06 Nov

Société Linnéenne de Bordeaux : deux cents ans de naturalisme

Société Linnéenne : le nom peut dérouter les non-initiés. En fait, « Linnéenne » vient de Linné, le célèbre naturaliste suédois à l’origine du système de classification des végétaux.

Le Société Linnéenne de Bordeaux fut la première de France à être créée, en 1818, à la suite d’une excursion organisée aux Fontaines d’Arlac à Mérignac.

C’était aussi la deuxième au monde, après celle de Londres.

Deux cents ans plus tard, elle compte trois cents bénévoles qui sont un peu les gardiens du temple, pratiquant leurs sciences en dignes héritiers du naturalisme du XIXème siècle.  Il y a les entomologistes, les botanistes, les paléontologues ou géologues, tous détenteurs d’un savoir d’autant précieux qu’il concerne une biodiversité de plus en plus menacée.

Ce week-end, la Société Linnéenne de Bordeaux fête son bicentenaire. En voici le programme :

Samedi 10 novembre : 

matin : – Hommage sur la tombe de Jean-François Laterrade, fondateur de la Société Linnéenne de Bordeaux, au cimetière de la Chartreuse (Bordeaux), en présence d’une de ses descendantes ; rendez-vous à 9 h 30 sur le porche de l’église Saint-Bruno ;

– à 11 h : inauguration d’une plaque commémorative apposée à la Fontaine d’Arlac (Mérignac), la « lande d’Arlac » étant le lieu de fondation de la Fête Linnéenne, puis de la Société Linnéenne le 25 juin 1818. (Station du tram A « fontaine d’Arlac ») ;

après-midi : animations au Jardin Botanique de Bordeaux-Bastide, Esplanade Linné :

(Repas libre à midi dans un restaurant du secteur ou au restaurant Le Caillou).

– Plantation d’un Saule blanc (Salix alba Linné, 1753) à 15 h au Jardin botanique de Bordeaux-Bastide avec pose d’une plaque commémorative. Brefs exposés sur J.-F. Laterrade (par J.-Y. Boutet), sur le Dr Sylvestre Grateloup (par B. Cahuzac), sur l’histoire de la zoologie à la Société Linnéenne de Bordeaux (par J.-L. d’Hondt).

05 Oct

Gironde : la grande transhumance du Médoc

 

Avant la transhumance populaire qui va traverser Bordeaux ce week-end, découvrez un autre grand déplacement de troupeau : celui des chèvres pyrénéennes et des brebis landaises en Gironde. Deux races menacées de disparition alors qu’elles sont particulièrement adaptées à notre région.

Le Conservatoire des races d’Aquitaine oeuvre actuellement pour leur sauvegarde en développant l’écopastoralisme : le troupeau débroussaille des zones marécageuses en bordure des lacs du Médoc. Pendant six mois de l’année, d’avril à octobre, chèvres et brebis se déplacent d’un pâturage à l’autre, effectuant un « entretien naturel ».

Nous les avons suivies entre Carcans et Lacanau, l’une des dernières étapes avant l’arrivée à la ferme de Saint-Aubin du Médoc, où elles passeront l’hiver.

Regardez notre reportage (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Pascal Lécuyer, Boris Chague, Véronique Lamartinière) 

 

 

14 Jan

Nourrissez les oiseaux en hiver et… comptez-les pour les protéger !

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Le week-end des 27 et 28 janvier, prenez vos jumelles pour compter les oiseaux pendant une heure, où que vous soyez : sur votre balcon, dans votre jardin ou même dans un parc public... L’opération est lancée par la LPO et le Muséum National d’Histoire Naturelle. Vous trouverez une fiche à compléter sur le site de la Ligue pour la Protection des Oiseaux ou sur le site oiseauxdesjardins.fr

Une opération qui s’inscrit dans une démarche de protection de la nature de proximité, dont les refuges sont l’un des moyens d’action les plus efficaces… et les plus simples, accessibles à tous les amis des oiseaux.

Qu’est-ce qu’un refuge LPO ?

Simplement un espace vert, grand ou petit -un balcon peut suffire-, aménagé pour accueillir dans les meilleures conditions les visiteurs ailés. Lors de l’adhésion, un kit de bienvenu est offert par la Ligue de Protection des Oiseaux, avec pancarte, nichoir et graines.

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Ensuite, c’est à vous de jouer !

Il faut installer les mangeoires de façon visible et accessible, à l’abri des prédateurs et assez loin des vitres. Ne donnez ni pain ni sel, mais de bonnes graines (millet, maïs, tournesol…) et des boules de graisse qui les aideront à résister au froid pendant l’hiver… et uniquement l’hiver. Au printemps, la nature offre suffisamment de ressources pour laisser les oiseaux se débrouiller comme des grands.

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Ce petit geste est l’assurance d’avoir un festival de couleur devant les yeux… Mésange bleu, mésange noire, verdier, taurin des aulnes, merles et tourterelles, sans oublier le chardonneret élégant…

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L’année dernière, les oiseaux se faisaient rares dans les jardins. Cet hiver, certaines espèces sont présentes de façon inhabituellement importante. C’est le cas des grosbecs casse-noyaux et des mésanges noires.

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Hélas, certaines espèces risquent d’être classées vulnérables, comme le moineau dont la population régresse en raison notamment de la pollution. Des études scientifiques sont en cours pour trouver les causes exactes de cette diminution. D’où l’intérêt de se mobiliser et d’effectuer ce comptage d’une heure au profit de la sauvegarde des oiseaux des jardins

Regardez notre reportage à Landiras et Villenave d’Ornon (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Nicolas Pressigout, Christophe Varone, Isabelle Rougier)

02 Fév

Journée mondiale des zones humides : venez patauger dans les marais de Montferrand…

Dépaysement garanti aux portes de la ville ! C’est un décor digne des grands espaces, une terre sauvage à quinze kilomètres de Bordeaux… Les marais de Montferrand, qui appartiennent à sept communes girondines, entre Garonne et Dordogne, font partie des zones humides.

Ces zones souvent méconnues du grand public sont pourtant essentielles à la biodiversité. La journée mondiale du 2 février est l’occasion de rappeler la nécessité de leur préservation.

Les marais au crépuscule...

Les marais au crépuscule… ©Pommedepin

Envie de découvrir ce monde à part ? Chaussez les bottes et en avant…

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09 Fév

Un nouveau jardin classé remarquable dans notre grande région

Le jardin de Cistus, à La Coudre, dans les Deux-Sèvres, devient le 55e jardin labellisé de la région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes.

La DRAC récompense les auteurs de ce jardin de 9500m², créé sur une ancienne prairie, au bord de la rivière d’Argenton. Conifères, chênes verts et magnolias…

Michel Chauveau et Dominique Ethioux l’ont créé voilà 20 ans, en imaginant un lieu tout en harmonie de couleurs, de formes et de senteurs.

En Aquitaine, c’est en Gironde que l’on trouve le plus de jardins remarquables : le département en compte 14, dont le Jardin du Fond de l’Or, à Lugon, classé second lors du concours des jardins préférés des Français sur France 2… 


Découvrez le Jardin du Fond de l’Or à Lugon (33)