17 Oct

Lourdes : Bernadette Moriau, la 70ème miraculée est à Bordeaux aujourd’hui

Le 11 février 2018, la guérison de Bernadette Moriau est déclarée « inexplicable en l’état actuel de nos connaissances scientifiques ». Un vrai parcours du combattant : pendant dix ans, plus de trois cents médecins ont été mobilisés avant d’arriver à cette conclusion !

La religieuse franciscaine se sent désormais en « pleine forme » sans cesser de se demander : « pourquoi moi ? ».

C’est avec beaucoup d’humilité qu’elle s’interroge et raconte son histoire dans son ouvrage « Ma vie est un miracle » aux éditions JC Lattès. Et quand on lui dit : 70 miraculés, ça ne fait pas beaucoup depuis les Apparitions, il y a 160 ans… Voici ce qu’elle répond :

Mais des miracles, il y en a énormément ! Pour moi, le plus grand miracle, c’est celui de la fraternité qui existe à Lourdes, entre les malades et les soignants et les pèlerins. Là, on ne fait qu’une famille et le plus petit, le plus souffrant -que parfois l’on cache dans l’année-, il est là, à l’honneur… Et c’est lui que l’on sert. Les miracles de Lourdes, ce ne sont pas seulement les miracles visibles, ce sont aussi toutes les guérisons intérieures.

Bernadette Moriau témoignera ce soir en l’église Saint-Martial de Bordeaux à 19 heures.

Cliquez ici pour retrouver l’article complet réalisé par franceinfo et regardez l’extrait de l’émission « vous êtes formidables » diffusée sur France 3 Hauts-de-France. Vous pouvez également visionner notre reportage sur l’Hospitalité Bordelaise qui accompagne les malades à Lourdes.

 

16 Oct

A bicyclette à Lit-et-Mix

Quand on partait de bon matin… A  bicyclé-ette ! C’est en fredonnant la célèbre chanson que l’on peut entrer joyeusement dans ce petit musée qui porte, comme un clin d’oeil, le nom du tube d’Yves Montand…

Pierrick Vincent l’a ouvert il y a quatre ans à Lit-et-Mix dans les Landes, dans le prolongement de son magasin de location de vélos et de son atelier de réparation. On y trouve l’histoire résumée de la petite reine, de l’origine à nos jours.

Vous serez surpris par les engins étonnants de la moitié du XIXème siècle, réalisés en fer forgé et qui devaient exiger de… solides mollets ! Des bicyclettes particulièrement raffinées, comme ce modèle bleu-gris de la marque Michaud  (ci-dessus) datant de 1868.

Autre vélo historique : ce modèle du début du XXème siècle qui a participé au Tour de France !

Découvrez bien d’autres trésors avec notre reportage (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Chrystelle Arfel, Boris Chague, Véronique Lamartinière)

 

05 Oct

Gironde : la grande transhumance du Médoc

 

Avant la transhumance populaire qui va traverser Bordeaux ce week-end, découvrez un autre grand déplacement de troupeau : celui des chèvres pyrénéennes et des brebis landaises en Gironde. Deux races menacées de disparition alors qu’elles sont particulièrement adaptées à notre région.

Le Conservatoire des races d’Aquitaine oeuvre actuellement pour leur sauvegarde en développant l’écopastoralisme : le troupeau débroussaille des zones marécageuses en bordure des lacs du Médoc. Pendant six mois de l’année, d’avril à octobre, chèvres et brebis se déplacent d’un pâturage à l’autre, effectuant un « entretien naturel ».

Nous les avons suivies entre Carcans et Lacanau, l’une des dernières étapes avant l’arrivée à la ferme de Saint-Aubin du Médoc, où elles passeront l’hiver.

Regardez notre reportage (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Pascal Lécuyer, Boris Chague, Véronique Lamartinière) 

 

 

26 Sep

Palombe : la fièvre bleue à Louchats

Au mois d’octobre, j’ai l’esprit pris que par les palombes… J’en vois toute la nuit, j’en rêve, je les devine…

Deux yeux imperceptibles derrière une palissade de bois

Le compte à rebours a commencé pour les paloumayres qui veillent aux derniers préparatifs dans la forêt.

