04 Mai

Quand l’acadèmia verdejarà…

« Al cap dels sèt cent ans, verdejera lo laurel », au bout de 700 ans reverdira le laurier…Cette prédiction attribuée parfois au dernier cathare Bélibaste, peut-être fredonnée par un troubadour, si on la sort de son contexte lié au catharisme, pourrait avoir quelques résonances académiques. On parle ici, de la plus vieille d’Europe, fondée en 1324 par 7 bourgeois troubadours toulousains, bien décidés à ne pas attendre 700 pour voir le laurier reverdir après les désastres de la croisade. Ici, point d’académicien en vert, mais on y retrouve la symbolique des fleurs. Depuis presque 700 ans, l’académie des jeux floraux remet des récompenses aux écrivains et poètes en langue française mais aussi occitane. Tous les 3 mai, quasi sans interruption, 9 fleurs et de nombreuses médailles viennent récompenser des auteurs confirmés ou en herbe.

Les mainteneurs de l'académie des jeux floraux 2016. Photo : France 3

Les mainteneurs de l’académie des jeux floraux 2016.
Photo : France 3

L’acadèmia uèi

Tous les 15 jours environ, les académiciens se réunissent à l’hôtel d’Assezat de Toulouse dans l’un des salons réservés. Il y a  40 fauteuils (comme à l’académie française) dont 1 de réservé au maire de Toulouse et 1 autre pour le préfet. On y retrouve aussi des membres liés à l’occitan. Initialement, ce qui s’appelait alors « Consistori de la Subregaya companbia del Gai Saber (le consistoire du Gai Savoir) était bien là pour redonner des couleurs et manténer la lenga e  la cultura d’òc. Aujourd’hui, on compte donc 2 manteneires : l’abbé Georges Passerat (depuis 2002) et Philippe Carbonne (2009). On y retrouve aussi des « Maîtres Ès jeux floraux », des ayant remporté au moins 3 fleurs lors des concours et qui peuvent ensuite devenir des manteneires. André Lagarde est maître depuis 1982, Georges Passerat en 1990, Franc Bardou 2002, Philippe Carbonne 2005. Cette année, un Ariégeois exilé en région parisienne qui vient de connaître cet honneur : le félibre Jean-François Costes. L’académie a donc des liens privilégiés et naturels avec le félibrige, la langue d’oc, les capitouls, la religion… Cette année encore, les fleurs sont bénites le matin même lors d’une cérémonie célébrée par le père Passerat, tota en lenga nòstra à la Daurade, centre principal de la piété mariale toulousaine.

Jean-François Costes nouveau mainteneur des jeux floraux. Photo : France 3

Jean-François Costes nouveau mainteneur des jeux floraux.
Photo : France 3

Las recompensas de 2016

Sur les traces de Ronsard, Voltaire, Rousseau, Vigny, Lamartine, Chateaubriand, Hugo mais aussi Goudouli et Mistral récompensés par l’académie, les lauréats 2016 se sont retrouvés salle des illustres à Toulouse. Le Capitole était le lieu initial de l’académie, on peut y voir une fresque de Jean-Paul Laurens relatant le premier concours et la première joïa remise au troubadour Arnaud Vidal pour sa canso à la vierge.

Fresque de Jean-Paul Laurens Photo : France 3

Fresque de Jean-Paul Laurens
Photo : France 3

Voilà pour le décor. Côté récompenses, une bonne trentaine de prix pour la prose, la poésie et la chanson poétique depuis 2006. Les œuvres occitanes et catalanes y sont en minorité et si l’on en crois le rapporteur du concours Philippe Carbonne  » ongan lo ramelet de poèmas porgit a Dòna Clamença es pas plan gròs… » Maria Dolors Forès Sedó gagne un narcisse d’argent pour son poème en catalan « Potser sí que era grisa la mar » et une mention pour le nouveau Maître Ès jeux floraux Jean-François Costes et son poème Reviscòl :

 

M’an dit qu’al blau miralh del vent

Le jorn li fèc aculhiment,

De pelhas d’aur vestida,

Se demorava al debrembièr,

Non dava pas pus alegrièr

Als ausents gardant consirièr

Que la cresián vencida.

René Raybaud de Seillons-Source-d’Argens (83) reçoit le prix Camille-Pujol, médaille d’argent pour son bestiaire poétique en provençal Li bestiouleto dóu pouèto.

Bénédiction des fleurs. Eglise Notre Dame de la Daurade (Toulouse). Photo : France 3.

Bénédiction des fleurs. Eglise Notre Dame de la Daurade (Toulouse).
Photo : France 3.

En revanche, le concours a vu fleurir des jeunes poètes et écrivains occitans, beaucoup vivaces et présents que leurs aînés. Dommage que l’on ne leur ait pas permis de lire leurs œuvres comme leurs homologues en français :

  • Une médaille d’argent aux élèves du lycée François Mitterrand de Moissac (82) pour 2 poèmes « Pimparèla » et « L’Academia ».
  • Même récompense pour Lluis Ferreres du collège Bellevue d’Albi pour son poème  « Lo poèma e la jurada ». D’autres élèves ont aussi reçu une mention.
  • Médaille d’argent aussi pour Victoria Dieu du lycée Saint-Sernin pour « Insomnias »

Le tout sous le regard bienveillant et parfois ému de Mona Ozouf, invitée d’honneur et récompensée par le Prix Béatrix de Toulouse-Lautrec (une création 2016) qui vient couronner l’oeuvre exceptionnelle d’une femme.

