov’in.Paris, une formalité que j’avais réalisée il y a quelques jours déjà. Une fois votre identité vérifiée et validée, vous pouvez vous lancer : première étape, localiser une ZOE blanche parmi les 200 disponibles au lancement du service. Ensuite, une fois sur place (vous avez 15 minutes, pas une de plus pour vous y rendre), le véhicule est débloqué grâce à la liaison Bluetooth établie entre votre téléphone et la voiture. Pas de clef dans le vide poche. Tout est électronique… sauf l’état des lieux, le gros point noir selon moi. On revient à ce moment précis à la location 1.0, celle qui nous amuse déjà moyennement pendant les vacances, avec obligation de faire des photos du véhicule avant et après la location, à la recherche de la miette de pain sur les sièges et de la micro rayure sur l’aile avant. De quoi responsabiliser les conducteurs, certes, mais aussi de quoi faire perdre patience aux anciens usagers d’Autolib’, habitués à prendre et à rendre leur voiture en 2 bips sur les bornes. Une fois arrivé à destination, le conducteur n’a certes pas à chercher un emplacement dédié car la voiture n’a pas besoin d’être branchée. Elle est rechargée, nettoyée et donc déplacée la nuit par un service interne de « jockey ». En revanche, finie la place réservée à l’arrivée, du coup c’est reparti pour des tournées sans fin dans les zones où les places sont rares.

Le tarif, lui, est unique : 0,39 € la minute, soit 24 €/heure. Bien plus cher que pour Autolib’ qui proposait un abonnement premium et donc un tarif dégriffé pour les habitués. Et attention, il vous sera impossible de clôturer votre location si vous n’êtes pas dans la zone prédéterminée de freefloating, à savoir Paris intra muros et Clichy pour débuter. Enfin, inutile de compter sur ce service pour rentrer de soirée, il sera inaccessible de 0h30 à 5h30. Too bad. A vous le Noctilien !

26 Fév

Parigo #32 : les embouteillages sont-ils une fatalité ?

Voilà un domaine où notre suprématie ne fait aucun doute : l’Ile de France est la reine incontestée de la congestion, le champion hors catégorie des ralentissements, la médaille d’or des embouteillages… bref, la reine des bouchons ! Résorber le trafic routier francilien est une question lancinante, chaque année un peu plus pressante et à laquelle personne, jusqu’à aujourd’hui, n’a pu ni su, apporter de réponse. Les points noirs sont tellement nombreux qu’il serait impossible de les lister. Bien sûr, la « solution vélo » permettrait de fluidifier le trafic mais elle est moins pertinente en grande couronne qu’à Paris : les distances parcourues et les aménagements ne sont les pas les mêmes.

Longtemps, on a pensé qu’en construisant des voies supplémentaires ou en élargissant les routes existantes, on ferait disparaître les embouteillages. Alors, durant des décennies, on a construit des routes ou des autoroutes de plus en plus larges : jusqu’à 26 voies pour la Katy freeway à Houston ! Jusqu’au jour où les ingénieurs spécialisés ont fini par partager le même constat :  le fait d’ouvrir une route augmente la circulation. C’est ce qu’on appelle l’effet « aspirateur » : si une route existe, les voitures vont l’emprunter. Et si on l’élargit, d’autres voitures viendront, pensant profiter d’une meilleure circulation. Au bout du compte, ouvrir une nouvelle voie ou une nouvelle route, aboutit, à moyen terme, à augmenter la circulation… et donc à aggraver les embouteillages.

Faut-il pour autant baisser les bras ? Certains aménagements ne peuvent-ils pas, à l’image du plan anti bouchons élaboré par la région Ile de France, faciliter le quotidien des automobilistes ? Le covoiturage ne serait-il pas tout simplement LA solution alors qu’aujourd’hui ne ne sommes en moyenne que 1,1 usager par voiture ? Les expériences réussies à l’étranger peuvent-elles nous inspirer ?

Parigo mène l’enquête.

Bertrand Lambert @B_Lambert75
► Pour aller plus loin : Parigo #12 : peut-on se passer de voiture dans Paris ?

03 Fév

Parigo #29 : les transports décarbonés, ça bouge en Ile de France !

