04 Juil

L’Abbaye de la Sauve Majeure, la grande forêt de pierres de l’Entre-deux-Mers

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C’est une abbaye millénaire, faite de lumière, de ciel et de vent… Un chef d’oeuvre méconnu de l’art roman, situé près de Créon, où la pierre et la végétation se répondent pour former d’étonnantes perspectives.

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C’est en 1079 que l’histoire de l’Abbaye commence. Elle abrite jusqu’à 300 moines bénédictins accueillant les pèlerins en marche vers Compostelle. Pendant sept siècles, la Sauve Majeur, Salva Mayor, la « grande forêt », fut considérée comme l’un des plus beaux joyaux de la Gironde  avant de subir les affres de la Révolution.

Ses ruines furent récupérées pour d’autres constructions alentour avant que l’édifice soit protégé par le classement aux monuments historiques en 1840. Il est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques.

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Le promeneur qui aperçoit l’Abbaye au loin peut avoir le sentiment d’avoir déjà tout vu, sans ressentir la nécessité de s’approcher…

La magie du lieu

Et pourtant, il faut prendre le temps de flâner et de sentir le calme s’installer pour découvrir des secrets, façon chasse au trésor, dans les chapelles où sont illustrées des scènes bibliques, comme nous l’explique Olivier du Payrat, administrateur des monuments historiques.

Le regard peut être attiré par une multitude de détails, de sculptures qui montrent une foule d’histoires et de personnages, comme Daniel qui reste zen dans la fosse aux lions ou Samson, représenté comme un play-boy du Moyen-Age avec sa cape et sa chevelure de jeune homme.

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Ce que le visiteur trouve ici, c’est aussi toute une atmosphère, empreinte de paix et de sérénité. Une ambiance qui se prolonge au jardin médiéval créé par les Amis de l’Abbaye, réunissant des amoureux du site qui se passionnent pour son histoire.

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On y découvre, soigneusement disposés, les carrés typiques de l’époque médiévale, avec ces fleurs blanches et bleues destinées à Marie, ces plantes aromatiques et médicinales, mais aussi son verger et son potager de fruits et légumes oubliés.

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On ne  peut pas faire un jardin monastique si on n’a pas un minimum de relation avec l’au-delà ou ce que l’on veut bien y mettre, en tout cas quelque chose de supérieur au geste du jardinier. Yves, ami de l’Abbaye

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L‘Abbaye de la Sauve Majeure multiplie les animations : poésie, musique, théâtre, expositions photos en plein air. Vous pourrez également effectuer des dégustations de vins dans l’ancienne grange abbatiale. Histoire de rappeler que la grande forêt vaut bien le détour dans cet Entre-deux-Mers que l’on surnomme la petite Toscane girondine

Suivez le guide, avec ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Pascal Lecuyer, Xavier Granger et Isabelle Rougeot.

Et pour voyager un peu plus dans ses méandres, plongez-vous dans la saga de La Dame de La Sauve écrite par Sandrine Biyi, auteur passionnée et inspirée par l’Abbaye ( Editions Vents Salés). Sortie du prochain tome à la rentrée.

blog La Sauve

Bonne lecture et bonne visite !

 

 

 

Dans les coulisses du Jardin Public de Bordeaux

©France 3 Aquitaine

©France 3 Aquitaine

Difficile d’échapper à la pluie ! C’est avec les bottes que nous partons explorer le Jardin Public de Bordeaux… Si les promeneurs ont déserté les allées, il en faut plus pour décourager les jardiniers qui ont fort à faire en raison des averses et des températures clémentes, propices au développement de la végétation, entraînant beaucoup d’entretien de désherbage notamment.

C’est une femme, Caroline Miramon, qui dirige une équipe de 7 jardiniers municipaux, impliqués dans l’entretien et les réalisations des massifs (certains portent même discrètement leurs prénoms). Elle nous explique leur nouvelle approche.

On est plus à l’écoute, plus observateur de la nature qu’autrefois, on cherche moins à la maîtriser…

 Un jardin français, anglais et… écologique

Le Jardin Public n’est pas né de la dernière… pluie : il compte 260 printemps.

Après une période à la française lors de sa création en 1746 sur décision de l’Intendant Tourny, le Jardin Public connut une parenthèse après la Révolution : les fleurs sont arrachées pour laisser place à de la pelouse.