Un pauc d’istòria…

Pour la Toussaint de 1323, 7 troubadours de Toulouse instaurent les jeux floraux et invitent tous les poètes de langue d’oc à venir, au printemps suivant, dans un verger au Faubourg des Augustines, disputer devant lui une violette d’or. Le 3 mai 1324, Arnaud Vidal de Castelnaudary reçoit la première, immortalisée par Jean-Paul Laurens dans l’escalier du Capitole qui monte à la salle des Illustres. La Compagnie du Gai Savoir est née.

Son histoire racontée par un Maître Ès jeux : André Lagarde.


Jocs Florals istòria par france3midipyrenees
1356, las Leys d’Amors (Lois d’Amour) sont promulguées, des codifications et règles écrites par Guilhem Molinier et conservées à l’académie.

XVIème siècle, la Compagnie prend le nom de Collège de Rhétorique. Le français est désormais admis et va supplanter la langue d’oc. Depuis 1527, l’éloge de Clémence Isaure (inspiratrice et bienfaitrice des poètes) est prononcé le 3 mai. Cette journée devient la fête des fleurs.

1694 : la Compagnie est érigée en académie et prend le nom d’Académie royale des jeux floraux.

Sous la Révolution, l’académie disparaît en 1793 , certains membres sont décapités. Elle est rétablie en 1806 par Napoléon.

Nous retrouvons Maurice Andrieu avec Jacmelina et René Nelli.


Pour une fleur d’or et d’argent par france3midipyrenees
1895, sous l’impulsion de Frédéric Mistral membre de l’académie depuis 1875, l’académie retrouve ses vertus initiales, redevient bilingue et le restera. C’est aussi depuis 1895 qu’elle trouve son terrain de jeu à l’Hôtel d’Assezat racheté par Théodore Ozenne, non loin de la maison natale de Pierre Goudouli.

Bientôt, on célébrera donc son 700ème anniversaire. Il est encore trop tôt pour dire si d’ici là, le laurier aura reverdi, tant pour l’académie que pour la langue d’oc à la recherche de souffles nouveaux. Et pas seulement poétiques…

Lo Benaset

30 Avr

Bòria Magra – Episòdi 7

Cette semaine, nous nous sommes rendus une nouvelle fois à la Bòria Magra pour notre feuilleton agricole : depuis septembre 2015, Daniel Coutarel et Blandine Bouisset nous accueillent chaque mois et partagent avec nous leur quotidien au sein de leur ferme biologique.

Productrice de farine de blé, de sarrasin, de seigle et de maïs, la Bòria Magra sauvegarde aussi des variétés anciennes comme le blé fin de Tauriac ou le Barbu de Lacaune.

Dans cet épisode, Daniel bine les céréales d’hiver avec l’aide de Mathieu, un stagiaire qui prépare un Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole. Chaque année, la Bòria Magra accueille 3 ou 4 stagiaires de différentes écoles. Depuis 2 ans, elle est impliquée dans une formation financée par le Conseil régional qui se déroule à l’Inéopole de Brens dans le Tarn et qui s’intitule : Paysan « Du Grain au Pain ».


Bòria Magra episòdi 7 par france3midipyrenees

Reportage de Sirine Tijani, Denis Hémardinquer, Michel Blasco. Montage : Christelle Lacroix

Entre Ciel et Terres, création occitano-chinoise

C’est une belle rencontre entre musiques traditionnelles de Chine et celles d’Occitanie. On les doit à Jean-Christophe Cholet un pianiste et compositeur de la région Centre Val de Loire qui s’est fait une spécialité des musiques improvisées. Côté occitan, on y retrouve Guillaume Lopez. En avril 2015 les 2 musiciens se sont rendus en Chine pour des collectages, puis pour travailler et jouer cette création. Depuis dimanche dernier, les artistes chinois sont désormais en France pour une série de concerts. Ils seront lundi à Toulouse et vendredi au festival Trad’Envie de Pavie dans le Gers.

Photo : Gildas Boclé

Photo : Gildas Boclé

Le projet

Depuis 1991, il existe une coopération entre la province du Hunan (région centrale en Chine) et la région Centre – Val de Loire d’où est originaire le compositeur Jean-Christophe Cholet. Plusieurs échanges ont lieu notamment avec sa ville natale (Montargis) et en juillet 2014, des musiciens du Xiangxi et une délégation de la ville de Jishou se rendent à Montargis. Jean-Christophe Cholet imagine alors la forme que pourrait prendre un projet d’échange culturel entre la Région Centre Val de Loire et la province du Hunan.

