13 Nov

Parigo #58 : 14-18, quand les transports franciliens montent au front.

À l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale, Parigo remonte le temps et s’intéresse au rôle prépondérant des transports francilien dans la guerre 14-18. L’air de rien, les taxis et bus parisiens, mais aussi bien sûr la Gare de l’Est, tournée vers le front, ou encore les jeunes aérodromes du Bourget ou d’Orly ont participé grandement à l’effort de guerre national, pendant les quatre ans du conflit. Au menu, comme chaque semaine, des entretiens exclusifs et des reportages, enrichis cette fois de nombreuses archives inédites.


Bertrand Lambert @B_Lambert75

05 Mar

Parigo #33 : l’histoire de la gare de l’Est, de la Grande guerre à la grande vitesse

Inaugurée en 1850 par Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, la Gare de l’Est n’est pas la gare la plus fréquentée de Paris, avec seulement 100.000 voyageurs quotidiens. Mais elle est sans doute la plus belle de la capitale. Et surtout, la plus chargée d’histoire. D’un simple embarcadère, elle est rapidement devenue une véritable gare, accompagnant le formidable essor du chemin de fer... et les besoins en transport militaire vers l’Est et le front prussien, puis allemand. Retour sur une histoire tourmentée, et sur le nouveau visage de cet édifice en compagnie de deux historiens spécialistes des lieux : Patrick Cognasson et Clive Lamming.

Deux moments forts à découvrir dans l’émission : la surprenante visite du bunker (enfin, plutôt l’abri tant il n’était pas fait pour protéger des bombes mais seulement des gaz) de 1939, fermé au public depuis la libération de Paris en 1944 et les images étonnantes de la mobilisation du 2 août 1914.Bertrand Lambert @B_Lambert75
► Sur un autre thème : TMP#8 : les coulisses et l’histoire de Saint-Lazare, la gare de tous les records

13 Sep

Sous les voies 3 et 4 de la gare de l’Est, un bunker resté intact depuis 70 ans

IMG_7098La machine à remonter le temps existe ! Un escalier, trois portes imposantes en acier… nous voilà dans le bunker de la gare de l’Est, 8 mètres sous les voies 3 et 4, comme transporté en pleine deuxième guerre mondiale. Tout est resté en l’état ou presque : central téléphonique, plan manuscrit de la gare, machinerie, inscriptions en français mais aussi en allemand… témoignent d’un temps que seuls une minorité de nos contemporains a connu.

Construit et pensé par les Français, ce bunker était d’autant plus stratégique pour les militaires que c’est de la gare de l’Est que partaient alors, comme en 14-18, l’immense majorité des soldats en direction de la frontière franco-allemande. Ses 10 pièces, dont 3 principales, pour une surface de 120 m2, permettaient d’abriter 70 personnes et d’assurer la continuité du service en cas de bombardement. L’idée était aussi de protéger une partie de la population – ou des cheminots œuvrant en surface – d’éventuelles attaques de gaz (les horreurs de la première guerre mondiale sont alors encore dans toutes les mémoires).

L’ensemble fut achevé le 30 mars 1941 par les Allemands, alors maîtres de Paris.

Si le mystère reste entier sur l’usage réel du bunker, il n’en reste pas moins incroyable d’authenticité. La SNCF travaille à son ouverture prochaine au public, mais sécuriser un tel lieu n’est pas évident.

Je vous donne rendez-vous samedi prochain, le 17 septembre à 12h05 sur France 3 Ile de France, pour découvrir en image ce lieu exceptionnel. L’historien Clive Lamming sera notre invité. A samedi !

Bertrand Lambert

► Sur la même thématique : Les journées du patrimoine à la RATP, demandez le programme 2016 !
► Découvrez Transportez-moi, l’émission, chaque samedi à 12h05 sur France 3 Ile de France

22 Juin

Top départ pour le « balcon vert » entre les gares de l’Est et du Nord

balcon 3Feu vert pour le balcon vert ! C’est mercredi prochain, le 29 juin à 9h, que seront – enfin – lancés les travaux pour le « Balcon Vert » de la rue d’Alsace, véritable serpent de mer imaginé il y a près de 10 ans et qui consiste à créer une passerelle verte entre les deux gares du nord de Paris. Ce nouvel espace de promenade et de détente, un jardin public de près de 200 m de long propriété de la ville de Paris, sera accessible aux riverains bien sûr mais aussi et surtout aux voyageurs en transit entre les deux gares. Des escalators permettront même de passer directement du quai n°1 de la gare de l’Est à la passerelle, et donc, in fine, à la gare du Nord, sans avoir à emprunter la rue d’Alsace. Une bonne nouvelle pour les voyageurs en correspondance (6.000 par jour), contraints aujourd’hui d’emprunter cette rue étroite et peu accueillante, mais aussi pour les habitants et commerçants du quartier Alsace – Deux Gares, depuis longtemps mobilisés pour dénoncer les nuisances qu’ils subissent au quotidien (saleté, insécurité…).

balconCe balcon vert sera en fait un toit végétalisé de 2.600 m², construit sur la terrasse d’un tout nouvel hôtel 4 étoiles situé en lisière du quai n°1 de la gare de l’Est. Cet hôtel, destiné aux voyageurs en transit, disposera de 170 chambres haut de gamme et d’un « club » ouvert 24h/24 adapté aux besoins des voyageurs d’affaires.

Les travaux devraient durer 3 ans : ils débuteront dès cet été par l’enlèvement des voies ferrées, le renforcement du mur de soutènement puis par la démolition du centre de tri postal aujourd’hui abandonné.

Bertrand Lambert
Copyright perspective (article et vidéo) : Richard TolbinskiSLA Architecture

► MAJ 29/06/2017 : voyez le reportage de Virginie Delahautemaison et Philippe Aliès

Top départ pour le « balcon vert » entre les gares de l’Est et du Nord
► Sur le même thème : Sur le toit du siège de la RATP : 80 écrevisses, les seules à l’air libre de tout Paris