C’est en 1856 qu’il est réaménagé par L-B Fischer, imaginant un parc à l’anglaise, avec ses couleurs tendres, ses arrondis et ses petits ponts. La largeur des passerelles est déterminée en fonction de celles… des crinolines.

Aujourd’hui, le Jardin Public est entré, pourrait-on dire, dans sa troisième période, correspondant à notre époque contemporaine : celle du jardin écologique où le respect de l’environnement dicte tous les choix, en matière d’économie d’eau, de gestion du sol (paillage pour éviter l’évaporation), d’élimination des déchets (sur place), de plantation (fleurs vivaces plutôt qu’annuelles) et de respect de la faune et de la flore.


Le Jardin Public a reçu un éco-label, décerné par un organisme indépendant : les produits phyto-sanitaires y sont interdits depuis 2010. Un technicien de la Direction des Espaces Verts est chargé de vérifier que les 96 critères écologiques sont bien respectés.

On comprend mieux le retour de certaines plantes indésirables, comme les orties, et même la tolérance de gastéropodes, comme la limace.


Les arbres centenaires constituent la partie la plus ancienne du jardin. Samuel Trichot, au sein de l’équipe spécialisée de la Métropole, est un peu le docteur de ce patrimoine végétal mais aussi de tous les arbres qui sont régulièrement plantés, sélectionnés en tenant compte du réchauffement climatique.

Enfin, le Jardin Botanique, créé à Bordeaux en 1629, a trouvé ici sa place définitive en 1858, jouxtant l’hôtel de Lisleferme qui abrite actuellement le Muséum d’Histoire Naturelle. Un peu oublié depuis l’ouverture du Jardin Botanique de la rive droite, il joue toujours pleinement son rôle et peut se visiter aux mêmes horaires que le Jardin Public.

C’est une autre balade, plus intimiste, où l’on découvre les collections, dans un petit havre de paix…


Et pour en savoir beaucoup plus, Trésors et Pépites vous recommande Histoire des jardins, l’ouvrage de Philippe Prévôt, directeur du service du Patrimoine de l’Office de Tourisme de Bordeaux Métropole. Bonne lecture et bonne visite !

BLOG HISTOIRE DES JARDINS

02 Juil

La Grosse Cloche de Bordeaux va sonner chaque premier dimanche du mois

Les occasions étaient rares de l’entendre sonner. Quelques fois par an seulement : le 1er janvier, le 8 mai, le 14 juillet, le 28 août pour célébrer la Libération de Bordeaux en 1944 et le 11 novembre.

Désormais, on pourra l’entendre deux fois plus souvent dans l’année. En raison de son intérêt touristique, la mairie de Bordeaux a décidé de la faire résonner chaque premier dimanche du mois, à midi, pendant un quart d’heure. La Grosse Cloche est l’une des dernières cloches municipales laïques encore existantes dans le Sud-ouest. 

Armande-Louise a été fondue en 1775 et pèse 7.750 kg. La Grosse Cloche était l’ancien beffroi de l’Hôtel de ville. C’est l’un des derniers vestiges du Moyen-Age, édifiée au XVe siècle au bout de la rue Saint-James donnant sur le cours Victor Hugo. Les magistrats de la ville sonnaient la cloche pour donner le signal des vendanges et alerter la population en cas de débuts d’incendies.

Un nouveau rendez-vous à partir du 3 juillet.

Programme des visites :

  • Du 01/06/2016 au 30/09/2016
  • Ouvert tous les jours
  • De 13h00 à 19h00
  • Du 03/10/2016 au 28/11/2016
  • De 14h00 à 17h00
  • Fermé le Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Dimanche

Visites toutes les 45 minutes par groupe de 5 personnes, billets en vente sur place à cette période.

Visite tous les samedis en mars, avril, mai, octobre et novembre de 14h à 17h. (à 14h, 14h45, 15h30 et 16h15).
Billets en vente à l’Office de Tourisme

 

29 Juin

La Maison du Cap, le roman de l’été sur le Bassin

Vous êtes plutôt Arcachon… ou plutôt Cap Ferret ?

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La Maison du Cap, écrit par Françoise Bourdon et publié aux Presses de la Cité, réjouira les uns comme les autres, avec ce roman qui se déroule des deux côtés du Bassin, de la Ville d’Hiver à la côte Noroît.

Une saga familiale de 1849 à 1947

Françoise Bourdon esquisse une histoire romanesque du Bassin, dans un style ample et limpide, qui permet de découvrir les traditions, les époques et les mentalités à travers la vie de femmes aux caractères bien trempés, sur fond de mer et de forêt.