Notre guide, Philippe Carreyre, a commencé à chasser la palombe à l’âge de 14 ans. Avant de participer à l’ouverture, il nous a fait découvrir un lieu inattendu

Une palombière pédagogique construite voilà une dizaine d’années par des chasseurs à Louchats, dans le sud de la Gironde, pour présenter cette tradition ancestrale au grand public.

Ici, ni fusil, ni filet, ni ripaille mais des histoires pour raconter la chasse à la palombe.

Au coin du feu, Philippe Carreyre en rappelle l’origine dans les Landes. Dans cette région autrefois pauvre, le fait d’attraper une palombe représentait un festin, l’assurance de manger enfin autre chose que du porc. On parlait alors en paire de palombes.

La chasse au filet, spécialité du Sud-Ouest, permettait de capturer les oiseaux vivants et de les garder dans des cages en prévision d’un repas de fête.

Dans la palombière, toutes les classes sociales se retrouvaient. Le maire, l’instituteur, l’artisan, l’ouvrier. Tous partageaient des moments de convivialité qui estompaient la hiérarchie. Bien souvent, les plus humbles devenaient les « chefs » de la cabane !

Aujourd’hui, la tradition perdure avec cette fameuse « convivialité » présentée parfois jusqu’à la caricature. Des jeunes prennent le relais et souhaitent défendre cette pratique. Pour preuve, cette pétition lancée par un jeune girondin. Objectif : faire inscrire la chasse à la palombe au patrimoine mondial de l’Humanité. Rien de moins !

Pour mieux comprendre la fièvre bleue, rendez-vous à Louchats le temps d’un reportage au milieu de la forêt de pins (NPDP, Christophe Brousseaud, Boris Chague, Isabelle Rougeot)

16 Août

Le bestiaire de l’Estuaire : de drôles d’animaux en bois flotté

C’est une collecte à laquelle les promeneurs aiment souvent se livrer, surtout lors des grandes marées. Le bois flotté, Franck Espagnet en a fait sa spécialité.

Ce paysagiste, installé à Saint-Androny dans le Blayais, connait les berges de l’Estuaire de la Gironde comme sa poche. Régulièrement, il vient y chercher la matière de son inspiration.

Comme il aime à le dire, Franck Espagnet ne fait que continuer l’oeuvre de la nature en créant des animaux, restituant leur mouvement et leur énergie… Nous l’avons rencontré alors qu’il était en train de terminer un T-Rex, un tyrannosaure sorti des eaux !

 

10 Août

Bea Toa, artiste pop surf sur le Bassin d’Arcachon

Connaissez-vous le pop surf ? C’est un mélange de « pop art » et de « surf » qui définit parfaitement la démarche de Bea Toa, une artiste que nous avons rencontrée sur une plage d’Arcachon, équipée d’un masque comme les graffeurs pour se protéger des effluves des bombes de peinture.

C’est un peu comme un samouraï qui met sa tenue. Quand on met le casque, tout devient buée et absent… C’est un autre monde mais en même temps on est vraiment focus sur ce que l’on fait et on ressent l’énergie tout autour !

Son univers ? La mer et les super héros. Un style bien à elle, plein de bulles d’eau et d’éclaboussures prêtes à sortir de la toile. Car l’idée, c’est de partager sa passion pour l’océan en restituant son énergie.

Bea Toa peint également… avec des pinceaux, dans l’atelier qu’elle vient d’ouvrir à Bordeaux. Après quinze ans à parcourir le monde, elle retrouve en effet ses racines arcachonnaises et ce bord de mer qui l’a nourrie depuis toujours.

J’aime bien qu’il y ait de la vitalité, du tonus. Idéalement, j’aimerais que mes toiles soient un ciel bleu ou une vague de fraîcheur. On est chez soi, on n’a pas le temps d’aller à la plage, on regarde la toile !

