11 Jan

Parigo #64 : l’Orient Express comme vous ne l’avez jamais vu

S’il est un train qui a marqué l’histoire, c’est bien lui. De son premier voyage en 1883 au dernier, en 1977, il a traversé un siècle et deux guerres mondiales à toute vapeur. Cette semaine, je vous propose une visite guidée de l’Orient Express, parti pour la première fois de la gare de l’Est en 1883, direction Constantinople.

Dans le confort inégalé des voitures historiques, créées pour la fameuse Compagnie internationale des wagons-lits, je reçois d’abord Guillaume Picon, auteur de Orient-Express, de l’histoire à la légende, paru récemment aux éditions Albin Michel. Vous saurez tout sur la genèse de la révolution ferroviaire imaginée par un personnage méconnu, le Belge Georges Nagelmacker.

James Bond, Hercule Poirot… Les personnages de fiction ont souvent voyagé à bord de l’Orient-Express. Petit florilège des œuvres qui n’auraient sans doute jamais vu le jour sans ce train, inépuisable source d’inspiration pour de nombreux écrivains et cinéastes.

Marqueteries, tapisseries, salons… L’Orient-Express, c’est d’abord un raffinement et un luxe inégalés. Fin connaisseur de ce train mythique, Arthur Mettetal nous expliquera la richesse du style Orient-Express. Un style où se mêlent Art déco et Art nouveau.

Enfin, nous élargirons notre horizon, à la découverte d’autres trains mythiques, d’hier et de demain… sur les cinq continents.

Bertrand Lambert @B_Lambert75

29 Déc

Parigo #63 : Orly fête ses 100 ans

Cette semaine, on fait les fous et on s’envoie en l’air : Parigo vous dévoile les coulisses de l’aéroport d’Orly, deuxième aéroport français avec ses 32 millions de passagers annuels. Nous irons ainsi au cœur de la tour de contrôle, dans un cockpit d’avion à quelques minutes du décollage ou encore sur les pistes pour une chasse aux volatiles essentielle à la sécurité des vols…

Nous reviendrons aussi sur l’histoire mouvementée de ce petit aérogare militaire américain (en 1918) devenu, dans les années 60, une fierté nationale : Orly recevait alors plus de touristes que la Tour Eiffel ! Jusqu’à 4 millions de visiteurs par an au milieu des années 60. C’était l’époque des « Dimanche à Orly« , chantés par Gilbert Bécaud. Orly, vilipendé pour sa proximité avec Paris et les nuisances engendrées à seulement 9 km de la capitale, a pourtant bien failli disparaître comme nous le dévoilera notre premier invité : Frédéric Béniada, auteur de « Paris-Orly 100 ans », aux éditions de la Martinière.

Et demain, quel avenir ? Les nombreux travaux d’agrandissement, engagés pour 1.5 Mds €, signifieront-ils bientôt plus de vols et donc de nuisances ? Le couvre-feu est-il menacé ? A quand l’arrivée du Grand Paris Express, avec les lignes 14 et 18 ? Le nouveau directeur d’Orly, Régis Lacote, répondra à nos questions.

Bertrand Lambert @B_Lambert75

22 Déc

EXCLU : Smovengo versera 8 M€ de pénalités pour les retards de Vélib’

INFO PARIGO – Les élus des 67 communes adhérentes sont parvenus à un accord financier avec Smovengo. Le groupement va payer 8 M€ de pénalités suite au déploiement tardif et chaotique du nouveau Vélib’. Le successeur de JC Decaux a également accepté de réviser à la baisse le prix payé par les municipalités pour chacune de leurs stations. Au final, les communes adhérentes ne verseront que 18 M€ au nouvel opérateur du Vélib’ au titre de l’année 2018, soit 22 M€ de moins que ce qui était prévu au contrat. Une bonne nouvelle pour les contribuables.