Tout commence avec Léonie qui vit dans une cabane de résinier dans la Grande Lande au XIXe siècle, auprès de son père gemmeur puis de Pierre, son mari pêcheur. Leurs filles symbolisent les deux rivages. Margot ouvrira une pension pour recevoir les malades dans une villa d’Arcachon, Marie choisira de vivre sur la presqu’île aux côtés d’André, parqueur.

Qui habite sur la côte Noroît ?

-Quelques pêcheurs, deux douaniers, et des originaux venus de Bordeaux ou de plus loin encore pour acheter des terres. Il n’y a rien, ici, vous savez. Elle insista sur le mot « rien ». Pas d’épicerie, pas de librairie, pas de café… Le ciel, le sable et l’eau. La vie sauvage, quoi ! (p.108)

blog maison du cap

Auteur phare de la collection Terres de France, Françoise Bourdon, originaire des Ardennes, aime ancrer ses romans dans les régions françaises, en particulier en Provence. Elle gardait toutefois des souvenirs émus de la Gironde.

J’ai eu envie d’écrire la Maison du Cap en souvenir de merveilleuses vacances passées au bord du Bassin d’Arcachon…

Cet ouvrage, sérieusement documenté, nous entraîne jusqu’à l’après-guerre et montre également l’évolution de la condition de la femme, en suivant ses héroïnes, Charlotte la photographe, Dorothée l’aviatrice ou Violette la résistante.

Sept générations ayant toutes en commun un attachement indéfectible à la Maison du Cap.

Bien sûr, il est aussi question d’amour et d’ambition. Un peu d’eau de rose pour regarder les flots bleus : tout ce qu’il faut pour se laisser embarquer au fil des pages, cet été…

Bonne lecture !

22 Juin

Fête du vin : des Bordelais embarqueront à bord du Belem, cap sur Compostelle

C’est hier soir vers 21 h 30 que le trois-mâts légendaire a fait son entrée dans le Port de la Lune, accostant quai Richelieu pour participer à la fête du vin.

Grande première : cette fois, le Belem repartira avec des Bordelais qui embarqueront pour Compostelle.

©jps

L’arrivée du Belem © jps

Ce pèlerinage maritime renoue avec les traditions anciennes du début du Moyen-Age, quand certains préféraient prendre la mer plutôt que s’aventurer à pied sur le Chemin des Etoiles, par crainte de croiser des brigands.

Lundi matin, 48 pèlerins de l’Association Bordeaux-Compostelle Hospitalité Saint-Jacques quitteront la Maison du Pèlerin, rue des Argentiers, pour 5 jours de navigation jusqu’à la Corogne.

Jacques Dupas, qui organise cette belle aventure, nous présente l’esprit du voyage :

Nous serons des pèlerins moussaillons. Nous partons comme des stagiaires, appelés à effectuer toutes les tâches de navigation à bord du navire-école. L’introspection sera différente de celle qui peut se produire en solitaire sur le Chemin mais la communion sera plus grande car nous partons en équipage.

blog Saint-Jacques-de-Compostelle

Les pèlerins, revêtus d’une marinière aux couleurs du Belem qui fête ses 120 ans, partiront en procession, devancés par 7 Jacquaires arborant la coquille Saint-Jacques attestant de l’accomplissement d’un précédent pèlerinage.

Le moment fort sera l’arrivée à la Cathédrale de Santiago, où une messe sera spécialement célébrée pour ces marins qui auront affronté l’océan pour venir se recueillir sur le tombeau de l’Apôtre.

Face au succès rencontré par cette entreprise, les organisateurs formulent le projet d’affréter le Belem tous les deux ans. Une autre manière de participer à la fête du vin !

Le Belem recevra le public du vendredi au dimanche, avec une soirée concert le samedi.

12 Juin

Estuaire de la Gironde : découvrez la renaissance de l’Ile Nouvelle en avant-première

Entourée de mystère, elle fait partie des sept îles de l’archipel s’égrainant au fil de l’eau, entre Bordeaux et l’océan.

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Apparue au XIXe siècle, longtemps oubliée, elle retrouve aujourd’hui un nouveau visage et s’ouvre cette semaine au public

Embarquez avec nous pour une découverte surprenante.