Bea Toa expose actuellement à la galerie Topanga d’Arcachon. Vous pourrez la croiser également sur les marchés nocturnes de l’été. En attendant, suivez-la avec nous le temps d’un reportage… (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Guillaume Decaix, Sarah Paulin, Thierry Culnaert) 

16 Juil

Gertrud Varailhon : des oeuvres en aiguilles de pin

En rencontrant Gertrud Varailhon, on comprend vite qu’on ne verra plus jamais les aiguilles de pin comme avant. Cette artiste, qui fabrique également des bijoux, a découvert ce matériau régional un jour de vent dans son jardin, lorsque les aiguilles se sont prises dans les mailles de son pull et de ses  moustiquaires… Le déclic !

Je me suis dis, tu es dans les Landes, tu te sens bien ici… Il faut essayer de faire quelque chose avec ça !

Gertrud Varailhon sélectionne soigneusement ses aiguilles : elles doivent être assez longues, bien tenues entre elles et fraîchement tombées pour garder toute leur souplesse. Ensuite, elle les peint patiemment pour obtenir sa palette de couleurs.

L’artiste peut passer des mois à réaliser l’une de ses oeuvres, inclassables selon les spécialistes : s’agit-il de tableaux, de tapisseries, de fourrure végétale ? Le résultat est en tout cas surprenant.

Gertrud Varailhon expose cet été au Centre d’Art Contemporain de Mont-de-Marsan. Il s’agit d’une rétrospective : une occasion unique de découvrir l’ensemble de sa démarche artistique. Regardez notre reportage (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Ludovic Cagnato, Sarah Paulin)

 

 

13 Juil

Au paradis du papillon : quand la passion donne des ailes…

Benoît Ferrere a commencé par observer les chenilles dans le jardin de ses grands-parents et il ne s’est plus jamais arrêté. La serre de Sanguinet dans les Landes, aux portes du Bassin d’Arcachon, est remplie de centaines de papillons venus d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique Centrale.

Pour les visiteurs, l’occasion de découvrir des espèces exotiques aux couleurs incroyables. Un univers plein de légèreté… qui demande un lourd labeur. Imaginez : chaque espèce de papillon pond exclusivement sur une espèce de plantes.

Avant d’élever les petits êtres fragiles, il faut donc cultiver leur jardin, sans utiliser de pesticide qui empêcherait leur développement. Un travail… de fourmi, oserait-on dire, tant il faut de patience et d’énergie.

Les chrysalides arrivent deux fois par semaine, quelques mois dans l’année. Comme des bijoux de la nature imitant les feuilles ou l’écorce des arbres, elles se fondent dans leur environnement pour tromper les prédateurs avant de se métamorphoser.

Benoit Ferrere nous a ouvert les portes de son paradis. Entrez dans les coulisses avec nous… 

09 Juil

Du pétrole à Bourg-sur-Gironde !

Difficile d’imaginer ce qui se cache à Bourg-sur-Gironde De gigantesques citernes datant de la Seconde guerre mondiale. Deux d’entre elles sont ouvertes à la visite et racontent une histoire inattendue. Notre guide s’appelle Sylvie Termignon. Suivez-là dans les méandres de l’or noir.

Ces cuves se trouvent sous le Musée de la citadelle, où vous pourrez découvrir une belle collection de calèches … Tout l’été, de nombreuses animations sont également proposées sur le cinéma.

L’hommage de Petrusse à Michel Suffran

L’écrivain bordelais, disparu le 5 juillet, était l’un des « artistes invités » de la créatrice Petrusse Reynen pour sa collection de foulards de l’été prochain.

Elle avait demandé à l’auteur de réaliser un dessin de son trait si particulier. Car si Michel Suffran racontait, avec une érudition exceptionnelle l’histoire de Bordeaux et de la région, il était également doué pour le graphisme et offrait de magnifiques dédicaces à ses lecteurs. Il avait choisi d’exprimer la rêverie que lui inspirait le Jardin Public.

L’idée m’était venue de lui demander de dessiner sur ce Bordeaux qu’il affectionnait tant et dont il savait si bien parler…

Petrusse a toujours aimé s’entourer de signatures même si elle imagine la plupart des modèles. Lancée il y a 20 ans, la « Maison » compte aujourd’hui une vingtaine de salariés et plusieurs boutiques en France.

Regardez notre reportage tourné le 7 juin au Château Mauriac à Langon (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Pascal Lécuyer, Ines Cardenas, Veronique Lamartinière)

 

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