En avril 2015 les 2 musiciens de France se rendent en Chine pour rencontrer leurs homologues et faire du collectage. De mai à juillet, ils commencent à écrire et rentrent en résidence en septembre à l’université de Jishou où ils feront un premier concert. Les musiciens français resteront 15 jours en Chine pour y réaliser plusieurs concerts.


 La création « Entre Ciel et Terres » réalisation Gildas Boclé

La création

Guillaume Lopez et Jean-Christophe Cholet se sont déjà rencontrés pour le projet « Camins mesclats ». On retrouve dans cette création 8 musiciens à parité entre les 2 pays, avec aussi bien des instruments classiques que traditionnels avec une coloration jazz vues les influences musicales de certains musiciens. Jean-Christophe Cholet a joué avec les plus grands jazzmans (Kenny Barron, Lee Konitz, Charlie Mariano, Michel Portal, Louis Sclavis, Paolo Fresu…). Il travaille pour les festivals Jazz in Marciac et Trad’Envie de Pavie (32). Côté occitan, on ne présente plus Guilhèm Lopez à l’éclectisme toujours affûté, musicien pluridisciplinaire et multi-styles. On connaît évidemment beaucoup moins  la musique traditionnelle et classique chinoise. On trouve en Chine une cinquantaine de minorités ethniques dont les Miao et Tujia 2 ethnies présentes dans le Hunan. Avec leurs caractéristiques spécifiques : dialectes, cultures, instruments de musiques, danses, répertoires. Le chant est assuré par madame Wu Labao, monsieur Zhang Kaisheng, dit « A-jun » y joue de la feuille, flûte, orgue à bouche. On retrouve également monsieur Tian Longxin pour le chant Tujia, et la Dudugui (clarinette traditionnelle).

Côté rythmique, hormis les percussions chinoises, la contrebasse est assurée par un grand nom du jazz (Gildas Boclé) et la batterie par un jazzman prometteur de 21 ans : Quentin Cholet. Ça pulse donc et les cultures se marient parfaitement. Des morceaux traditionnels comme « Dis me tu Catinel » prennent des résonances particulières… Les chants se partagent aussi , la fusion prend presque naturellement.

Photo : Gildas Boclé

Photo : Gildas Boclé

Lundi, les musiciens viendront présenter ce projet au Centre Occitan des Musiques et Danses Traditionnelles de Toulouse à partir de 18H. Mercredi ils donneront un concert au musée de Céret et vendredi 6 mai au festival Trad’Envie. Les artistes chinois repartiront le dimanche 8 mai. De mancar pas pour tous les mélomanes et les adeptes des vrais fusions : celles qui s’écoutent et se partagent.

Lo Benaset

29 Avr

Viure al País del 1èr de mai

VAP trabalha tanben un primièr de mai ! Una passejada a Nasbinals per sègre l’elevatge en Aubrac, lo siti de Montsegur  ambe un projèct per melhor aculhir los que vòlon montar al castèl. Enfin las vacanças se sarran e VAP tòrna préner los camins de l’escòla amb lo Licèu Montesquieu de Bordèu per una setmana occitana al licèu. Sens oblidar lo BIAIS que fa la vistalha a la Loiseta, la rèina de la garbura.

Lo menut

  • Aimeric Jonard e Christian Bestard anèron en Aubrac per parlar del vedelatge e de las dificultats de far d’elevatge dins un airal coma Aubrac. Al rescontre dels paisans tals coma Florian Rodier et la familha de Jean-Louis Tichet del costat de Nasbinals

Elevatge en Aubrac

Elevatge en Aubrac

  • Per los que l’aurián mancat, veidretz lo reportatge que faguèrem pel jornalet del dissabte sus Montsegur e los amenajaments previstes per 2020. Lo blog occitan n’en parlèt tanben.
  • Las academias de Tolosa e Montpelhièr son encara un momenton en vacanças, a Bordèu an deja représ. Vos prepausèm un reportatge sus la setmana occitana al licèu Montesquieu de Bordèu. Òm sap las dificultats per la lenga al licèu e lo nombre de liceans que demesís, las setmanas occitanas organizadas de primièr en Miègjorn-Pirenèus e ara en Aquitània permeton d’interessar un pauc los liceans.

Setmana occitana al licèu Montesquieu

  • Enfin lo Biais ambe la Loiseta…

Biais amb la Loiseta en país Tòi

Photo : site Auberge du Lienz

Photo : site Auberge du Lienz

La Loiseta es una institucion : coneguda de pertot per sa garbura e sa cosina en general. Aquò’s sonses grands que montèron de primièr una tuta ont se tròba uèi L’Auberge du Lienz. Ambe sa votz doça e enjoiada, Loiseta que trabalha ambe los productes del país nos dona sonses biais per far una bona Garbura.

Biais ambe Louisette en País Tòi par france3midipyrenees

Biais es una co-produccion Piget ambe França 3.

28 Avr

Hestiv’òc, un festenal complèt

Del 18 al 21 d’agost, se tendrà la dotzena edicion de la hestejada occitana. Hestiv’òc aquò’s 4 jorns de cultura festiva o intima, d’artistas professionals coma amators, un festenal en Biarn que se dubrís als autres. Li se trobarà d’artistas confirmats, de descobèrtas, una creacion amb una salça 70 del cent occitana e 30 del cent d’autras culturas atenentas. Didier Fois son creator e totjorn director a plan volgut nos en dire un pauc mai.