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Lorsque le bateau largue les amarres, le voyage prend des allures d’exploration car nous ignorons tout du nouveau visage de cette île située en face de Blaye. Un bout de terre de 300 hectares jusque-là fermé aux visiteurs.

©France 3 Aquitaine

©France 3 Aquitaine

La première surprise est de découvrir un village fantôme, abandonné dans les années soixante et entièrement restauré pour témoigner de la vie d’autrefois, du temps où l’Ile Nouvelle était entièrement vouée à la viticulture. Des maisons, un chai, une école : environ 130 personnes vivaient sur l’île, ravitaillée deux fois par semaine. Une mémoire précieuse actuellement collectée auprès des anciens par l’association Nous Autres.

Les gens étaient là pour travailler… et il y avait leurs enfants qui ont gardé une mémoire précieuse. Pour eux, c’est le pays de l’enfance. David de Souza, Nous Autres

Après la viticulture et le départ des îlouts, ce fut la monoculture du maïs qui recouvrit tout l’espace, condamnant la faune et la flore.

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Aujourd’hui, en regardant les bateaux entre les branchages, on s’y sent comme un Robinson, au milieu des oiseaux et d’une végétation luxuriante.

Retour à la vie sauvage

En l’an 2000, un programme de renaturation a été lancé conjointement par le Conservatoire du Littoral, propriétaire, et le Conseil Départemental de la Gironde, gestionnaire de cet espace sensible.

Il s’agissait de rendre l’île au fleuve, de rétablir les liens naturels entre la terre et l’Estuaire. Des écluses ont été installées pour réguler l’eau et une dépoldérisation a été réalisée au nord, l’absence de digues permettant de retrouver un paysage originel favorable au retour de la faune et de la flore.

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Au total, 200 espèces d’oiseaux ont été observées, trouvant ici une escale idéale pour se reposer, se nourrir et nicher. Des observatoires permettent de les repérer dans les roselières, particulièrement propices à l’avifaune.

Le croassement des grenouilles

Le bruit des grenouilles rappelle que les batraciens apprécient également les marais reconstitués et que les poissons, comme l’anguille, disposent de véritables pouponnières propices à leur sauvegarde.

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le vol élégant de la spatule blanche ©aérien.ch

le vol élégant de la spatule blanche ©aérien.ch

A la recherche du temps passé, l’Ile Nouvelle retrouve aujourd’hui un second souffle, témoignant à ciel ouvert de l’aventure souvent méconnue des îles de l’Estuaire.

Un rendez-vous insolite à découvrir aux portes de Bordeaux. Des visites guidées vous sont proposées depuis Blaye mais il est aussi possible d’accoster en bateau et de suivre librement le sentier pédagogique.

L'angélique de l'Estuaire©Atlas des paysages de la Gironde

L’angélique de l’Estuaire©Atlas des paysages de la Gironde

Bonne balade et bonne découverte !


Découverte de l’Ile Nouvelle, site naturel de l’Estuaire de la Gironde

 

09 Juin

Le quartier des Chartrons, coeur historique du vin et du négoce à Bordeaux

La Cité du vin offre un nouvel horizon dans le paysage des Chartrons, remettant en lumière l’histoire du quartier, fief des négociants depuis trois siècles. Petite balade dans cet ancien faubourg devenu the place to be à Bordeaux.

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Au bord de la Garonne, le quartier tendance bruisse encore du souvenir de son passé maritime, nourri de l’expédition des vins de Bordeaux sur tous les océans. Pour mieux comprendre sa réputation, il faut entrer au Musée du vin et du négoce, rue Borie, fondé en 2008 par un jeune négociant passionné par l’histoire de sa ville.

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Le musée est installé dans une cave datant du début du XVIIIe siècle.

Tout un symbole car c’est à cette époque que l’histoire commence, avec l’arrivée de négociants anglais, écossais, irlandais, allemands et flamands, surnommés les Chartrons en raison de la proximité d’un couvent de Chartreux.

Un monde à part, comme nous l’explique l’historienne Marie-Chantal Leboucq.

Les Chartrons sont alors un faubourg, ils ne font pas partie de Bordeaux… On est Chartronnais, pas Bordelais. C’est une micro-société avec ses négociants, ses ouvriers, ses tonneliers, ses maîtres de chai…

Pour des raisons pratiques, liées aux transports, les négociants quittent le quartier dans les années 1970 pour y revenir plus que jamais ces dernières années. Il semblerait que l’adresse des Chartrons, connue dans le monde  entier, soit la meilleure publicité !