Maintenant que le service Vélib’ est quasiment remis en selle, malgré des problèmes persistants de maintenance, de régulation et un déploiement inachevé hors de Paris, il restait une seule vraie question encore en suspend, celle du différend financier entre les différents protagonistes.

Dès le début du fiasco, le Syndicat Mixte Autolib’ Vélib’ (SMAV), par la voix de sa présidente, Catherine Barrati Elbaz, avait annoncé son intention de faire payer à Smovengo les manquements au contrat signé quelques mois plus tôt. Rappelons que le 1er janvier dernier, seules 68 stations étaient opérationnelles… très loin des 700 promises ! « Toutes les clauses du contrat seront respectées, je m’y engage » nous avait ainsi déclaré Catherine Barrati Elbaz dans Parigo, en mars dernier. Potentiellement, les pénalités pouvaient atteindre, selon le contrat, jusqu’à 1.7M€ par mois. Une coquette somme.

Après plusieurs semaines de tractations et d’intimidation (le SMAV refusait de payer à Smovengo ce qu’il lui devait et réciproquement), les acteurs sont finalement parvenus à un accord.


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Parigo #62 : Vélib’ 2, an I … l’annus horribilis

On s’attendait au meilleur, on a eu droit au pire : Smovengo, le nouvel opérateur de Vélib’, successeur de JC Decaux, nous en a fait voir de toutes les couleurs cette année… Mais après avoir frôlé le dépôt de bilan l’été dernier, lorsque rien ne fonctionnait et qu’Anne Hidalgo semblait prête à résilier le contrat signé avec Smovengo, Vélib’ a repris du poil de la bête ces dernières semaines. Le voilà quasiment remis en selle, avec 15.000 vélos déployés dans 1.1000 stations, pour près de 50.000 locations quotidiennes. Un vrai miracle, sur lequel revient Parigo.

Pour autant, il reste beaucoup à faire : déploiement en banlieue, expérience utilisateur, maintenance, régulation… nous poserons les questions qui fâchent à Arnaud Marion, le nouveau directeur exécutif de Smovengo, à l’origine du plan de sauvetage initié en juin dernier.

Nous irons également en coulisses voir concrètement comment s’organise la régulation des vélos, essentiellement la nuit.

Enfin, nous vous dévoilerons en fin d’émission le montant des pénalités que devra payer l’opérateur. Un accord financier vient d’être trouvé : Smovengo va payer 8 M€ de pénalités et accepté de réviser à la baisse le prix payé par les municipalités pour chacune de leurs stations. Au final, les communes adhérentes ne verseront que 18 M€ au nouvel opérateur du Vélib’ au titre de l’année 2018, soit 22 M€ de moins que ce qui était prévu au contrat.

Bertrand Lambert @B_Lambert75

► Pour aller plus loin : EXCLU : Smovengo versera 8 M€ de pénalités pour les retards de Vélib’

05 Déc

Parigo #61 : le RER D, la révolution ou le chaos

Le RER D, en chiffres, c’est 197 km de ligne, 650.000 voyageurs quotidiens… et des pépins innombrables. En terme de régularité, c’est même la pire ligne d’Ile de France, avec certaines branches comptant moins de 65% de trains à l’heure. Une situation insoutenable qui a incité la SNCF et IDF Mobilités à lancer un énième plan de la dernière chance pour tenter d’améliorer le quotidien de ses usagers. Après les plans d’urgence de 2006, 2009 et 2011, place cette fois à une refonte horaire d’une envergure inédite.

Le 9 décembre prochain, les 5 branches du RER D ne seront plus qu’un lointain souvenir : nouveaux horaires, nouvelles dessertes, l’exploitation du RER D a été totalement repensée pour tenter de gagner en régularité.