HEST

Un còp de mai, òm pòt dire qu’Hestiv’òc es un festenal complèt ?

Es coma aquò dempuèi la debuta. Avèm de tot : de musica, de teatre, un pauc de literatura, de cinéma… Es a l’encòp de cultura « plaser » que l’òm receu e que se tasta de tira e de causas per bastir quicòm, pausar de pèiras. Nos cal encoratjar los artistas, musicaires, comedians, realizadors e per aquò cal de difusion. Es per aquò qu’avèm creat los primièrs rescontres de cinéma a Salias en 2011. Duèi, i a lo festenal Clap de lenga que se fa en defòra d’Hestiv’òc (se farà en novembre a Arudy) mas tre lo dimècres 17 i aurà un film e un autre lo dijòus a quauquas menutas de la dubèrtura oficiala.

E per las autras arts coma la literatura…?

Aviam creat los « rescontres literaris deu 2 ponents » mas se fa pas mai. La literatura es sonque presenta suls taulèrs. Mas avem un « Espaci joinessa » lo divendres e dimenge aprèp-mièjorns que s’adreiça prencipalament a los que coneisson pas nòstra cultura. I a de descobèrtas, de contes, una inciacion a las danças que s’acaba per un bal. L’art es tanben per carrèra ambe las fanfaras que son pas briga occitanas, la tamborrada dempuèi 2014 lo dissabte de matin… Mas vertat es que i a pas de deambulacions coma a la debuta per carrièra. Aquò pausava problèma. De comerçants se planguèron. Ara, es un rendètz-vos a un endret. Per exemple l’Humani Teatre qu’èra vengut fa 4 ans e que nos va far una version d’Electre al mièch de la fola…

Pas tròp de teatre quand mème ?

Es pas aisit pel teatre en causa de la lenga. Aquò passa per la musica mas pel teatre, se comprenes pas, desarapas. La Rampa ven pel primièr còp ambe lo Boçut per aquesta rason de compreneson d’un autre dialècte. Mas avèm Los Comelodians que venon regularament, enquèra aquest’an lo 21 d’agost.


Cossí se passa la programacion ?

Diriái que cal un bon artista al bon endret e a la bona ora ! Cal de tot monde, e meti ieu tant d’importància als amators qu’als professionals. E cal de totes los genres : de polifonias, de world, de jazz coma per exemple ambe lo Trio Savignoni que fasem venir scèna Margot, de punk ska, causas per far las fèstas, d’autras mai intimas coma Las Gojatas. Amb un bal cada ser. La granda basa es biarnesa e occitana mas i a tanben las culturas pròchas coma lo bascoat o la de Galícia ambe Chotokoeu.

I a de creacions ?

Oc-ben ! « La nuit d’encontre » n’es una, ambe d’occitan, de bascoat, corse, creòl , sieis lengas e cultura en tot. Es una demanda de Jean-François Laffite qu’es lo director des Voix du Sud, l’estructura de Francis Cabrel…

Es lo primièr còp que trabalhatz ambe Voix du Sud ?

Oc. D’abituda Voix du Sud èra partenari de l’Estivada de Rodez. Aquest’an son ambe nautres per aquesta creacion qu’es quicòm d’inter regional. Serà lo parat de descobrir una cantaira jova de 21 ans Coralie Nazabal qu’èra venguda l’an passat ambe son grop La Maison Dakoté. Son univers es un pauc lo de Barbara e de las cançons a textes.

news-ogres-brotto

I a tanben lo rescontre Le bal Brotto-Lopez ambe los Ogres de Barback ?

Aquò’s pas una creacion. Es un projèct de Guilhèm Lopez amb Sam Burguière. An participat a mantunas causas amassa e volián far quicòm sus quauquas datas e aquò nos a interessat. Mas cresi qu’es lo primièr còp que metèm autant d’argent sus un espectacle. Mas ne val la pena. Cal dire que los Ogres de Barback viran de pertot.

Un còp de còr ?

Justament, me triga de véser Brotto-Lopez ambe los Ogres. Aimi fòrça los 2 univèrses. L’autre còp de còr es lo basc Kepa Junkera & Sorginak. Fa 35 ans que Kepa vira. Es un musicaire de tria e un òme fòrça amistós. Mas poiriái tanben parlar de las Catalanas De Calaix o dels Lemosins San Salvador.

DE CALAIX – Nosaltres decidim from De Calaix on Vimeo.

Es donc un festenal de pertot en vila e per totes los publics?

Lo festenal es plan esperat cada an. N’i a que convidan la familha, los amics per lo festenal. Quitament la messa…Al debut tot lo monde me disiá que marchariá pas. Fin finala dins la glèisa Sant Martin avèm a cada còp entre 800 e 1000 personas. Talament plan que dempuèi l’an passat, la securitat vòl que las plaças son limitadas ara a 500 personas. Aquí, ensajam de prepausar de causas per totes los publics e de moments de partatges coma ambe la Cantèra de dubertura.

