06 Mar

Los camins e identitats multiples d’Eric Fraj

Dire qu’Eric Fraj a plus d’une corde à son art est un doux euphémisme. Chanteur multi-langues, musicien, écrivain, poète, philosophe…Aussi à l’aise chez Jean Boudou que dans Jaufre Rudèl ou encore Garcia Lorca.

Toujours en réflexion, à débusquer des ambiguïtés,  en errance pour se retrouver, passe frontière en quête de mélanges. Toujours s’interroger. « Qu’un occitan per deman ? Lengatge e democracia » son dernier livre est le fruit de ce parcours. Un essai qui remue, interroge, sur les identités justement, sur les chemins de la langue et de sa transmission. Eric Fraj en parle dans cet article paru dans le Jornalet. Son livre a été longuement commenté et analysé.

 

Il revient aussi dans l’actualité avec 2 albums.

Le premier « Pep el Mal » est l’histoire de son grand-père José Fraj parti à pied d’Alcoi, proche d’Alicante en Pays Valencien pour s’établir à Lavelanet puis Toulouse. C’était en 1920, pour fuir la misère et la guerre. Une aventure humaine faite de mouvements et d’identités. L’homme qui marche pour ne pas arriver. Ce café toulousain dans le quartier de La Concorde à Toulouse où José venait, où nous avions retrouvé Eric en 2007. Au moment de son spectacle « Pep el Mal » avec d’autres musiciens.

« Pep el Mal » Eric Fraj par france3midipyrenees

Aujourd’hui c’est un disque, nouveaux arrangements et collaborateurs. Un disque avec ses 12 chansons embarquées en tournée. Après Toulouse cette semaine, il sera en Ariège à Oust le 28 et Dun le 29, puis à Auch le 22 mai.

fraj-lorca-500Le second : « Eric Fraj chante Lorca en occitan ». Et ce n’est pas la première fois qu’Eric se frotte au répertoire espagnol, en l’occurrence andalou. Les traductions du grand poète Federico sont signées Max Rouquetteavec une introduction de Philippe Gardy. Des textes tirés du Romancero Gitano, Cante Jondo entr’autres.

Toujours à propos de traduction, Eric Fraj signe la partie française et la préface de « Viaur », un recueil de 2 romans de Robert Marty.

Quand on vous dit cheminement,  éclectisme et identités…

Benoît Roux