Rares sont les familles présentes depuis le début de l’aventure du négoce.

Denis Johnston et ses frères, Archibald et Ivanhoë, représentent la neuvième génération. Ils ont accepté de nous ouvrir leurs portes et de nous raconter l’histoire de leurs ancêtres, Nathaniel et William Johnston. Des précurseurs qui ont fondé une société transmise en ligne directe depuis trois cents.

Denis Johnston©France 3 Aquitaine

Denis Johnston©France 3 Aquitaine


L’histoire du quartier des Chartrons est également marquée par le commerce colonial. Aujourd’hui, le passé continue à se lire à travers les noms, comme le cours de la Martinique, et les lieux, comme les Entrepôts Lainé. C’est dans cet immense bâtiment, qui accueille aujourd’hui le CAPC, qu’étaient stockés le sucre, le café, le cacao et les épices…

Autant de denrées venues des colonies françaises, et notamment de l’île de Saint-Domingue, la perle des Antilles.

Un commerce étroitement lié à la traite des Noirs. C’est du quai des Chartrons que partit le premier bateau chargé d’esclaves… Au total, 130 000 personnes furent déportées. Karfa Diallo, fondateur de Mémoires et Partages, retrace cette période sombre de l’histoire lors de visites inédites, intitulées Bordeaux créole.

Karfa Diallo recueilli devant la plaque commémorative en mémoire des victimes de l'esclavage

Karfa Diallo recueilli devant la plaque commémorative en mémoire des victimes de l’esclavage


Nous continuons notre balade à la rencontre, cette fois, des brocanteurs. Que serait le quartier sans eux  ?

Les antiquaires, présents dans de nombreuses petites rues, ont également leur village, le village Notre Dame, où le vintage côtoie le classique et le design. Prêt à chiner ? Suivez-nous chez les anciens et les modernes…

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Enfin, on retiendra que c’est aux Chartrons qu’est né l’un des premiers marchés bio de France. Il fut le deuxième créé en Aquitaine, après celui de Villeneuve-sur-Lot, ouvrant la voie autour d’une poignée de producteurs…

Ce printemps,le marché des Chartrons a fêté ses quarante ans… Rendez-vous tous les jeudis sur les quais.

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Bonne balade et bonnes découvertes !

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06 Juin

Le Bassin d’Arcachon insolite dans le guide du promeneur curieux

Les dunes de sable blond n’ont pas toujours accueilli des vacanciers contemplant la mer et les couchers de soleil dans un silence absolu…

C’est ce que l’on découvre dans un petit guide savamment anecdotique qui vous surprendra ! 

blog promeneur

La photo de couverture du livre d’Olivier de Marliave, publié aux Editions Sud-Ouest, donne le ton : une Citroën descendant les marches de l’Hôtel Régina à Arcachon.

La dune du Pilat, royaume du vroum-vroum !

Nous sommes dans les années 1920 et la France cherche le meilleur moyen de traverser le Sahara…  La dune du Pilat s’impose pour expérimenter les prototypes tout terrain de Citroën et Renault.

C’est lors de ces journées qu’un conducteur, désireux de prouver au public l’efficacité des chenilles, se risque sur les marches de l’Hôtel Régina puis du Grand Hotel !

Ce conducteur audacieux et quelque peu facétieux, Adolphe Kegresse, est l’ancien chef de garage du tsar de Russie. Son invention donnera naissance, vingt-cinq ans plus tard, aux engins qui débarqueront sur les plages de Normandie.

Attention aux coups fourrés !

A propos de voitures, saviez-vous également que le jeu des 1000 bornes a été imaginé dans le sous-sol d’une villa arcachonnaise ?

C’est en 1954 qu’Edmond Dujardin, spécialisé dans l’impression de jeux pédagogiques pour auto-école, crée un jeu de cartes inspiré par les mille kilomètres de la Nationale 7, route mythique qui emmène les Parisiens sur la côte d’Azur.

Le succès dépasse… les bornes habituelles des jeux de société. Dès 1964, on en vend jusqu’à 700 000 par an !

©Christian Deryck

Toutes ces petites histoires, et bien d’autres encore, ont été dénichées par Olivier de Marliave, que l’on connait bien, ayant déjà signé le célèbre Dictionnaire du Bassin d’Arcachon.