Hestiv'òc de 2015. Fòto : Accents du sud

Hestiv’òc de 2015.
Fòto : Accents du sud

Darrèira causa : pas tròp malaisit costat budgèt ?

Lo budgèt es lo meteis que l’an passat, a l’entorn de 355 000 €. Es la comunautat d’aglò de Pau que dona lo mai, puèi lo Conselh Despartamental e enfin la region. Representa 58 del cent del budgèt. Lo demai ven de partenaris privats e de l’autò-finançament ambe las beugudas e la botiga. mas vertat es que ven de mai en mai malaisit. Ensajam de manténguer lo nivèl.

Lo Benaset

cantèra de 2015. Fòto : Accents du Sud

cantèra de 2015.
Fòto : Accents du Sud

 

27 Avr

L’Occitanie fait son Tour

On ne sait toujours pas si la région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon s’appellera Occitanie…Mais une chose est sûre : une épreuve sportive portera ce nom très prochainement. Le 1er Tour cycliste féminin d’Occitanie se déroulera du 20 au 25 mai. C’est la première fois qu’une épreuve sportive de classe internationale s’affiche aux couleurs et avec le titre de l’Occitanie. Un tour féminin qui réunira les meilleures équipes nationales et internationales. Une compétition gros braquet qui veut se hisser au 1er rang mondial des épreuves féminines à l’horizon 2019-2020. « Donnons-nous des elles ! » dit leur slogan. De quoi faire avancer aussi l’idée d’Occitanie.

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L’épreuve

Le 1er tour d’Occitanie partira le vendredi 20 mai du quartier prioritaire de la Faourette (Toulouse) pour arriver le mercredi 25 mai à Pézenas. 6 jours de course, 5 étapes en ligne soit plus de 660 km en tout. De 18 à 20 équipes sont attendues : des sélections nationales comme la France, l’Australie, l’Allemagne ou encore l’Espagne mais aussi des équipes mondiales que l’on retrouve sur les meilleures compétitions internationales. En tout, plus de 25 nations et 5 continents représentés avec une bonne centaine de concurrentes. De quoi se mettre en jambe pour les JO de Rio : l’épreuve de contre-la-montre est calquée là-dessus et les sélections nationales viennent très clairement pour se préparer… Les dates ont été choisies en fonction des autres épreuves cyclistes mais aussi pour ne pas se heurter aux événements médiatiques sportifs qui arrivent.

L’idée de cette épreuve, avec les mêmes organisateurs, remonte au début des années 2010. Après des débuts très difficiles (en 2012 la compétition est finalement annulée), une première édition a lieu en 2013 sous la dénomination « Tour du Languedoc-Roussillon ». Un tour masculin portant le même nom a eu lieu qu’une seule fois en 2004.

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Pourquoi l’Occitanie ?

Joint au téléphone, le président du « Tour d’Occitanie » François-Xavier VALIENTE n’a pas les yeux que dans les guidons : « parce que c’est en Occitanie qu’il y a des lieux mythiques : le Tourmalet, le Mont Ventoux, le plateau de Beille… Et puis l’Occitanie ce sont nos valeurs ! « . On remarquera une croix d’Occitanie « recyclée » comme logo et une page entière intitulée « L’Occitanie : qu’es aquò ? » dans le dossier de presse. Tout est écrit en sang et or et on y fait même référence au penseur occitan anti-centraliste Félix-Marcel Castan.

Des contacts ont été pris avec le président de Convergéncia Occitana Jean-François Laffont et celui de Païs Nòstre Jean-Pierre Laval. Pour l’instant, il n’est pas prévu de manifestation particulière liée à l’occitan lors de cette première édition, mais François-Xavier Valiente ne l’exclut pas pour les prochaines. En tous cas les valeurs sont affichées, y compris celles de tolérance et d’égalité femme-homme.

Le tour d’Occitanie va sillonner les routes d’Ariège, de l’Aude, du Tarn et de l’Hérault du 20 au 25 mai. Une étape très symbolique est prévue le dimanche 22 mai avec une arrivée au pied du pog de Montségur. Vous pouvez suivre le tour sur Facebook, Twitter et bientôt sur le site officiel.

Lo Benaset

 

26 Avr

Christian Troadec : un président avec la casquette régionaliste

Candidat récidiviste à de nombreuses élections, souvent élu et ré-élu, Christian Troadec se lance un nouveau défi : les présidentielles. Ce matin, il a lancé sa campagne, lors d’une conférence de presse à Paris avec le soutien officiel de Régions et Peuples Solidaires une fédération de partis régionalistes et autonomistes. RPS regroupe des Occitans, Alsaciens, Basques, Bretons, Catalans, Corses, Savoyards…Le maire de Carhaix a troqué son Bonnet Rouge de la contestation bretonne pour une casquette plus large de candidat des régionalistes. Son directeur de campagne n’est autre que David Grosclaude.