Dans sa configuration actuelle, la ligne est en effet un nid à problèmes, avec une régularité déplorable (cf ci contre), du fait de son matériel vieillot, de son infrastructure datée et de ses cinq branches qui s’entrecroisent dans le sud. Les trains au départ de Malesherbes ou Melun en direction de Paris doivent ainsi s’intercaler dans un tronçon central surchargé selon des horaires calculés à la minute près, notamment pour emprunter le fameux tunnel de Châtelet, partagé avec le RER B. Le moindre accroc d’exploitation génère donc des retards en cascade qui se répercutent inlassablement du nord au sud de la ligne, et inversement. Comme l’admet Alain Krakovitch, le directeur du Transilien, dans Parigo: « Il faut simplifier la ligne ; aujourd’hui, il faut le reconnaitre, nous ne savons pas gérer ces 5 bifucations« .

En guise de simplification, dès dimanche, les deux branches venant de Malesherbes et de Melun (vers Corbeil) vont être dissociées de la ligne principale et fonctionneront désormais comme des tronçons autonomes. Dans le détail, les branches Vallée (Ris-Orangis à Corbeil), Malesherbes (Corbeil à Malesherbes) et Littoral (Melun à Corbeil) ne disposeront plus de trains directs vers Paris mais seront desservies par des trains qui feront la navette avec les stations de Corbeil-Essonnes, Viry-Châtillon et Juvisy. De là, les voyageurs pourront emprunter soit un RER D, soit un RER C, direction la capitale. Continuer la lecture

26 Nov

Parigo #60 : le T3b file vers l’ouest, jusqu’à la porte d’Asnières

L’air de rien, les 4,3 km et 8 stations inaugurées samedi 24 novembre vont changer la vie de 600.000 habitants et 300.000 salariés, parisiens comme banlieusards. C’est considérable. Il aura fallu 4 ans de travaux, et de patience aux riverains, pour que le prolongement de la ligne de tramway T3b, de porte de la Chapelle à la porte d’Asnières, prenne vie. 90.000 voyageurs sont attendus chaque jour sur ce nouveau tronçon, authentique bouffée d’oxygène pour ces quartiers de Paris longtemps maudits : prévus pour être opérationnels de longue date, les prolongements des lignes 14 et 12 ont respectivement pris 3 ans et 2 ans de retard. Le T3b, lui, n’a pris qu’un an dans la vue, suite à la découverte d’amiante dans le bitume des Maréchaux. Il sera donc le premier nouveau moyen de transports à desservir le Tribunal de grande instance de Paris, porte de Clichy.

7.000 places de vélo sécurisées près des stations de tramway

Exceptionnellement, Parigo était en direct. L’occasion pour Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, d’annoncer l’installation future de 7.000 places de parking Véligo :

Île-de-France Mobilités souhaite que ce tramway soit aussi le lieu de rencontre de toutes les mobilités. Je propose à la Ville de Paris de créer 7.000 places de parking sécurisées Véligo pour qu’à la fois les Parisiens et les habitants de la petite couronne puissent venir à vélo prendre le tramway. Ça serait aussi une bonne façon de limiter la place de la voiture dans la ville.


Bertrand Lambert @B_Lambert75

►Sur le même thème : TPM#13 : quel bilan pour le T3, 10 ans après ?
► Pour aller plus loin : Dauphine ou Maillot : quel prolongement à l’ouest pour le T3b ? Continuer la lecture

19 Nov

Parigo #59 : les automobilistes franciliens dans la ligne de mire

Hausse du prix des carburants, projet de péage urbain, instauration de la vignette Crit’air en petite couronne, piétonisation programmée du centre ville de Paris… la chasse aux automobilistes est ouverte à Paris, mais aussi en Ile de France. Comme à son habitude, Parigo pose les questions qui fâchent et prend un peu de hauteur vis à vis de toutes ces mesures destinées à limiter la congestion mais aussi la pollution. Est-ce efficace ? Est-ce juste socialement ? Quelles sont les aides mises en place pour rouler plus propre ? Le côté coercitif peut-il durablement faire évoluer nos comportements ?  Bertrand Lambert @B_Lambert75

13 Nov

Parigo #58 : 14-18, quand les transports franciliens montent au front.