Cette fois, l’auteur a fouillé dans les archives pour découvrir quelques secrets d’hier et d’aujourd’hui, amusants et souvent étonnants.

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La collection du guide promeneur curieux vous emmène également à Bordeaux, avec cet autre ouvrage paru le mois dernier.

Bonne lecture !

blog promeneur

 

 

02 Juin

Le tour du monde dans les Jardins de Beauchamp en Lot-et-Garonne

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Comment ne pas être zen en entrant dans les Jardins de Beauchamp ?

Loin du Japon, nous sommes à Marmande dans les jardins du monde dessinés par deux paysagistes qui ont imaginé un monde végétal permettant de voyager sur tous les continents.

Nous vous présentons ce superbe parc qui se transforme comme un caméléon, à l’occasion des Rendez-vous aux Jardins qui se tiennent du 3 au 5 juin 2016.

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Le temps d’une balade odorante parmi les fleurs, nous voilà en Angleterre puis en Italie, avant d’arriver aux portes du désert.

Au total, dix jardins se succèdent, offrant un tour du monde surprenant de diversité.

C’est un mélange de tout, c’est pour cela qu’on s’y sent bien, en mariant les hauteurs et les formes, les couleurs et les saveurs. Alain Jay 

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Le père et le fils, Jean et Sébastien, tous les deux passionnés par les plantes, ont travaillé à l’inspiration, au rythme de leurs pérégrinations immobiles.

Une oeuvre d’artiste pour composer avec la nature et les saisons en puisant dans des styles et des cultures venues d’ailleurs. 

Il y a toute la partie cachée qui demande beaucoup de travail, la canalisation, l’irrigation, l’électricité… Toute une réalisation qui demande beaucoup de travail. Sébastien Jay

© Toutes les photos de cet article : France 3 Aquitaine

© Toutes les photos de cet article : France 3 Aquitaine

On les croit sur parole, en oubliant les coulisses, flânant simplement dans ces jardins où se dégagent des ambiances à chaque fois différentes, pleines de charme et d’harmonie. Un concentré de sensations sur un hectare et demi de terrain !

Une belle réalisation  récompensée : en 2009, les Jardins de Beauchamp ont été classés jardin remarquable. Quatre jardins lot-et-garonnais bénéficient aujourd’hui de ce label délivré par le ministère de la culture.

Et vous, quel sera votre jardin préféré ? Jetez un coup d’oeil avec ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Martine Chambon et Catherine Collin. 


Découvrez les Jardins de Beauchamp

A noter que les Rendez-vous aux jardins se tiennent partout en France, en ce premier week-end de juin. Pas moins de 2300 parcs et jardins sont ouverts au public.

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26 Mai

L’Hospitalité Bordelaise : un autre regard sur Lourdes

Et pourquoi pas vous ?

Au moment où se préparent de nombreux pèlerinages, c’est ainsi que les hospitaliers interpellent les bonnes volontés pour accompagner les malades à Lourdes.

Mais qui sont ces hospitaliers discrets, souvent méconnus, prêts à se dévouer corps et âmes, aux côtés de personnes en souffrance, espérant sinon une guérison miraculeuse, en tout cas un réconfort physique et moral ?

Pourquoi on le fait ? C’est difficile à expliquer ! Mais quand on le vit, alors on comprend : c’est que du bonheur… Une jeune hospitalière

 

De tous âges et de toutes conditions, hommes ou femmes, actifs ou retraités, pratiquants ou non, les hospitaliers sont tous bénévoles et exercent une présence de chaque instant auprès des pèlerins, assurant toilettes, repas et déplacements.

L’Hospitalité Bordelaise, association plus que centenaire, compte actuellement 700 accompagnants. La tradition des Hospitalités s’est développée dans le monde entier. En France, il en existe une dans chaque département.

Dans une société où tout est basé sur l’argent, on trouve un dévouement totalement gratuit, c’est merveilleux. Un pèlerin

©France 3 Aquitaine

©France 3 Aquitaine

La Cité Mariale accueille chaque année six millions de visiteurs. Une attraction qui ne se dément pas depuis 158 ans. 

Cet été, le pèlerinage girondin aura lieu du 12 au 16 juillet. Il y a quelques années, nous avions rencontré ces bénévoles de l’Hospitalité Bordelaise.

Ecoutez leurs témoignages ainsi que ceux des malades, souvent bouleversants, dans ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Thierry Julien et Catherine Collin.


L’Hospitalité Bordelaise à Lourdes