Conférence de presse à Paris ce matin Photo : twitter du candidat

Conférence de presse à Paris ce matin
Photo : twitter du candidat

26 avril 2016, Christian Troadec lance sa campagne

26 avril, une date célèbre et tragique avec les 30 ans de Tchernobyl : « un nom qui symbolise chez nous le mensonge d’État que l’on sait » selon Christian Troadec. Le décor est posé : mensonges, centralisme, jacobinisme…avec la volonté de le changer en redonnant du sens aux territoires et à la démocratie. Sa campagne ne laisse déjà pas insensible au plus haut niveau de l’état. Sur France Info ce matin, un autre Breton (Jean-Jacques Urvoas) a déclaré : « Je ne crois pas un instant qu’il sera vraiment candidat ». Ce à quoi il a répondu :

Des candidats régionalistes aux présidentielles

Le dernier candidat fédéraliste à une élection régionale remonte à 1974 avec Guy Héraud qui avait obtenu 0,08% des suffrages exprimés. L’Occitan Robert Lafont était lui aussi candidat mais il n’est pas allé jusqu’au bout. David Grosclaude qui sera finalement son directeur de campagne avait un temps envisagé cette possibilité pour 2017. Mais il laisse volontiers la place au maire de Carhaix. A noter qu’il y a un autre candidat qui se réclame de la mouvance régionaliste : il s’agit de l’alsacien Paul Mumbach, maire de Dannemarie qui propose déjà un accord de désistement. 

Christian Troadec a désormais un peu moins d’un an pour recueillir les 500 parrainages. Il affirme en avoir déjà trouve plus de 100.

Qui est Christian Troadec?

  • L’homme : Il est né le 24 mars 1966 à Carhaix-Plouger. Passionné d’histoire et journaliste de formation. Il lance « Poher Hebdo » (Poher du nom de sa région), un hebdomadaire généraliste d’informations locales, qu’il dirigera pendant 3 ans. Il crée une brasserie, soutient activement les écoles diwan. En 1992, il lance le festival des « Vieilles Charrues » à Carhaix. 
  • Le politique : maire de Carhaix (depuis 2001), conseiller régional (élu en 2004 mais battu lors des dernières élections), conseiller départemental du Finistère (depuis 2011). C’est un homme politique de gauche.

Sur son site, il fait part de son engagement :

Il y a urgence à ce qu’un projet politique, qui donne de vrais pouvoirs et de vrais moyens aux régions, s’affirme sur la scène électorale, partout en France, pour redonner un espoir à ceux qui refusent « l’apartheid territorial ». Je crois aux forces et aux capacités d’engagement qui existent dans nos communes, dans nos régions et je suis convaincu que nous pouvons peser sur la prochaine présidentielle.

Lo Benaset

 

Serlet : une application en langues régionales (sauf l’occitan!) pour les touristes

Serlet est une application disponible sur mobile et tablette. Elle s’adresse aux millions de touristes qui séjournent dans nos régions chaque année. Ce programme financé en grande partie par l’Union Euroépenne entend promouvoir 7 langues régionales de ses états. En France il concerne le corse, le breton, l’alsacien…Mais pas l’occitan !

Promouvoir 7 langues régionales de 4 états de l’UE

screen322x572Ce projet promeut les langues régionales de quatre Etats membres -France, Grèce, Espagne, Italie- afin de faciliter les contacts culturels, l’intercompréhension et la promotion du patrimoine matériel et immatériel. Il s’adresse donc au touristes qui visitent nos régions mais aussi au monde enseignant et aux étudiants. SERLET est une application que l’on peut installer sur les smartphones, tablettes, site Web interactif, destiné à accroître la diffusion et la visibilité des langues régionales.

  • Soutenir et promouvoir les langues régionales à partir de quatre États membres
  • agrandir l’attractivité culturelle des sept régions européennes grâce à un accès facile et  convivial pour  l’apprentissage des langues
  • Européaniser langues et cultures régionales
  • Contribuer à l’amélioration de la reconnaissance des diversités culturelles en Europe
  • fournir des liens entre les établissements d’enseignement et le monde du travail (en particulier la section tourisme)
  • Fournir un matériel innovant grâce aux techniques modernes pour les smartphones, tablettes et site web interactif


Pour la France, ce programme est dirigé par l’Università di Corsica Pasquale Paoli. Il concerne 7 langues régionales :

    • alsacien, breton, corse (France)
    • sicilien, sarde (Italie)
    • crétois (Grèce)
    • catalan (Espagne)


L’appli Serlet par Patrick Puppinck France 3

Ce qu’on y trouve

Pour chaque langue régionale, des centaines de mots sont référencés dans les domaines du logement, de la gastronomie, les salutations, les transports, tout ce qui est d’ordre pratique lors d’un voyage. Pour l’alsacien on y trouve aussi un résumé de l’histoire de la région et une carte virtuelle des principaux sites à visiter. Des applications qui se veulent innovantes et faciles avec :

  • Les éléments de conversation et de grammaire nécessaires, vocabulaire de base, situations pratiques, prononciation audio…
  • De courtes vidéos montrant la population locale qui utilise les langues régionales en situation réelle,
  • Des cartes virtuelles des régions avec les monuments en 3D et des informations historiques, culturelles etc…
  • La possibilité d’enregistrer sa voix et des options de personnalisation

Un site web interactif sera mis en place et sept ouvrages devraient sortir : un pour chaque langue régionale.