À l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale, Parigo remonte le temps et s’intéresse au rôle prépondérant des transports francilien dans la guerre 14-18. L’air de rien, les taxis et bus parisiens, mais aussi bien sûr la Gare de l’Est, tournée vers le front, ou encore les jeunes aérodromes du Bourget ou d’Orly ont participé grandement à l’effort de guerre national, pendant les quatre ans du conflit. Au menu, comme chaque semaine, des entretiens exclusifs et des reportages, enrichis cette fois de nombreuses archives inédites.


Bertrand Lambert @B_Lambert75

05 Nov

Parigo #57 : les véhicules 100% autonomes, un rêve bientôt réalité ?

La voiture autonome n’est plus un scénario de science-fiction. Pour 67 % de Français*, c’est même une issue réaliste. Si la technologie prend le relais sur la conduite, les conducteurs d’aujourd’hui gagneront du temps qu’ils pourront utiliser à d’autres fins. La question de la mise à profit du temps gagné se pose alors pour les utilisateurs : l’éventail des possibilités est des plus larges. Pour autant, le rêve des véhicules autonomes est-il vraiment pour demain ? La RATP vient en tout cas d’annoncer un premier test de bus 100% autonome sur la ligne 393, dès l’an prochain, en 2019 ! Une vraie révolution.

Navette, bus, taxi ou encore voiture individuelle… les véhicules autonomes sont tels un Graal derrière lequel courent constructeurs et exploitants, à coup d’annonces spectaculaires mais souvent prématurées. Réellement, où est-on ? Techniquement d’abord. Mais aussi règlementairement. Dans la région, les navettes autonomes sont devenues une réalité : les tests grandeur nature se multiplient, que ça soit à la Défense, à Roissy, au bois de Vincennes…que teste t-on ? A quand une ligne pérenne ?

L’annonce récente de la RATP a en tout cas fait l’objet d’une petite bombe : dès l’an prochain, en 2019, la ligne 393, entre Thiais et Sucy Bonneuil, accueillera ses tout premiers bus autonomes, donc sans chauffeur ! L’occasion pour Parigo de faire le point sur les voitures et véhicules autonomes, déjà très présents dans la région ou encore à l’état de projet, plus ou moins avancé.

Mes deux invités : Mathieu Dunant, directeur de l’innovation de la RATP & Guillaume Duc, enseignant chercheur à Paris Tech

* Enquête réalisée en septembre 2017 par l’Institut Fraunhofer et les partenaires du réseau de cabinets de conseil Cordence Worldwide auprès de 2 500 personnes représentatives.

Bertrand Lambert @B_Lambert75

29 Oct

Parigo #56 : ponts et chaussées, l’état d’alerte

Faut-il craindre pour la sécurité des ponts franciliens ? Comment entretenir les chaussées avec toujours moins de moyens, à l’heure où les dotations de l’Etat sont en baisse continue ?

Quelques mois après l’effondrement spectaculaire du pont de soutènement du viaduc de Gennevilliers et le drame de Gênes, Parigo enquête sur la situation en Ile de France. Dans la région, un pont sur trois nécessite des réparations plus ou moins urgentes. Faut-il s’inquiéter ? Le viaduc de Gennevilliers est-il passé près de la catastrophe ? Parigo vous dévoile les raisons de l’effondrement de ce mur de soutènement et les travaux en cours.

Nous irons également sur le périph’, là où circulent 1 million 300.000 véhicules quotidiens, voir comment s’organise l’entretien de l’autoroute urbaine la plus fréquentée d’Europe. Enfin, nous nous rendrons en Seine et Marne, voir les conséquences de la baisse des dotations sur l’état de nos chaussées

Bertrand Lambert @B_Lambert75