16 Sep

Découvrez la vie de château à Cazeneuve

Bienvenue pour une nouvelle saison de reportages à la découverte de notre belle région !

Pour bien commencer, nous vous proposons de rencontrer une famille pour qui le patrimoine est une réalité quotidienne : les Sabran-Pontevès vivent dans une demeure royale, à  Cazeneuve, le château d’Henri IV et de la reine Margot, situé le long du Ciron à Préchac, en Gironde.

Les trois enfants sont à bonne école, plongés dans un livre d’histoire géant. L’aîné pourra bientôt faire visiter le château..

Une transmission sous le signe de la passion.  Lors des Journées du Patrimoine le week-end prochain, Cazeneuve fêtera ses trente ans d’ouverture au public, avec de nombreuses animations.

Regardez notre reportage (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Philippe Turpeau, Christophe Varone, Vincent Issenuth) 

14 Jan

L’oeuvre prolongée d’Eugène Viollet-Leduc au château de Roquetaillade

C’est un chantier en forme de défi qui se déroule actuellement au château de Roquetaillade, forteresse rendue célèbre par le cinéma.

Les propriétaires ont décidé de prolonger l’oeuvre inachevée d’Eugène Viollet-Leduc.

L’histoire commence au milieu du XIXième siècle à Mazères, en Gironde.

Le rénovateur de Notre-Dame de Paris et du Mont Saint-Michel est sollicité pour transformer le château-fort en habitation (un peu comme on transforme une usine en loft).

Il réalise son projet de grand escalier, projet initialement prévu pour l’opéra Garnier…

Son objectif est de faire entrer la lumière.

Des ouvertures sont percées. Pas évident quand les murs font deux mètres d’épaisseur ! Eugène Viollet-Leduc privilégie également la couleur, avec des fresques éclatantes, dont celle surmontant la fontaine de l’entrée.

Ayant carte blanche, l’architecte va investir librement les lieux, dans les moindres détails, comme ci-dessous dans la chambre rose.

Il s’agit également d’évoquer la nature, invisible en raison du nombre limité de fenêtres.

Le plafond rappelle ainsi une tonnelle ou un jardin d’hiver…

Le chantier se déroule entre 1865 et 1870 et s’arrête avec la chute du Second Empire.

L’oeuvre reste en suspens, jusqu’à ce que les propriétaires se lancent un véritable challenge artistique en 2015 : prolonger et réaliser le rêve d’Eugène Viollet-Leduc.

Pour cela, ils disposent de maigres indices : deux aquarelles seulement qu’il faut regarder à la loupe !

Première étape : depuis le mois de septembre 2018, le plafond de la grande salle synodale a été peint, aux couleurs de la famille propriétaire du château depuis sept siècles.

Par ailleurs, une fresque représentant 9 personnages a été agrandie à l’échelle réelle mais ce n’est qu’un début : 70 personnages au total doivent y figurer. Ils seront imaginés, dans l’esprit de Viollet-Leduc, en se référant à ses dictionnaires et en faisant appel à des caricaturistes.

Le financement est assuré en partie par les dons de mécènes via la Fondation de France.

Découvrez la première étape de ce chantier historique (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Quentin Trigodet, Xavier Granger, Christian Arliguié)

 

07 Déc

Le château de Mongenan sur les traces de Jean-Jacques Rousseau

C’est un château, ou plutôt une « folie », comme l’on disait au XVIIIème siècle. La demeure d’un illustre personnage qui vécut à Portets, dans l’Entre-deux-Mers : le baron Antoine de Gasq, président du Parlement de Guyenne et fondateur de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux.

La descendante du baron, Florence Mothe, fait revivre la propriété familiale avec son talent d’écrivain et d’historienne. Dans le salon, où rien n’a changé depuis près de trois cents ans, elle imagine les rencontres avec Montesquieu, qui venait régulièrement en ami et en voisin, mais aussi avec Rousseau.

Le philosophe avait été sollicité pour donner des cours de violon à Antoine de Gasq, qui pratiquait la flûte au sein de l’Académie des Lyriques. Jean-Jacques Rousseau avait en effet inventé une méthode en accéléré -toujours en vigueur en Chine-.

Cet amoureux de la nature initia le maître des lieux à la botanique, profitant de ses visites en Gironde pour réaliser un herbier de 132 planches exposées dans le domaine, offrant un témoignage précieux de la méthode de la discipline naissante. Elles permettent aussi d’inventorier les végétaux qui poussaient à Mongenan.