Rien n’est donc prévu pour l’occitan. Urosament, avem ja BaRuLa!

Lo Benaset

 

25 Avr

Charline Claveau-Abbadie dans Viure al País

Elle a pris ses fonctions et la succession de David Grosclaude il y a quelques semaines, Charline Claveau-Abbadie est désormais à la tête de l’Office Public pour la Langue Occitane. Avec du savoir-faire mais sur un terrain relativement méconnu, la présidente prend ses marques et avance. Voici le reportage que Viure al país lui a consacré. Plus quelques informations dont elle a bien voulu nous faire part.

Charline Claveau-Abbadie lors du tournage France 3

C’était le 22 mars dernier à Toulouse. Charline-Claveau-Abbadie devient présidente de l’OPLO lors d’une réunion de son Conseil d’Administration à Toulouse. Pas facile de succéder à David Grosclaude. Depuis, la conseillère régionale de la nouvelle région ALPC a rencontré plusieurs acteurs de la langue d’oc. Denis Salles et Didier Bonnet l’ont suivi pour recueillir ses premières impressions.

Principal chantier : l’enseignement

C’est le dossier du moment : élaborer une stratégie de convention pour l’enseignement entre l’Etat et les régions. Les conventions actuelles ont été prorogées jusqu’à la fin de l’année, il faut désormais travailler sur une partie commune avec aussi la réalité de chaque territoire. Le dialogue se fait désormais avec les 5 académies : Toulouse, Bordeaux (où les conventions signées étaient plutôt bonnes), Montpellier (où ce n’était pas fameux) mais aussi Limoges (après des difficultés, le dialogue est renoué) et Poitiers.

L’OPLO a fait un état des lieux, travaillé avec certaines associations comme OC-BI ou les Calandretas. L’idée est de se calquer sur les conventions favorables (Toulouse, Bordeaux), préciser certaines choses (qu’est-ce que de l’initiation?) et de reconstituer des filières sinistrées comme celle du lycée.

Il y aura bien une stratégie interrégionale de politique linguistique. Un groupe de travail s’est constitué avec Patric Roux. Une réunion est prévue la semaine prochaine avec Didier Agar responsable académique pour l’occitan à Toulouse.

Charline Claveau-Abbadie à l'Institut Occitan; photo : France 3

Charline Claveau-Abbadie à l’Institut Occitan;
photo : France 3

Un budget pour la politique linguistique

Pour toute demande de subvention qui touche la transmission et l’usage de la langue, c’est donc l’OPLO qui est l’interlocuteur et non plus les régions qui restent compétentes en matière culturelle. C’est une année un peu particulière car création de l’OPLO cette année, conjuguée avec la fusion des régions. Les dossiers qui sont instruits sont ceux de l’exercice 2015. Néanmoins, l’OPLO a déjà distribué près d’1M d’€. Il faut distinguer la participation au fonctionnement et celle liée à l’activité. Pour la première :

  • 125 000 € pour ALPC Aquitaine Limousin Poitou Charentes
  • 125 000 € pour LRMP Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées

Les 2 nouvelles régions participent donc de manière identique. L’Etat contribue à hauteur de 65 000 €. En ce qui concerne la participation au programme d’activité :

  • ALPC : 728 000 € (intègre pour le Limousin 62 000 €)
  • LRMP : 695 504 € (sans Languedoc Roussillon pour 2016)

Reportage France 3 Denis Salles et Didier Bonnet diffusé dans Viure al País


VAP Charline Claveau par france3midipyrenees

La culture reste du domaine des régions

Le domaine culturel reste une compétence des régions que l’OPLO ne traite pas. Mais l’idée c’est aussi de réfléchir « en miroir » : ce qui vaut en matière de politique linguistique peut aussi valoir pour les politiques culturelles. L’OPLO pourrait être présent d’une manière ou d’une autre lors des AMASSADAS en région.

Charline Claveau-Abbadie ne cache pas que les attentes du milieu associatif sont grandes, tout autant que les craintes. L’OPLO veut tenter de les dissiper en communicant davantage et en mettant en place des consultations. En plus du directeur (Estève Cros), 3 postes sont sur le point d’être pourvus afin que l’OPLO puisse fonctionner. L’office est pour l’instant logé à Toulouse non loin du Conseil Régional, au 4 rue des bûchers. Il pourrait bientôt déménager mais pour l’heure, toute demande de subvention concernant la politique linguistique est à adresser là-bas.

Lo Benaset

Locaux provisoires de l'OPLO 4 rue des bûchers à Toulouse Photo : France 3

Locaux provisoires de l’OPLO 4 rue des bûchers à Toulouse
Photo : France 3

 

 

Ksenia Milicevic : une histoire de Save

Ksenia Milicevic est une peintre de renommée internationale, née en Bosnie-Herzégovine. Elle y a posé ses toiles à Saint-Frajou, petit village du Saint-Gaudinois d’environ 200 habitants. Une donation qui a permis de monter un musée et d’organiser plusieurs événements dont une exposition unique en France : une biennale de peintures d’enfants du monde entier. En quittant la « Sava » de l’ex-Yougoslavie, pour la Save de la Garonne, l’histoire de Ksenia est faite de Save et de saveurs.