Après plus d’un siècle de pétarade et de règne sans partage, le moteur thermique n’est plus en odeur de sainteté : interdiction programmée, normes de plus en plus restrictives… constructeurs et opérateurs sont bien obligés de se tourner vers d’autres modes de propulsion. Et l’Ile de France n’est pas en reste : les bus zéro émission sont ainsi de plus en plus nombreux dans la région. Exemple avec la ligne 341 de la RATP, qui ne compte plus aucun bus essence ou diesel depuis plus d’un an. D’ici 2025, la RATP a même prévu d’être équipée à 100% de bus « propres », à savoir électriques ou biogaz. Une compagnie de taxi parisien roule, elle, à l’hydrogène depuis plusieurs mois. Quant aux centres de recherche des constructeurs français, pour la plupart situés en Ile de France, ils travaillent d’arrache-pied à développer des véhicules électriques plus performants et plus abordables.

Parigo vous dévoile les coulisses de cette transition énergétique majeure, à la fois du côté des transports en commun que des voitures individuelles.
Bertrand Lambert @B_Lambert75
► Sur le même thème : Parigo #4 : l’électrique s’invite en ville

29 Jan

Parigo #28 : la chasse aux fraudeurs est ouverte

CaptureFraudeSouvenez-vous, en octobre 2016, une campagne de sensibilisation lancée par le STIF devenait la risée des réseaux sociaux : en cause, des dragons à la sauce GOT incitant de jeunes franciliens à frauder. La campagne se voulait pourtant on ne peut plus sérieuse avec comme objectif la lutte contre la fraude dans les transports.

Un an et demi, plus tard, où en sommes-nous ? Premier constat, les contrôleurs, qui sont près de 2.000 en Ile de France, tous réseaux confondus, sont de plus en plus présents et efficaces, renforcés par de toutes nouvelles armes réglementaires, comme la possibilité de croiser les fichiers pour récupérer une adresse valide. Le vote de la loi Savary mi 2016 a considérablement modifié le rapport de force entre fraudeurs et contrôleurs.

Cette semaine, Parigo vous emmène au cœur de ce jeu du chat et de la souris, qui a d’ailleurs toujours existé, dès les débuts du métro. Qui fraude et pourquoi ? Vous le verrez, la réalité est bien loin du cliché du fraudeur pauvre et calculateur. Que ce soit dans le métro, le RER, mais aussi en surface, pour les tickets de stationnement des voitures, la chasse est ouverte !

Deux invités  :
Jean-Baptiste Suquet, enseignant-chercheur à Neoma Business School
Laurent Probst, directeur général d’Ile-de-France MobilitésBertrand Lambert @B_Lambert75

23 Oct

La fin des voitures à essence en 2030 : réaliste ? (suite)

La mairie de Paris a annoncé jeudi 12 octobre qu’elle souhaitait aller vers la fin des voitures à essence dans la capitale à horizon 2030, et les voitures diesel en 2024, sans les interdire, pour faire de Paris « une ville neutre en carbone à moyen et long terme ».

La fin des voitures à essence à Paris en 2030, est-ce vraiment réaliste ? Retrouvez ici le débat entre Célia Blauel, adjointe EELV à la mairie de Paris en charge de l’environnement et Michel Romanet-Perroux, président de l’UDELCIM, l’Union pour la Défense de l’Egalité et la Liberté de Circuler Motorisé, diffusé dans Dimanche en politique le le 22 octobre dernier. Débat auquel j’ai également pleinement participé.

Bertrand Lambert @B_Lambert75

► Pour aller plus loin : Parigo #12 : peut-on se passer de voiture dans Paris ?
► Sur le même thème : Quelques stats étonnantes sur la voiture à Paris…

13 Oct

La fin des voitures à essence à Paris en 2030 ? Pas si utopique que ça…

La mairie de Paris a annoncé qu’elle souhaitait une ville sans voiture à essence dès 2030, sachant que les voitures diesel auront été bannies en 2024. Alors, réaliste ou pas ? Ma contribution au débat. Retrouvez ici mes interventions à franceinfo et sur France 3 IDF

Bertrand Lambert @B_Lambert75
►Pour aller plus loin : La fin des voitures à essence en 2030 : réaliste ? (suite)
►Sur le même thème : Parigo #12 : peut-on se passer de voiture dans Paris ?