Le château de Mongenan attire enfin des visiteurs du monde entier pour son temple maçonnique, le seul conservé datant du XVIIIème siècle. C’est l’une des rares occasions, pour le grand public, de découvrir ce lieu mystérieux.

Suivez notre guide, Florence Mothe, qui organise des conférences toutes les semaines. Une gageure pour faire vivre ce monument historique privé, entretenu uniquement sur ses propres deniers. (Reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Dominique Mazères, Christophe Varone et Véronique Lamartinière)

 

24 Juin

Le château de la biodiversité

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C’est un domaine où le printemps éclate de tous côtés. Sous un grand ciel bleu, la vigne inondée de soleil vit dans un milieu semi-naturel où fleurit une biodiversité inattendue. Nous sommes au château d’Esther à Saint-Loubès en Gironde.

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Ici, on ne visite pas tout de suite le chai… On prend le temps de s’attarder sur une vieille barrique récupérée pour servir d’abri aux hérissons, « l’ami du jardin » bienvenu dans le vignoble. A quoi servent-ils ? La réponse contient en elle-même toute une philosophie.

Nous protégeons les hérissons… pas seulement parce qu’ils mangent les insectes !  Nous apprécions juste leur présence, ce que nous appelons ici la vie, nous sommes dans une ferme vivante.

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Voilà 15 ans qu’Eva et Thomas Fabian se sont lancés dans cette aventure exigeante. Oubliée, la monoculture qu’ils ont trouvée en arrivant.

Ils ont planté 200 arbres fruitiers qui ponctuent les rangs de vigne.

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Un verger qui profite des alluvions de la Dordogne. Une terre riche faisant l’objet de tous les soins, ignorant la moindre chimie. Chaque année par exemple, Thomas Fabian plante de l’avoine pour aérer la terre et l’enrichir naturellement en minéraux. Il concocte également des tisanes pour soigner le raisin bio, évidemment.

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Eva et Thomas ont également installé des ruches et 140 nichoirs pour accueillir les oiseaux.

Le château d’Esther est même devenu refuge de la Ligue de Protection des Oiseaux ! Au total, une vingtaine d’espèces ont élu domicile, attirés par les abricots, pêches et autres prunes.

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Bref, rien d’étonnant si l’on ressent un sentiment d’harmonie dans ce décor où tout respecte l’environnement.

Aujourd’hui, un paysan, on l’appelle un exploitant agricole… Moi, je préfère dire que je suis agriculteur car je n’exploite rien…

Hélas, depuis la réalisation de ce reportage, ce spectacle rayonnant a été anéanti par l’épisode de gel qui compromet toute production de vin en 2017.

Un printemps qui rappelle cruellement la force de la nature dans ce domaine où tout est fait pour la protéger.

Le château d’Esther organise régulièrement des expositions et des rendez-vous culturels… A déguster sans modération !

 

 

06 Oct

Le château de Toulouse-Lautrec devient Maison des illustres

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C’est une belle reconnaissance pour le Château Malromé à Saint-André-du-Bois. L’ancienne demeure du peintre Henri de Toulouse-Lautrec est officiellement labellisée « Maison des illustres ».

Cette labellisation n’est pas un aboutissement mais bien le début d’une démarche culturelle. Colette Paris, guide au Château Malromé

La valorisation du château se traduit par de grands travaux qui se dérouleront jusqu’au printemps 2017, sous l’impulsion de la famille Huynh, propriétaire depuis 2013. Le Château Malromé constitue la troisième Maison des Illustres en Gironde, aux côtés de Malagar tout proche (François Mauriac) et du Château de Labrède (Montesquieu).

Venez avec nous découvrir cette demeure qui porte le souvenir du célèbre peintre. Il y retrouvait sa mère chaque automne, à l’époque des vendanges…   

La visite du château

Le château Malromé de saint-André-du-bois

 

Gradignan, la ville à la campagne

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Gradignan, dans la Métropole bordelaise, cultive son image de ville à la campagne. Depuis plusieurs décennies, les politiques municipales ont misé sur la sauvegarde du patrimoine bâti mais aussi naturel. C’est ainsi que la commune a acheté sept châteaux et vingt parcs, ne laissant qu’un cinquième des propriétés aux promoteurs.