De pinturas de mainatges

Saint-Frajou mérite le détour. Pour ses collines verdoyantes, son petit village préservé et jusqu’au 8 mai, une exposition de peintures d’enfants du monde entier. Une idée parmi tant d’autres de Ksenia avec cette biennale qui est en à sa troisième édition. Sourire aux lèvres et pinceaux en main, elle a contacté des écoles, fait jouer ses relations. Résultat : plus de 300 dessins reçus venant de 17 pays différents.

Biennale Peintures d'enfants.

Biennale Peintures d’enfants.

Le thème demandé : « l‘architecture traditionnelle dans votre pays ». Et à voir le résultat, on est tout simplement espanté, bluffé. La qualité est tout bonnement extraordinaire dans les couleurs, les perspectives, les détails… mention spéciales aux élèves de Taiwan…

Peintures de Taiwan Photo : Lo Benaset

Peintures de Taiwan. Photo : Lo Benaset

…et à ce tableau d’une grand maîtrise fait par une élève de Roumanie.

Simion Cristina Maria 14 ans. Roumanie

Simion Cristina Maria 14 ans. Roumanie

Avec de grandes originalité : des enfants de Colombie qui ont peint avec du marc de café, des peintures  noirs et blancs d’une belle maîtrise, les couleurs vives et chatoyantes des élèves de Pologne…L’œil ne sait pas où se poser tellement c’est beau! A tel point qu’on pourrait se demander s’ils ont bien été réalisés par des enfants qui ont entre 6 et 14 ans… Selon Ksenia, « les enfants ont très certainement été aidés mais si l’on regarde de près les traits de pinceaux oui, il s’agit bien des enfants. » Vous pouvez découvrir ces merveilles jusqu’au 8 mai. Mais ce n’est pas tout.

Reportage : B. Roux J. Levé M. Blasco K. Glöck MP Fournié par france3midipyrenees

Un musèu dins una escòla anciana

Alors qu’elle dispose d’un atelier à Montmartre au bateau-lavoir, Ksenia réside depuis 10 ans à Saint-Frajou. La beauté des paysages, son jardin et son mari Jean-Claude l’ont définitivement convaincue. Avec la volonté farouche de faire vivre cet écrin de couleurs. Elle décide alors de faire une donation à la commune d’une trentaine de toiles. Un geste fort tant les oeuvres de Ksenia sont présentes dans les musées du monde entier : Argentine, Brésil, Espagne, Mexique, Canada, Italie, France, Etats Unis, Japon, Allemagne, Norvège... L’école communale ayant rangé ses crayons depuis 1990, les habitants se disent alors qu’on pourrait la transformer en musée.

L'ancienne école de Saint-Frajou devenue musée Photo : site du musée

L’ancienne école de Saint-Frajou devenue musée
Photo : site du musée

Le maire étant maçon, les voilà partis dans de grands travaux sur les murs, la toiture, l’extérieur. Tout le monde met la main à la truelle. Pas un sou de subvention mais la volonté des habitants. Et ils ne sont pas très nombreux… Environ 200. Le bâtiment de l’école des garçons est préservé dans son architecture, une première salle ouvre, puis une seconde dans l’ancien préau… Le musée est inauguré en 2011. Cet hiver encore, des travaux ont été faits dans la cour.

Les oeuvres de Ksenia sont donc exposées mais le musée organise aussi des expositions temporaires tous les 2 mois avec des artistes internationaux, nationaux et locaux. Et le salon Art résilience du 6 au 21 août 2016.

Reportage du 23 février 2011 signé Vincent Albinet.

muse Saint Frajou Ksenia Milicevic par france3midipyrenees

Las Savas de Ksenia e sas sabors.

Les parents de Ksenia ont été des résistants à l’armée allemande lors de la seconde guerre mondiale. Sa mère est née aux USA, son père au Monténégro où elle passe sa prime enfance. Entourée par la rivière Save qui coule dans 4 pays de l’ex-Yougoslavie et conflue à Belgrade. Voilà plus de 40 ans, c’est le coup de foudre avec Jean-Claude, un enfant de Saint-Frajou. Avec lui, ils voyagent et s’installent dans plusieurs pays notamment en Amérique Latine. Souvent Jean-Claude lui parle de la beauté exceptionnelle des paysages de son enfance. Quand Ksenia arrive enfin à Saint-Frajou, elle y découvre ces collines magnifiées : « C’est le Paradis! » Avec une belle surprise : la Save coule aussi ici ! Depuis, c’est son lieu de vie, sa source d’inspiration et de réflexion.

A l’image de ses tableaux avec juxtaposition de plans et belles perspectives, cette architecte urbaniste est en train de bâtir une oeuvre multiple et riche dans ce petit village commingeois qui se dénommait « Belle serre » durant la révolution. Encore un clin d’œil !

Lo Benaset

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