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Envie d’aller y faire un tour en marge du salon Lire en Poche qui se déroule ce week-end ? Direction le Château de Laurenzane, l’actuel Hôtel de Ville, entouré d’arbres remarquables mais aussi des sculptures de l’artiste Danielle Bigata.

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Une belle balade à découvrir dans ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Ludovic Cagnato et Sarah Paulin.

 

12 Sep

Le château aux assiettes : une curiosité méconnue à Bias, en Lot-et-Garonne

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Le château aux assiettes fait partie des sites ouverts exceptionnellement pour les Journées du Patrimoine. 

Le lieu est particulièrement surprenant : il s’agit d’un ancien château entièrement recouvert d’assiettes et de plaques émaillées !

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Ce musée à ciel ouvert est l’oeuvre de Louis Léon de Brondeau, un collectionneur de faïence des plus grandes manufactures françaises du XIXe siècle, comme Gien, Sarreguemines ou Vieillard.

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Au total, pas moins de 650 pièces ornent les façades. Elles ont pour thème la nature, les sciences, la mythologie mais aussi la République, reflétant l’univers et les convictions de Louis Léon de Brondeau. Une personnalité hors du commun perçue comme excentrique, passionnée d’agriculture, d’astronomie… et de politique.

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Pendant des décennies, « la maison aux assiettes », façonnée en 1888, fait tellement partie du paysage qu’elle reste totalement ignorée derrière ces arbres centenaires. C’est une ferme presque comme les autres, où l’on vient chercher du lait sans y regarder de plus près…

Depuis une dizaine d’années, l‘association Brondeau de Senelles oeuvre pour sauvegarder le château légué en 1906 à la ville de Villeneuve-sur-Lot, dont Bias n’était alors qu’un quartier.

C’est en 2004 que la municipalité de Bias, devenu commune à part entière en 1935, achète cette propriété qui se trouve sur ses terres, dans l’intention de la protéger.

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« Le château aux assiettes » est presque aussitôt reconnu comme patrimoine : dès 2012, il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques… mais la restauration ne fait que commencer.

A noter cette anecdote inattendue : l’arrière-arrière-arrière petite nièce de Louis Léon de Brondeau n’est autre que… Bernadette Chirac. L’ancienne première dame de France est venue au pays de ses aïeux, en compagnie de Jacques Chirac, en 1975…

Découvrez le château avec ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Dominique Mazères, Xavier Granger et Vincent Issenuth. Les images aériennes ont été réalisées par l’association Brondeau de Senelles.

17 Fév

Le château de Toulouse-Lautrec en chantier

Le château Malromé, qui accueillit le peintre Henri de Toulouse-Lautrec, est actuellement enveloppé d’échafaudages, comme une armure d’acier protégeant ses vieilles pierres.

Toutes les façades vont être refaites pour redonner leur lustre aux bâtiments construits à partir du XVième siècle.

Dans les anciens chais, seront aménagées des salles de mariage, de conférence et d’exposition. Une façon de faire revivre ce château ouvert au public.

Le château Malromé en travaux

Le château Malromé en travaux©Colette Paris

L’immense bâtisse située à Saint-André-du-Bois en Gironde, entourée d’un vignoble et d’un parc façonné au XIXème siècle, fut acquis en 1883 par la comtesse Adèle de Toulouse-Lautrec attirée par la proximité de Verdelais, haut lieu de pèlerinage.

Son fils, Henri, « l’âme de Montmartre », effectua de fréquents séjours dans cette propriété qui l’inspirait et où il finira ses jours, le 9 septembre 1901.

Découvrez cette demeure qui, même pendant les travaux prévus pendant un an environ, continue à accueillir les visiteurs.

La visite du château

Le château Malromé de saint-André-du-bois

Henri de Toulouse-Lautrec©wikipedia

Henri de Toulouse-Lautrec©wikipedia

Henri de Toulouse-Lautrec aimait aussi passer l’été sur le Bassin d’Arcachon, chez des amis ou des cousins, et dans des villas qu’il louait.

De santé fragile, il s’y refaisait « la carcasse ». Le peintre pêchait au cormoran, nageait, faisait de la voile sans oublier de festoyer…

Un livre retrace ses vacances, dévoilant beaucoup d’anecdotes inédites.

L’ouvrage, publié par les éditions bordelaises l’Horizon Chimérique, est écrit par Sylvain Smague, un passionné qui a mené l’enquête pendant dix ans…

Toulouse-Lautrec en vacances sur le bassin d’Arcachon